Accueil / T Y P E S / Articles / Sommes-nous trop cl?ment avec les cyber pr?dateurs?
Photo: David Boily, La presse

Sommes-nous trop cl?ment avec les cyber pr?dateurs?

Photo: David Boily, La presse

La criminalit? qu’on le veuille ou pas est pr?sente dans notre soci?t?. Plusieurs types de crime existent. Les crimes contre la propri?t?, les crimes contre la personne et les crimes contre l’humanit? en sont des exemples. ? l’heure actuelle, il est beaucoup question dans les m?dias de cyberpr?dation. ?videmment,? il devient n?cessaire que les causes et les cons?quences entourant cette probl?matique soient ?valu?es. Il est ici question de revoir nos fa?ons de faire. Qu’il s’agisse de voir aux proc?dures polici?res ou aux ressources disponibles pour la population. Il faut faire quelque chose parce que la vie de la jeunesse est en p?ril.

Tout d’abord, un cyberpr?dateur ou un pr?dateur sexuel est une personne qui tente d’attirer des mineurs ? avoir des conversations ou des contacts sexuels. Aussi, il faut d?faire les mythes. Malgr? le fait qu’on entende plus souvent parler qu’une fille a ?t? attir?e ou agress?e par un pr?dateur sexuel, il ne faut pas ?loigner le fait qu’il peut y avoir aussi des gar?ons. De plus, l’?ge et la classe sociale d’un pr?dateur peuvent varier. Un pr?dateur peut ?tre ?g? d’une vingtaine d’ann?es et plus. Il peut aussi ?tre un p?re de famille, un ?tudiant de l’universit?, un professeur, etc. Il y a aussi deux types de cyberpr?dateur, l’un veut discuter et s’exhiber devant une cam?ra tandis que l’autre veut plus particuli?rement avoir des contacts sexuels. Ces deux types sont tous deux ? consid?rer puisque les cons?quences sur les jeunes vont ?tre aussi pr?sentes. Les gens se demandent parfois comment les jeunes filles font pour se retrouver en? contact avec les cyberpr?dateurs. En fait, il y a ce que j?appelle, sous toute r?serve, la cause. La cause, c’est le d?sir ou la curiosit? des jeunes filles d’en apprendre plus sur la sexualit?. Il y a aussi les facteurs qui facilitent cette pratique. Il s’agit bien s?r d’internet, mais plus particuli?rement ses m?dias sociaux et ses r?seaux de rencontre. En ces deux sites, il y a un lien d’effectu? entre les personnes mineures et majeures. Dans les r?seaux de rencontre, prenons l’exemple de tagz puisqu’il est bien populaire au Qu?bec, il est possible de voir le profil, les photos, les informations et de clavarder sur des groupes de discussion. C’est la que ce retrouve nos cyberpr?dateurs, ils tournent la conversation vers des sujets pr?cis ou visent les jeunes filles qui on l’air innocent ou a risque pour effectuer ce que je vous ai expliqu? pr?c?demment. Comme dit en introduction, dans les m?dias on parle beaucoup des cyberpr?dateurs. En fait, j’ai pu remarquer que l’on veut que la situation change. Dans la populaire ?mission JE, pr?sent? a Radio-Canada, on a pi?g? les pr?dateurs comme le font les Am?ricains (NBC) et ?a a fait questionner la population sur notre situation et le travail des responsables de la justice.

 

 

