3 septembre 2007 |
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Le pays de George Walker Bush n’a pas hésité de soutenir et d’accompagner son partenaire du Sénégal, sous la direction du Président Abdoulaye Wade, dans sa politique de pacification et de reconstruction du sud de son pays. Cette collaboration aura été multisectorielle, touchant précisément la résolution des conflits, le déminage humanitaire, la reconstruction communautaire, la santé et même la société civile. Cette collaboration a été entretenue, d’une part, par l’Etat du Sénégal, et de l’autre, grâce aux différents programmes gérés par le Département d’Etat américain, le Département de la Défense et de l’Agence pour le développement international (Usaid).
Un réseau de radios pour résoudre les conflits
Ainsi, pour ce qui concerne la résolution des conflits, Washington a soutenu les efforts de l’Etat du Sénégal, dans le sens de la création de meilleures conditions pour une paix durable en Casamance. Pour ce faire, selon un document publié récemment à Ziguinchor (450Km au sud de Dakar), par l’Ambassade des Etats-Unis à Dakar, plusieurs sessions de formation ont été financées au profit de « tous les acteurs-clés ». Dans le même ordre d’activités, en juillet 2006, le Département d’Etat américain a rendu possible le déroulement, par une Ong en exercice en Casamance, d’un projet allant dans le sens de la résolution des conflits. Ce projet, estimé à 20.000 Dollars Us, concerne la création d’un réseau de radios communautaires émettant dans les langues parlées en Casamance. Ceci, dans le but de mieux mettre en valeur la participation citoyenne tout en renforçant l’harmonie sociopolitique dans la partie sud du Sénégal.
Réduction des accidents par mines
La politique de réduction des accidents par mines a occupé une place de choix dans la collaboration entre Dakar et Washington. Cette puissance économique a eu, en effet, le soucis d’alléger les « effets sociaux dévastateurs des mines terrestres » en Casamance, où, selon les derniers rapports du Centre national anti-mines, il y a eu plus de 730 victimes de ces engins de la mort depuis le début des années 90. Face à cet état de faits, le Gouvernement du Sénégal et son partenaire des Etats-Unis, sont vite passés à l’action. Résultats, côté américain, le Département de la défense a apporté, selon le même document, en 2006, « une contribution de 92000 Dollars aux programmes de sensibilisations aux risques des mines ». En mettant la main à la poche, les américains ont voulu placer cette œuvre dans le cadre de leur « Programme d’action humanitaire anti-mines ». Un programme dont une bonne partie a consisté depuis 2000, à sensibiliser plus de 38000 personnes en Casamance. Les victimes directes et indirectes des engins de la mort, n’ont pas été oubliées, puis qu’elles ont bénéficié d’un soutien économique et médical.
Implication des enseignants et des apprenants
L’implication des Etats-Unis dans l’éducation des jeunes pour la plupart nés en pleine crise indépendantiste, sera également un maillon essentiel dans la coopération entre Dakar et Washington. Car, en juillet 2006, soit en pleine gestion de l’après conflit, un programme de 18 mois a été lancé au profit d’au moins 40 établissements des zones dites « à risque ». A l’épicentre de ce programme, se trouve le renforcement des capacités des enseignants et des apprenants en vue d’une culture de paix. Ce programme s’est assigné comme mission, d’autre part, de former des enseignants et des étudiants « à l’utilisation du dialogue ouvert et d’autres instruments pour éviter (et prévenir) les conflits violents ». Pour ce faire, des activités allant dans le sens de réconcilier les populations, ont été retenues. Côté infrastructurel, le programme dénommé « Self Help » du Département d’Etat américain a construit des salles de classes dans certaines anciennes zones à risque. Le Bureau de la Coopération militaire (Odc) de l’Ambassade des Etats-Unis à Dakar fera aussi des actions similaires.
