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On nous parle de « réforme » de l’assurance-emploi.  En réalité, ce que veut faire le gouvernement de Pauline Marois, qu’il est de plus en plus difficile de voir avec la complaisance qui nous l’a fait élire, c’est transformer radicalement  le principe … Lire la suite

R?forme de l?assurance-emploi


On nous parle de « r?forme » de l’assurance-emploi. ?En r?alit?, ce que veut faire le gouvernement de Pauline Marois, qu’il est de plus en plus difficile de voir avec la complaisance qui nous l’a fait ?lire, c’est transformer radicalement ?le principe paritaire sur lequel repose l’assurance-emploi depuis sa cr?ation.
Le gouvernement veut s?assurer de « quelque chose ». La question est de savoir: ?veut-il sinc?rement s?assurer de prot?ger l?argent de l?assurance emploi ??… Ou ne veut-il pas ?plut?t ?s?assurer une juteuse source de revenu nouvelle sans porter l’odieux d’une nouvelle ponction fiscale sur le population exsangue ? ?videmment, il affirme la bouche en coeur qu’il ne s’agit pas du tout de ce second objectif… , mais est-ce bien vrai?
Le probl?me vient du fait que le gouvernement semble avoir choisi d’oublier certaines donn?es essentielles de l’?quation:
1) L?argent de l?assurance-emploie est celui des entrepreneurs et des travailleurs. RIEN ne vient des ??taxes??.
2) L?assurance-emploi permet ? un entrepreneur dans un domaine saisonnier de retrouver es employ?s comp?tents apr?s la saison d?arr?t de travail, une ?l?ment clef de la stabilit? ?du march? du travail
3) Corollairement, l?assurance-emploi permet ? un travailleur d?un domaine saisonnier de retrouver son travail habituel apr?s la saison d?arr?t de travail. Un ?l?ment ?essentiel au maintien de son appartenance ? une professions et ? la continuit? ?de son plan de carri?re
4) L?assurance-emploie ne fait pas du tout partie de l? »Aide sociale, » puisque ce n?est pas une ??aide?? de la part du gouvernement.
5) Ce que le gouvernement a fait, c’est-?-dire?: prendre 56 milliards de dollars ? l?assurance-emploi et s?en servir pour l?administration du pays c’est s?accaparer d?un argent qui ne lui appartient pas; c’est-?-dire VOLER LES ENTREPRENEURS ET LES TRAVAILLEURS.
6) Les propri?taires (entrepreneurs et travailleurs) de ces argents pourraient, s?ils le voulaient, changer d?administrateurs et placer cet argent en fid?icommis chez un autre organisme qui l?administrerait.
7) Il est malhonn?te ?- plus sp?cifiquement, c’est ???voler la population?? – de restreindre les normes d?accessibilit? ? l?assurance emploi, quand cela produit une migration des ch?meurs vers l?aide-sociale qui est, elle, pay?e par l?argent de la population en g?n?ral, donc par nos taxes.
Il serait important que le gouvernement COMPRENNE ces r?alit?s, avant de demander ? la population de « COMPRENDRE » leurs ?lucubrations sur les voleurs et les fraudeurs.

Andr? Lefebvre

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11 Commentaire

  1. avatar

    Bravo!
    Non seulement c’est un vol, mais c’est d’une imbécillité rare: ici, un travailleur qui va à 100 km « vole » littéralement la place d’un autre travailleur. Qui doit aller à 100 km… Pour un travail – n’importe lequel…
    M. Harper nous argument le cas du chômeur-fraudeur.
    En éliminant les sénat, on pourrait nourrir bien des bouches. Et, concernant les sénateurs, on sait maintenant qu’il y a des fraudeurs parmi eux.
    Le régime AE est déjà assez sec pour les travailleurs saisonniers.
    Couper l’eau…
    Mais on aura de beaux bateaux en 2017.
    Bonne journée!

