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Responsabilités des attentats : l’association islamique qui encense les jihadistes et les poseurs de bombes !!! (1)

Plus j’ouvre mon téléviseur, en ce moment et plus je vois défiler ce dont je parle depuis des années sur internet. En 2011, il y a 4 ans déjà, lors de mes recherches sur le cas de Mohamed Merah, et les ramifications de son réseau (c’était tout sauf le loup solitaire si pratique pour Bernard Squarcini, qui en le présentant ainsi s’exonérait d’avoir à décrire l’organisation derrière lui), un autre point de chute d’activités salafistes ressortait, ou plutôt de tafkiristes Qotbistes (1), pour être plus exact. Ceux qui désiraient appliquer en effet les recommandations de Sayyid Qutb, celui d’où viennent tous les problèmes actuels de l’islam et de son dévoiement évident. Avec un point de chute situé à Torcy, en banlieue parisienne mais aussi à Noisiel, sa voisine, une petite commune du Val de Marne. Une association tafkiriste vient d’y être perquisitionnée, ce qui a déjà été l’objet de la part de ce groupe d’une énième manipulation sur Facebook. Son président vient tout juste d’être assigné à résidence, ce qui a fait bien sûr sortir de leurs gonds ses membres qui crient au scandale. Et pourtant : elle s’occupe entre autres, dit-elle, d’aider les prisonniers musulmans, dans les prisons françaises. Avec une drôle de conception de la forme de l’aide à apporter. Elle propose, par exemple, de leur écrire. Les gens qui l’ont fait ignoraient sans doute qu’ils écrivaient ainsi à des terroristes poseurs de bombes, dont un condamné en 1995 pour un projet fort voisin du 11 Septembre (seul un vague prénom leur a été donné) !  

fusilladeCette association, je suis tombé dessus à plusieurs reprises. La plus récente était celle-ci (le 4 juin 2014). C’était lors de l’affaire Mehdi Nemrouche, auteur de la fusillade du musée juif de Bruxelles, qui touchait autant la Belgique que la France, on le sait (2). Nemrouche, en 2011, avait été en liaison avec une association, alors qu’il était en détention. Sa demande à cette association était simple : il lui demandait des ouvrages religieux pour cultiver, on suppose, ses convictions. Une fois son crime commis à Bruxelles, le procureur de Paris, François Moulins, bien connu aujourd’hui de ceux qui suivent l’actualité avait déclaré que « Mehdi Nemmouche s’est radicalisé lors du dernier de ses cinq séjours en détention. Il purgeait une peine pour des vols aggravés. « Durant sa dernière détention, il s’était illustré par son prosélytisme extrémiste, fréquentant un groupe de détenus islamistes radicaux et faisant des appels à la prière collective en promenade », avait-il dit. Les ouvrages obtenus n’avaient visiblement pas calmé sa vindicte. L’association lui aurait-elle fourni de quoi renforcer sa radicalisation, elle qui était censées l’aider ? Il semble que ce soit le cas. Car ce qui ressort depuis est plus qu’effrayant, en effet.

diabyJ’avais déjà évoqué le problème ici : « La fameuse association de soutien aux prisonniers musulmans (qui a fermé depuis son forum… quel hasard !! !), je vous en avais déjà parlé le 25 mars dernier... à propos de l’affaire Merah. On y revient en effet. Car cette association hébergeait déjà comme adresse postale celle d’un franco-sénégalais (3), Omar Diaby (plus haut à droite mis en scène de propagande), membre également de Forsane Alizza, un individu qui posséde la particularité d’avoir été arrêté complètement par hasard (lui aussi !!!) et ce dès le 9 décembre 2011, à l’époque où Mohamed Merah séjournait en Afghanistan, ou un peu après : Merah était déjà rentré en fait et avait déjà été cuisiné par la DCRI un mois avant l’arrestation (fortuite) du même Diaby ! « Omar Diaby et quatre autres personnes originaires de la Côte d’Azur étaient sous surveillance des services de renseignement français depuis plus d’un an » avait-on pu lire alors : la DCRI de Squarcini savait qui il était et qui il recrutait !!! Diaby était suivi… Le journal Nice-Matin ayant surtout évoqué des liens directs entre le tueur toulousain et Omar Diaby : « selon une source officielle citée par Nice Matin, des « liens » auraient ainsi été mis en évidence entre Omar Diaby, basé à Nice, et Mohamed Merah, l’assassin de Toulouse. Si rien n’indique qu’ils préparaient un projet terroriste commun, ils partageaient semble t-il la même vision de l’islam radical. » Diaby, recruteur de jihdistes français pour la Syrie sur lequel je reviendrai.