La reconstruction proprement dite
La création d’une Agence nationale ayant pour mission la restauration du tissu économique et social de la Casamance naturelle aura répondu aux attentes des Etats-Unis concernant la reconstruction communautaire et le développement économique de cette partie du Sénégal. Lesquelles n’ont pas attendu la signature du protocole d’accords de paix, intervenue le 30 Décembre 2004, entre le Gouvernement du Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), entré en rébellion en 1982, pour s’engager dans cette voix. Car, dès 2000, les programmes de l’Usaid en Casamance, ont réhabilité, selon ledit document : « plus de 1500 maisons et 140 centres éducatifs ; ils ont créé plus de 6530 emplois à temps partiel ou à temps complet ». Dans la même dynamique, 5100 femmes ont bénéficié de prêts. A côté de ces réalisations, les programmes de l’Usaid ont également contribué à la « création de plus de 200 puits et de 15 usines de transformation de noix d’anacardes »
Le volet santé n’est pas en reste
Comme le déminage humanitaire et la reconstruction communautaire en Casamance, la santé a joui d’une attention particulière des autorités américaines en étroite collaboration avec leurs homologues sénégalaises. Car, en 2006, le programme de prévention du VIH/Sida des forces armées Sénégalaises, en Casamance, a bénéficié d’au moins 98300 Dollars Us. Cette somme a été octroyée à son homologue sénégalais, par le Bureau de la Coopération militaire de Etats-Unis (Odc). Selon le document cité plus haut, une bonne partie de ce soutien financier a été destinée « à la rénovation des bâtiments, l’achat d’un véhicule et de matériel électronique pour les laboratoires de dépistage » de la Casamance. Cette action entre dans le cadre de la politique de Washington, consistant à compléter celle du programme sénégalais de lutte contre le Sida, décentralisé vers les corps militaires et paramilitaires. L’Usaid a également participé à la réhabilitation de plus de 40 structures de santé. Estimant l’assistance de Washington à Dakar, dans le sud du Sénégal, le document suscité a fait état de ce qui suit : « A elle seule, l’Usaid a fourni plus de 15 millions de Dollars dans son programme de soutien à la Casamance depuis 2000 ».
Boubacar DIASSY
Bonjour Babacar,
C’est encore Leuk. je sais je suis un(e) chercheur(e) de troubles. mais votre article me rappelle la littérature grise du FMI, de la Banque mondiale et des instances gouvernementales sénégalaises.
ceci n’est pas pour vous attaquer. Prière de ne pas le prendre personnellement. Mais dans autres articles vous nous avez habitué à un certain esprit critique.
Entre vous et moi, pensez-vous réellement que tout cet argent est allé directement dans les poches des casamançais ?
j’en doute fort, sinon la grogne en Casamance serait inexistante aujourd’hui.
êtes-vous au courant de la manifestation grandiose à Laquelle Wade a eu droit à Washington lors de sa dernière visite pour son nouveau livre ?
Tout l’argent utilisé pour cette campagne fallacieuse pour la publicité d’un livre, n’aurait-il pas été mieux de l’investir pour le peuple sénégalais ?
êtes-vous au courant des ravages de la crise du pétrole à Dakar en ce moment même ?
Mais pour revenir à la Casamance, avez-vous vu le documentaire d’Abdoulatif Coulibaly et le passage qui rapporte l’incident entre wade et un habitant de Casamance qui a osé poser au président une question sur l’avenir de sa province ?
je ne vous cache pas que la réponse du président m’a tellement choqué que j’ai plaint le pauvre monsieur. Une réponse qui reflète parfaitement l’absence de tout esprit de dialogue démocratique.
Je comprends parfaitement votre souci de montrer le Sénégal sous son beau jour, mais il me semble qu’un réalisme froid nous empêcherait sûrement d’encenser la littérature grise sans jamais oser le moindre regard critique ?
Combien de casamançais vivant à l’étranger, parmi nous, sont témoins de la forte répression qu’ils ont subi et que leur proche laissés sur place, continuent de subir, de la part de Dakar ?
Je pars de l’idée que la littérature grise est un outil de propagande, combien de statistiques fallacieuses le FMI nous a livré sur le développement de l’Afrique avant que l’on ne réalise que le FMI lui même contribue largement à maintenir ce continent dans une misère noire à cause des dettes et des politiques économiques imposés par lui (complètement en désaccord avec les réalitées socio-économiques des pays africains).
Enfin, je me connaîs, un(e) eternel(le) râleur(se).
Bien à vous
7:49, le Vendredi 30 novembre 2007Bonjour Leuk, j’ai lu et bien compris votre commentaire. Je suis encore absent de mon lieu de résidence. Mais dès mon retour, je répondrai à cette pertinente intervention.
Bien des choses à vous. Salut.
10:44, le Samedi 1 décembre 2007Vous devez être connecté pour publier un commentaire.




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