Accueil / A C T U A L I T É / Qu?bec-Canada: avant tout, sortir de l?impasse

Qu?bec-Canada: avant tout, sortir de l?impasse

Image Flickr par LeStudio1.com

Depuis le 2 mai, on a entendu tous les commentaires imaginables suite ? l??lection du gouvernement Harper, du balayage NPD au Qu?bec et de la quasi disparition du Bloc Qu?b?cois. Certains y ont vu la d?monstration de la diff?rence entre le Qu?bec et la Canada, d?autres le signal d?un d?placement et d?une polarisation du d?bat en termes gauche-droite plut?t que Canada-Qu?bec, d?autres encore y ont vu le signal de la fin pour l?option ind?pendantiste.

Or, bien qu?elles contiennent une part de v?rit?, aucune de ces visions ne refl?te vraiment ce que les r?sultats de l??lection laissent entrevoir. Pour les interpr?ter, il est n?cessaire d?utiliser diff?rents param?tres et de regarder au-del? de cette seule ?lection. On ne peut parler de la pertinence du Bloc Qu?b?cois, de l?opposition au Parti Conservateur, du? rejet du Parti Lib?ral du Canada et de la signification du vote pour le NPD de la m?me mani?re ? Qu?bec qu?? Montr?al ou dans l?Outaouais, dans un milieu francophone, immigrant ou anglophone, chez des f?d?ralistes ou des ind?pendantistes convaincus.

Commen?ons par les ?vidences?

Le besoin de changement

De toutes les conclusions que l?on peut tirer de l??lection du 2 mai, la plus g?n?rale? et la plus ?vidente est que les Qu?b?cois, toutes origines, langues et g?ographies confondues, veulent du changement. Qu?on en juge: si le Bloc a perdu 490,000 votes, les Conservateurs en ont perdu 157,000, les Lib?raux 322,000 et le Parti Vert 44,000 ! Tout ce beau monde est all? au NPD, qui a re?u 1,628,000 votes soit 1,187,000 de plus qu?en 2008. Parlez-moi d?un mouvement de foule!

Par contre, je ne parierais pas trop sur le caract?re ?de gauche? de ce vote. Les gens de la grande r?gion de Qu?bec ont successivement choisi l?ADQ, les Conservateurs et le NPD. Leur seule constante est de voter sans faire r?f?rence ? ?la question nationale?, ce qui refl?te en bonne partie le fait que le Qu?bec est coup? en deux, entre la zone d?influence de Qu?bec et celle de Montr?al. Mais le 2 mai, c?est pratiquement tout le Qu?bec francophone qui a choisi de s?extirper de l?impasse dans laquelle le plonge la question nationale alors que les anglophones et les n?o-qu?b?cois exprimaient une autre insatisfaction.

Sortir de l?impasse

C?est une conjoncture tout ? fait exceptionnelle qui a permis au NPD de b?n?ficier du ras-le-bol des Qu?b?cois. Ce ras-le-bol s?est d?j? report? ? quelques reprises sur l?ADQ au niveau provincial et n?e?t ?t? de sa maladresse, de son discours simpliste et de son manque de candidats prestigieux, il aurait pu ?tre un concurrent s?rieux aux deux partis qui dominent la sc?ne qu?b?coise depuis pr?s de 40 ans. Le ras-le-bol s?exprime aussi par l?int?r?t que l?on manifeste au projet de Fran?ois Legault.

La conjoncture exceptionnelle est le fait de cinq ?l?ments:

  • la redondance du discours du Bloc, son impuissance ? influer de mani?re s?rieuse sur l?avenir du pays (peu importe auquel on pense) et son absence d?importance strat?gique pour l?ind?pendance;
  • la pi?tre performance de Michael Ignatief qui s?est r?v?l? incapable de repr?senter une alternative cr?dible ? Harper, tant au Qu?bec qu?au Canada;
  • et le rejet des politiques conservatrices qui ne conviennent pas au Qu?bec et qui font peur.

Lorsque s?est pr?sent? le ?bon gars? Jack Layton et ses politiques social-d?mocrates qui promettent mer et monde sans effort, tous les ingr?dients se sont mis en place pour canaliser les insatisfactions de tous et chacun dans un beau vote de protestation sans risque r?el de le voir se r?aliser. Pour certains, la possibilit? de se d?barrasser d?un ?lu conservateur honni a m?me jou? un r?le d?terminant. Mais si le v?ritable enjeu avait ?t? le programme n?o-d?mocrate et si le NPD avait vraiment eu une chance de prendre le pouvoir, la partie n?aurait pas ?t? aussi facile.