sanabil essidL’association Sanabil s’occupe donc, en France, d’aide aux prisonniers. Très bien, il en faut, je pense, à part que la manière dont elle le fait est fort particulière, comme on va le voir (elle ne s’occupe que des prisonniers musulmans, enfin et pas tous, non plus, comme on va le voir également). Pour expliquer ce qu’elle fait, revenons si vous le voulez bien à Mohamed Merah, qui pendant des mois est allé porter des oranges à un détenu qui deviendra plus tard son demi-frère. Sabri Essid, qui est aussi celui qui l’enterrera quelques mois plus tard. Or ce fameux Essid, il figure aussi sur trois vidéos proposées sur le site de l’association. Et pas n’importe lesquelles. Les vidéos, subrepticement, ont été enlevées du site, et ont été reprises par un avatar sur YouTube, appelé « OubeidouRabbih«  de manière à ce qu’elles n’apparaissent plus aussi clairement comme liée à l’association (leur liens anciens sont déclarés morts). Trois vidéos faites avant les tueries de Montauban et de Toulouse. On y voyait un Essid faire le racolage pour la « petite PME » de Sanabil et dire entre autre qu’à Fresnes, c’était les détenus qui l’avaient nourri tous les soirs, lors des premiers jours, bien entendu, et non l’administration pénitentiaire. On n’est pas obligé de le croire, bien sûr. Venu faire aussi la promo d’ouvrages, comme « Ne sois pas triste« (« La Tahzan ») d’Aid alQuarni. Un sacré auteur, celui-là : il a été banni par les autoritessidés religieuses saoudiennes elles-mêmes, pour avoir plagié dans son livre un chapitre d’un auteur… féminin, Salwa Aededan, auteur de «La Tay’ass» (« ne renonce pas« ), lui aussi recopié semble-t-il. Un habitué du plagiat ayant aussi placé le poète égyptien Samir Faraj. « J’ai l’impression que ce livre a été fait pour moi » en dit Sabri Essid, qui n’assurait donc pas trop ses sources. Un  alQuarni qui déclarera en mars 2102 qu’il faut«tuer Bachar Assad» car «sa mort serait plus nécessaire que celle des israéliens». Essid, c’est à rappeler, est aussi, avec Fabien Clain, celui que Bachar el Assad, justement, avait arrêté et renvoyé en France en 2006 pour terrorisme en Syrie,lions après l’avoir largement torturé (ce que Bernard Squarcini n’avait donc pu ignorer, lui, si proche des services secrets saoudiens). Un Sabri Essid doucereux, en interview, qui fait aussi dans la vidéo la promotion des échanges de courrier avec Sanabil, des « lettres de soutien » dit-il; sans se rendre compte que c’était un bel aveu.. de soutien au prosélytisme du terrorisme : personne n’ignorant ce pourquoi il s’était rendu d’Artigat… en Syrie. Un terrorisme auquel  il n’a en fait jamais renoncé effectivement : à peine sorti de prison (après 4 ans de détention), et être allé enterré son demi-frère assassin de juifs et de soldats français, on retrouve son visage dans une vidéo ainsi que dans les pages de Dabiq (avec la page sur les « young lions » ou « cubs », ici à gauche). C’est lui, en effet, celui qui se tient derrière un jeune garçon qui n’est autre que son beau fils, à qui il a donné lordre d’exécuter un prisonnier accusé d’être un espion d’israël. Il n’y pas à douter, les « saines lectures » transmises par Sanabil ont porté !!! A force de lire les copies… d’un clown grotesque : en février 2013, le même alQuarni avait en effet déclaré fort sérieusement « qu’il refusera le prix Nobel de Littérature si on le lui propose !«  Les liens entre le clan Merah et la proximité notamment de Sabri Essid avec Abdelkader ne sont plus à prouver. Une image de surveillance de la DCRI révélée par FR3 les montrent à l’évidence : c’était bien aussi Essid qui avait radicalisé son visiteur de prison préféré : Mohamed Merah, téléguidé par  lui et par son propre frère; mais aussi sa sœur Souad, qui a applaudi ce qu’il a fait, ne l’oublions pas.

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ibnLe site de Sanabil révèle à profusion ce soutien au terrorisme et à la totale indigence culturelle des gens qu’elle manipule. Le second à venir s’exprimer s’appelle « Claude Ibn Qays », le « petit marseillais » sur Twitter (où il affiche ouvertement aujourd’hui encore le drapeau de Daech !). Il porte un pseudo takfiriste, tant le vocable Qays est connoté : son avatar n’a pas été choisi au hasard. La tribu des Qays, en effet, originaire de Mésopotamie, s’est étendue ensuite au Liban et en Syrie ; ainsi qu’en Palestine dont elle a fait son fief. Elle s’est longuement opposée à celle des Yaman, bien avant l’arrivée du prophète Mahomet. Une dizaine de siècles après, en l’an 1711, la bataille d’Ain Darra contre deux deux tribus Libanaises marque son apogée. Dans la bataille (ou « massacre », comme les Druzes Yamani l’appellent), les druze Qays ont ainsi vaincu  les Druzes Yamani (dont la ville phare s’appelle Bethléem, Jerusalem compole_prochain_-c3b1crtant les deux), les obligeant à migrer vers une région plus aride (Jabal al-Druze). L’Empire Ottoman réussira à rassembler les deux, mais au XXeme siècle les rivalités Qays-Yamanis reprendront.  Parmi ses grandes figures, on célèbre Thaabit ibn Qays ibn Shammaas ibn Al-Harith Al-Ansaari Al-Khazraji, chef de clan des Khazraj, dont le nom « raccourci » est Abu Muhammad ou Abu Abd ar-Rahman (Musaylima ibn Thimâma min Bani Hanifa), converti à l’islam, a fabriqué sa propre réputation de grand guerrier; il a été  tué en martyr au cours de la bataille d’Al-Yamaamah. Des exploits guerriers mis fillette tiranten avant bien entendu par ses admirateurs actuels, dont le dénommé Claude (ci-haut à droite), au lendemain de sa libération de la prison de Fresnes où il a séjourné deux ans), un ancien détenu qui, sur sa page Facebook, se félicite bien entendu de Sanabil mais poste en second dans sa liste de lien celui du PAS, la pseudo parti politique de… Dieudonné!  Mais également celle du site américain Pistols & Shotguns, dont on peut admirer en ce moment même l’incroyable exercice de tir avec plusieurs armes dont un fusil automatique d’une enfant de 13 ans (ici à gauche,  des images sidérantes !!!)…. on notera aussi son implication dans le mouvement contre l’expulsion aux USA de Nizar Trabelsi, qui relie son propre groupe  à celui de Bruxelles de Malika el Aroud. Plutôt actif sur le net, le dénommé Claude fait la promotion d’unarme-2-384b4 ouvrage particulier : celui intitulé Ansar Al Tawhid Saif Al Jihad, celui qui promeut le fameux « jihad défensif ». Un ouvrage réfuté un peu partout chez les connaisseurs de l’Islam. Dans son interview, il indique deux ouvrages envoyés pour lui par  Sanabil : « Comment augmenter ma foi », un  texte sorti tout droit du département de traduction des éditions AL-Hadith » … un éditeur islamiste installé à Bruxelles, qui imprime des ouvrages prosélytes de prédicateurs tels que le Sheik Al Fawzan… un prédicateur saoudien qui prêche par ailleurs ouvertement le recrutement jihadiste pour combattre en Syrie !!!

