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Radio-Canada et Cuba

Lettre ? Radio-Canada
 »Une heure sur terre »
?mission du 15 avril 2011
Ref : »Cuba, au bord de la faillite »
M. Jean Fran?ois L?pine
M. Jean Michel Leprince
Mesieurs,

Une fois de plus, vous avez bien livr? dans ce reportage ce que Radio-Canada semble s’?tre donn?e comme mission: discr?diter les pays dont les syst?mes politiques ne plaisent pas aux ?-U. Toujours le m?me sc?nario; un montage habile, bien s?r en montrant parfois les deux c?t?s de la m?daille mais en mettant beaucoup plus l’accent sur le c?t? n?gatif du socialisme en tant que syst?me politique.
Vous nous parlez de Cuba au bord de la faillite en montrant du doigt un syst?me communiste qui ne fonctionnerait plus, en omettant de mentionner au public deux des principaux facteurs responsables des difficult?s ?conomiques qui ont rendu n?cessaires les modifications apport?s au syst?me.
Premi?rement, pas un mot de mentionn? sur le blocus de plus de 50 ans impos? par les diff?rentes administrations am?ricaines.
Un embargo criminel dont le but avou? est d’en finir par tous les moyens, y compris la faim, avec ce  »r?gime » diff?rent qui d?range dans l’arri?re-cour.
Ensuite, vous passez sous silence la grave crise ?conomique mondiale que la plan?te est entrain de traverser, dont l’unique responsable est l’Empire ?tasunien. Comme cette crise a eu des r?percussions tragiques sur les pays les plus pauvres de la plan?te, Cuba en a aussi souffert.
Par cons?quent, compte-tenu des deux facteurs pr?c?dents, il n’aurait pas ?t? exag?r? qu’on s’attende en conclusion de votre ?mission, que Cuba, dont on pr?dit la faillite depuis des dizaines d’ann?es, r?siste toujours et qu’il rel?ve du miracle le fait qu’il continue ? offrir ? ses citoyens un syst?me de sant? et d’?ducation que nos pays riches sont entrain de perdre.
Michael Walsh,
Association qu?b?coise des amiEs de Cuba
Boischatel, Qu?bec
Tel: 418-822-1885

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12 Commentaire

  1. avatar

    Je suis de votre avis M.Walsh,

    après les premières minutes de cette émission, j’ai perçu le ton et la direction qu’allait prendre cette émission. J’ai fermé la télé avec la même colère que certaines autres émissions d’information de Radio-Canada que je qualifirais de propagande biaisée envers le Système et l’Ordre du Ô Capital.
    Jean François Lépine, Jean Michel Leprince, le correspondant Jean François Bélanger me semblent participer à la même direction; la Gleichschaltung Propaganda.

    DG

  2. avatar

    Radio Canada comme CNN, les chaines francaises et l’immense majorité des médias s’abreuvent aux même agences de presse qui ne disent plus un mot de vérité. Je cherche a trouver quelques bribes factuelles dans le brouet qui nous est livré, mais comme je l’ai dit souvent on ne peut plus croire que ce que l’on voit de ses propres yeux. Comparer avec mon article de ce jour.

    Pierre JC Allard

  3. avatar

    Il faut être déconnecté de la réalité cubaine (pas celle du Granma, pas celle des intellectuels cubain, ni de celle des membres du parti ou de ses amis) pour ne pas voir comment le peuple cubain souffre depuis des années. Je dirais qu’il souffre depuis le retrait des soviètiques. Depuis le début de la révolution cubaine le peuple souffre moins de la faim que de ne pouvoir avoir la liberté normalle que tout être humain devrait avoir droit.

    Je vais à Cuba depuis 1990 au moins 3 à 4 fois par année. Au début dans les hôtels mais depuis 12 ans dans les maisons des membres de ma famille cubaine. Et je vois comment il est difficile de vivre à Cuba. De dire que le pays est au bord de la faillite est une triste réalité. Est-ce l’embargo (solution facile pour dire que le gouvernement ne peux rien n’y faire) je ne le crois pas. Est-ce l’embargo américain qui empêche les magasins d’offrir du riz, du savon au peuple. Je ne le crois pas aussi.

    Est-ce que le reportage de Radio-Canada est biaisé, pour moi non, il est le reflet de la réalité que je connais du Cuba actuel. D’ailleurs même Fidel l’a dit que le système ne fonctionnait plus.

    • avatar

      Encore un autre témoignage d’anonyme avec des ‘je ne crois pas’ et des clichés éculés de magasins sans riz et sans savon.
      Ces fantômes-anonymes qui prétendent sans autre argument que celui d’être allé à Cuba de 60 à 80 fois en 20 ans pour y voir la ‘sous-entendue’ famille pensant nous convraincre par l’émotion de la prétendue ‘triste réalité’ du ‘pauvre peuple cubain souffrant’ de ‘liberté’.