  2. avatar

    On comprend à demi-mots que toute cette bouffonnerie sert à consoler la classe moyenne de son sort (puisque depuis des mois on lui balance tous les jours qu’on la vandalise)en pointant du doigt des responsables qui ne le sont pas et de détourner à d’autres profits les fonds prévus. On est toujours devant la main plus vite que l’oeil et devant le sempiternel dossier malsain et biaisé des profiteurs du système qui arrange tout le monde, sauf ceux que le système «flush» en passant. Et les «flushés» ne manquent pas.

    A ce sujet justement, le gouvernement du Canada a entrepris par le biais du bureau de la concurrence de se mettre le nez dans la collusion et la corruption (ville de Gatineau). Serais-ce le moyen idéal pour rendre l’UPAC et par extension la Commission Charbonneau moins… performantes en leur sifflant les dossiers avant qu’ils n’y mettent le nez?

    Je crois que le gouvernement du Canada procède de la même façon, en sourdine, dans le dossier de l’assurance-chômage. Mon petit doigt me dit qu’il a tout intérêt à faire vider toujours plus les régions en cachant ses intentions. Moins de gens contesteront la venue de tout ce qu’ils ne voulaient pas voir. On parle de pétrole, de gaz et de la multitude des projets de développement durable peu souhaitables capables de s’implanter. Ce serait selon moi l’économie qu’on leur réserve. Autant les contraindre, sinon les affamer pour en venir à bout. De toute façon le gouvernement sera gagnant, si on oublie bien sûr que nous sommes le gouvernement. Il y a des gagnants… j’en suis sûre! Lesquels c’est autre chose…

  3. avatar

    Remarquez que, pour l’instant, ce n’est pas le gouvernement provincial qui s’est accaparé de 56 milliards de dollars, durant les 10 dernières années, qui appartenaient aux travailleurs.

    Ce n’est pas, non plus, le gouvernement provincial qui a migré les chômeurs vers l’aide sociale en resserrant les normes de l’assurance-emploie.

    Cette « assurance » et non ce « service » est toujours aux mains du fédéral.

    Amicalement

    André Lefebvre

  4. avatar

    De mon côté je parlais bien du fédéral. Son rôle d’ingérence est plus nébuleux, mais il n’en demeure pas moins qu’il tire plusieurs ficelles qui ont toutes leurs conséquences sur l’économie du Québec, de plus en plus sur les directions que celui-ci prend et assurément plusieurs conséquences sur la précarité économique, ce qui a pour tendance d’infléchir les décisions à prendre pour qu’elles rencontrent les volontés du fédéral. Et elles puent le pétrole depuis un moment.

    Le Québec quant à lui est responsable de tenir tête à toute ingérence déraisonnable du fédéral qui puisse avoir des conséquences sur le bien-être de la population, surtout lorsque celle-ci devra payer le prix de son propre inconfort. Mais le Québec voudra-t-il tenir tête au fédéral pour les mêmes raisons que la population ou en profitera-t-il pour demander une révision de la péréquation pour mieux accueillir les flushés et pour foncer là où justement il marche sur des oeufs en ce moment, soit le dossier pancanadien pétrole power.

    C’est mon opinion remarquez, car à force de voir que le gouvernement du Québec quel qu’il soit n’a pour but ultime que de tirer des bénéfices financiers qui lui permettent de propulser des intérêts de leur part aussi pas tous avoués, un chômeur et peut-être un futur assisté social de plus seraient le prix à payer pour avoir les coudées franches.

