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Que faire ?

Comment affronter le tsunami quotidien des mensonges de propagande ax?s sur la ??terreur islamiste??, la ??guerre contre le terrorisme??, la ??n?cessit? de ??se prot?ger?? en supprimant les libert?s ????Il ne pourra y avoir de changement que si l?on parvient ? d?masquer, aux yeux de la masse des citoyens, la v?ritable source du terrorisme, la mystification permanente qui accompagne tous les attentats depuis le 11 septembre 2001. Malheureusement, on en est encore loin. M?me ceux qui se disent de la ? la gauche ? dans les pays occidentaux, m?me le mouvement anti-guerre, dans sa tr?s grande majorit?, croit et colporte les balivernes sur le terrorisme ? arabe ?. Dans le meilleur des cas, on pr?tend que la ? terreur d?Al-Qa?da ? est un juste retour de manivelle, une vengeance pour toutes les souffrances endur?es par les populations arabes???Il faudrait que les ? opposants ? cessent de faire le jeu de l?appareil de mystification, qu?ils comprennent que tout se tient, que la mondialisation et le cannibalisme ?conomique, la r?gression sociale, les guerres et les auto-attentats en s?rie ont une seule et m?me origine. A d?faut de d?noncer la supercherie du??terrorisme d?Etat camoufl? en terrorisme spectacle, le pacifisme se condamne ? tourner ? vide.

L?id?ologie mondialiste est malheureusement omnipr?sente. Elle se manifeste en premier lieu dans le vocabulaire (? r?forme ?, ? lib?ralisme ? et tous les autres termes ambigus repris quotidiennement sans la moindre contradiction). Elle capte les esprits, les paralyse, les transforme. Pour s?en lib?rer, c?est l? qu?il faudrait commencer : jeter par-dessus bord tout ce fatras linguistique orwellien, refuser de parler la??langue de bois de la caste dominatrice.

Beaucoup de gens modestes, y compris les victimes directes de la mondialisation et des ? r?formes ?, assimilent les ? arguments des pr?dateurs, les r?gurgitent souvent tels quels, sans r?fl?chir. L?abrutissement et la propagande incessante sont plus efficaces que jamais.

Certes, la combativit? n?a pas disparu ? la base ; c?est un ph?nom?ne inn?. Comme disait Bakounine, le th?oricien de l?anarchisme, ce qui distingue l??tre humain des animaux, c?est ? la fois ? la facult? de penser et la facult?, le besoin de se r?volter ?. Mais on sait depuis le 19?me si?cle que, sans organisation efficace, la r?volte, aussi l?gitime soit-elle, n?a aucune chance d?aboutir ? un changement positif. Or, le probl?me de notre ?poque r?side pr?cis?ment dans le fait que les structures que les r?volt?s se sont donn?es autrefois, et qui subsistent plus ou moins jusqu?? ce jour, ont perdu toute efficacit?.

Les partis dits de ? l?opposition ? ne sont plus que l?ombre d?eux-m?mes, alors que les mouvements syndicaux sont min?s. Dans la plupart des cas, ils ont sombr? dans une lamentable collaboration avec ceux qu?ils ?taient cens?s combattre.

Ils??limitent la casse pour le compte de leurs patrons, et les gens qui les suivent n?y voient que du feu. Encore une fois, ce n?est pas la bonne volont? des militants tromp?s qui est en cause, mais leur candeur.

Bien souvent, donc, des organisations d?apparence tout ? fait honorable et se fixant pour objectif de lutter contre tel ou tel danger, ont en fait pour seul but de capter les bonnes volont?s et de les faire s??puiser dans de vains combats. Bien souvent aussi, le danger d?nonc? est soit imaginaire, soit arrang? de toutes pi?ces. Comme dans le cas du terrorisme, du??n?o-nazisme, de l?antis?mitisme, de la drogue, du crime organis?, des virus informatiques ou des ?pid?mies r?currentes, les m?mes metteurs en sc?ne cr?ent ? la fois la menace et son pr?tendu antidote. La peur est entretenue de mani?re permanente, tout comme le spectacle qui l?entoure. Elle emp?che les m?contents ? et ils sont nombreux ? de s?interroger sur les causes v?ritables de leur m?contentement. Et elle est aussi une source non n?gligeable de revenus. Il suffit de voir, par exemple, les sommes colossales g?n?r?es par la peur du r?chauffement climatique ? les gens qui ont invent? le danger sont les premiers ? en profiter.

Rien de plus difficile, dans ces conditions, que de s?y retrouver dans ce d?dale oppositionnel, o? le vrai est si ?troitement m?l? au faux, le sinc?re au manipulatif, l?efficace ? l?inutile. On navigue sans cesse entre la na?vet? cr?dule et le scepticisme parano?aque. Qui croire ???A qui faire confiance ??

Le site web d?Eric Hufschmid(http://hugequestions.com/Eric/), int?ressant ? bien des ?gards, montre ? quel point il est devenu impossible de se fier ? qui que ce soit. La m?fiance est de mise partout.