Mais aussi  « Le Nectar Cacheté » (Ar-Rahîq Al-Makhtoum, qu’il a du mal à prononcer) cité comme « ouvrage de référence sur la biographie du Prophète », écrit par le Cheikh Safiy Ar-Rahmân Al-Mubârakfûrî… qui est hindou et non arabe !!!qunaibi C’est une biographie de Mahomet écrite récemment, en… 1976 !!! Rédigée en prime à la suite d’un concours, organisé par la Muslim World League (ou MWL), une ONG musulmane fondée en 1962 à La Mecque par le prince Fayçal d’Arabie Saoudite avec le concours de représentants de 22 pays pour promouvoir le panislamisme… Fait notable, en 2002, le secrétaire général de MWL avait rencontré Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur pour lui présenter l’ouvrage, la MWL s’efforçant pourtant de promouvoir la  charia et de répandre l’enseignement islamique à travers la construction d’écoles et d’instituts musulmans, avec appuis et apports financiers conséquents. Aujourd’hui, l’ouvrage est même disponible sur Android App ! L’écrivain gagnant était déjà devenu entretemps directeur de la Madrasa saoudite de Dar-ut-Taleem, en Inde, puis avait ensuite rejoint la vaste école  coranique de Jamiah Salafiah à Bénarès. Cette même école sera l’objet d’une fouille avancée à la suite des terribles attentats de 2008 en Inde, un de ces professeurs, le mollah Abdul Mateen, ayant été accusé d’en avoir fomenté une partie !! L’association fait donc bien au vu de tous du prosélytisme en prison pour le terrorisme du jihadisme (l’image ci-dessus parle suffisamment d’elle-même) !!! Le « petit marseillais »salue aussi sur Facebook le jordanien Ryad Qunaibi (ci-contre à gauche) , un simple pharmacien devenu prêcheur arrêté en 2010 dans son pays pour avoir organisé une filière afghane de soutien à Al-Qaida, et condamné à 5 ans de prison, un peine suspendue peu après. L’homme, au débit vocal assez impressionnant, soutient aujourd’hui le front Al Nosra en Syrie. Il est relayé par le « Collectif Réflexions Musulmanes » (4) de Bruxelles, tenant des propos anti-démocratiques flagrants sur les élections en Egypte.  Soutenu par un collectif belge, qui reprend ici les discours du sinistre Mohammed Qutb; le fondateur des Frères Musulmans, opposé comme on le sait à la démocratie (Nasser l’a fait pendre, ce n’était pas pour rien !)…

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deux gusSur la photo de Sabri Essid; l’homme de bonne corpulence qui l’accueille dans l’association est son directeur, Bilal Bolamba (ici à gauche avec le « coach » de l’association à ses côtés), qui habite alors Torcy (5). Un informaticien travaillant chez un opérateur de téléphonie (un FAI). Il vit plus plus souvent seul dans « un modeste deux-pièces au rez-de-chaussée de l’office départemental HLM ». Seul, car sa femme Nabella et ses trois enfants vivent déjà au Caire depuis 2004. Il s’est inscrit là-bas à l’institut Qortoba, un institut salafiste dont le site ne semble plus donner signe de vie : l’institut, « nommé dans un rapport des renseignements généraux français » a été fermé dès 2005 par les autorités égyptiennes. De Torcy, il est venu à plusieurs reprises à Toulouse, pour visiter Sabri Essid en prison (ou chez lui comme on va le voir).  sanabil logoC’est à partir de ces fréquentes visites qu’il lui est venue l’idée, selon lui, de créer « l’Association Fraternité Musulmane Sanâbil » (« Les Epis ») en mars 2010  (dont le siége officiel est au 22, boulevard Marcel Sembat à St Denis (93) ) et qui en 2012 présente comme référent  » Antho Bolamba, (alias « Bilal ») (« 11 rue de Belair 77200 à Torcy »). Le hic, c’est que trois ans avant sa création, le dénommé Bolamba avait fait partie de la rafle des activistes terroristes de Toulouse, celle de la fameuse cellule syrienne d’Artigat !!! Il avait lui-même été arrêté le 14 septembre 2007 à Torcy, une arrestation qui suivait l’interception de Sabri Essid et de Fabien Clain à leur descente d’avion, de retour de Syrie !!!  Bolamba aura de la chance, ce jour là : il sera relâché après trois jours de garde à vue…. faute de preuves contre lui. Le procès qui avait suivi à Bruxelles (pour la partie belge de l’équipe, arrêtée en 2010) avait surtout réussi à démontrer une chose : les sources de financement du groupe, à part les appels aux dons, comportaient aussi…. des hold-ups : « dans un autre volet du procès, Ali Tabich et deux hommes, Abdel Ouahed Omghar (absent à l’audience) et Jamal Al-Charqy, ont été reconnus coupables d’une tentative de vol avec violences – un hold-up manqué – dont le butin aurait dû servir à financer leurs activités terroristes. Pour ces faits, les deux premiers ont été condamnés à trois ans de prison, le troisième à trente mois. » A Toulouse, on le sait Merah faisait dans les go-fast ou les cambriolages, pour s’acheter son équipement guerrier. « Au printemps 2014, maître Dubreuil et maître Picard, conseils de la famille Chennouf ont demandé par écrit au juge d’instruction Christophe Teissier de se pencher sur le fameux colt 11,43, un volet du dossier qui peut éclairer une partie du monde et des complicités de Merah. Ferrer en prison, les enquêteurs qui cherchent la provenance des armes, vont remonter jusqu’à Hossein AA, un petit escroc des Izards avec des connexions en Bulgarie ». Des armes des pays de l’Est, déjà.

bolamba« Un drôle ce couple », que celui de Bolamba, aux activités mystérieuses pour les voisins  selon le Parisien du 15 février 2007 : « Dans l’escalier, les voisins se souviennent surtout avoir vu Bilal Bolamba être souvent « habillé à l’afghane, portant gilet gris et pantalon bouffant ». Un responsable de l’entretien à l’office HLM se remémore également, qu’il y a quelques années, à son arrivée dans l’immeuble, l’épouse du suspect ne portait qu’un voile sur la tête. Puis elle s’est « enfermée dans une bourka », décrite comme « étanche de la tête aux pieds ». A l’extérieur, même ses mains étaient gantées. « Elle portait cette bourka noire, y compris à la maison. Un jour, nous lui avons demandé si nous pouvions entrer pour localiser  une fuite d’eau dans l’immeuble. Elle a refusé tout net l’accès à l’appartement au prétexte que son mari n’était pas là », s’étonne l’employé. Nabella s’était également opposée à ce que son nom figure sur l’interphone d’accès car, avait-t-elle dit, « seul le nom du mari compte». Hier, elle ne savait pas que son époux avait été arrêté ». Sur la photo (plus haut à droite), les sous-titres sont signés Sanabil.