Je me questionne donc si le leur mani?re de faire serait efficace ?contre les cyber pr?dateurs. La mani?re de faire des Am?ricains pour pi?ger les cyberpr?dateurs peut se diviser en quatre principales ?tapes. Ces ?tapes sont effectu?es par un groupe de professionnel du leurre et le service de police. Le groupe se nomme ? Perverted Justice ?. C’est une association de b?n?voles et de personnes sp?cialis?es qui agissent sans but lucratif.? La premi?re ?tape consiste a prendre part dans les groupes de discussion et d’attendre qu’un pr?dateur y fasse des allusions sexuelles. Ils utilisent un faux compte. Ce compte fictif est celui d’une jeune fille d’environ 13-14 ans. La deuxi?me ?tape consiste ? placer des r?pliques qui font en sorte d’attirer le pr?dateur sans l’inciter. Ils imitent, bien s?r, un comportement qui s’apparente ? celui d’une jeune fille. C’est tout de m?me le pr?dateur qui va initier la nature de la conversation et qui va accepter de venir retrouver la jeune fille chez elle. La troisi?me ?tape consiste ? prendre en flagrant d?lit le pr?dateur ? une adresse quelconque et de le surprendre. Souvent, il sera accueilli par une jeune fille, mais elle ne fera rien pour le pousser ? faire des actes. Aussi, il peut ?tre questionn? par un homme. La troisi?me ?tape consiste ? le mettre en ?tat d’arrestation lorsqu’il tente de s?enfuir ou lorsqu’il se rend. La quatri?me ?tape consiste ? la lecture des ses droits et a une conversation avec un enqu?teur. Cet enqu?teur lui dit qu’il aura droit ? son avocat rendu au poste, mais il tente quand m?me d’avoir de l’information pour l’incriminer. Par la suite il y aura des accusations de port?es contre l’individu. Mais en fait, il faut aussi savoir que le groupe ? Perverted justice? fait la construction d’une banque de donn?es. Celle-ci regroupe la photo, le nom et les coordonn?es des pr?dateurs sexuelles sur lesquels ils ont mis la main. Ils n’agissent pas seulement ? la demande des policiers. Ils affirment ?tre l? pour d?noncer et pour aider les citoyens. C’est pourquoi je ne suis pas certain qu’une telle approche serait accept?e au Qu?bec.

 

Au Qu?bec, on fait de la traque ou on leurre les cybers pr?dateurs seulement lorsqu’il y a d?nonciation. Je me demande donc ce qui les pousse ? ne rien faire. Est-ce qu’on n’a pas mis nos priorit?s ? la bonne place ou est-ce que certaines lois nous y emp?chent? Une chose est certaine, au Qu?bec, nous avons un bon nombre de lois qui visent ? ?viter les abus. Prenons comme exemple la charte des droits et libert?s. Dans le contexte pr?sent, il s’agit de se demander si les policiers du Qu?bec ont vraiment la possibilit? d’intervenir de la m?me fa?on que ceux des ?tats-Unis. Les lois sont beaucoup plus larges aux ?tats-Unis et je trouve qu’il est temps pour le Qu?bec de faire des choix. Veut-on assurer un d?veloppement ad?quat pour la jeunesse? Oui, mais il faudra que l’on mette des efforts. Je ne dis pas que le Qu?bec ne fait pas d’effort. La sentence pour leurre a ?t? augment?e ? 10 ans d’emprisonnement en 2007. Cela t?moigne que l’on voit le probl?me. Je n’ai malheureusement pas trouv? d’information relative aux autorisations judiciaires qu’ont d? demander les policiers des ?tats-Unis pour une telle op?ration, mais une chose est certaine. Au Qu?bec, ils ont besoin d’une autorisation venant d’un juge pour pouvoir faire du leurre informatique. De plus, si l’on faisait comme ? Perverted justice ?, on pourrait ?ventuellement ?tre poursuivi en diffamation. Ce qui me porte ? dire cela est l’affaire de Dany Lacerte. Cet homme a voulu, en quelque sorte, se faire justice. Il a leurr? un cyberpr?dateur et a mis? sa conversation vid?o sur youtube, mais il a re?u une plainte pour avoir port? atteinte ? la r?putation. (Diffamation) pourtant, cet homme faisait comme ? Perverted Justice ?, il ne voulait qu’informer les citoyens. Comme je viens de vous expliquer, je doute qu’un tel groupe puisse avoir sa place. Je ne suis pas totalement d’accord avec ceux-ci non plus. Je crois qu’il y aurait un certain manque de professionnalisme dans la mesure o? l’intervention que posent de tels groupes met en p?ril la r?habilitation des pr?dateurs. Comme dis pr?c?demment? ses personnes sont d?viantes et ils y a possibilit? de corriger ses comportements. Prenons l’exemple? du? centre d’aide et de traitement pour les troubles ? caract?res sociaux (CATTACS). Ils corrigent et conditionnent les comportements ? l’aide de certaines proc?dures. J’ai constat? suite ? l’?coute d’un reportage anglophone diffus? ? NBC que certains croient qu’il y a un manque de professionnel de la justice dans ces groupes. En Ontario,? la situation est diff?rente. Il y a des groupes de policiers form?s sp?cialement pour piger les pr?dateurs. C’est peut-?tre la situation qui serait ad?quate pour nous. Finalement, je ne crois pas que d’avoir une banque de donn?es libre ? la population serait la solution. Aussi, dans le m?me reportage cit? plus haut, il est dit que de retracer et de mettre a la une ses pr?dateurs viennent parfois interf?rer dans les enqu?tes men?es pas les corps policiers. Il ne vous est pas difficile de savoir que j?approuve totalement ce point de vue. Je crois qu’il faut donner les outils, mais aux personnes comp?tentes sois les policiers. Je crois aussi qu’il faut mettre sur pied un registre que seuls les gens aptes ? le consulter pourront le faire. Nous en sommes capables puisque le registre des d?linquants sexuels est d?j? pr?sent au Canada. Il offre une information semblable ? la banque de donn?es de ? Perverted justice ?. La seule diff?rence est qu’il regroupe seulement les d?linquants ayant ?t? reconnus coupable et que sont autorisation est tr?s restreinte. Il faut pouvoir piger les pr?dateurs avant qu’ils ne commentent un crime. Un groupe et un registre d’information serait la solution, mais avec les modalit?s que je vous ai ?num?r?es.

