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Syrie : de l?art de perdre stupidement une guerre avant de l?avoir commenc

?CPLEYETI

LE YETI :

Les justiciers ne sont plus ce qu?ils ?taient. Un premier ministre anglais, David Cameron, gifl? par ses d?put?s. Un pr?sident am?ricain, Barack Obama, op?rant une reculade marmiteuse en se d?faussant sur son Congr?s (mais pas avant le 9 septembre?!). Et un pr?sident fran?ais pi?g?, ne sachant plus trop o? il en est.

Des empot?s au sommet d?un arbre

En attendant, forc?ment, ?a ne pouvait pas manquer, ?l?ennemi? est pli? de rire.

Le pr?sident syrien, Bashar el-Assad, salue en raillant la ??reculade historique?? de nos penauds gendarmes plan?taires. Et Bachar al-Jafaari, son ambassadeur ? l?Onu, en rajoute dans le quolibet?:

??Obama et Cameron sont mont?s au sommet d?un arbre. Et ne savent plus comment redescendre.??

L?alli? isra?lien, lui, doit manger son chapeau. Benyamin Netanyahou, tout ? son ire contre l?ennemi iranien, sait bien que dans cette zone sensible, il n?est pire chose que de perdre la face.

L?argument de la ??temporisation d?mocratique?? vient bien tard. Le mal est fait. Il fallait y penser avant. Toute action ? venir de l?Otan appara?tra d?sormais comme un vulgaire raccommodage d?sesp?r? d?un fiasco av?r?. Dans une guerre, le grotesque est aussi meurtrier que des missiles tir?s au jug? d?un navire de guerre mouillant ? des dizaines de kilom?tres.

Le Tartarin de Tulle

Pour l?heure, les rebelles syriens font la gueule. Mais gageons que les membres d?Al-Qa?da (qui ont encore attaqu? lundi matin une base am?ricaine dans l?est de l?Afghanistan) se souviendront en temps utile de la d?route subi si facilement et sans combattre par le grand Satan am?ricain et ses alli?s d?confits.

Pas s?r non plus, comme l?ont insinu? les pervers, que l?op?ration contribuera ? faire oublier la crise et ? redorer l?image bien ternie des dirigeants occidentaux aux yeux de leurs propres populations en majorit? hostiles ? l?intervention (sondages).

Premi?re probable victime collat?rale?: la cote de notre roitelet de la Ve R?publique qui, d?s le d?but de la farce, pouss? par son ministre Fabius, s??tait montr? le plus prompt des va-t-en-guerre.

??Il se voulait Jupiter Tonnant?; le retrait de ses alli?s le r?duit ? ce qu?il est?: le Tartarin de Tulle?? (Bernard Langlois).

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