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Responsabilités des attentats : l’association islamique qui encense les jihadistes et les poseurs de bombes !!! (2)

Hier, nous avons commencé à étudier la dangerosité d’une association islamique française (1), Sanabil. Elle nous réserve bien des surprises, dont celle consistant à faire ouvertement l’apologie de poseurs de bombes dont l’histoire remonte aux années 90 aux USA, et non en France. L’association est en effet insidieuse, lorsqu’elle demande à ses adhérents d’envoyer du courrier à des gens dont elle dissimule la carrière de terroristes, ou fait jouer la fibre sensible associée à l’obligation d’entraide chère aux musulmans pour soutenir des personnes embarquées dans des actions délictueuses, en les appelant des « frères » ou des « soeurs ». Retour sur ce que dissimulent les « courriers » aux emprisonnés que Sanabil soutient. Retour sur une dissimulation éhontée et grave d’un soutien patent au terrorisme. 

oum janna sanabilSanabil a aussi écrit de bien étranges appels à l’entraide, cette obligation musulmane qui se retrouve ainsi largement détournée. Celui touchant une femme, en particulier, est un des plus significatifs de la duplicité de l’organisation. La dame s’appelait ici chez eux « Oum Janna« ,  et elle se prétendait  » militante pro-palestinienne », et elle affichait le 22 octobre 2014 un bien étrange courrier sur le site même de Sanabil. Elle s’y présentait en effet comme l’« otage » du gouvernement français, selon elle « depuis le mois de janvier » ! La réalité était bien plus prosaïque que cela comme on va le voir. Mais laissons là d’abord raconter sa version, qui débutait par une opération humanitaire ratée en 2011 plus plusieurs réussies consécutivement l’année suivante  : « toute l’année 2012 j’ai fait la navette entre Paris et Gaza, et à l’automne 2012 j’ai ouvert officiellement un bureau sur place, reconnu par les autorités locales. Et j’ai donc continué à œuvrer sur place, en passant une grande partie de mon temps à Gaza, ne rentrant en France que pour voir ma famille et régler des démarches liées à l’association. Courant 2013, et après y avoir longuement songé, j’ai lancé une opération caritative en vue d’une mission yasminehumanitaire en Syrie, le but était d’acheter des ambulances, de les remplir de matériel médical, de lait pour bébé, de médicaments et des les convoyer jusqu’en Syrie. Cette première mission humanitaire a eu lieu en septembre 2013. Une seconde a eu lieu en octobre 2013 au moment de L’Aïd el Kebir, opération similaire à celle de Gaza, dont le but était d’acheter des moutons et de distribuer leur viande à des nécessiteux. Une troisième opération devait avoir lieu en janvier 2014,  cette fois-ci nous allions convoyer un container rempli de matériel médical, de médicaments, de lait pour bébé, couvertures, fournitures scolaires….  Ainsi que de nouvelles ambulances. Ce convoi là n’est pas parti« , affirme-t-elle, et pour cause. Car dès le mois de novembre 2014, on avait déjà appris que la « présidente de lassociation Perle d’Espoir a été mise en examen pour financement du terrorisme. Son responsable des opérations, soupçonné d’avoir pris part aux combats, a été écroué ». Perle d’Espoir ?  Oui, le nom de l’association de Yasmine Znaïdi (ci-contre à droite, elle est née à Valence), alias « Oum Janna« , justement, et de Mélanie Bailly (née à Lyon), soupçonnées toutes deux, avec Eshan Jhummun (un parisien)  et Nabil Ouerfelli (d’Argenteuil) d’avoir surtout détourné de l’argent destiné à une œuvre caritative au profit d’une organisation terroriste !!! Voilà donc ce que soutient Sanabil, qui parlait de Oum Janna comme d’une « sœur » qu’il fallait aider (ci-dessous à gauche la recommandation sur le site, qui fait un bien étrange parallèle entre les viols ou les maisons détruites ) !!!

texte jounnaCar les enquêteurs inquiets des mouvements d’argent décelés par Tracfin étaient vite tombés sur un personnage bien connu, celui au bras droit désormais manquant, et l’ancien héros du guignol du jihadisme en camping-carl’ineffable Bassam Ayachi, bien sûr, de la « Brigade des Faucons du Cham« , proche d’Al-Nosra, qui était resté rappelons-le, à l’ombre, quatre années en Italie avant de perdre son propre fils au combat. L’imam-hynoptiseur (c’est son domaine en effet), rappelons-le aussi qui est… originaire de Molenbeek !!! Le « célèbre » Bassam Avachi, celui qui avait déclaré en avril 2013 à la Libre.be bassam« qu’on n’avait pas besoin d’étrangers en Syrie« … Le clown triste de l’histoire, énonçant des contre-vérités journalières  (2) et provoquant tout le temps son interlocuteur : « déjà accusé à l’époque du feu Centre islamique belge d’avoir envoyé des Belges faire le djihad en Afghanistan et en Irak, celui qu’on considérait jusqu’alors comme “le numéro 2 d’al-Qaeda en Europe” et qui se présente comme “le grand descendant du prophète en Syrie” a répondu à nos questions tout en sirotant un… maxi Coca-Cola ! “Comme on est au Quick américain, je vais prendre un Coca américain. Je ne suis pas contre le peuple américain. Je suis contre la civilisation du cowboy !”, se justifie-t-il d’entrée de jeu ». Il affirmait alors  ne pas vouloir se rendre en Syrie ou y envoyer des gamins : “C’est un mensonge. Comme j’ai été écrasé, je me suis retiré complètement de la scène politique, sociale, djihadiste : tout ! Je suis dans ma maison avec huit enfants (sur douze, NdlR) à devoir encore éduquer. Je ne bouge pas. J’ai envoyé un fils à ma place là-bas et c’est tout. Je suis vieux et je vais crever tranquille !”  En janvier 2014, il quittait Denain en camionnette, raconte la Voix du Nord, pour aller combattre en Syrie, contrairement à ce qu’il avait clamé auparavant.« Ce qui l’intéresse serait « la dimension humanitaire et non guerrière (le jihad de demande et non de défense) » de l’engagement, même si l’une est la porte qu’il aurait souvent ouverte pour l’autre selon de nombreux services de renseignements (lire à ce propos l’entretien que nous a accordé hier l’anthropologue Dounia Bouzar). « Le jihad ne signifie pas tenir un fusil entre les mains. La force constitue le tout dernier recours. Nous n’avons pas besoin de combattants étrangers, on a assez de Syriens pour cela qui, eux, sont bien formés. Je ne comprends pas ces gens qui viennent d’Europe » avait-il asséné. Il aurait été sur place  l’adversaire de Daech avec ses « Faucons de Sham », aux cadres proches des Frères Musulmans comme on le sait. Rappelons ici que le propre fils de l’éclopé, Abdel Rahman Ayachi, alias « as-Soury » , qui avait été condamné en juin 2012 à huit ans de prison dans l’affaire du Centre islamique belge (CIB) de Molenbeek, et qui avait fui en Syrie avant l’ouverture de son procès en appel. En avril 2013 il a été sérieusement atteint lors de l’attaque des troupes d’Assad qui a tué Raphaël Gendron, autre personnage connu de la sphère du CIB. Rappelons aussi que pendant des années ce même centre du CIB avait vécu des subsides versés discrètement à sa banque par les services secrets de l’Algérie, venus installer là une antenne du GIA (qu’il était censé combattre !!!).

