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Retraites : l’injustice naît de la réforme

Les différentes contre-réformes du système des retraites mises en place par la droite et les fauxcialistes ont pour but d’orienter les futurs retraités vers des systèmes privés et des placements plus ou moins hasardeux, de planter chaque retraité seul face au Moloch (le sacrifié étant lui-même), et aussi de placer les retraités en concurrence les uns avec les autres.

 

Un de mes collègues et néanmoins amis, à peine plus jeune que moi (si, tout de même), vient de prendre une retraite bien méritée. Il était comme moi enseignant et a pu bénéficier en toute légalité d’un « privilège » auquel je n’ai jamais songé pour moi-même : travailler après le gong. Il a ainsi cumulé 20 trimestres de bonus. Jouissant d’une bonne santé et ayant la chance d’exercer un métier qui lui plaisait, il a pu longuement prolonger son activité professionnelle.

 

Résultat des courses : il est parti avec une retraite supérieur (105%) à son ancien salaire.

 

Tant mieux pour lui. Seulement, cela n’a été possible que parce que, dans le même temps, des collègues n’ayant pas pu satisfaire aux exigences des 42 annuités, ont vu leur retraite amputée de 10, 20, 30%, voire davantage. Les décotes sont rapides et drastiques.

 

Je ne parle évidemment pas non plus de tous les travailleurs de force, ou de stress, pour qui s’infliger 20 trimestres de cotisations supplémentaires est inimaginable. D’autant que toutes les études indiquent que si l’espérance de vie dans notre pays continue à être élevée, en 2010, un homme français avait une espérance de vie sans incapacité de 61,9 ans (pour une espérance de vie de 78,2 ans), en baisse de près d’un an depuis 2008. En 2010, une femme française avait une espérance de vie sans incapacité de 63,5 ans (pour une espérance de vie de 85,3 ans), en baisse de plus d’un an depuis 2008. L’espérance de vie « en bonne santé » représente pour les femmes françaises 74 % de leur vie, alors qu’elle était de 77 % en 2004. D’une manière générale, en Europe, cet état de fait affecte davantage les femmes que les hommes. Alors que l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes atteignait près de 6 années (5,9 ans) dans l’Union européenne en 2009, l’écart d’espérance de vie sans incapacité atteignait à peine une demie année (0,7 an). Si bien que la proportion des années vécues sans incapacité était inférieure de 5% (-4.9) chez les femmes que chez les hommes.

Bernard Gensane

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