Accueil / A C T U A L I T É / Rationalité objective plutôt qu’objectivité rationnelle

Rationalité objective plutôt qu’objectivité rationnelle

Dans l’évolution décrite par les quatre « étapes » du trajet évolutif à partir de la Potentialité, suivie des probabilités, prolongées par les possibilités pour atteindre la réalité, on découvre deux genres de « raisonnements » : 1) l’objectivité rationnelle et 2) la rationalité objective.

Aussi étonnant que cela puisse nous paraître, l’objectivité rationnelle, qui se rattache à l’objet, se trouve dans le genre de raisonnement « probabiliste » plutôt que « possibiliste ». La raison est assez simple à comprendre. L’objet qui contrôle de ce genre de raisonnement est un objet « mathématique » et non un objet « réel ». L’objectivité rationnelle est le contrôle de la raison par l’objet; que cet objet soit seulement une probabilité ou une possibilité. Il est également facile de comprendre que les probabilités ne sont pas toutes possibles, puisque pour déterminer les possibilités,  il faut éliminer les probabilités impossibles.

Prenons un exemple : Nous avons un sac de papier contenant trois pommes « réelles ». De ce sac, nous retranchons mathématiquement cinq pommes. Le sac ne contient donc plus, mathématiquement, que moins 2 pommes (-2). Ces deux pommes « négatives » sont des « pommes mathématiques » et ne sont plus des pommes réelles.

Les mathématiques sont donc un outil efficace pour déterminer la réalité;  mais son inconvénient est qu’il lui est impossible d’en éliminer l’irréel. Les mathématiques déterminent tout autant ce qui n’existe pas, ou ce qui est irréel, que ce qui existe ou ce qui est réel.

Voici un autre exemple. Selon les lois mathématiques de la physique, si je pousse sur un mur avec une certaine intensité, automatiquement, le mur pousse sur mes mains avec la même intensité; ce qui, mathématiquement, empêche le mur de tomber et garde l’événement en équilibre. Mais ce n’est qu’une probabilité intellectuelle mathématique qui est complètement irréelle. La preuve est que si le mur n’est pas attaché ni sur les côtés, ni à la partie du haut, et qu’il a un poids de 100 kilogrammes, je n’ai qu’à pousser 101 kilogrammes pour le faire tomber. Le mur n’a donc pas poussé sur mes mains 101 kilogrammes.

D’où l’importance de se servir de la rationalité objective pour vraiment comprendre la réalité. La rationalité objective n’est pas contrôlée par l’objet comme l’est l’objectivité rationnelle. La rationalité objective est sous le contrôle de la « raison ». Son processus est un développement « raisonnable ». La raison est le seul outil qui puisse déterminer les possibilités dans un amoncellement de probabilités. Et pour se servir de la raison, il nous faut déterminer un vocabulaire qui puisse être assez précis pour étaler un développement raisonnable qui puisse nous faire comprendre la réalité sous notre raisonnement.

Il est évident que l’objectivité rationnelle contrôle actuellement les décisions de nos autorités; que celles-ci soient économiques ou sociales. Dans notre société actuelle, la raison est sous le contrôle de « l’objet mathématique ». Notre société est sous le pouvoir des statistiques qui ne sont qu’un calculs de probabilités possibles et impossibles.

Mais je laisse à d’autres le défi d’introduire le pouvoir de la raison dans le cerveau des autorités; je ne m’en tiendrai qu’à déterminer l’outil qui sert à comprendre l’univers; c’est-à-dire, un vocabulaire simple et précis. Peut-être que ce serait là la façon d’inculquer la « raison » dans le cerveau des autorités? Mais il faudrait évidemment s’entendre sur la signification du mot « raison », pour empêcher de s’en servir comme « excuse ».

Ici je m’en sert comme étant la faculté de raisonner. Faculté propre de l’esprit humain qui lui permet de fixer des critères de vérité et d’erreur.

Définition des mots à employer pour raisonner sur l’univers :

Univers : C’est simplement une convention de base désignant « tout ce qui est ». Par définition, rien d’autre n’existe.

Néant : Convention de base désignant « ce qui n’est pas ». C’est une négation « d’être ».

Rien : Convention de base désignant « ce qui n’est pas perceptible » sans être néant. C’est donc « quelque chose » d’imperceptible.

Statique : Ce qui est sans mouvement, immobile, c’est un « état ».

Énergie : Foncièrement, c’est ce qui produit un mouvement quel qu’il soit. Dans sa totalité universelle, l’énergie n’augmente pas et ne diminue pas, elle se transforme (principe de la conservation d’énergie). Ce qui fait de l’univers une quantité d’énergie invariable.

