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Réflexion sur notre « différence» »

Source de l’impérialisme américain, ou pourquoi les guerres!!!

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De façon générale, il nous semble être acceptable que l’homme soit un animal essentiellement « sociable ». Il nous semble évident que l’esprit « religieux » nous apparaisse comme étant issue d’élucubrations superstitieuses des origines de l’humanité et, ainsi de suite. Nous pourrions donner plusieurs autres opinions qui nous paraissent tout aussi évidentes; on pourrait ajouter celle qui veut que la Terre nous « retienne » sur son sol.  Par contre, toutes ces « opinions » semblent, de plus en plus, n’être que des « impressions » totalement superficielles.

L’homme n’est pas « essentiellement » sociable autre qu’au niveau familial. Il est devenu « social » par la force des choses, c’est-à-dire à cause des conditions environnementales.

La religion n’est pas un effet des superstitions des premiers humains. Elle paraît être le résultat de la perte de compréhensions d’anciennes connaissances simples mais  importantes et fondamentales sur les lois physiques de l’évolution.

La démocratie actuelle n’est pas le « gouvernement du peuple par le peuple », mais plutôt la main mise d’une élite sur le contrôle des richesses naturelles.

La noble  défense de cette « démocratie » à travers le monde, n’est pas une visée vers la liberté sociale mais plutôt le passage du contrôle sur les richesses nationales à celui des richesses internationales de la part d’une élite encore plus restreinte que l’élite antérieure.

Et, finalement, Einstein a prouvé que ce n’est pas du tout la Terre qui nous retient sur son sol.

Ce sont tous là des sujets de discussions qui nous font toujours « réagir », plus selon nos dogmes personnels, inculqués ou non, que selon une réflexion qui est difficilement le résultat d’un raisonnement objectif.  Et cela se transpose dans nos opinions portées sur l’état actuel de l’humanité sur notre planète.

Pour plusieurs d’entre nous, il nous semble impossible de comprendre la raison égotiste, pour ne pas dire égoïste, qui pousse les autorités américaines et britanniques actuelles à vouloir s’emparer du contrôle du reste du monde. La raison est que notre nation dite « québécoise » est issue d’un « apprentissage » complètement différent de celui des autorités actuelles.

Lorsqu’on étudie l’histoire et surtout qu’on lit les œuvres des différentes époques depuis le début de l’écriture, on se sent peu à peu « pénétré » d’une certaine réalité générale qui explique énormément de choses. Récapitulons vers le passé, à partir de la question de la politique internationale actuelle des USA.

Il est indéniable que les visées américaines s’imbriquent d’elles-mêmes aux visées britanniques. Ce qui n’est pas « tout à fait » le cas avec celles de tout autre pays d’Europe, incluant la France, qui sont pourtant tous alliés. L’opinion qui veut que les américains soient devenus les « envahisseurs » du reste du monde est quelque peu dogmatique puisque cette opinion, même si elle rapporte un fait, n’explique pas grand-chose.

La réalité est que les Américains sont principalement de « souche » britannique et encore plus définitivement, de souche « d’aventuriers d’Angleterre ». Pour l’instant, j’avoue que cela n’explique pas beaucoup plus que  l’opinion précédente et semble tout aussi « dogmatique ». Mais, c’est quand même un fait. Allons un peu plus loin pour regarder l’histoire de l’Angleterre qui a certainement été ce qui a développé les caractéristiques de cette nation « remarquable », qu’on le veuille ou non.

L’histoire qui s’est déroulée sur l’ile de Grande Bretagne se divise en une répétition systématique d’envahisseurs étrangers. Chronologiquement, ce fut celle des Romains, suivie des Saxons, puis des Vikings et des Normands sur une période de plus d’un millénaire. Et toujours, à chaque fois, l’envahisseur prenait un contrôle d’une partie importante de toute l’île et assimilait la population déjà présente. Il faut remarquer tout de suite qu’une seule caractéristique importante se rattache à chacun de tous ces différents envahisseurs de Grande Bretagne; ils vivent tous de « pillage ».

Après l’arrivée des Normands, la population de l’île de Grande Bretagne était nécessairement  imprégnée de cette caractéristique principale de tous ses envahisseurs successifs. Cette caractéristique était de vivre et de s’enrichir exclusivement  au moyen du butin récolté lors des expéditions de pillage sur les autres nations. Ces expéditions se faisaient tout autant entre les différents « royaumes » de l’île que vers les royaumes continentaux d’Europe.