Bienvenue au 21e si?cle

J?ai signal? en ao?t 2009, dans un texte publi? dans Le Devoir, l?impasse politique qui dure depuis le r?f?rendum de 1995 et le fait que les param?tres actuels de la question nationale ne permettent pas de susciter le moindre projet mobilisateur. De fait, le discours ind?pendantiste ne peut plus rouler sur les vagues arguments de l?opposition entre Ottawa et les ?valeurs qu?b?coises?, entre autres, parce que les solutions aux d?fis pr?sents et ? venir ne passent pas obligatoirement par l?ind?pendance. Aux yeux de la majorit?, l?ind?pendance n?appara?t ni comme une ?vidence, ni comme une panac?e. Et il faut cesser de penser qu?un peu d??ducation, un effort soutenu ou un leader charismatique constitueraient les conditions gagnantes. La d?monstration de la n?cessit? de l?ind?pendance a besoin d??tre (re)faite.

L?ind?pendance n?appara?t m?me pas obligatoire pour aborder efficacement LA grande question de la langue et de l??panouissement du fran?ais. Imaginons pour le reste. M?me si la Cour Supr?me a limit? la port?e de la Loi 101, ce n?est vraiment pas un motif capable de mobiliser les Qu?b?cois.

D?une certaine mani?re, il est tout ? fait pertinent de parler de ?vrais probl?mes? plut?t que de constitution tant que celle-ci n?appara?t pas elle-m?me comme un probl?me qui nous emp?che d?agir efficacement pour r?gler les ?vrais probl?mes?. C?est ce que disent l?ADQ, le Parti Lib?ral et Fran?ois Legault qui repr?sentent bien, ensemble, l?opinion d?une majorit? de Qu?b?cois, y compris celle de bien des partisans du Parti Qu?b?cois. Il en serait autrement si le cadre f?d?ral devenait un obstacle majeur ? la r?solution des probl?mes d??ducation, de sant?, d?environnement, d?int?gration des immigrants, de lutte ou d?adaptation aux changements climatiques, d??nergie, de culture, de communications, etc.

Il faut ?galement prendre note que le changement de g?n?ration est bien amorc?. Il est toujours frappant de constater le grisonnement marqu? des congr?s du PQ par rapport ? d?autres assembl?es. M?me si la question nationale n?est pas disparue de l??cran radar de tous les moins de 30 ans, force est de constater qu?elle n?a pas la m?me r?sonance que jadis et que les jeunes, qu?ils soient de Montr?al ou du reste du Qu?bec, ont d?autres priorit?s. Lesquelles? Voyez les sujets qui pr?occupent les jeunes de G?n?ration d?id?es: environnement, d?mocratie, justice sociale, assainissement des finances publiques, d?veloppement de l?esprit d?entreprise, diplomation de tous les jeunes, reprise du contr?le sur les ressources naturelles, am?lioration du fonctionnement de l??tat et des services publics, etc. Ces gens sont les plus allum?s de la g?n?ration montante.

Demandons-nous franchement qui semble le mieux ? m?me de r?pondre ? leurs pr?occupations. Je ne dirai pas qui peut le faire, mais je dirai que les figures connues du mouvement ind?pendantiste ne le peuvent pas. Qui ?coute les G?rald Larose, Jacques Parizeau, Michel Arsenault, Gilbert Paquette et autres intellectuels pour la souverainet?? Ont-ils eu la moindre influence le 2 mai dernier? Pour le moment, une seule personne pourrait repr?senter un choix possible si son discours ?tait mieux d?fini : Fran?ois Legault.

La non pertinence strat?gique du Bloc Qu?b?cois

Il ne faut pas accorder trop d?importance ? la ?disparition? du Bloc Qu?b?cois, celle-ci n?est qu?apparente. ? 23% des suffrages, le Bloc est encore le deuxi?me parti au Qu?bec, largement devant les Conservateurs et les Lib?raux. Le fait est qu?il n?avait pas ?t? con?u pour durer aussi longtemps. Sa n?cessit? est tactique, dans le cadre d?une bataille pr?cise pour l?ind?pendance, afin de repr?senter les Qu?b?cois au Parlement f?d?ral. Mais la bataille strat?gique doit se livrer au Qu?bec, ce que tous les observateurs ont d?j? soulign? depuis longtemps. D?une certaine mani?re, m?me s?ils n?ont pas fait cette savante analyse, un peu plus d?un tiers des ?lecteurs du Bloc ont ?valu? qu?il n??tait pas pertinent dans les circonstances actuelles.