    Et on en revient à la collusion et la corruption à laquelle le Canada s’intéresse par la porte d’urgence. Je veux bien me rappeler que quand il a vendu Energie atomique Canada à SNC-Lavalin pour la somme de 15 millions, il se peut que certains voiles doivent rester opaques. Pensons aussi à cela et c’est là qu’on frappe à la porte de la Commission Charbonneau:
    http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2013/03/01/005-genivar-gatineau-concurrence.shtml
    http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2012/12/03/009-edifices-federaux-snc-lavalin.shtml

    L’assurance-chômage et la corruption sont bien deux sujets différents, mais ceux qui la pratiquent ont tout intérêt à prendre les grands moyens pour qu’elle puisse se poursuivre, que personne ne vienne y mettre un frein et qu’elle demeure cachée. Ce ne serait pas l’apanage exclusif des quelques personnes ciblées à date, quoiqu’on fera tout pour que ça le demeure le plus possible. Les chômeurs avaient le profil de l’emploi. Ils étaient bien ceux à sacrifier pour jeter de la poudre aux yeux au reste de la population souvent volée à plein régime et foncer là où l’argent va couler à flot. On oublie pas qu’ailleurs c’est Idle-no-more qui coiffe le même chapeau. Chômeur outragé ou flushé du système c’est du pareil au-même. L’important c’est le but. Et le but serait le quelque chose que des gouvernements recherchent sans avoir la transparence de l’avouer à leur population.

  5. avatar

    Sans avoir la transparence de l’avouer à leur population… il aurait fallu que j’ajoute: et pour cause.

    Sinon pour le reste cela tombe sous le sens que les travailleurs saisonniers formés pour répondre à des besoins, qui choisissent aussi de bâtir leur vie autour d’une précarité d’emploi (emplois nécessaires au reste de la population), seront confrontés à des défis imbéciles, à des contraintes sauvages et préjudiciables. Cette perspective de la réforme pour les contraindre est d’une audace peu commune. Les ministres et les députés se font payer des budgets de transport et de logement parce qu’il y a longtemps qu’ils ont compris que ça coûte cher travailler loin de chez soi. On a pas besoin d’être en limousine pour s’en rendre compte.

    Et je ne touche pas le sujet de l’expertise qui a toute sa place. Sans elle plusieurs emplois saisonniers seront difficilement exécutables.

  6. avatar

    La réforme actuelle n’est quand à moi une suite logique du virage entrepris par les gouvernements dont la première étape à été le report à 67 ans de l’âge le retraite. À ce moment le gouvernement faisait d’une pierre deux coup, 1: Évitait de payer deux ans de rente à chaque travailleur qui soit dit en passant ont travailler toute leur vie afin de payer ces rentes et pour la plupart pas question de prime de départ. 2: Assure aux wallmart du canada une main d’œuvre disponible sans possibilité d’augmentation de salaire dans cette catégorie autre que celle prévue par la loi. La question que je me pose, dans la notion d’emploi raisonnable de la ministre Finley, seras t-il possible pour un travailleur de refuser un emploi simplement parce que le quart de travail ne lui convient pas? Les usines tournent 24 heures par jour et 7 jours sur 7, n’est-ce pas là qu’une manœuvre afin de rendre disponible une main d’œuvre qui pour la majorité préfère se lever aux petites aurores plutôt que de passer la nuit debout trois ou quatre jours par semaine?

    • avatar
      SylvainGuillemette

      «seras t-il possible pour un travailleur de refuser un emploi simplement parce que le quart de travail ne lui convient pas? »

      Malheureusement, non. La loi du travail oblige tous salariés à se plier aux caprices du patronat en ce sens, dans les 24 heures suivant l’indication du changement d’horaire.

      Nous vivons dans une dictature bourgeoise, ne l’oublions pas.

  7. avatar

    j’hésite a aborder une à une les filouteries de l’État sur ses citoyens, car j’aurais peur qu’en montrant des taches on ne fasse oublier que tout le tissu est crotté au-delà de tout ce qu’on imaginer. Je ne vois pas une seule des grandes fonctions de l’État qui ne soit inepte, corrompue, INACCEPTABLE. Cette histoire n’est qu’une peccadille si on la compare à l’intérêt qu’on choisit de payer aux banques au lieu de faire émettre la monnaie par le trésor public… et pas mieux en santé ni éducation… Devons bous parler de la justice ? De l’information ? Ils sont à vomir