Globalement, l’histoire de l’Angleterre nous démontre qu’elle a toujours survécu grâce au pillage des autres nations. Par contre, ce « pillage » est progressivement devenu une « qualité positive » et « acceptable » dans la société occidentale avant même la « découverte » de l’Amérique. Et cela se fit simplement grâce à la structure sociale de l’époque de la féodalité. Structure conséquente aux envahissements successifs de nations différentes qui, chacun leur tour, devenaient les « maîtres » de la société envahie.

Les Normands qui ont envahit l’île de Grande Bretagne ont également envahit une partie de la France. Par la suite, les rois d’Angleterre, mêmes s’ils revendiquaient la possession de tout le territoire Français, n’étaient pas vraiment intéressés à s’affubler de la responsabilité d’administrer un aussi grand empire. Ils avaient déjà assez de difficultés à tenter d’administrer leur propre île.

En réalité, les possessions anglaises continentales ne servaient qu’à mousser des confrontations avec le roi de France de l’époque et avec les autres différentes régions qui deviendront éventuellement la « France », la Hollande, l’Allemagne et l’Espagne. Ces confrontations servaient exclusivement au « pillage » nécessaire pour la survie des « seigneurs » anglais. Par ricochet, les autres nations durent emboîter le pas.

Ces confrontations servirent également à instaurer la notion évolutive de la « chevalerie médiévale » affublée d’autant de « noblesse d’âme » hypothétique déguisée en « art courtois »;  une « institution » parrainée par l’Église qui l’avait développée parce qu’elle cachait, entre autres, ses propres intérêts.

La vérité sous-jacente est que ces « guerres médiévales» qui nous sont présentées comme étant un combat entre « chevaliers nobles » pour la possession de territoires « nationaux » et pour l’émancipation de la culture, n’étaient en fait, que des combats beaucoup plus individuels entre chevaliers qui portaient à rançon celui qui était vaincu au corps à corps.

Il n’y eut pas de différences entre les expéditions de rapine des Vikings et les guerres du Prince Noir d’Angleterre en Europe. Sauf que ces dernières furent teintées, plus ou moins, d’hypocrisie. Car toutes les campagnes menées en Europe médiévale n’avaient pour but exclusif que de s’emparer du maximum de butin le plus riche possible; et comme chacun des partis avaient tous des « propriétés » sur le territoire européen, les combats visaient toujours  le même but : s’emparer de la richesse produite par les « serfs » de chacun des seigneurs chevaliers. La « chevalerie médiévale » n’était que l’institution d’un « pillage » individuel des uns sur les autres.

Ajoutons que le côté « civilisé » de « l’art courtois », présenté par la chevalerie, cachait les massacres incroyablement odieux et cruels des paysans suivit du pillage systématique de la bourgeoisie. À cela s’ajoutait le prix des rançons, défrayées toujours par le peuple.

Lorsque les rois parvinrent à prendre le contrôle de leurs « chevalerie », ils devinrent des « puissances » possédant le contrôle sur de grands territoires qu’il devenait difficile d’envahir impunément. Le « pillage » des contrées qui dura jusqu’à la fin de la « guerre de cent ans », passa ensuite à un niveau « supérieur » préparé, encore une fois, par l’enseignement fournit  précédemment par l’église de Rome au moyen des croisades. Les combats passèrent alors au niveau des confrontations de la « politique internationale ».

De la notion du « nationalisme », on passa à celle de « l’impérialisme ». Peu à peu, la nation qui avait le plus d’affinité avec la notion du « pillage » fut celle qui développa l’impérialisme le plus efficace. Aucun des cinq continents ne put échapper à son emprise; et l’Angleterre devint l’une des îles les plus riches de l’histoire. Toute sa richesse fut toujours le résultat du « pillage » des autres nations.

Ceux de sa jeune noblesse, qui n’étaient pas « premier-né/héritier » des richesses de la famille, n’avaient d’autre ressource que de partir à l’étranger pour se « faire un nom »; ce qui signifiait de s’enrichir par « pillage » afin de revenir s’installer dans son pays et vivre de ses « rentes ». Rapidement, les rois encouragèrent cette « ressource » de leur noblesse. Les forces armées recrutèrent ces jeunes nobles dont le besoin de s’enrichir pouvait servir à la visée impérialiste de la royauté.