      Lisez donc le témoignage sur ce journal de PierreJCAllard qui en revient justement.
      S’il ment, il en portera l’odieux et la conséquence de celui qui s’affiche publiquement.

      DG

    • avatar
      SylvainGuillemette

      «Je dirais qu’il souffre depuis le retrait des soviètiques. Depuis le début de la révolution cubaine le peuple souffre moins de la faim que de ne pouvoir avoir la liberté normalle que tout être humain devrait avoir droit.»

      Mais les dominicains souffrent plus encore, selon l’OMC, l’OMS et les diverses statistiques de l’ONU. Les Cubains n’envient pas les économies du même calibre et leur faible système social.

      Quant à la liberté dont vous parlez, serait-elle celle d’entreprendre? Or, nous savons désormais que l’entreprenariat va de pair avec les moyens de le faire. Pas de fric, pas de capital, pas d’entreprenariat. C’est du totalitarisme.

      «t je vois comment il est difficile de vivre à Cuba.»

      Et moi, je vois comment il est encore plus difficile de vivre en République dominicaine, en Colombie, à Haïti, en Jamaïque, au Ghana, etc.. Et même, je vois comment il est difficile de vivre aux États-Unis d’Amérique, quand on fait partie de la proportion trop pauvre pour se payer des soins de santé…

      «De dire que le pays est au bord de la faillite est une triste réalité.»

      Mais le capitalisme se tape des faillites aux 30-40 ans, et se relève, aux frais des prolétaires (salariés), qui paient les erreurs de ces fameux méritants de gestionnaires. Allez faire la morale à votre miroir ce soir, il en a besoin. On ne reproche pas à une économie isolée sur une seule île, d’avoir fait «presque» faillite, alors que le capitalisme, lui, se tape des faillites aux 30-40 ans, et qu’il imprime des billets de banque à nos frais à nous, les exploités.

      La réalité, c’est que même Washington est en faillite actuellement, et que ce n’est que parce qu’elle est ultra-armée qu’on ne lui dit pas.

      «Est-ce l’embargo (solution facile pour dire que le gouvernement ne peux rien n’y faire) je ne le crois pas. Est-ce l’embargo américain qui empêche les magasins d’offrir du riz, du savon au peuple. Je ne le crois pas aussi.»

      Savez-vous ce que c’est qu’un embargo, vous? Et connaissez-vous une seule économie qui n’a pas besoin d’avoir des partenaires? Si vous répondez OUI à ma première question, vous serez forcé de constater que ma deuxième question répond aux questions qu’on pourrait se poser sur «l’effondrement économique» de Cuba.

      En fait, en réalité, le capitalisme isolé sur Cuba, entouré de pays socialistes, aurait fait pire encore. D’ailleurs, le capitalisme s’est imposé par les armes, via le sang des peuples du monde entier, et contre leur gré, bien entendu.

      «Est-ce que le reportage de Radio-Canada est biaisé, pour moi non, il est le reflet de la réalité que je connais du Cuba actuel. D’ailleurs même Fidel l’a dit que le système ne fonctionnait plus.»

      Et voilà! Et pourtant, Fidel a corrigé le trou de cul états-unien qui avait déformé les ses propos. Fidel disait que le modèle cubain avait fonctionné pour Cuba et que les circonstances «organisées» par les États ennemis ne permettaient pas à Cuba de continuer sur la même voie.

      Vous déformez les propos de Fidel Castro, pour vous conforter dans un déni évident. Or, soyez-en certain, nous parlons en ce moment, partout sur la planète, de la faillite du système capitaliste, et pas de celle des socialistes de Cuba.

      Revenez-y, sur terre, ne serait-ce qu’une heure!

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Voyez par vous-même, Fidel parle du système capitaliste, et non du socialisme à Cuba, qui toutefois, en dépendait.

      http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/09/01-4314078-castro-juge-mal-interpretes-ses-propos-sur-lechec-du-modele-cubain.php

    • avatar

      tiens donc encore,  »le manque de produits essentiels dans les magasins cubains ne serait pas dû à l’embargo américain » Ça doit être encore ce Fidel qui garde tout pour lui, l’ingrat, le salaud, le méchant communiste !
      L’embargo US serait selon vous un prétexte pour justifier l’incapacité de Cuba à faire mieux !!
      Vous êtes vous seulement donné la peine de jeter un coup d’oeil sur les ouvrages s’appliquant à donner les chiffres de ce criminel blocus ? Des milliards de perdus, clauses d’extra-territorialité des lois Helms-Burton et Torriceli, asphyxiant l’économie cubaine; allez, informez-vous bien avant de dire n’importe quoi, ne serais-ce que pour faire honneur à votre  »famille » cubaine.