ouerfLes enquêteurs avaient suivi aussi avec surprise et effroi le carnet d’aventures d’Ouerfelli, qui avait ponctué ses voyages humanitaires de dizaines de photos sur sa page Facebook sous le pseudo Piroo Chicha (ici à gauche l’une d’entre elles) dont celles aussi de scènes de décapitation !!! Ses commentaires, à cette occasion avaient de quoi inquiéter en effet (et pas que pour son orthographe) :  « voici 5 têtes de porc qui combattait avec hezbusheytane ( le parti de satan) » avait-il notamment écrit. Voilà qui nuançait sérieusement le récit de la pauvre humanitaire tombée en prime enceinte à Gaza (d’un membre du Hamas)  lors d’un de ses trajets de retour. L’historique de leur arrestation est aussi pendable. Alors qu’en septembre 2013 l’association avait lancé  un appel aux dons sur les réseaux sociaux pour son initiative « Un mouton pour l’Aïd » quelque temps après trois d’entre eux avaient été arrêtés à Lyon, en train d’emporter 29 700 euros de dons, mais dont seulement 6 000 auraient servis à acheter des moutons, le reste allant à… Bassam Avachi. Ils avaient en fait 9 900 euros en liquide chacun sur eux, une somme contournant l’obligation légale de déclaration douanière de 10 000 euros: ils avaient clairement joué au petits malins, en tenant de contourner la loi.  Nabil Oerfelli, resté faire le combattant sur place, sera incarcéré en juillet à la Maison d’Arrêt Bois d’Arcy, lors de son retour… plutôt amer, ayant constaté sur place et sur les réseaux que  «les dollars ont rendu la revolution syrienne un commerce. Les femmes et les enfants qui meurent on senfout maintenant » avait-il écrit. L’homme venu apporter de l’argent à Bassam Ayachi, qui venait de constater (enfin) que cette foutue guerre était aussi une histoire de gros sous pour certains. Car l’ineffable Bassam Avachi n’a pas perdu un bras à la guerre, mais lors d’un attentat le visant loin personnellement, sa camionnette ayant été piégée par une bombe déposée dedans et non par un tir adverse…

piroo chichaSur sa page Facebook le fameux Nabil avait aussi indiqué avait été un « soldat à Idleb », et que sur place il avait « étudié l’engin explosif à l’université al-Azhar de Gaza. » Drôles d’humanitaires, chez Sanabil… le premier a avoir levé le lièvre de ce type de détournement était Bernard Poirette, une ancien collègue de radio, lui aussi, qui au micro de RTL avait cité Perle d’Espoir mais aussi Barakacity comme faisant tous deux du “Jihad Business”, une déclaration suivie d’une levée de bouclier par les deux assos visées. La seconde organisation vient d’être elle aussi perquisitionnée… sur Mediapart, en effet, Rabha Atta avait fait remarquer finement que cette autre assosoral confciation « avait de très nombreux donateurs, mais aucun adhérent » et qu’elle décourageait tous ceux voulant se lancer dans une aide quelconque, à sa place… plutôt dérangeant, en effet. Car on reste sur le même « fond de panier » idéologique, nous confirme la presse : « L’équipe de BarakaCity ne cache pas ses convictions islamiques. Le conférencier Nabil Ennasri, engagé contre « la théorie du genre » au côté des cathos intégristes de Civitas ou de la soralienne Farida Belghoul, compte parmi leurs intellectuels chouchous. L’ONG affiche aussi un soutien à l’imam controversé Abdel Fattah Rahhaoui. »  Le lien avec l’extrême droite, qui soudain, resurgit !!! Celui comparable aux manifestations comportant un Alexandre Gabriac, capable du salut nazi, en début de cortège, avec en bout de la même manifestation Forsane Alizza ! Ennasri, trop lié au Qatar, est décrit ici comme « un imposteur », . Hélas formé à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon, l’école des imams de l’UOIF pourrait-on ajouter..  accusé aujourd’hui d’être bien trop complaisant avec le Qatar… l’ami également des présidents (dont Nicolas Sarkozy, et ses amis du PSG). Un lien qui se confirme, également: Rahhaoui, lui, se collant à l’affiche avec Jacob Cohen et Alain Soral pour une conférence qui devait avoir lieu en avril 2015 mais qui sera remise pour cause de garde à vue…. sur son son site, il parlera « d’être actuellement victime d’un acharnement policier et judiciaire » mais pour expliquer la remise du débat, il invoquera une toute autre raison : « la raison de l’annulation est toute simple, cette explication se veut courtoise, cordiale et sans conflit avec les membres d’E&R qui ont simplement refusé des conditions que j’ai posées concernant l’affiche. J’avais demandé en premier lieu que les femmes et les hommes soient séparés dans le but de respecter les convictions de quelques personnes ». Ce qui peut paraître bien ridicule…