    Pierre JC Allard

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    Un gouvernement n’agit que très rarement sans avoir bien calculé son coup et surtout ayant préalablement analysé la porté de son geste sur le long terme. En fait, nous les communs des mortels voyons la plupart du temps une politique en 3 dimensions et saisissons mal le réel dessein d’un cabinet d’état qui lui ajoute une 4ème dimension (c’est-à-dire une notion de prolongement dans le temps). Un virage à droite lentement mais sûrement se dessine dans le paysage politique canadien et surtout Québecois (quoi qu’en dise les médias) sous la pression toujours plus grande des grandes banques et des multinationales de l’énergie et des ressources. Le chômage augmentant spécifiquement dans les régions de l’est (puisque ce sera les provinces de l’est qui seront les plus touchés) forcera une majorité d’individu à quitter leur régions natales pour les grands centres ou accepter de se faire piller leur ressource (sans compter les dégâts irréversible possible à plus ou moins long terme) par des multinationales tout en se pinçant le nez pour avoir un moyen de subsistance. Les coupes du chômage au fédéral coïncide avec celle de l’aide sociale au provincial par un gouvernement qui se dit souverainiste et par dessus le marché social démocrate. Un tel geste aura pour effet d’obliger une masse critique de changer de travail, de changer de milieu de vie ou tout simplement d’accepter des conditions dégradantes par rapport à son ancien emploi. En d’autres mots, il ne s’agit que d’une mesure manipulé et sournoise de déportations de populations et de mise au bétail industriel et commerciale. Tout ceci avec l’aval des médias (écoutez la radio de Québec par les temps qui courts, ces imbéciles de droite devrait peut-être se rappeler que le sushi et tartare au saumon de l’atlantique qu’il se gobe vient des même pêcheurs qu’ils condamnent ouvertement à l’exil. Ces mêmes individus vont jusqu’à pousser l’odieux démagogique en prétendant la vertu d’une telle mesure pour la classe moyenne qu’il s’imagine représenter… Hors je connais bien des employés de la construction qui à ce que je sache gagne un salaire de classe moyenne qui verront leur conditions de vie se dégrader entre deux chantiers et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre. J’appel ouvertement la population francophone en signe d’appui réel à ces travailleurs de rejeter en bloc une réforme digne des bas fonds duplessistes et sous fond idéologique d’un néo-libéralisme crasse que l’on doit lutter avec véhémence. NOUS SOMMES LE PEUPLE ILS NE SONT QU’UNE POIGNÉE D’ESCROCS !!!

  9. avatar

    Historiquement, la révolution française s’est fait au cri de « Ça ira! ». Je me demande si la prochaine ne se fera pas au cri de « C’est assez! ».

    Pour l’instant, toutes les populations font connaître leur « raz-le-bol » total. Les autorités n’y voient que dalle se croyant intouchables. « Pôvres imbéciles! »

    Amicalement

    André Lefebvre

  10. avatar

    La révolution française s’est faite au son d’une lourde lame dite « rasoir national », tranchant méthodiquement des têtes, simple rationalisation d’un processus déjà bien engagé par des initiatives privés, fixant les chefs des chefs au bout de longues piques.

    Il n’y a pas d’exemple historique de toute une classe sociale renonçant a ses privilèges sans qu’on ne l’y oblige. On ne l’y oblige pas par des lois – c’est elle qui fait les lois – mais par la force. Le reste est bavardage.

    Aussi longtemps que chaque citoyen docile et velléitaire pensera que c’est a son voisin de se révolter, ou croira les faux prophètes qui lui disent qu’il faut « organiser » une révolte, rien ne changera. La révolution ne se fera que quand certains, agissant seuls, feront ce que EUX, chacun pour soi, peuvent faire pour détruire le Systeme et mettre hors d’état de buire ceux qui leur tombent sous la main de ceux qui en profitent.

    Le précise que ceci n’est pas un appel à la violence, mais un simple constat des conditions regrettables qui accompagnent toujours, hélas, les changements sociaux significatifs.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2011/05/31/puerta-del-sol-on-brise-la-boussole…/

    Pierre JC Allard