  4. avatar

    J’ai mis en ligne cette « lettre » qu’on nous a envoyé.
    Justement pour avoir des avis différents sur la perception lointaine de la vie cubaine.
    Une télé française avait produit un reportage il y a quelques années, assez négatif, sur les conditions de vie à Cuba. Le problème dans le traitement du sujet est de …choisir les sujets qui participeront aux reportages.
    N’étant qu’un observateur lointain, je me place dans un champ de vision à l’envers pour qui voudrait venir voir comment fonctionne le Canada.
    Cette « terre promise »…
    La réponse m’est venue d’une jeune sud-américaine venue vivre ici. Dans sa « vision » ou perception, le Canada était sans doute le pays de la planète qui offrait les meilleures conditions de vie.
    Or, elle a pu constater qu’il y a des ratés ici, et que malgré la pauvreté relative régnant en son pays… Elle a l’intention d’y retourner.
    Si une certaine pauvreté existe et n’est pas comparable au « train de vie » nord américain, on aura tendance à penser que la qualité de vie est moins bonne.
    Il y a toutefois des détails qui une fois comptabilisés, montrent que le « bonheur » dans un vécu réel, avec des valeurs perçues comme anciennes ici, changent la donne.
    Le nord américain est un isolé… Dans sa richesse, ayant que trop perdu la réalité de la vie en société et …
    la chaleur des humains.
    Voilà un échec que ne vous montrera pas la télévision…
    On va à l’étranger pour « comparer ». Alors qu’on devrait y aller pour découvrir.

    Le témoignage de Pierre arrive juste à point, avec celui de Cuba dont on a fêté les 50 ans de l’invasion de la Baie des Cochons.
    Et des perceptions…

    http://www.dailymotion.com/video/xi2xxo_cuba-fete-les-50-ans-de-l-invasion-de-la-baie-des-cochons_news

  5. avatar
    SylvainGuillemette

    «Toujours le même scénario; un montage habile, bien sûr en montrant parfois les deux côtés de la médaille mais en mettant beaucoup plus l’accent sur le côté négatif du socialisme en tant que système politique.»

    Précisément, et on met d’ailleurs tous ces facteurs hors contexte, comme par exemple en faisant fi du fait que le socialisme est une économie isolée sur une seule île, et que le capitalisme en pareilles conditions, y ferait pire encore.

    D’autre part, on ne parle même pas des faillites systémiques du capitalisme, qui tombe aux 30-40 ans, aux frais des prolétaires, forcés ceux-là de faire vivre les paresseux capitalistes, incapables de gagner leur vie eux-mêmes.

    On ne parle pas des ratées du capitalisme; de la concentration de la richesse au sein de la minorité possédante, de la concentration du pouvoir au sein de cette même minorité, du fait que seuls ceux qui en ont les moyens sont «libres d’entreprendre», et du fait qu’entreprendre signifie avoir le droit divin d’exploiter; les besoins d’autrui, leur labeur et leurs maladies via des établissements privés en santé.

    Bref, on ne parle pas non plus de l’impérialisme inévitable du capitalisme, du fait qu’il s’est imposé par les armes ce système à la con, et du fait que tous les essais socialistes, même démocratiques, furent attaqués de tous côtés par l’impérialisme du capitalisme et par conséquent, des capitalistes. On ne parle pas des Coups d’État trop nombreux de la maison blanche, ou de Londres et de Paris sur les États tentant le socialisme comme économie.

    C’est un peu comme si Radio-Canada nous montrait un enfant tentant d’apprendre à marcher, et qu’elle disait qu’il en est incapable, alors même qu’on verrait le «grand tarla» lui faire des jambettes.

    C’est du totalitarisme.

    Et par ailleurs, le capitalisme n’a jamais été élu, et cela non plus, R-C n’en parle pas. On vient tout juste de se taper une faillite du capitalisme, on a imprimé à la tonne des billets de banques qui ne valent pas plus que ceux du célèbre Monopoly, et on voudrait faire la morale à Cuba, qui fait mieux selon l’ONU et ses divers programmes et organes, que tous les pays de son calibre économique en matières sociales.

    Radio-Canada, c’est bel et bien une société d’État, d’État capitaliste.

    «Premièrement, pas un mot de mentionné sur le blocus de plus de 50 ans imposé par les différentes administrations américaines.»

