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Sarkozy (encore) hors-la-loi

sarko prison_opt« Les membres du Conseil constitutionnel ont pour obligation générale de s’abstenir de tout ce qui pourrait compromettre l’indépendance et la dignité de leurs fonctions », proclame l’article 1er du décret n°59-1292 du 13 novembre 1959. Et son article 2 précise : « Les membres du Conseil constitutionnel s’interdisent en particulier pendant la durée de leurs fonctions : (…)  D’occuper au sein d’un parti ou groupement politique tout poste de responsabilité ou de direction et, de façon plus générale, d’y exercer une activité inconciliable avec les dispositions de l’article 1er ci-dessus ». N’y aurait-il pas un pignouf qui se serait tout récemment fait élire président de l’Union pour un mouvement populaire ? Le voilà donc encore hors-la-loi mais, apparemment, tout le monde s’en fiche.

PS : membre de droit du Conseil constitutionnel en tant qu’ancien président de la République, il lui est juridiquement impossible de démissionner

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    Vitement, j’ai pu lire que le Conseil avait le pouvoir discrétionnaire (avec vote des membres présents) de décider s’il y a défaut de la part d’un membre.

    Il faut dès lors se demander si le cas Sarkozy a fait l’objet d’un vote quelconque de la part du Conseil et si cela s’avère être le cas, quelle collusion existerait au sein de ce Conseil pour qu’il n’ait pas donné suite à cette entorse faite par l’un de ses membres. Sinon il est possible qu’il existe un recours contre ce Conseil fait par Sarkozy (au sujet des dépenses électorales) et que le Conseil soit sous bâillon tant que l’affaire relève d’une autre instance, situation dont Sarkozy pourrait tirer profit. D’ailleurs il ne perçoit plus les indemnités versées par le Conseil depuis 2013 et ne siège plus comme membre. Cela peut faire partie du processus de litige qu’il entretiendrait à escient. Dès l’été 2013, malgré qu’il ait déclaré le contraire en 2012, il avait prévu son retour:

    « L’entourage de M. Sarkozy assure que la venue de son champion à l’UMP ne constitue pas son « vrai » retour en politique. « Cela doit être interprété comme un geste de solidarité envers sa famille politique, explique Brice Hortefeux, le plus fidèle des sarkozystes. Nicolas Sarkozy veut toujours maintenir une certaine distance avec la vie publique », assure-t-il. Après la fin du « Sarkothon », l’ancien chef de l’Etat devrait reprendre du champ et se tenir à l’écart pendant au moins une année. « Son retour politique, il le signera le jour où il s’adressera aux Français », explique un proche. Cette prise de parole publique n’est pas envisagée avant l’automne 2014. »

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/07/08/nicolas-sarkozy-contraint-de-replonger-dans-la-vie-interne-de-l-ump_3444047_823448.html

    Situation navrante mais absolument pas surprenante, vu la feuille de route de l’individu et vu le système de justice douteux.

    Il est à souhaiter que des médias français creusent le processus qui a permis à Nicolas Sarkozy de rebondir et de pouvoir maintenant montrer patte blanche malgré tout alors que sa situation est tout sauf irréprochable. Qu’il ait été réélu à l’UMP, même si l’on peut convenir qu’une élection en vase clos est plus aisée, lui procure la légitimité qu’il n’avait théoriquement plus. C’est ce qui cloche: une sorte de blanchiment d’office. Plusieurs personnes n’auraient tout simplement pas osé se tenir sous les projecteurs vu l’étendue des inconvenances auxquelles il s’est livré (nommons-les ainsi pour l’instant).

    Il est à souhaiter que les français ne soient pas charmés par un jeu théâtral qui leur fasse oublier l’imposture.

    A bientôt et merci:)