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30 octobre 2007 |
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En allant voir le film Sicko, vous irez avant tout voir du pur Michael Moore. Un documentaire bien ficelé sur unb des multiples problèmes de la société américaine. Oubliez le Michael Moore tellement anti-Bush et anti-guerre qui nous a sorti un Fahrenheit 911 mal en point et plus que plein de failles. Le revoici au sommet de son art…
Le génie du réalisateur américain est cette fois de ne pas être tombé dans les clichés de la toute-puissante Amérique qui ne protège pas ses enfants pauvres. Au contraire, le fils prodigue a plutôt choisi de peindre les 3 millions d’Américains couverts par une assurance et qui ont toutes les misères du monde à se prévaloir de cette protection sociale privée. Au travers de plusieurs personnages toujours aussi « punchés », Moore nous rend « addict ». Sans s’en rendre compte, on se laisse émouvoir par la sincérité, la détresse et les situations cauchemardesques dans lesquelles Moore prend le soin de filmer ses personnages. À se demander souvent s’ils ne sont pas plus des acteurs à part entière avec rôles d’acteurs précis plutôt que de simples personnages de documentaire.
Au menu du film, parodie de Star Wars, beaucoup de larmes et d’histoires tristes accompagnées comme toujours chez Moore de musiques d’ambiance précises et efficaces. Et les sempiternels flots de phrases prises hors contexte et qui, alignées à la suite, font dire les pires horreurs. Sans oublier les discours de président : Tantôt Bush, peut-être Nixon ? Non plutôt Hillary Clinton (déjà présidente ?), non, c’est finalement Bill son mari.
Au-delà d’une mise en scène moorienne, la vraie question demeure toujours la même : le problème des États-Unis n’est-il pas d’avoir tout misé sur le privé ? Pour y répondre, le réalisateur n’a (évidemment) pas lésiné sur les moyens : Voyage au nord chez les voisins canadiens, visite chez les alliés britanniques de toujours, virée chez les communistes cubains ou finalement road trip chez les frenchies, plus que jamais ennemis. Mais le constat est partout pareil : en ne payant presque rien, les gens s’en sortent mieux qu’aux États-Unis ou pourtant on paye le prix fort.
Michael Moore nous a presque convaincus cette fois.
Sauf que…
Voilà !
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