Tant qu?il n?y a pas d??ch?ance r?f?rendaire, l?int?r?t d?aller si?ger ? Ottawa constitue une perte d??nergie et une distraction qui peut facilement faire illusion comme on l?a vu depuis l??lection du gouvernement Charest: gouvernement f?d?raliste ? Qu?bec, repr?sentation ind?pendantiste ? Ottawa. Le monde ? l?envers, gracieuset? d?un syst?me ?lectoral qui favorise la surrepr?sentation de ceux qui ont la pluralit? des votes sans ?tre majoritaires. Les sept ?victoires? cons?cutives du Bloc ne servaient qu?? cacher sa faiblesse r?elle.

Le Bloc ne doit pas ?tre dissous, seulement mis en veilleuse pour un temps, tant que la 3e bataille ne sera pas d?clar?e. Et lorsqu?on le r?animera, il faudra le faire avec toute la vigueur possible, non comme une strat?gie ? long terme mais pour mesurer vraiment les forces en pr?sence et pour occuper toutes les positions possibles avant de livrer l?ultime combat. Mais pour le moment, il est impossible de m?me concevoir une ?ch?ance possible pour un troisi?me r?f?rendum, qui serait gagnant celui-l?. Pour cela, il faudrait que le PQ ose ce qu?il n?osera pas: se d?placer au centre et entreprendre de n?gocier s?rieusement et honn?tement avec Ottawa.

Un moment charni?re

Pour le mouvement ind?pendantiste, la situation actuelle est extr?mement ouverte et fluide.? R?sumons les principaux points.