wali demandeMais à bien regarder, il y pire encore. Comme j’ai pu vous le dire et comme ils le clament partout eux-mêmes, l’association a pour but de remonter le moral des prisonniers… islamistes. Et pas celui de tous les islamistes, justement. Non, ceux choisis par Sanabil, qui ont été soigneusement triés sur le volet. Et leur personnalité soigneusement dissimulée aussi. C’est cela, vous allez voir, qui démontre  le caractère plus qu’insidieux de cette association. Dans les noms de personnes à qui il faut écrire est apparu à plusieurs reprises un certain… « Wali » (ici plus haut la demande de Sanabil). Celui-là n’a rien d’un robot de chez Pixar, c’est bien un prisonnier en effet. Mais ce n’est pas n’importe lequel, justement. Chez Sanabil, on le présente ainsi : « connaissez-vous Wali ? Sans doute que non, c’est un de nos frères détenu depuis 1995 aux USA et à qui il reste encore neuf années à passer derrière les barreaux. Originaire d’Ouzbékistan il est né dans les années 60 sur les terres d’Arabie. L’un de ses fils est malentendant et n’a pu suivre une scolarité pour cause de paperasse administrative, une de ses filles est muette, et il a une grande de seize ans, Maryam. Tous vivent en Arabie avec leur mère ». Un texte fait pour s’apitoyer, qui cache tout autre chose en fait. En somme il s’agit d’un gars condamné à du lourd (en 1995, il ne devrait pas sortir avant 2018, ce n’est pas pour avoir jeté des pots de fleurs sur la police, on suppose). En fait d’ouzbek, le dénommé Wali s’est aussi appelé Osama Turkestani, Osama Azmurai et même Grabi Ibrahim Hansen… Et son histoire est gravissime, car elle mène à un projet d’attentat énorme, et en même temps à la famille de Ben Laden, à savoir son beau-frère !!! Une histoire, qui, en prime, a démarré avec une œuvre charitable (l’Islamic International Relief Organization ou IIRO), quel curieux hasard. Selon Wikipedia, « la branche indonésienne de l’organisation est placée sur la liste officielle des organisations et personnes considérées par l’ONU comme proches d’Al-Qaïda ou des talibans depuis le 9 novembre 2006 et des organisations considérées comme terroristes par les États-Unis et la branche Philippine est classée comme organisation terroriste par les États-Unis en août 2006″.

jihad alimentaireterrKhalifaMohammedJamalEt il y a de quoi en effet. Aux Philippines, c’est en effet le beau-frère de Ben Laden (ici à gauche) qui dirigeait l’association charitable. On s’apercevra tardivement que ce n’était qu’une pompe à fric d’Al-Qaida : Mohamed Jamal Khalifa (3), sera en effet expulsé par les autorités en novembre 1994 après avoir été accusé d’avoir financé les camps d’entraînement du groupe terroriste du groupe Abu Sayyaf. Il avait annoncé vouloir construire une cinquantaine d’orphelinats, avait ramassé des milliers de dollars pour ça mais un seul l’avait été effectivement. Celui qu’il faisait visiter, bien entendu. L’argent s’était envolé vers… son beau-frère, Ben Laden, qui avait d’autres fournisseurs et ramasseurs du même genre : des ONG détournées (l’argent été géré par  Jamal Ahmed al-Fadl, fortement soupçonné d’appartenir à la CIA (4)). En France, on le savait : « une note de la DGSE du  mentionne notamment un virement de 4,5 millions de dollars au profit du chef d’Al-QaïdaOussama ben Laden«  note Wikipedia. On le sait aussi encore davantage depuis, et ça a été écrit noir sur blanc, notamment par Abdel-Rahman Gandour qui dans son livre- enquête « Jihad humanitaire, Enquête sur les ONG islamiques » que « l’IIRO semble accorder davantage d’importance à la diffusion du wahhabisme qu’à l’apport effectif de secours ». Exactement ce que fait Sanabil, sans aucune hésitation possible, à reprendre en priorité les livres, telle une secte !!! Et ce dans des proportions assez conséquentes. Le 15 octobre dernier encore, en Tunisie, par exemple, la police, ou plutôt la Garde Nationale saisissait « 25 tonnes de livres takfiristes«  nous annonçait la presse locale. Qui énonçait aussi cette précision sur le responsable : « l’individu en question présidait une association à Mahdia baptisée « Sanabil Al Khair » (les Epis du Bien) avant d’être dissoute en 2014, selon la même source »… la même association que la française !!! sanabil khair« Des représentants des ministères des Affaires religieuses et de la Culture ont indiqué que les livres saisis sont « à caractère takfiriste, inadaptés à la société tunisienne », indique le communiqué. Le suspect a reconnu qu’il avait l’intention de les distribuer dans les écoles, les lycées et les lieux de culte « afin de mobiliser de nouveaux adeptes », ajoute la même source. Le ministère public a ordonné de placer le suspect en garde à vue et d’engager des poursuites judiciaires à son encontre ». La réponse n’a pas tardé, semble-t-il : vous avez bien lu comme moi que c’était en effet la Garde Nationale qui avait intercepté le container de livres. Le 18 novembre , un attentat (kamikaze) visant un bus faisait 12 morts et 16 blessés à Tunis : celui de la Garde Présidentielle. Un attentat aussitôt revendiqué par… Daech ! L’auteur, le vendeur ambulant de 27 ans Houssem Abdelli aurait subi une radicalisation rapide (à base de livres ?), car tuniset il aurait rejoint le groupe salafiste libyen Ansar al Charia (sur liste noire de l’ON depuis 2014), après avoir voyagé en Libye, et peut-être même en Syrie. Sur le document de l’ONU de la réunion du Conseil de sécurité du 16 juin 2015, lisible ici, on tombe sur les signatures de ceux qui ont tenté d’empêcher les sanctions contre le groupe salafiste. Parmi les noms, celui de « Sanabel Relief Agency Limited« … une organisation charitable anglaise, aussi appelée Sanabal , supportrice du Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya, liée à Al-Qaida. Sanabel, Sanabil, Sanabal, Sanabil Khair : des déclinaisons de la même chose. Sanabel-Angleterre installée principalement à Birmingham avait vu en 2006  geler les avoir de ses membres dont Abd Al – Rahman Al – Faqih, Ghuma Abd’rabbah, Abdulbaqi Mohammed Khaled, Tahir Nasuf, et Mohammed Benhammedi.