    Sans parler du largage de produits chimiques ou bactériologiques sur l’île de Cuba, sans parler de la propagande lancée depuis la Floride via des ondes puissantes, ce qui est illégal soit dit en passant. Sans parler des assassinats lors de la campagne d’alphabétisation ou celle des soins du peuple cubain. Sans parler de la Baie des Cochons profondément, rappelant que c’était un Coup d’État raté… Sans parler du terrorisme des nostalgiques de Batista, financés par Washington, qui ont fait des victimes à Cuba avec leurs attentats terroristes. Etc..

    Mais encore, Cuba n’a jamais participé à d’autres guerres que celle de l’Angola, où elle aspirait défendre l’indépendance des autres, contre un apartheid soutenu par Washington, Paris et Londres. Alors que, d’un autre côté, Washington a renversé plus de 45 États dans le monde en moins d’un siècle, dont au moins deux dans les 3 dernières années. Washington a fait couler le sang, pour les diamants, pour le pétrole, pour l’eau, pour les territoires stratégiques, pour l’asservissement des humains au diktat du ô grand kapital.

    Radio-Canada s’offusque de voir Cantat venir au Québec, mais elle n’a rien à dire sur la venue des tueurs de masse Bush, Obama ou Netanyahu. Elle n’a que d’éloges pour ces monstres.

    Radio-Canada, c’est de la merde, et c’est nous qui payons le salaire de ces incapables.

  6. avatar

    Je crois que chacun a droit à son opinion et la mienne n’est pas celle d’un journaliste que j’ai déjà croisé à Cuba et qui écrit dans l’organe officielle du Parti Communiste Cubain qu’est le Granma.

    La réalité que j’ai décrite est celle que j’ai vécu et celle que vit ma « famille » (puisque je suis marié depuis 10 ans avec une cubaine). Je ne suis pas un intellectuel, ni un membre du parti mais un travaiilleur ordinaire qui croit ce qu’il voit et qui ne croit plus dans le mirage cubain. Dommage car j’y ai cru moi aussi. Mais je crois encore une fois que mon opinion vaut bien celle d’un autre.

    Les cubains n’ont pratiquement pas de liberté, n’ont pratiquement rien à manger, ne pas le voir relève d’un aveuglement volontaire.

  7. avatar

    Ah bon, les cubains n’auraient pratiquement pas de liberté, pratiquement rien à manger.. et bien dites donc, en parlant d’aveuglement……
    Moi aussi j’ai une femme cubaine, et pas loin de 30 voyages là-bas à mon actif, depuis 17 ans. Voulez-vous bien me dire de quelle liberté au juste voulez-vous parler, que ces pauvres cubainEs affaméEs n’auraient pas ? Serais-ce cette liberté dont parlent les mercenaires américains sur le terrain là-bas ?
    S’il y a un peuple libre sur cette terre, c’est bien à Cuba qu’il se trouve. Chaque membre de votre  »famille » comme vous dites,n’a -t-il pas sa »libreta » lui assurant son panier mensuel de provisions à un prix dérisoire? Peut-être pas un menu haut de gamme, bien sûr, mais quand même un minimum nécessaire que la plupart des pays du tiersmonde ne peuvent offrir à leurs citoyens, qui eux, en grand nombre souffrent de la faim.

    S’il vous plait monsieur, je respecte bien votre opinion aussi, mais de grâce, pourquoi donc passer uen parite de votre vie là-bas, et en plus, avoir marié une cubaine et déblatérer ces énormités sur ce pays qui mérite tant d’éloges pour s’être tenue debout pendant toutes ces années de ce blocus criminel US. Au fait, étiez-vous au courant de l’existence de ce dernier ?

  8. avatar

    @ Robertito

    En commentaire sur l’un de mes articles encore en ligne vous avez dit que certains membres de votre famille étaient membres du Parti et d’autres, non. Je vous ai demandé si leurs conditions de vie étaient différentes. Vous ne m’avez pas répondu. …

    Je note que vous n’avez jamais publié ici auparavant, ni commenté sur une autre sujet. Seriez-vous de ces entités vaporeuses qu’on voit naitre et disparaitre sur les blog contestataires qui publient en toute liberté a Cuba- une vérification/sondage ayant permis de verifier que leurs mensonges avaient un effet POSITIF sur la cohésion de la société cubaine in situ – tout en chauffant à blanc la hargne de la sympathique communauté cubaine de Floride dont on attend au moment opportun des milliards d’investissement.

    Si vous allez vraiment à La Havane, je vous conseille le restaurant Castropol sur le Malecon, une des premieres manifestations experimentales de ce retour du fric vers l’Ile et qui vend un extraordinaire lechon à prix d’aubaine.

    Patria y Vida, vencimos.

    PJCA