  • Selon toutes probabilit?s, les orientations du gouvernement Harper heurteront et irriteront les Qu?b?cois dans de nombreux domaines, certains ?motifs (le registre des armes ? feu), d?autres ?conomiques (commission des valeurs mobili?res, garantie de pr?t ? Terre-Neuve), politiques (Afghanistan, manie du secret, politique culturelle), s?curitaires (politique purement r?pressive envers le crime), environnementaux (gaz ? effet de serre) et possiblement d?autres encore. Cependant, aucun de ces sujets ne provoquera une crise grave, seulement une crise permanente d?urticaire.
  • Il serait tr?s ?tonnant que le NPD puisse offrir une opposition digne de ce nom et d?fendre les positions du Qu?bec. Son caucus sera travers? par de nombreuses tensions et on voit mal comment tout ce monde pourrait s?accorder. Il ne serait pas surprenant que des d?fections surviennent d?ici deux ans, le temps que le Qu?bec connaisse des d?saccords s?rieux sur des politiques f?d?rales. Autrement dit, le NPD est destin? ? d?cevoir les Qu?b?cois.
  • Il est ind?niable que le d?bat politique qu?b?cois a gliss? d?une polarisation sur la question de l?ind?pendance ? des d?bats sur la transformation de l??tat qu?b?cois, l??quilibre des finances publiques, la cr?ation de richesse, l?int?gration des immigrants, les probl?mes du syst?me de sant? et du syst?me d??ducation, le contr?le des ressources naturelles et quantit? d?autres sujets plus ou moins chauds, tels le financement des partis politiques et l?infiltration de la mafia dans le secteur de la construction.
    Malgr? l?apparence du virage social-d?mocrate sugg?r? par le vote NPD, le virage que l?on souhaite vraiment est celui de l?all?gement des structures de l??tat ou, du moins, sa plus grande efficacit?. Alors que la richesse n?a pas augment? pour les classes moyennes, les exemples de gaspillage, de traitements privil?gi?s et d?inefficacit? provoquent un sentiment de r?volte envers l??tat. Le gouvernement que la majorit? attend est celui qui sera capable de tenir en laisse les groupes d?int?r?t et de diminuer les privil?ges non m?rit?s. Il ne s?agit pas tant d?un virage ? droite que du besoin d?une mise ? jour et d?une mise en ordre de la maison.
  • Compte tenu de l?impopularit? du gouvernement Charest, il est probable, aujourd?hui, que Mme Marois devienne premi?re ministre du Qu?bec.? Mais il est aussi probable qu?elle le devienne non parce que les Qu?b?cois auront un coup de coeur pour elle ou pour l?option ind?pendantiste, mais simplement parce qu?elle appara?tra comme la meilleure alternative pour se d?barrasser des Lib?raux. Elle vaincrait par d?faut. Pour qu?elle devienne v?ritablement le premier choix des Qu?b?cois, il faudrait que le Parti Qu?b?cois prenne note du changement de conjoncture politique au Qu?bec et qu?il reconnaisse qu?il lui faut de nouveau faire la d?monstration de la n?cessit? de l?ind?pendance.
    Autrement dit, qu?il est n?cessaire de mettre l?option ind?pendantiste en veilleuse pour entreprendre de bonne foi de v?ritables n?gociations avec Ottawa pour r?cup?rer les pouvoirs essentiels ? l??panouissement du Qu?bec ? l?int?rieur de l?ensemble canadien. Si ces n?gociations aboutissaient, l?option ind?pendantiste ne serait plus pertinente. Si elles n?aboutissaient pas, la table serait mise pour l?ultime bataille. Mais il est tr?s improbable que le PQ ait le courage et la lucidit? n?cessaires pour oser cette strat?gie.
  • Reste donc la possibilit? que Fran?ois Legault vienne brasser les cartes. Comme on l?a vu avec l?ADQ et le NPD, bien des choses sont possibles? lorsque la conjoncture est favorable. Un vote pour le changement, n?importe lequel, ferait davantage mal au PQ qu?au Parti Lib?ral mais les deux en souffriraient. Au point de se retrouver avec un gouvernement de centre-droit? Je n?oserais pas l?affirmer mais le ras-le-bol des vieux discours, l?impopularit? relative de Mme Marois et celle, confirm?e, des Lib?raux ouvrent une grande porte. Rappelons-nous qu?au pire de la crise de confiance envers Jean Charest, en novembre dernier, le PQ l?a emport? dans Kamouraska-T?miscouata par ? peine 196 voix de plus que le Parti Lib?ral et que l?ADQ affaiblie a attir? 23% des ?lecteurs contre 36% pour le PQ et 35% pour les Lib?raux. Quant ? Qu?bec-Solidaire, il n?a recueilli que 4% des voix ? cette ?lection. Ce n?est pas ce parti bic?phale et anachronique (on y chante encore l?Internationale) qui canalisera le m?contentement populaire.
  • Si M. Legault r?ussissait ? former le gouvernement, c?est ? lui que reviendrait le mandat de mettre la maison en ordre en s?appuyant sur des consensus suffisamment forts. Il aurait aussi ? n?gocier avec Ottawa les arrangements administratifs n?cessaires ? l??panouissement de la soci?t? qu?b?coise. En cas d??chec, c?est une nouvelle g?n?ration et une base sociale ?largie qui ferait l?exp?rience de l?impasse canadienne. Ainsi pourrait ?tre recr??e sur des bases plus larges et plus solides la coalition qui a men? le Qu?bec au seuil de la d?claration d?ind?pendance en 1995.
    Mais seul le fait que Qu?bec ne puisse pas r?aliser des objectifs strat?giques majeurs, dans ses domaines de comp?tences, ? cause d?obstacles situ?s ? Ottawa, serait en mesure d?entra?ner le type de crise pouvant mener ? la n?cessit? de l?ind?pendance comme moyen de lever les obstacles. Cependant, on ne peut pas cr?er sciemment une telle crise. C?est la raison pour laquelle la population se m?fie de la bonne foi du Parti Qu?b?cois.
  • Il n?est pas ?vident de cr?er la conjoncture parfaite capable d?amener une population ? choisir clairement une option aussi dramatique que la cr?ation d?un nouveau pays. Il y a 60 ans que les ind?pendantistes s?y essaient activement ou l?attendent passivement. Force est de reconna?tre que la strat?gie adopt?e jusqu?ici n?a pas donn? les r?sultats escompt?s. Sachant que les m?mes causes produisent les m?mes effets, la population qu?b?coise exprime clairement son besoin de quelque chose de diff?rent. Pour le moment, c?est l? o? on en est. Ceux et celles qui n?en tiendront pas compte s?en mordront les doigts.

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Adieu à 2018!

Le Brexit est populiste – et Adieu à 2018!   Chers lecteurs, L’année 2018 ne ...