892_ramzi_yousef_safe_house_2050081722-14272En 1992, Ben Laden émerge à peine encore : fâché avec l’Arabie Saoudite, qui pour lui à laissé entrer les USA dans le pays lors de la Guerre du Golfe. Il s’est déjà réfugié au Soudan, à Khartoum; mais il possède aussi un maison d’hôte à Peshawar, au Pakistan (ici à gauche), appelée « Beit Ashuhada »(traduit par la « Chambre des Martyrs », tout un symbole !) C’est là que va s’installer Ramzi Yousef, un spécialiste des explosifs, liés au groupe philippin Abu Sayyad. L’idée lui a pris de s’en prendre au WTC, symbole selon lui de la toute puissance US. Via Milan, en Italie, il effectue plusieurs voyages aux USA, en repérage. Il détermine que pour attaquer sa cible il faut une bombe de bonne taille, ce sera une camionnette remplie de nitrate d’ammonium, largement insuffisante encore : mais l’influence de l’attentat d’Oklahoma qui sera perpétré deux ans plus tard,le  est bien là (mais la bombe de Timothy McVeil, lié à l’extrême droite US, fera 3,2 tonnes contre 590 kilos seulement pour le WTC).  Le  le 

otagesAux Philippines, à partir de 1993, c’est une tout autre chose encore qui se préparait en même temps. Sur place, un groupe terroriste sévissait déjà, depuis 1991, et il s’appelait Abou Sayyaf (le nom du groupe  Al-Harakat al-Islamiyya ce qui signifie « Mouvement islamiste »). Le groupe se montre ultra-violent d’emblée, n’hésitant pas  à décapiter ses prisonniers ou ses otages (ci-desssus une de leurs prisesIl fait  déjà l’objet à l’époque d’une surveillance discrète de la CIA, via un individu appelé Michael Meiring, venu d’Afrique du Sud. L’homme a de bien étranges liens, il est chasseur de trésors et a pour ami James Rowe, un américain ayant des liens avec le parti Nazi US et des suprémacistes. Dans les années 92-94, les deux rencontreront à plusieurs reprises Terry Nichols, un des accusés du terrible attentat d’Oklahoma ainsi que  ramzi_yousefJohn Lepney un importateur-trader. Un lien confirmé par Edwin Angeles, le second du groupe d’Abu Sayyaf de 1991 jusque 1995. Les réunions portent bien sûr sur des attentats à l’explosif, un domaine que connaît bien Mehring. Il seront rejoints cette année-là par Abdurajak Janjalani, le leader d’Abu Sayyaf; et part deux membres du Moro Islamic Liberation Front (MILF); Abdul Hakim Murad, et un dénommé Amin Shah. Les liens (inattendus !) entre les nazis, néo-nazis et les extrémistes islamistes seront confirmés en 2003 par Nicole Nichols le directeur de l’organisation « Citizens Against Hate« . En 2002, une des bombes préparées par Meiring explose dans son propre hôtel, il est conduit à l’hôpital et raconte aussitôt sur place qu’on lui a lancé une grenade : il quitte les Philippines discrètement en 2004, retournant aux Etats-Unis, à Houston, au Texas sans jamais être inquiété (3). Toute cette fine équipe aux Philippines avait aussi rencontré l’inquiétant Ramzi Yousef (ici à droite), un pakistanais né.. au Koweit en 1967. . Mais celui-là, c’est un tout autre client encore… car c’est un grand spécialiste des explosifs, malgré son semi-échec du WTC  !

hambaliC’est là qu’apparaît à nouveau le dénommé Amin Shah, un entrepreneur qui a une autre idée derrière la tête que sa réussite commerciale seule. Il a fondé une société de commerce d’huile de palme entre l’Afghanistan et la Malaisie (appelée « Konsonjaya »; qui s’est choisie un représentant malais, un sympathisant d’A- Qaida, Riduan Isamuddin, au nom de guerre « Encep Nurjaman« , et comme alias « Hambadi » (ici à gauche), qui va vite devenir  » le Ben Laden du Sud-Est asiatique » (5) comme les surnommeront les journaux. C’est en effet un ancien responsable militaire de l’organisation islamiste intégriste Jammaat Islamiyya, vétéran de la guerre d’Afghanistan et un ami de Khaled Sheikh Mohammed. Etrangement, Hambadi est aussi en contact avec le Français Zacarias Moussaoui. Lorsque Amin Shah et le Sheikh Mohammed débarquent en Malaisie, c’est pour y fomenter des attentats, mais ils ont alors surtout l’allure de mafieux, désireux de rencontrer des filles et de chercher à s’amuser tous les soirs : l’alcool coule à flots chez eux alors qu’ils sont en contact avec Mohammed Jamal Khalifa le beau- frère d’Oussama Ben Laden, dont ils se serviront de l’ONG comme couverture. De drôles d’islamistes en tout cas  ! Ils sont alors rejoints par Ramzi Yousef qui voudrait profiter de la visite du président Clinton du 12 novembre 1994 pour faire un coup d’éclat : assassiner le président américain  (en abattant son avion avec une roquette RPG) !!!! Devant l’intense déploiement de sécurité il y a avait vite renoncé et s’était mis à étudier un autre moyen : des bombes, de niveau plutôt sophistiqué (avait)-il été aidé par Mehring, on ne le sait). computerLe 6 janvier 1995, la maison d’un des comploteurs, Tarlq Javed Kana a Paranaque (banlieue de Manille) brûle. « Il n’y avait personne sur place lorsque les policiers sont arrivés. En revanche, ils découvrirent des bidons de produits chimiques, des poupées bourrées de cellulose, le plan précis du passage du pape, une robe de prêtre, une bible, la une du magazine Time titrant sur le terrorisme international, un dictionnaire de chimie. Sur un ordinateur, les plans des attentats étaient décrits avec minutie ». Dans les décombres, la police trouve aussi des traces de nitroglycérine (ici à droite l’ordinateur utilisé par Yousef). Selon les enquêteurs, Ramzi Yousef et ses amis étaient sur place avant l’incendie. L’appartement est situé près de la Nonciature Apostolique du Saint-Siège (du Vatican), à Manille,  car leur objectif c’était alors… le Pape Jean-Paul II !