Parallèlement, cette nécessité de la part des « fils de noblesse » permit également aux marchands de prospérer en fournissant les navires et les équipements pour la réussite des « expéditions » privées; que celles-ci soient commerciales (exploration et découvertes), militaire avec lettre de course (corsaires) ou simple truanderie (pirates). Les visées de la royauté et celle de la bourgeoisie se joignaient l’une à l’autre pour assurer leur survie au dépend des autres « nations ».

L’évolution de l’humanité, dirigée subrepticement par l’église de Rome, avait prit l’homme primitif qui se livrait au « pillage » systématique, pour en faire un individu noble, éduqué, à l’esprit éveillé et civilisé qui se livrait…au pillage toujours aussi systématique.

« L’art courtois » qui couvrait les massacres d’individus innocents et impuissants passera éventuellement, au stage de « défenseur de la démocratie et de la liberté » couvrant, là aussi, le massacre d’individus innocents et impuissants.

Le tableau exact de notre « évolution » est qu’on n’a fait qu’asperger de parfum la caractéristique merdique primitive du pillage. Dorénavant, cela sentait beaucoup meilleur sans qu’on en perde les résultats.

La royauté perdit éventuellement son pouvoir qui fut transmit, dit-on, à la bourgeoisie. On oublie trop rapidement qu’entre la monarchie et la bourgeoisie, s’étaient déjà infiltrés les « négociants » qui offraient le service « de fonds monétaires » aux deux partis impliqués. Encore et toujours, c’est l’église de Rome qui en avait semé le germe avec les premiers négociants « internationaux », ce qui signifie : « sans nationalité spécifique », que furent les templiers. Les templiers furent éliminés; mais les autres « négociants » survécurent sans trop attirer l’attention.

Ces négociants eurent la « sagesse rusée » de laisser se développer « l’apparence » de l’acquisition du pouvoir par la bourgeoisie. De sorte que les bourgeois devinrent, éventuellement, les « boucs émissaires » de tout ce qu’il y avait de mauvais dans le système social et économique  de notre civilisation. Cela se traduisit encore plus spécifiquement chez Karl Marx.  Mais il nous faut bien l’admettre, qu’il soit question de la Monarchie, de la Bourgeoisie, de la Démocratie, de la Tyrannie, dans nos discussions, un système n’est pas plus acceptable que l’autre puisque tous sont actuellement basés sur le « pillage » systématique, qu’il soit déguisé ou non. De plus on se rend facilement compte que la position des « négociants » se retrouve au-dessus de tout système quel qu’il soit.

Une chose remarquable s’est cependant produite avec les « habitants » du Canada. Je parle ici des Acadiens et des Canayens. Ces Canadiens de Nouvelle France étaient issus majoritairement de ces « anciens serfs » qui n’avaient jamais « bénéficié » de l’apprentissage du pillage, puisque ce sont plutôt eux qui se faisaient toujours piller.

La différence d’apprentissage s’est manifestée lorsqu’ils se sont installés en Amérique. Ces deux nations ont démontré la caractéristique absolument « anormale » de pouvoir vivre en symbiose avec les autochtones d’Amérique. Cela ne s’était encore jamais vu dans l’histoire officielle de l’humanité. Évidemment, ces deux nations furent éventuellement éliminées par ceux qui avaient évolué « normalement ».

La société « acadienne » fut éliminée en étant exilée. La société « canayenne » eut un sort identique par un moyen différent et même, un moyen tout à fait contraire. Son territoire « national » fut délimité comme on l’a fait, par la suite, avec les « réserves » d’autochtones. Le résultat visé était de faire disparaître la grande portion de cette nation qui était, à l’époque, répandue à travers l’Amérique du nord. Cela permettait également d’exclure les Canadiens issus du métissage entre Amérindiens et Canayens en leur donnant une identité différente des autres « Canayens ».