3 Commentaire

  1. avatar

    Voici les points forts de votre article:

    1) »Il faut également prendre note que le changement de génération est bien amorcé….

    2)et que les jeunes, qu’ils soient de Montréal ou du reste du Québec, ont d’autres priorités…

    3)qui préoccupent les jeunes de Génération d’idées: environnement, démocratie, justice sociale, assainissement des finances publiques, développement de l’esprit d’entreprise, diplomation de tous les jeunes, reprise du contrôle sur les ressources naturelles, amélioration du fonctionnement de l’État et des services publics, etc.

    4)Ces gens sont les plus allumés de la génération montante. »

    Il en manque un qui est:

    5) Ces jeunes ont grandit dans une société qui ne cessait de médiatiser « l’indépendance possible » pour le Québec durant toute la durée de leur « apprentissage ».

    Ils n’ont pas vraiment adhéré au mouvement parce que celui-ci était beaucoup plus « émotif » qu’objectif et surtout que la politique était traitée avec des arguments qui leur paraissait insignifiants.

    Par contre, si les thèmes qui préoccupent cette génération qui s’installe, ne sont pas abordés et solutionnés avec satisfaction, leur sens de l’entreprise et leur diplomation basée sur l’objectivité deviendra incontournable. Les arguments qui leur sembleront plus raisonnables et plus objectifs les obligeront de choisir une solution.

    Pour eux, la « séparation » du Québec n’est pas un moyen qui leur paraît aussi drastique qu’à nous. Pour eux, ce n’est qu’une des possibilités qui pourrait leur permettre de s’exprimer à tous les niveaux, plus librement et de gérer leur société selon leurs priorités, si les « vieux » ne cessent pas de « tourner en rond » autour des problèmes.

    le nationaliste est loin d’être disparu; mais il devient de plus en plus « raisonnable et objectif ».

    Amicalement

    André Lefebvre

  2. avatar

    Je vais vous dire moi, Le ras-le-bol des québécois c’est contre ceux qui ne leur lâche pas les basquettes avec l’idée d’indépendance, dde souveraineté chauvine et réactionnaire. Faut vraiment se contorsionner l’esprit pour « remaker – j’allais écrire radotter » les idées éculées des fascistes de Lionel Groulx et Maurice Duplessis (Rapatrier notre BUTIN d’Ottawa) et croire que le peuple québécois écoute encore ces sornettes.

    La question nationale du vent SVP. La section anglophone du peuple québécois et la section immigrante récente et la section francophone du peuple québécois ont tous voté dans le même sens et il a fallu toute la fraude électorale conservatrice et des médias à la solde en Ontario pour diviser le vote, ou le décourager, pour empêcher le renversement des néo-fascistes de l’Alliance de Harper qaui mystifie le peuple de l’Ouest mais pas celui de l’Est canadien (y compris les Maritimes le Québec et partie de l’Ontario).

    Nous reviendrons sur la question nationale québécoise et la question nationale canadienne dans un prochain papier.

  3. avatar

    Voci ce que nous pouvons lire aujourd’hui dans Cyberpresse:

    « Chose certaine, on voit aujourd’hui que la différence québécoise n’est pas seulement une question de langue. «Les anglophones du Québec ont les mêmes valeurs que les francophones. À partir du moment où ils ont trouvés le moyen de l’exprimer, sans voter du même coup pour la souveraineté (c’est-à-dire pour le Bloc), ils ont pu le faire tranquilles», analyse Mme Côté. »

    Ajoutons ceci, qui peut nous donner une idée plus précise de la situation qui prévaut de plus en plus:

    « Pour son confrère François-Pierre Gingras, politologue à l’Université d’Ottawa, les valeurs de gauche pourraient même l’emporter sur l’attachement au pays. «Des fédéralistes québécois – dont une anglophone née en Ontario – m’avouent aujourd’hui être dégoûtés de la politique au Canada. Ils disent avoir carrément « ?viré capot » en faveur d’une souveraineté québécoise sociale-démocrate après avoir pris connaissance des résultats du vote en Ontario. Il faudrait voir combien il y a de tels convertis.»

    La jeunesse va nettoyer les « calvettes » sinon les « fossés ».

    Les « vieilleries » qui croient encore pouvoir contrôler la population avec leurs vieux refrains passées dates » vont déchanter comme les deux « vieilleries » qui viennent de « piquer du nez ».

    Amicalement

    André Lefebvre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.