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Bolamba, on le retrouve à une réunion en Belgique du  CRM (le fameux » Collectif des Réflexions Musulmanes ») le 14 avril 2013, preuve que des liens ont toujours existé entre Toulouse, Torcy et Bruxelles, et surtout avec la vieille filière syrienne d’envoyés jihadistes irakiens ou afghans avant de devenir syriens. Sont présents Bolamba et l’ineffable « coach » Habib Abou Idriss (à droite (6), mais aussi une femme, dont je reparlerai dans l’épisode suivant (il y a aussi Asma Berrou, présentée comme la femme de Nizar Trabelsi, toujours complètement voilée, alors qu’elle s’appelle Oum Maryam habituellement, mais bon).

dassyEn février 2013, deux mois à peine auparavant, la Cour d’Appel de Bruxelles avait pourtant déclaré le groupe comme soutenant ouvertement le terrorisme, dans le procès de la filière d’Ali Tabich dans lequel le fameux « prêcheur » était apparu fort contrit (et sans turban !): « les peines sont clémentes, probablement en raison de la quantité d’incidents de procédure soulevés par les avocats de la défense, qui n’en ont pas été avares.  Mais, fondamentalement, le dossier charpenté par le procureur fédéral, Jean-Marc Trigaux, est arrivé à bon port : le Centre islamique belge était bel et bien la base du recrutement en Belgique de tueurs engagés au service de Ben Laden. Abdel Rahman Ayachi, 33 ans, le n° 2 du CIB, est condamné à 5 ans de détention mais avec un sursis pour ce qui excède 40 mois d’emprisonnement effectif. Il vit actuellement en Syrie mais il est désormais sous le coup d’un mandat dassyd’arrêt international ». Dassy, qui avait fait profil bas durant tout le procès (on peut l’entendre ici fort doucereux au micro d’une chaîne de TV islamiste dire que Avachi n’avait jamais envoyé de jihadistes en Syrie !) avait manifestement été épargné : « le prédicateur du Centre islamique, Olivier Dassy, s’en sort mieux encore : sa peine de 40 mois est couverte par un sursis complet.  Il a quitté la prison de Saint-Gilles, hier soir. Avec le cheikh Bassam – dont le procès doit encore venir –, Dassy a célébré les mariages de Malika El Aroud, la fiancée des terroristes, avec Dahmane, mort en assassinant le commandant Massoud, puis avec un combattant actuellement en Afghanistan. Ses incantations extrémistes appâtaient les djihadistes ».  Un procès où un seul un homme avait été vraiment mis en cause : « Celui qui donnait les missions aux futurs kamikazes et qui préparait des hold-up pour financer les opérations, c’était Ali Tabich. Il écope de 40 mois sec également. Deux seconds couteaux sont très légèrement condamnés encore. La défense a bien joué son coup ! » concluait, un peu amer, DH.be.

Figurait donc aussi à cette réumedia_xll_7511552non du CRM  l’ancien prêcheur Olivier « Hamza » Dassy (ici à gauche avec Bassam Avachi), l’un des piliers du Centre Islamique de Bruxelles qui a défrayé la chronique pendant des années, après avoir  été offert par le roi Baudouin au roi saoudien Faisal bin Abdul Aziz Al-Saoud lors de sa visite dans le pays, en 1967 (et continuait à le faire en 2012 encore). Il n’est plus prêcheur, à ce stade, mais devenu combattant. Or c’était lui, Dassy, qui a célébré le mariage de Malika El Aroud, la « fiancée des terroristes« , avec Dahmane, mort en assassinant le commandant Massoud, mais aussi avec plus tard Moez Garsallaoui, mort lui aussi en Afghanistan, tué par un drone. La réunion s’était tenue à … Molenbeek. Un cliché daté semble-t-il du mois de mars dernier montre le même Dassy en Syrie, portant une veste militaire, surnommé là-bas « Hamza Talha« , en compagnie de Bassam Ayachi, à qui il manque désormais un bras depuis l’attaque à la bombe de sa camionnette le mois précédent (lors d’un règlement de compte ?).

 

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naouriEn juillet 2013, trois mois à peine plus tard, c’est vers Torcy que se tournent à nouveau les projecteurs.  A la suite d’un attentat attentat à la grenade dite « défensive » contre une épicerie casher – autrement dit juive – à Sarcelles (dans le Val-d’Oise, le Naouri Market), le 19 septembre, une enquête a remonté vers Torcy. La presse redécouvre.. une cellule d’illuminés voisine de celle de 2007, ou de 2010 en Belgique, mais avec cette fois des choses bien plus inquiétantes auprès d’eux: « D’inquiétantes découvertes lors d’une perquisition à Torcy (Seine-et-Marne) la veille ont justifié la prolongation des gardes à vue. Le procureur de la République de Paris, François Molins, s’en explique: « Nous sommes clairement et objectivement confrontés à une cellule terroriste d’une dangerosité extrême, alerte-t-il. Il convient dès lors que tout soit mis en œuvre, en employant l’ensemble des pouvoirs qui nous sont conférés par la loi, pour que nous mettions un terme à ses agissements et prévenions tout risque de commission d’une attaque terroriste en France. » À Torcy, d’abord, « dans un box utilisé par l’un des mis en cause », la police a mis la main sur « tous les éléments utiles à la fabrication d’engins explosifs », a révélé mercredi le procureur parisien. Pour les experts de police technique et scientifique à la PJ de Lyon appelés en soutien,  la moisson est riche: « Des sacs contenant du nitrate de potassium, du soufre, du salpêtre, des récipients type Cocotte-Minute et des ampoules de phare, tous produits ou instruments utiles à la fabrication de ce que l’on appelle des engins explosifs improvisés », assure le procureur Molins. »De drôles de paroissiens en quelque sorte. Mais il ne sont pas les seuls. La cellule de Torcy était reliée à celle de Cannes. Et Torcy à celle de Bruxelles.