010_bojinka_map2050081722-8596Mais Yousef en a d’autres de préparées, qu’il a mises en sécurité ailleurs. Ou confié à ses amis, pour aller les semer en ville. « Le 1er décembre 1994 aux envions de 22 heures. Amin Shah se rend dans un des cinémas multiplexes de Manille, le C.reenbelt Theater. L’endroit est pratiquement désert. Il prend un billet pour la salle C et s’installe au quatrième rang. Il reste quelques dizaines de minutes et ressort. Il est sur sa moto prêt à démarrer quand à 22 h U5 retentit une explosion suivie d’un épais nuage de poussières. Les spectateurs sortent en courant. Il n’y aura que quelques blessés légers. Moins de une heure plus tard, les trois hommes se retrouvent avec leurs compagnes au har karaoké « XO » On suppose qu’ils commentent entre eux l’attentat en s’exprimant en urdu. La date de la répétition générale est fixée. » Car cette semi-réussite terroriste n’est hélas que le prélude à une action de plus grande ampleur. Car Yousef, Sheikh Mohamed et Amin Shah se sont fixés un bien plus grand objectif. Et il est monstrueux : il s’agit de faire sauter en même temps une dizaine d’avions commerciaux (11 exactement de sélectionnés !) avec à bord des bombes sophistiquées toutes réglées sur la même heure, et construites par Ramzu Yusef. Ils appellent ça entre eux le « projet Bojinka » (6) (selon les écoutes téléphoniques retrouvées).

747 goodUne projet qu’ils vont même tester, sur un seul appareil :  le , Yusef, descendu à l’escale de escale de l’aéroport international de Mactan-Cebu (Cebu, Philippines) est monté auparavant à bord du vol 434 des Philippine Airlines, sous le pseudonyme d’Arlando Forlanni, et a placé sous un siège du Boeing 747 une bombe de sa fabrication, avant de descendrepal434. Elle est à base de nitroglycérine liquide, et elle est fort habilement camouflée dans une bouteille de fluide de lentilles de contact (ici le dispositif montré au musée de la CIA), qui est équipée de deux petits plots de contacts, fort peu visibles.  Ces plots sont repliables via deux câbles électriques à une montre, qui lui sert de déclencheur. C’est extrêmement sophistiqué, et çà montre une maîtrise parfaite de la fabrication de ce genre d’engin. Pour le « test », le diabolique artificier a choisi de ne pas mettre une trop grosse charge, en même temps pour ne pas laisser entrevoir aux autorités ses capacités réelles de destruction. Arrivé au dessus d’une des premières îles du Japon, la charge explose, tue un seul passager et ravage plusieurs rangs de sièges. Le pilote Ed Reyes réussira à se poser en catastrophe, un exploit, étant donné les ravages de la bombe. Les bomb abordenquêteurs découvriront que Yusef avait mal calculé… l’emplacement de sa bombe, car sur le modèle de 747  (SR) la rangée qu’il avait choisi était plus en retrait du réservoir central du 747 que sur les modèles courants de la Philippine Airlines. Sinon, tout l’appareil aurait été détruit. L’histoire a été l’objet d’un très bon documentaire de la série sur les catastrophes aériennes (« Dangers dans le ciel – Mayday« ), dont voici une imagée reconstitution, ici à gauche, celle de la préparation de la bombe à bord de l’avion par Yousef…