Le Canada était dorénavant habité par 1) des Autochtones, 2) des Métis, et 3) des Québécois, définis selon un territoire plutôt que par une nationalité. Et tous se retrouvaient évidemment, sous le joug des Britanniques; ces « pillards dont on a parlé plus haut. Remarquez que les autorités françaises qui les avaient précédés étaient d’origine de la chevalerie et qu’ils étaient, par conséquent, tout aussi « pillards ».

Si vous étudiez l’histoire des Canadiens, nos ancêtres sont les seuls de l’histoire qui ont pu s’étendre sur toute l’Amérique du nord sans animosités de la part des Autochtones de l’époque. L’instinct de pillage constaté partout ailleurs, n’était pas présent dans les tractations entre ces deux partis. Au contraire, chacun des individus respectait la différence de l’autre et cela se transférait au niveau des deux peuples. Le résultat était que les caractéristiques des deux nations s’amalgamaient pour s’enrichir de qualités plus spécifiques.  Je parle ici du peuple « canayen » et non des autorités françaises issue de la chevalerie. Cette relation entre les deux peuples s’atténua assez radicalement  à l’arrivée des « spécialistes en commerce civilisé » datée de 1760.

On se rend compte rapidement dans notre histoire que les marchands issus du peuple Britannique, avaient le même comportement envers les Amérindiens que les autorités précédentes issues de la chevalerie médiévale. Par contre, les « échanges » furent un peu plus « comptables ». Le peuple Anglais possédait, depuis encore plus longtemps, cette « qualité civilisatrice» de la chevalerie retrouvée chez les autorités françaises; ils étaient donc meilleurs « comptables ».

On doit cependant avouer que nous avons été influencés peu à peu, par cet élan « civilisateur » anglais appuyé par notre Église. Car, aujourd’hui, que nos édifices aient 100 étages, que notre habillement soit très sophistiqué, que notre élite sociale s’exprime avec des phrases à tournure universitaire ou que nos lois soient de plus en plus sociales par ajout de « restrictions », la réalité est que nous sommes, nous aussi, quasiment devenus des barbares qui se pillent les uns les autres, que ce soit individuellement, nationalement ou internationalement.

Et derrière tout ce système de pillage se trouvent les « négociants », toujours aussi « sans scrupules » et incognitos qu’auparavant, qui sont les seuls bénéficiaires réels et qui, comme depuis toujours, considèrent leurs « inférieurs » comme une source de richesses.

Ajoutons que le « pillage » se fait, au niveau matériel tout autant qu’au niveau intellectuel et spirituel. Personne et rien n’y échappe. Dans cette réalité des choses, la répartie célèbre enseignant : « Que celui qui est sans péché jette la première pierre », devient une blague à se tordre de rire.

C’est donc là, la voie adoptée par « l’ensemble » de l’humanité pour son « évolution ».

Est-ce bien? Est-ce mal? Je ne saurais dire vraiment. Le seul constat que je puisse faire est que cette « voie évolutive » laisse, comme seul dernier ressort possible, la nécessité d’une prise de conscience de sa réalité par chacun des individus, pour produire la nécessité d’une amélioration individuelle de son propre « humanisme ». C’est là, il me semble, la seule possibilité pour l’humanité, de sortit de l’impasse où le mène cette voie évolutive de « l’ensemble ».

Je dois dire que cela semble fonctionner, puisque, de plus en plus fréquemment, on voit des individus descendre dans la rue pour s’objecter à ce qui leur semble immoral, injuste et, conséquemment, « inhumain ».

Ce que nous constatons alors n’est pas une manifestation d’un « parti » philosophique ou politique, comme les médias s’efforcent de le rapporter, mais bien d’une manifestation d’individus dont l’humanisme de chacun est assez développé pour s’élever « personnellement » contre les abus.

Il y a énormément de différence entre une manifestation syndicale pour augmenter les salaires, et celle d’individus qui se lèvent contre les agissements et les décisions « inhumaines » des autorités en place. Il est indispensable que la population en vienne à faire la différence. Ce ne sont pas toutes les manifestations qui sont le résultat de rassemblement de « moutons » conduits par un «homme-berger » (Hamburger = tranche de viande dont la vision est limitée par des œillères en pain).

Il existe, de plus en plus, des manifestations de citoyens individuellement  responsables qui n’ont plus besoin de « berger » animateurs pour les motiver et les diriger.

 

André Lefebvre

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