captureSanabil, elle a choisi de puis de déménager et de s’éloigner un peu de Torcy  (mais pas de beaucoup, car on y va en bus !) : elle est désormais installée au 4 allée Jean Paul Sartre à Noisiel, en banlieue parisienne. En plein fief salafiste, évidemment. Un aumônier de prison fait aussi partie de l’association  (d’où son danger, car ainsi elle entre dans les prisons !) : c’est Ali Tatous, ancien conseiller municipal, l’aumônier de la prison de Meaux et membre de l’association Hipparque, qui fait dans l’humanitaire vers le Maroc... et de Fortunat Juvat. Il s’était inscrit en 2011 à la « Catho » pour parfaire ses connaissances : « installé devant lui au premier rang, Ali Taitous, 52 ans, est aumônier à l’hôpital et à la prison de Meaux (Seine-et-Marne). Arrivé d’Algérie en France en 1967 à 8 ans, ce cadre associatif essaie au quotidien d’expliquer sa religion à son entourage pour faire « tomber les préjugés ».  Depuis qu’il suit les cours, il comprend mieux « les peurs des Français vis-à-vis de l’islam » et se sent plus armé pour s’adresser à des institutionnels« . Si lui ne semble pas représenter de danger, la presse, elle évoque d’autres imams bien plus inquiétants, semble-t-il en Seine et Marne : « selon un haut fonctionnaire de la Place Beauvau, « une demi-douzaine d’imams se sont distingués en Seine-et-Marne par des propos qui ont attiré l’attention des services de renseignements, et deux d’entre eux faisaient même l’objet d’un signalement précis qui aurait dû, dans le courant de l’année 2012, justifier leur expulsion ». L’un d’entre eux, surtout, pourrait-on dire. sarko CFCMEn octobre 2012 Manuel Valls avait fini par l’expulser, ce Mohamed Hammami, 77 ans, responsable religieux Tabligh (6) de la mosquée Omar Ibn Khattab (à Paris, dans le XIe). Un tunisien qui avait fait avant son arrivée en France après trois ans de prison dans son pays pour avoir été proche du GIA; mais avait oublié de le signaler !!! Selon le Le ministère de l’Intérieur, « lors de ses prêches, l’imam avait tenu des propos ouvertement hostiles aux valeurs de la République. Il avait valorisé le jihad, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes ». Il avait entre autre appelé « à ne pas placer l’argent dans les banques » car cela « profite aux juifs »… Pas sûr qu’il n’ait été que le seul à ce jour à proférer pareilles insanités… hammamiLes journalistes de Canal Plus avaient été fort surpris  en 2004 de trouver chez lui un système scolaire suivant les préceptes sectaires de « Foi et Pratique » (il y aurait une cinquantaine de mosquées en France sous sa coupe) plus que succinct et surtout illégal, existant depuis au minimum 1996 !!! Et encore plus surpris par la réaction des occupants du château ou de  l’école, ou plutôt de la véritable madrasa, installée à Grisy Suisnes (près de Brie Comte-Robert et Melun). Ça c’était terminé en punching-ball. Pour avoir agressé les journalistes, le 11 mars 2004, Hammami avait écopé de quatre mois de prison avec sursis, et avait été reconduit… huit ans plus tard à la frontière. Le reportage se terminant par un rappel salutaire : l’organisation décrite faisait partie du CFCM nouvellement créé (en 2003) par Nicolas Sarkozy. Un ministre de l’Intérieur qui a fermé les yeux pendant huit ans (au moins) sur une école illégale où l’on enseignait de manière archaïque la religion ? Etonnant !!! Ce Sarkozy ne cessera jamais de nous surprendre !

affaire merah un an aprèsElectre_978-2-36942-345-4_9782369423454Plus gênant encore : dans le livre d’Alexandre Jordanov, « Merah, l’itinéraire secret », une accusation grave figure, qui recoupe un événement télévisuel passé lui aussi inaperçu. L’auteur revient ainsi sur les visiteurs qu’a eu Mohamed Merah chez lui : « entre les deux trajets TGV, le 21 avril, il sera photographié sortant de chez lui à Toulouse en compagnie de son ami et beau- frère d’un temps, « Sabri Essid, accompagné d’un troisième individu de couleur noire et de forte corpulence», qui ne peut être identifié. Mais une des taupes de la DCRI signale aux policiers qu’à cette date, un salafiste notoire, utilisant le portable d’un membre parisien du groupuscule médiatisé Forsane Alizza, est de passage à Toulouse pour saluer et rendre visite « aux frères ». En réalité, il s’agit d’un certain Bilal dit « Bolando », président de l’association Sanabil, officiellement censée aider les détenus musulmans. Une association à laquelle fera appel Mehdi Nemmouche, l’assassin de Bruxelles, et qui fournit aussi l’adresse postale d’Oumar Diaby, un prédicateur sénégalais originaire de Nice et expulsé sur ordre de Manuel Valls en 2013 ». Selon lui, donc, c’est bien le directeur de Sanabil, l’homme photographié, et la photo existe bel et bien, même si elle ne semble pas avoir été retenue dans le dossier de la DCRI sous Bernard Squarcini., pour des raisons qui sont propres à…. Squarcini, sans doute (ou à Claude Guéant ?). Ce cliché a en effet été dévoilé lors de l’émission « Affaire Merah, questions et réponses un an après« , à laquelle participait la mère de Mohamed Farah Chems Eddine Legouad, un des soldats abattus par Mohamed Merah, une photo tenue en main par maître Olivier Morice, un avocat qui n’a pas l’habitude de lâcher ses dossiers. Si c’est bien « Bolando », alias Antho « Bilal » Bolamba, qui y figure c’est en effet plus que gravissime !!! Cela remet en cause toute l’affaire, quand on sait les liens particuliers tissés entre Forsane Alizza et le pouvoir en place, qui a laissé développer le groupe et ne l’a arrêté qu’après les meurtres de Toulouse !!!