intérieur 747La chasse commence alors pour retrouver les trois auteurs de l’attentat (à droite ses effets sur la paroi du Boeing !). Abdul Hakim Murad est vite rattrapé en faisant l’erreur le 6 janvier 1995 de vouloir venir rechercher chez lui son ordinateur portable (avec les plans préparatifs dedans). Ramzi Yousef, est rattrapé lui le 7 février 1995 au Pakistan: extradé aux USA, il a écopé en 1998, de 240 années de prison, pas moins !!! Le dernier comploteur, Amin Shah est arrêté le 11 janvier 1995 et dénonce tout de suite Khalid Sheikh Mohammed comme orchestrateur principal du projet. Sur lui, en le fouillant, les enquêteurs ont trouvé un cordon détonateur, une pile au mercure, une montre à quartz, le ressort d’un pistolet et un détonateur : il affirmera alors que c’était « KSM », qu’il appellaiwali_khan_shaht alors « Adam Ali » ou « Abu Khalid », qui les lui avait donnés ! Il est alors interrogé par Chuck Stern et l’agent de la CIA Brian Parr, qui avaient participé à sa recherche au sein du Joint Terrorism Task Force (JTTF), dépêché pour le rechercher. Deux jours après son arrestation il réussissait à s’enfuir, dans des circonstances troubles mais il était à nouveau repris en décembre de la même année. Lors du vol le ramenant en 1995 aux USA, les deux agents lui auraient montré les deux tours du WTC, encore debout après l’attentat raté de 1993, alors qu’un des avions du complot était prévu pour s’écraser dessus. Il aurait répondu : « elles seraient par terre, si on avait eu assez d’argent et assez d’explosifs ». Amin Shah a en fait pour nom complet Wali Khan Amin Shah (il est ici à gauche). Oui, vous avez bien lu son premier prénom : « Wali », celui dont Sanabil ne  donnait pas le nom complet (empêchant ainsi les lecteurs de savoir qui il était exactement) !!! L’organisation française soutient ouvertement un poseur de bombes condamné pour avoir tenté un pré-11 Septembre !!! Etrangement, Khalid Sheikh Mohammed ne sera pas poursuivi pour cette affaire et continuera même longtemps à voyager dans le monde entier sous l’étiquette de Konsonjaya, la firme d’huile de palme d’Hambadi (6). On ne le redécouvrira qu’après le 11 Septembre, comme on a redécouvrira récemment le groupe Abu Sayyaf, en août 2014, lorsqu’il prêtera serment à l’Etat Islamique, et en septembre encore lorsqu’il prendra en otage deux allemands, Stefan Okonek, 74 ans et Henrike Diele, 55 ans… libérés sous une rançon de 4,5 millions d’euros…
plan d'attaquejamespEt il n’y a pas que le cas de Wali Khan Amin Shah que soutient ouvertement Sanabil. Le cas du jeune Kevin James, qui se présente aussi chez eux sous forme d’une longue lettre larmoyante est tout aussi significatif. Il s’y fait appeler « Abu Nimr Shihab ibn Benyamin Alqachib », et évoque une sombre histoire d’avoir été injustement accusé de faire partie d’un gang, et oublie ce pourquoi on lui ajouté quelques années d’emprisonnement depuis sa première incarcération en 1997. Encore une fois Sanabil trompe délibérément les gens ! Car en 2005, est découvert aux USA un autre complot terroriste (ici plus haut la liste des préparatifs, écrite de la main d’un des conspirateurs), visant la ville de Los Angeles et des attaques contre des stations services du sud de la Californie (à Torrance et Fullerton notamment, une douzaine au total !), destinées à faire rentrer de l’argent pour acheter d’autres armes ou des explosifs.  A la grande surprise des policiers arrêtant Levar Washington et Gregory Patterson, pour avoir fait ces vols à main armée, plus Hammad Riaz Samana, un américain né au Pakistan, le 5 juillet 2005 ils découvrent qu’ils appartiennent tous à un groupe islamiste, le Jam’iyyat Ul-Islam Is-Saheeh, créé l’année précédente… en prison, à Folsom, par Kevin James, justement !!! Un groupe qui préparait des attentats à l’explosif ! Là encore on avait eu affaire à des pieds-nickelés du terrorisme : lors d’une des attaques de station essence, Patterson avait laissé tomber son téléphone, ce qui avait permis de remonter facilement toute la filière !

Ils s’étaientrevendication comportés en amateur à vrai dire, durant la préparation de leur complot, laissant plein de documents écrits sur leur organisation (à gauche le document de couverture de leur revendication). Les objectifs visés par ces comploteurs du dimanche n’étaient pas non plus anodins : des centres de recrutement militaires, mais aussi, le consulat d’Israël et des synagogues. Ils étaient en effet tous antisémites (l’ensemble du dossier, sidérant, est consultable ici, il fait 40 000 pages au total). Le danger était patent, car Patterson était employé au LAX (le Los Angeles Airport, qui aurait aussi fait partie des objectifs). Le 14 décembre 2007, le même James avait reconnu les faits, en plaidant coupable d’ « exercer des représailles contre les gouvernements des États-Unis et d’Israël en attaquant des cibles en Californie du Sud associée à l’armée américaine et à la religion juive. » Mais ils avaient fait preuve d’une candeur sans nom dans la préparation de leurs attentats futurs : « dans une entrevue avec le procureur, le journaliste a fait remarquer que «la cellule semble avoir été remarquablement indiscrète au sujet d’engager des plans sur le papier. kevin jamesIls ont même laissé derrière eux le texte d’un communiqué de presse que M. James avait écrit pour être utilisé une fois qu’ils auraient commis une attaque réussie. Un des meneurs, James, était alors en prison.. Les documents tels que ceux-ci forment la base de la preuve, puisque le groupe n’était pas arrivé au point de collecter des matériaux pour fabriquer des explosifs » Le 6 mars 2009, James était condamné à 16 années supplémentaires (ce qui lui fait 26 au total !). Levar Washington ayant pris 22 ans déjà le 25 août 2008. Un quatrième individu n’avait même pas pu être jugé : il avait été déclaré fou à lier. On s’apercevra après coup que Kevin James s’était radicalisé en prison dès 1997, quand à 21 ans il avait débuté sa sentence de 10 ans de prison au pénitencier de Tehachapi pour une série de vols à main armée…  et c’est ce genre d’individus dont Sanabil fait la promotion en France, en tant que « frère » à aider et soutenir !!! Sidérant !!!