Mouvement = caractéristique contraire de « statique », immobile. C’est ce qui est dynamique ou en « activité ». Tout ce qui est « dynamique » est en mouvement. C’est une « action ». Ceci nous indique que l’univers est « mouvement » puisque :

Univers = énergie = mouvement.

Sortes de mouvements : 1) Fluctuation, 2) rotation, 3) déplacement.

Sortes de fluctuation : vibration, ondulation.

Sortes de rotation : 1) Horaire, 2) antihoraire.

Sortes de déplacement : 1) dans toutes les directions, 2) vers un point précis.

Dimension : « état » (ou situation) géométrique. Il en existe trois : 1-état unidimensionnel (le point). 2- état bidimensionnel (la surface) et 3- état tridimensionnel (le volume).

Point : Composant fondamental unidimensionnel de « tout ce qui est »; c’est une « localisation » géométrique. Un point unidimensionnel est imperceptible.

Ligne (ou segment) : succession déterminée de points dans une seule direction. Première unité bidimensionnelle perceptible.

Objet : Toute entité perceptible composée de lignes.

Surface : composée de lignes (ou segments) dans deux directions exclusivement. Premier « objet » perceptible.

Volume : succession de points dans toutes les directions; produisant des lignes et des surfaces dans tous les sens. Premier « objet » tridimensionnel perceptible.

Espace : volume tridimensionnel.

Espace plat : volume tridimensionnel où toutes les lignes sont des droites.

Espace déformé : volume tridimensionnel où toutes les lignes sont des courbes.

Vide : volume énergétique d’un espace plat.

Matière : volume énergétique quantifié d’un espace déformé ; déterminant des particules de matière.

Particule : volume spécifique d’un quantum d’énergie.

Quantum; le pluriel est Quanta. C’est la plus petite mesure indivisible possible. Autrement dit : un point énergétique perceptible.

Dynamisme : mouvement d’un quantum d’énergie.

Distance : longueur du trajet physique parcouru par un objet pour déterminer une ligne.

Temps : durée du trajet physique parcouru par un objet pour déterminer une ligne.

Distance-temps : Détermination complète d’une ligne.

Espace-temps : Détermination complète d’un volume.

Trajectoire : tracé du trajet physique d’un quantum d’énergie sur une ligne.

Topologie : Vue géométrique de l’ensemble d’un volume d’espace.

Géodésique : Totalité des trajectoires possibles dans une topologie.

Vitesse : durée d’un trajet pour parcourir une distance-temps déterminée.

Vélocité : vitesse constante lors d’un trajet.

Instant zéro : « État » où le temps, l’énergie, la température etc. sont nuls.

Point zéro : Point unidimensionnelle de la théorie quantique dont l’énergie ne peut être nulle; donc un point zéro possède une énergie 0+. Ce qui détermine l’impossibilité de l’instant zéro puisque si le temps n’existe pas, il est impossible de parler « d’instant »; on ne peut le définir que par un « état ». L’énergie du point zéro devient alors une énergie « potentielle » imperceptible qui n’est pas nulle.

Longueur de Planck : La plus petite mesure indivisible qui soit possible d’être définie. Elle est de 10-35 mètre. Elle devient donc la mesure d’un quantum d’énergie.

Temps de Planck : le moment où la longueur de Planck est possible. Il se situe à 10-43 sec après l’état zéro.

Mur de Planck : Il se situe au temps de Planck. C’est le mur qui arrête les mesures mathématiques.

Ère de Planck : Période de temps située avant le mur de Planck. Elle dure de « l’état zéro » jusqu’au temps de Planck.

Température de Planck : C’est le maximum de température possible; soit : 1032 Kelvin. C’est la température de l’univers à l’instant de Planck. Son contraire est le zéro absolu (0 Kelvin ou absence totale de température).

Énergie de Planck : C’est l’agitation thermique à la température de Planck. Autrement dit, c’est la quantité totale de l’énergie dans l’univers; soit : 1019 GeV.

Voici quelques signes conventionnels pour décrire des quantités.

Le signe > signifie « plus grand que… ». Exemple : 3 > 2

Le signe < signifie « plus petit que… ». Exemple 2 < 3

Le signe = signifie « équivalent à… ». Exemple (3 > 2) – (2 < 3) = (1 > 0)

C’est là le minimum nécessaire pour comprendre notre univers raisonnablement dans sa réalité. Ce qui est accessible à chacun et ne fait pas de la cosmologie une « chasse gardée » d’une élite. C’est, du moins, mon humble opinion.

André Lefebvre

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Commentaires

commentaires

A propos de Andre lefebvre

avatar

Check Also

Il y a cinquante ans, le premier pas sur la Lune (7)

Le 20 juillet 1969, donc, les cosmonautes alunisssent.  A 21H37, heure française.  Les deux hommes ...