Demain, nous verrons que Sanabil ne s’est pas limité à promouvoir la famille Merah et ses épiphénomènes. L’association; assez habile pour apparaître comme apaisante dans certains articles, comme celui-ci rédigé par nos amis suisses, a aussi demandé à ses fidèles de bien étranges sollicitations, comme celles d’écrire à des poseurs de bombes, présentés comme « leurs frères », sans qu’ils ne sachent qu’ils en étaient, des poseurs de bombes…: scandaleux !!!

(1) lire ici ce terrifiant témoignage d’un étudiant Lillois sur les ravages chez les jeunes de quartier et d’Amar Lasfar, le responsable local, et celui de l’inquiétant Collège-Lycée Averroès et l’application méthodique du « plan Tamkine  » d’Hassan Al Banna  (extraits, l’original est ici):

« Le prédicateur qotbiste, qui m’avait repéré et chassé dans une salle de prière, lorsque j’étais étudiant au campus universitaire de Lille 1, en 1999/2000, me considérait, en réalité, tel un « soldat », obéissant, docile, et apte à défendre l’idéologie qotbiste.  Dans sa tête, il voyait en ma pauvre personne, peut-être un jeune guerrier, potentiellement capable de porter des « armes » idéologiques pour défendre son qotbisme, ou des armes tout court, si besoin est. Maintenant, que j’ai découvert tout ceci, je serais intéressé de connaître les raisons réelles qui l’ont poussées à s’intéresser à mon cas, et à me proposer d’intégrer le bataillon de l’UOIF !

Il nous expliquait les dix piliers de l’allégeance. Exactement les mêmes piliers, expliqués dans les années quarante, à tout jeune paramilitaire, lors de sa présence devant un maître d’armes, intégralement voilé, lors de la cérémonie d’allégeance, où ce jeune candidat avait une main posée sur le Coran et l’autre main sur le pistolet. Il nous disait que le « frère musulman » devait s’engager, une fois cette allégeance attestée, à observer ces dix piliers, qui sont : La compréhension (Fahm en arabe) ; la sincérité ; l’action ; le Jihad, y compris le recours aux armes ; le sacrifice ; l’obéissance totale ; la persistance ; la fidélité à l’engagement ; la fraternité et la confiance totale placée à l’endroit de la direction et du commandement.

Les cercles suivants, ce recruteur nous expliquait le sens de chaque pilier ainsi que ses principes fondamentaux. Il nous expliquait les vingt principes de la compréhension et insistait, bizarrement, sur deux piliers en particulier, à savoir : « l’obéissance » et « la confiance totale en la direction ». Il nous expliquait les trente huit devoirs que chaque « frère » devait accomplir, au quotidien, en nom de son allégeance à l’UOIF. Ce sont les mêmes trente huit devoirs qu’Hassan Al Banna exigeaient aux membres de son bras armé, et qui sont explicités dans cette fameuse « épître des enseignements », sur environ cinq pages.

En octobre 2005, lors d’une assemblée générale élective des « Frères Musulmans » de la métropole lilloise, Amar Lasfar, et le bureau de sa « Ligue Islamique du Nord » (LIN), ont présenté le rapport « moral » de leur mandat précédent. Ce rapport dressait l’inventaire des priorités d’action de la LIN. L’on y trouve, par exemple, la vision claire des « frères » concernant l’école d’apprentissage du Coran et de la langue arabe.

A ce sujet, le rapport d’Amar Lasfar dit expressément, je cite : « Cette institution doit être une de nos préoccupations majeures. Elle est l’un des lieux de renouvellement de notre potentiel humain. Elle est le terrain de culture de nos idées et de notre pensée. Elle est l’institution qui héritera de nos acquis pour en faire un avenir meilleur » !

Ici, il faut comprendre que l’on parle bien d’enfants de cinq à quinze ans, considérés par les « frères moujahidouns » du Nord, comme un terreau fertile, où il est impératif de cultiver l’idéologie qotbiste de la confrérie, dès le jeune âge, pour assurer l’avenir.

Au sujet de la formation religieuse des jeunes, le rapport d’Amar Lasfar préciseque: «  Ce secteur est très dynamique et affiche de grandes ambitions quant à l’encadrement d’une jeunesse qui a soif de savoir, et d’un public en besoin de langue arabe […]. L’institut doit continuer d’exister et constituer un des outils privilégiés dans la formation et l’éducation ».

A cette époque, la LIN avait un seul centre de formation : « L’institut Al-Imane ». Aujourd’hui, cet institut s’est beaucoup développé et diversifié. Il est très actif à la « Mosquée de Lille-Sud » et au « Centre Islamique de Villeneuve d’Ascq ». Mais de temps en temps, il déborde aussi sur le « Collège-Lycée Averroès », naturellement, avec la bénédiction de la direction actuelle. Et ce, pour deux raisons : D’abords, parce que certains formateurs, « frères moujahidouns », à « L’institut Al-Qods » sont aussi des enseignants au « Collège-Lycée Averroès ». Et ensuite, parce que certaines activités idéologiques de cet institut islamiste sont organisées au sein même de cet établissement privé, sous contrat d’association avec l’Etat