sanabil pic-nic1Comme est sidérant ce détail que tout le monde semble avoir oublié : celui de la rencontre à un endroit bien précis d’un certain albigeois, Mohamed  Belhoucine (7), avec une jeune femme très recherchée par la police française à partir du 9 janvier dernier. « Avec sa silhouette élancée, son visage fin, le jeune homme était charismatique et s’improvisait régulièrement professeur d’arabe et de morale islamique. sanabil picnic2A-t-il pu influencer le passage à l’acte du tueur de l’Hyper Cacher ? Il lui était arrivé de faire un « rappel d’ordre religieux sur les bienfaits du mariage en islam », a raconté Mickaël A. en garde à vue. Mohamed Belhoucine était même présent lors de son mariage religieux, en août 2014. Amedy Coulibaly et Hayat Bouemeddiene fréquentaient par ailleurs régulièrement Mohamed Belhoucine et sa femme. A l’automne, ils s’étaient retrouvés tous ensemble à un pique-nique de l’association Sanâbil, qui soutient les familles des détenus musulmans (photo ci-dessus à gauche, dont il conviendrait d’analyser les participants). » Ah tiens, quel hasard, le tueur de l’Hyper Casher Amedy Coulibaly pique-niquait tranquillement chez Sanabil, en écoutant les prêches surréalistes d’Eric Younous, faits en plein pique-nique (photo ci-contre à droite,) ? Ce jour là, Younous en était à la phrase « le chabbat est une punition que Allah a infligé aux juifs » quand un enfant était venu l’interrompre… le même été, à Sartrouville, en pleine mosquée, il venait poser la question « essentielle pour un musulman« , selon lui: « comment vas-tu mourir« … ce que Coulibaly semblait avoir entendu en effet… cinq sur cinq !!!

facebook sanabilAux dernières nouvelles, Antho Bolamba, président de Sanabil, a été assigné à résidence, ce qui semble encore bien peu, au regard de ce que prône ouvertement son association à savoir la mise en valeur de véritables criminels ! Dès l’annonce faite, il avait crié au scandale, en mettant en ligne les soi-disant ravages de la visite de la police dans ses bureaux (des cartons renversés dans un local dont rien ne prouve le lien avec la visite des policiers) : une mise en scène agrémentée d’une autre photo insidieuse laissant entendre que des gens chez eux avaient été accrochés à un radiateur pour interrogatoire : en réalité, une image sortie tout droit d’un site de stocks de photos de 2012 de chez Getty (appelée au départ « Man with deep depression in the corner of a room » elle porte le N°108272097, comme on peut le voit ici à droite) et non un cliché fait sur place : une  bien sinistre manipulation de l’opinion, encore une fois !!!getty pompage Sanabil manipule; à l’évidence ! « Antho Bolamba, le président de l’association Sanâbil, est lui aussi assigné à résidence depuis le 17 novembre. Dans l’arrêté qui lui a été signifié, le ministère de l’intérieur l’assimile à une « figure emblématique du salafisme », qui aide des « détenus islamistes » et qui a « été impliqué dans une filière d’acheminement vers la Syrie et mis en cause dans plusieurs affaires d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Des « mensonges éhontés » conteste l’intéressé, qui invoque son « casier judiciaire vierge ». Il souligne :« Mon association intervient dans le milieu carcéral et tous nos courriers sont ouverts. Et si je recrutais des personnes pour le djihad, pourquoi avoir attendu les attentats pour m’assigner ? » M. Bolamba pointe désormais quatre fois par jour au commissariat et l’opérateur téléphonique pour lequel il travaillait depuis dix ans a entrepris de le licencier. »  Depuis; le site renvoie déjà vers www.yourebe.com, un site de crowdfunding créé par Jonathan Bayama, français d’origine zairoise, pour lui verser de l’argent !!!

Des « mensonges », avec ce qu’on vient de lire ? Le gouvernement ferait bien de cesser de laisser circuler pareilles littératures dans les prisons, pourrait-on ajouter et se montrer conséquent envers ceux qui la font circuler tout simplement.  L’association salafiste Sanabil, qui fait la part si belle aux poseurs de bombes, a déjà causé assez de mal comme ça, auprès des jeunes mal informés, en particulier!

sanabil usa(1) Sanabil France, pour évoquer les USA, nous présente une belle brochette d’individus, ci-contre à droite, avec 4eme en partant de la gauche Khalid Cheikh Mohammed…

(2) j’avais raconté ici en 2009, il y a plus de 5 ans donc son incroyable et grotesque expédition en Syrie, restée bloquée en Italie (pendant 4 ans d’emprisonnement !):

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/les-pieds-nickeles-d-al-quaida-55940

leur leitmotiv était clair :« Nous sommes un groupe de musulmans francophones de diverses nationalités et résidant dans différents pays. Notre but commun est d’enseigner et propager l’unique religion agréée par Allah, l’islam, dans son ensemble (spirituel, idéologique, politique, rituelle…). Nous appelons aussi les musulmans à défendre leur religion partout où elle est en danger et d’utiliser la science et la prêche (lorsqu’il s’agit d’agression idéologique et doctrinal) mais aussi les armes et la violence (lorsqu’il s’agit d’agression physique et militaire) pour stopper toutes attaques visant à éradiquer l’islam authentique, celui transmit par Ahl Es Sounnah Wal Jama’aah depuis 14 siècles. » A l’époque, je l’avoue, je ne les avais pas pris au sérieux, ces clowns tristes.

(3)  il a été assassiné mystérieusement par une trentaine d’hommes armés le 31 janvier 2007, alors qu’il visitait une de ses mines de pierres précieuses près de Sakaraha, à Madagascar. On cite souvent la Task Force 145 comme étant derrière l’attentat. Khalifa alimentait aussi l’Islamic Army of Aden, responsable de l’attaque de l’USS Cole. Il avait été pourtant arrêté plusieurs fois, aux Etats-Unis, en Jordanie et même en Arabie Saoudite après le 11 Septembre…

(4) voir ici : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-victor-jara-a-guantanamo-la-68018

extrait :

