Accueil / A C T U A L I T É / Sarkozy – « Et il dit quoi le Général, là ? »

Sarkozy – « Et il dit quoi le Général, là ? »

 

C’est la chienlit !

En tout cas ceux qui pensaient que Nicolas Sarkozy était mort et enterré se trompaient. Sarko est toujours à la manoeuvre et ne boude certainement pas son plaisir de revenir en sauveur de sa famille politique et de son ex Premier ministre en train de se noyer dans l’affaire du « Peneloppe-Gate »

En fait, la maintenant célèbre phrase de François Fillon, « s’imagine-t-on le Général De Gaulle mis en examen », ne passe toujours pas ». Aussi, lorsque le vainqueur de la primaire de la droite demande un rendez-vous à l’ex Président de la République, comme un SOS ou une bouée de sauvetage. Sarkozy boit du petit lait.

Sarkozy qui se vante à qui veut l’entendre… »Il m’a fallu deux ans pour remettre la famille en ordre de marche et il ne lui aura pas fallu deux mois pour raviver toutes les guerres internes. Quel gâchis ! ».

Comme la vengeance sera douce pour l’ego sarkozyste ce mercredi dans les bureaux parisiens de l’ancien chef de l’Etat. Mais pourquoi ce déjeuner entre « amis » ? D’abord, pour que Sarkozy aide à faire taire la fronde parlementaire et donc l’idée d’un plan B. Mais en échange de quoi. A-t-on jamais vu l’ancien Président travailler pour rien. Une petite musique circule en ce moment dans les rangs désordonnés du Parti « Les Républicains ». Sarkozy devrait proposer une sorte d’ultimatum à Fillon, c’est-à-dire un ticket avec François Baroin qui aurait été le Premier ministre de Sarko en cas de victoire de ce dernier à la primaire. Une hypothèse plausible puisque Sarkozy recevra ensuite son ancien ministre de l’Economie. Reste à savoir si cette union forcée entre Baroin et Fillon se fera.

L’épée de Damoclès de la justice

Certes, elle peut tomber et sonner le glas de l’aventure présidentielle de François Fillon. À moins que, même si son affaire d’emploi fictif de sa femme n’est pas classée sans suite, Fillon s’obstine et persévère dans le jusqu’au-boutisme. Pourquoi pas puisqu’il se dit victime d’un complot. Plus exactement « un coup d’Etat institutionnel ».

N’ayons pas peur des mots, pourquoi pas imaginer une sombre machination ourdie par Jean-Pierre Jouyet, le bras armé de François Hollande. À propos de ces deux là, vous vous souvenez certainement de cette rencontre dans un restaurant entre le secrétaire général de l’Elysée et Fillon. Donc aussi du fameux « il faut « taper vite » sur Sarkozy, sinon si vous ne poussez pas la justice il reviendra. Donc, face à l’évidence pour lui d’un complot d’Etat, François Fillon pourrait estimer qu’il n’est plus tenu de respecter sa promesse de se retirer de la course à la présidence, même s’il était mis en examen. Mais les Français de droite qui soutiennent encore majoritairement leur candidat, mais également les parlementaires et élus des Républicains, pourraient-ils supporter cela et prendre le risque d’une déculottée mémorable au premier tour des élections. Sans oublier ensuite le naufrage titanesque probable aux législatives.

Et François Hollande dans tout ça, que fait-il ; il observe en silence et blague sans doute sous cape. Finalement, depuis le coup de poignard de Brutus-Valls et l’élimination de son ex Premier ministre de la primaire de la gauche, personne ne sait qui le Président socialiste soutient vraiment pour la présidentielle. Sauf lui bien sûr !

 

Commentaires

commentaires

A propos de gruni 57

avatar
J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

Check Also

Le premier cercle de l’enfer

4H15 du matin, dans cette cuisine formica couleur neige sale à la tristesse matinale, j’écoute ...