Par ailleurs, le « frère moudjahid », fin connaisseur de la littérature d’Hassan Al Banna, que j’ai cité auparavant, toujours professeur dans cet établissement et élément incontournable de l’échiquier islamiste du Nord, après avoir expliqué certaines contraintes que rencontrait cet établissement depuis sa création, il déclarait : « Si aujourd’hui nous subissons les enseignants et les formateurs, demain nous devons les choisir. Il faudrait tout faire pour que nos cadres frères musulmans aient la mission de formation de nos jeunes, au sein du lycée et dans d’autres structures » ! (…) Force est de constater que, désormais, l’Etat finance, avec l’argent du contribuable, et le soutien de l’UMP, plus de dix-sept postes d’enseignants au « Collège-Lycée Averroès ». Parmi ces dizaines de professeurs, il y a bel et bien des professeurs « frères moujahidouns ». Il y a aussi des professeurs, plus ou moins, proches de l’idéologie islamiste. Et il y a des professeurs lambdatiques, recrutés pour simuler l’ouverture et la diversité. Il est toujours conseillé de joindre la ruse à la valeur, dit-on. »

Le « Plan Tamkine » de 1992, découvert chez le qotbiste Mohamed Khayrat Chater en Egypte, ne préconisait-il pas comme recommandation stratégique d’utiliser l’élite des « Frères Musulmans » pour faire de l’entrisme politique et infiltrer les corps de « l’armée », des « médias » et de la « Justice », entre autres ?

En 1939, dans un discours très particulier traitant de la stratégie du Tamkine global, de ses trois étapes, de ses objectifs et de ses moyens, le fondateur adressa ces paroles dédiées à la France, à ses « frères », réunis au tour de lui, au cinquième congrès de la confrérie. Son propos est fidèlement transmis aux générations suivantes. Il disait, je traduis :

« … La France qui avait prétendu, pendant un temps, être l’ami de l’islam, elle devra rendre longuement des comptes aux musulmans. Nous n’oublierons jamais son honteux positionnement à l’encontre de notre chère Syrie. Nous n’oublierons jamais sa position vis-à-vis de la question marocaine et du Dahir Berbère[9]. Nous n’oublierons pas nos frères nombreux, tous ces jeunes de la patrie marocaine, libre et combative, jetés aux fonds des prisons et aux extrémités des exiles. Viendra le jour où ce compte sera réglé. C’est ainsi que nous faisons alterner les jours fastes et les jours néfastes parmi les hommes »[10], disait-il ! »

Mais l’UOIF, bien qu’elle soit soutenue généreusement par des cheikhs pétrodollars et financée, en partie, par les deniers publics sous couvert de contrats d’association avec l’Etat, cette entité islamiste, très organisée et très active par ailleurs, ne peut strictement rien sans le soutien effectif d’hommes politiques, de gauche comme de droite, et la connivence d’autres acteurs associatifs et médiatiques. Dans le Nord, à Lille, c’est bien la droite de Jean-René Lecerf (UMP) qui déroule le tapis rouge aux qotbistesde l’UOIF(nota :  Jean-René Lecerf est aujourd’hui devenu le responsable de la région !). Dans le Sud, au quartier Nord de Marseille, c’est bien la gauche de Samia Ghali (PS) qui passe l’aspirateur[14]. Cette dernière se vante aujourd’hui, sur sa page Facebook d’avoir défendu, au nom de l’égalité et de la diversité, auprès du « Ministère de l’Education Nationale » la demande d’un certain Mohsen Ngazou (cf la Mosquée de Woippy, une des rares financées par l’Etat... et l’UMP) de signer le contrat d’association entre l’établissement scolaire Ibn Khaldoun de l’UOIF et l’Etat.

(2) il avait rencontré ses deux complices Nacer Bendrer, et Mounir Atallah en prison, à Salon de Provence.

(3) expulsé bêtement par Manuel Valls en février 2014.  « Omar Diaby, un Sénégalais de 37 ans, avait été interpellé le 9 décembre 2011. La raison de son interpellation ? Il s’apprêtait à faire partir trente jeunes issus de la cité Bon Voyage, à l’est de la ville, pour l’Afghanistan » (…) D’après la même source, Omar Diaby avait déjà été condamné en 2003 pour le braquage d’une banque à Monaco. « Il se serait radicalisé en prison où il aurait appris le Coran. Il était membre actif, (avec quelques autres personnes) de « Forsane Alizza ». A en croire la dame qui vit en France, ses enfants seraient actuellement à la frontière turco-syrienne, après avoir été attirés au Sénégal et convoyés par voie terrestre pour le « djihad ». Se disant « inquiète », Mme Guèye a confié leur avoir parlé au téléphone et que ses enfants lui ont dit être en train d’effectuer « le grand voyage », avec notamment un enfant de « 4 ans et demi » d’un de ses garçons qui l’aurait arraché à sa maman. Omar Diaby aurait aussi « recruté » des jeunes de sa cousine et du voisinage, notamment d’origine maghrébine. Sen24heures a appris que le mis en cause serait sous le coup d’une interdiction de séjour en France et opérerait depuis Dakar où il s’est replié dans le zone de Ngor. »

(4) « L’Arabie saoudite revendique le droit de convertir et de répandre partout dans le monde sa vision de l’islam, qu’elle considère comme la seule authentique. Rien d’illégal a priori. Sauf que sa doctrine, le wahhabisme, est jugée excessive, voire sectaire, par de nombreux musulmans, comme le suggère un ouvrage récent: Les Egarés. Le wahhabisme est-il un contre-islam ? De Jean-Michel Vernochet (Sigest). Le wahhabisme repose sur six principes intangibles : monothéisme absolu (tawhid), interdiction des innovations impies (bid’a), loyauté à l’égard de l’« islam pur » et dissociation avec tout ce qui n’est pas musulman ou musulman conforme, comme les soufis ou les chiites (Al wala wa I bara), excommunication des mécréants et des musulmans déviants (takfir), combat armé (djihad). Depuis 1979, a calculé l’historien britannique Charles Allen, les autorités saoudiennes ont consacré plus de 70 milliards de dollars à la diffusion de leurs idées.  Premier bénéficiaire de dons saoudiens, en Belgique : le Jardin des Jeunes, créé à Bruxelles en 1997. On y donne des cours d’arabe et de religion. Plusieurs libraires islamiques en dépendent. Le centre al Imam al Bokhari (1998) coordonne les courants pro-saoudiens en Belgique. Dirigé par des wahhabites d’origine turque, l’ASBL Centre d’éducation et culturel de la Jeunesse (1998), mieux connu sous le nom d’Al Maarifa (Saint-Josse-ten-Noode), possède sa propre imprimerie, Dar el Hadith. A la même adresse, se trouve la Faculté des sciences islamiques de Bruxelles, qui donne des cours d’arabe et propose un cursus théologique de cinq ans, non reconnu par la Communauté française. Depuis deux ans environ, une nuée de petites organisations semi-officielles sont apparues, se référant à des prédicateurs de la dissidence wahhabite, avec des dérives sectaires comme celles d’Abou Chayma, condamné pour torture dans le procès pour exorcisme de Bruxelles et qui, ayant purgé sa peine, continue à donner des « cours de religion ». Sharia4Belgium est l’un de ces groupes informels, très actif dans la rue et sur le Net. Le dernier né de la galaxie est le Collectif Réflexions Musulmanes (CRM), fondé à Bruxelles à la fin de l’année 2012, en vue de « propager un discours islamique authentique ». Sous l’égide du CICB, une alliance originale s’est nouée entre des conférenciers salafistes très populaires (Mustafa Kastit, Rachid Haddach), et des Frères musulmans plus « politiques » et qui n’affichent pas les caractéristiques vestimentaires des salutistes. »