« Quelques années auparavant, aux Etats-Unis, en 1986, à Secaucus dans le New Jersey, une société intitulée BMI inc est constituée. Selon les papiers officiels, c’est un organisme d’entraide pour musulmans et à la fois une sorte de banque pratiquant le système bien connu maintenant de l’hawalaUn système idéal, on l’a vu, pour blanchir l’argent sale. Toute la composition de l’organisme explique la mise en place d’un véritable système. Ben Laden n’a jamais eu de problèmes d’argent, on le sait. Et pas seulement en raison de sa fortune familiale. A sa tête, on trouve Soliman Biheiri, un des banquiers des Frères Musulmans (et l’un de ses dirigeants influents, Yousuf Abdullah Al-Qaradawi). L’homme est en liaison avec une banque, l’Al Taqwa Bank, dirigée par Ghaleb Himmat et Youssef Nada, qui seront accusés après le 11 septembre d’avoir financé le terrorisme. A côté de Soliman Biheiri, se trouve Abdullah Awad bin Laden, un neveu d’Osama bin Laden, qui investira 1/2 million de dollars dans BMI… Comme couverture dans le pays, il s’occupe officiellement de la World Assembly of Muslim Youth (WAMY) une organisation de jeunes musulmans. Il y aussi Nur et Iman bin Laden, deux jeunes femmes de la famille de Ben Laden. Et également Mousa Abu Marzouk, un des leaders du Hamas ! Il y a aussi inévitablement un saoudien… milliardaire : Yassin al-Qadi, qui soutient et finance alors une compagnie d’ordinateurs appelée PtechPtech a été créée par Oussama Ziade, Hussein Ibrahim et James Cerrato. Hussein Ibrahim, le vice-président de Ptech est aussi vice président de BMI ! Les vues de Ptech du marché n’ont jamais été très claires… on sent bien que la vente d’ordinateur n’est pas le but de la société.
 
Mais figurent aussi à la tête de BMI Saleh Kamel, dirigeant du Dallah Al-Baraka, un conglomérat de banques : c’est lui qui paiera les fausses études de deux des pirates de l’air, inscrits à la Fac mais n’y allant jamais : Khalid Almihdhar et Nawaf Alhazmi. Malgré leur jeune âge, c’était déjà des « vétérans », étant allés tous deux en Bosnie et en Tchetchénie, entre 1996 et 1998. Les deux se faisaient appeler directement par le téléphone satellite d’Osama Ben Laden. Surveillé on le sait par la CIA qui le capte et le déchiffre. Une autre partenaire influente est la Kuwait Finance House. Il y a aussi Tarek Swaidan, un koweitien associé à al-Qadi, un des leaders de la branche koweiti des Frères Musulmans. Il y a également Abdurahman Alamoudi, le dirigeant de l’American Muslim Council, qui mènera longtemps Bill Clinton en bateau avant d’avouer faire partie du Hamas (en 2004, il écopera de 23 ans de prison !). En 1994, il affirmait « non le hamas n’est pas une organisation terroriste« … ce que l’administration Clinton a cru pendant des années.
 
Mais aussi deux autres organisations, « The International Islamic Relief Organization » (IIRO) et la »Muslim World League », qui collectent l’argent d’organismes de charité pour le transformer en argent pour terrorisme selon la CIA. Du blanchiment d’argent pur et simple ! Selon le Financial Times, la première est en tout cas entièrement financée par le gouvernement saoudien. La banque BMI fonctionne bien : en 1992, elle dégage un chiffre de 25 millions de dollars. L’argent est brassé, mais quand elle va s’effondrer, en 1998, des gigantesques trous vont apparaître dans sa gestion. Beaucoup d’argent s’est évaporé. Comme Ben Laden, parti alors au Soudan ! Ou avec Ben Laden ? Ou via Mohamed Ali ? »

(5) il a été arrêté en Thaïlande le 11 août 2003 et serait depuis détenu à Guantanamo…. le problème est que la fiche que l’on a de lui ne présente pas du tout la même tête le 13 et 14 août 2003, Hambali a volé de  Thailand en Afghanistan, dans un Gulfstream IV jet, N° N85VM, de DynCorp, loué par la CIA dans ce qu’on a appelé un avion de « rendition ».

(6) « Le nom de code « Bojinka », qui pourrait dériver du serbo-croate ou de l’arabe dialectal, a gardé tous ses mystères. Plusieurs pistes sont évoquées quant à son origine. En anglais, l’acronyme « Bohica » (Bend Over Here It Comes Again) est un terme militaire fréquemment utilisé pour signifier une attaque imminente de l’ennemi. Arrêté au Pakistan en 2003, Cheikh Mohammed indiquait à la CIA que le mot n’avait aucune signification. Il l’aurait simplement entendu sur les lignes de front afghanes, alors qu’il se battait contre l’invasion russe ».

coulibaly (7) « Épouse du terroriste Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene a débarqué le 2 janvier à l’aéroport d’Istanbul en Turquie en compagnie de Mehdi Belhoucine, 23 ans. Déjà condamné, son frère aîné Mohamed est un ancien élève ingénieur d’Albi. Embauché pour faire du soutien scolaire par la mairie d’Aulnay-sous-Bois, Mohamed Belhoucine est arrêté en mai 2010 pour sa participation à la «filière afghane», qui aidait des combattants à partir en Afghanistan et au Pakistan. Le 11 juillet 2014, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis. Son cadet Mehdi, dont il est question aujourd’hui, avait été entendu lors de l’enquête, mais rien n’avait été retenu contre lui (photo à droite Paris-Match). » Rappelons que Mohamed Belhoucine arrêté, avait été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, couvert par sa détention provisoire, pour avoir alimenté un site jihadiste, et qu’à peine sorti du tribunal il était parti en Syrie faire le Jihad. Il avait été arrêté en mai 2010 pour participation à la «filière afghane», qui aidait des combattants à partir en Afghanistan et au Pakistan. L’enquête montre que Amedy Coulibaly a fréquenté la mosquée Omar, située à proximité de la rue Jean-Pierre-Timbaud (11e arrondissement de Paris) où les frères Belhoucine allaient également. « En 2009, Mohamed Belhoucine en Grèce et un complice à Fès au Maroc, se retrouvent dans des lieux fréquentés par le couple Coulibaly-Boumeddiene à la même époque » note le Monde. Plus le pique-nique de Sanabil !

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