?

 

Pour conclure ce lourd sujet, je trouve important de signaler qu’une vague de sensibilisation devrait ?tre? faite aupr?s de toute la population. Il s’agit d’un probl?me qui touche bien des personnes et ce peu importe l’?ge. Que vous soyez parent, adolescent ou enfant. Prenez garde aux r?seaux sociaux et ne donnez pas votre confiance ? l’aveuglette. On ne conna?t pas les r?elles intentions de ceux qui se cachent derri?re leur ordinateur. Aussi, les parents ou tuteurs vous devriez porter une attention particuli?re a l’utilisation que font les jeunes d’internet. N?ayez pas peur d’aborder le sujet directement. R?cemment, un p?re a ?cout? la t?l?vision avec sa fille et elle lui a avou? avoir d?j? ?t? agress?e sexuellement. Ne devriez-vous pas faire de m?me?

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Non aux OGM déguisés !

Grâce à une campagne de longue haleine menée par Greenpeace et d’autres organisations il y ...

3 Commentaire

  1. avatar

    Je suis quelque peu abasourdi par ce genre de raisonnement. Il ne peut mener qu’à une seule issue: augmenter les prisons pour suffire à la demande d’y placer tous les citoyens honnêtes afin de les protéger des « déficients ».

    « Agression sexuelle » signifie quoi, dans les faits?
    « Intimidation » signifie quoi, dans les faits?
    « Cruauté mentale » signifie quoi, dans les faits?

    Toutes ces expressions et des centaines d’autres qui servent à « catégoriser » des supposés « déficients » sont tellement vagues qu’elles peuvent s’appliquer à n’importe qui ou a n’importe quelle situation.

    La mentalité de demander la protection des autorités contre chacune des « tentations » qui nous entourent est digne du « Notre Père qui êtes au cieux… »

    « Donnez-nous aujourd’hui notre pain… et ne nous laissez pas succomber à la tentation…bla bla bla »; de sorte que nous ne sommes responsables d’absolument rien, nous pouvons regarder des agressions faites devant nous, sans intervenir en attendant « la police » (d’ailleurs, si nous intervenons, nous pouvons être poursuivi), et nous nous permettons, en secret, de faire aux autres ce que nous refuserions qu’on nous fasse.

    La conscience sociale est devenu un jeu qui s’appelle : « Ne pas se faire prendre ». N’y ajoutez pas le jeu : « Essayer de prendre avant que ça n’arrive ». Cessez de jouer! La vie est trop belle.

    Éduquez plutôt vos enfants envers leurs responsabilités. Inculquez-leur la notion de refuser le jeu : « Dominant/Dominé ». Apprenez-leur à se défendre. Alors la majorité des problèmes disparaîtront.

    Se mettre à gueuler contre un abus, n’est pas de « l’intimidation ». Dire à une femme qu’on la trouve jolie, n’est pas du « harassement sexuel ». Refuser de se laisser manipuler par les émotions d’autrui n’est pas de la « cruauté mentale ». Flanquer un coup de poing sur le nez de celui qui t’agresse n’est pas de « se faire justice soi-même ».

    Vouloir imposer ses opinions sans discussion ou cherchez à contrôler les autres par la peur ou par intérêt, devraient être passible d’emprisonnement. Tout le reste est parfaitement sain. Actuellement, la situation est complètement inversée.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  2. avatar

    Bon! Encore un commentaire qui ne s’enregistre pas.

    À quoi sert de vouloir faire des registres, joual-vert!!! 😉

  3. avatar

    Mathieu,

    Tu abordes un lourd sujet dont tu comprend à peine les ramifications. Tu devrais faire des recherches et cesser d’écouter la télé.

    Projet Monarch/Mk Ultra/Cathy O’Brien/Opération Scorpion/ etc…

    (I)