(5) Bolando « Bilal » Antho, le président de Sanabil, une association de soutien aux détenus islamistes ayant jusqu’ici pignon sur rue a été mis en résidence surveillée ce 15 novembre. Comme le précise l’arrêté officiel qui le concerne, ce gourou salafiste de Noisiel dans le 77 est considéré par les services antiterroristes comme un « théologien et figure emblématique du salafisme en Ile-de-France, impliqué dans une filière d’acheminement vers la Syrie et mis en cause dans plusieurs affaires d’association de malfaiteurs, financement du terrorisme et apologie du terrorisme », autant d’incriminations que l’intéressé nie catégoriquement. Antho est pourtant connu pour ses contacts directs notamment avec Mehdi Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles et Sabri Essid, l’ancien mentor de Mohamed Merah, aujourd’hui djihadiste en Syrie. Il y a quelques mois, ce Sabri Essid était apparu dans une vidéo de propagande de Daesh montrant l’exécution d’un otage russe tué d’une balle dans la tête par le propre fils de sa compagne, âgé de…13 ans ! »

coach(5) il se présente ainsi sur le net : comme un drôle de coach anti-divorce (conseiller conjugal ?) ou entraîneur religieux (« la base de tout »)…. Ailleurs on appellerait facilement ça un gourou de secte :

« Al-Kanz : Quel est l’intérêt pour un entrepreneur musulman de vous solliciter ?
Habib Abou Idriss : L’intérêt varie. Un entrepreneur peut me solliciter pour améliorer les performances de son entreprise, pour devenir meilleur chef d’entreprise ou encore pour augmenter le chiffre d’affaires de son entreprise. Notons que toutes les entreprises du CAC 40 ont un coach pour les suivre. Ce n’est évidemment pas anodin.

Al-Kanz: Et pour un particulier ?
Habib Abou Idriss : Pour un particulier, l’intérêt sera de mieux gérer sa vie et de la prendre en main par la grâce d’Allah, de mieux se connaître, de mieux communiquer, de mieux gérer son temps, d’éviter parfois le divorce ou d’améliorer sa vie de couple, mais aussi d’avoir une meilleure relation avec Allah puisque j’inclus dans tous mes coachings et séminaires la religion, base de tout, sans laquelle aucune réussite ne saurait être envisagée.

Al-Kanz: Que répondez-vous à ceux qui considèrent que le coach est un charlatan et que le coaching n’est qu’une supercherie ?
Habib Abou Idriss : Je leur demande simplement de laisser leurs doutes de côté et d’être sincères dans leurs critiques. On ne peut être à mon sens que dans un des deux cas suivants :

– soit on gère de manière optimale toute sa vie, en tout point, et dans ce cas c’est moi qui suis intéressé d’apprendre de personnes comme cela, en payant très cher s’il le faut.
– soit on reconnaît que, comme la plupart des gens, chacun doit et peut s’améliorer et dans ce cas-là, le coaching avec un coach compétent, par la grâce d’Allah, permet d’avancer et de s’améliorer. »

(7) Tabligh : le mouvement religieux à l’origine des départs des jeunes de Lunel, par exemple. Lui aussi est né en Inde, en 1927.  « Comme l’explique Gilles Kepel, spécialiste de l’islam en France, le mouvement Tabligh s’est développé en France dans les années 1980 sur les désillusions de la marche des beurs et de SOS racisme. Lorsqu’après les promesses, les jeunes issus de l’immigration comprennent que la politique ne pourra rien pour eux, certains tombent dans la délinquance et la toxicomanie. Le mouvement tabligh vient les chercher, rend des visites en prison et à l’hôpital, et les remet sur le droit chemin, en leur enseignant une pratique littérale et rigoriste de l’islam. Ce travail de terrain, ce prosélytisme très actif dans les quartiers difficiles est délibérément toléré par les autorités, car les tabligh pacifient les cités. Aujourd’hui, la nébuleuse salafiste a pris le relais dans les banlieues, et le mouvement tabligh et en perte de vitesse, même s’il semble toujours avoir une certaine influence dans les milieux plus ruraux. Contrairement aux Frères musulmans, leurs rivaux, les tablighis n’ont pas de projet politique, et se cantonnent à la sphère religieuse. Théoriquement, ils sont opposés à l’action violente, qu’elle soit politique ou djihadiste. Mais dans les faits, la radicalisation religieuse qu’ils proposent sert parfois de préliminaire, voire de sas de passage vers le terrorisme. Les jeunes de Lunel en sont un exemple. En mai 2013, l’homme qui avait agressé militaire à La Défense à l’arme blanche était passé par les réseaux tablighis ».

on peut regarder aussi ceci :

http://www.wat.tv/video/mohamed-merah-an-apres-encore-5vz9f_2i6xp_.html

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