De nos jours, il ne faut pas grand-chose pour discr?diter une cause, comme par exemple celle des partisans d?une enqu?te s?rieuse sur les ?v?nements du 11 septembre. Il suffit de charger quelques provocateurs de r?pandre des rumeurs absurdes sur le sujet. Et aussit?t, quiconque met en doute la th?orie officielle du complot islamiste passe pour un cingl?. Ou encore, autre tactique, on conduit divers partisans de la m?me cause ? s?entre-d?chirer.

Les cons?quences de cette situation : dogmatisme, communautarisme et une effarante atomisation du camp des opposants. Comme s?il fallait, pour se solidariser avec quelqu?un, ?tre en tout point d?accord avec lui.

On ne soulignera jamais assez la n?cessit? d??tre tol?rant envers ceux qui sont en gros du m?me bord que nous mais ne partagent pas exactement toutes nos id?es ? une telle concordance de vues peut-elle d?ailleurs exister ????La tol?rance devrait aussi ?tre de rigueur envers des gens compl?tement diff?rents mais ayant objectivement les m?mes int?r?ts.

Dans ce contexte, on pourrait multiplier ? l?infini les exemples de sites ou de personnes fonci?rement honn?tes, ou qui en donnent l?impression, mais qui reprennent ? leur compte certaines absurdit?s de la propagande officielle.

Est-il important que quelqu?un soit croyant ou pas, ou de telle ou telle confession, ou de telle ou telle famille (ou chapelle) politique ???Comme on ne peut pas ?tre d?accord sur tout, il faut bien se contenter d?aller ? l?essentiel et ne pas trop s?accrocher aux d?tails. N?anmoins, il convient de se fixer quelques principes de base qu?il sera difficile de transgresser sans se trahir soi-m?me.

O? passe la ligne rouge ???Pas toujours facile ? d?terminer, mais ce qui est certain, c?est qu?elle s?pare les promoteurs-profiteurs du nouvel ordre mondial de leurs victimes.

Chacun a le droit d?avoir sa propre ligne rouge et de la placer o? bon lui semble.

L?histoire peut-elle nous aider ? y voir clair ? En principe, oui. Encore faut-il la conna?tre, sinon comment en tirer les le?ons qui s?imposent ? La disparition de la m?moire historique permet toutes les entreprises de discr?dit ou de r?cup?ration.

Le cadre du possible : Le caract?re d?sesp?r? de la situation actuelle r?sulte du fait qu?il est pratiquement impossible, dans un pays isol?, de stopper la r?gression et de repartir de l?avant sans risquer une intervention ext?rieure imm?diate.

Selon le pays concern?, la marge de man?uvre est plus ou moins ?troite. Paradoxalement, c?est en Am?rique du Sud, aux portes de l?Empire, qu?elle est apparemment la plus ?tendue (Venezuela, Bolivie).

Le cadre naturel de l?action politique citoyenne est depuis longtemps l?Etat national. Si l?on supprime ce cadre, comme cela commence ? ?tre le cas aujourd?hui, l?action devient impossible ou totalement inefficace (elle se r?gionalise et se concentre sur des th?mes sans importance).

Si un mouvement de r?sistance ? la mondialisation veut avoir quelque chance de succ?s, il doit donc avant toutes choses restaurer la souverainet? nationale comme cadre de son action, car il est peu probable qu?il soit en mesure de s??tablir d?embl?e ? l??chelle mondiale sans violer les souverainet?s.

Les mouvements populaires ou nationaux respectent les particularit?s locales et ne se pr?occupent pas trop de ce que fait le voisin. Eriger un monde sans fronti?res ne fait certainement pas partie de leurs objectifs, du moins pas avant longtemps. Les ma?tres cosmopolites de la mondialisation, eux, se fichent des particularit?s nationales (? deux exceptions pr?s : les USA et Isra?l). Ils veulent tout, tout de suite. Dans leur lutte ? mort contre le reste du monde, ils ont tous les avantages aussi longtemps que le monde reste passif.

Le probl?me de la solidarit? entre victimes (ou plut?t du manque de solidarit?) est consid?rable. Les pays arabes et musulmans, quand ils interviennent ensemble, se d?sint?ressent de ce qui se passe ailleurs. Les Etats d?Am?rique latine restent le plus souvent entre eux. Les Africains sont plus isol?s encore, n?ayant jamais r?ussi ? ?tablir un consensus. Et ? l?int?rieur d?un m?me pays, chaque groupe agit pour soi. Paralys? par l?id?ologie dominante et le ? politiquement correct ?, personne ne voit le rapport qui existe entre les diff?rentes questions, chacun se laisse couler en esp?rant s?en sortir mieux que son voisin, au niveau international comme au niveau local.

Dans une soci?t? humanis?e ayant r?duit ou supprim? les gaspillages, les guerres, les d?penses militaires, les cadeaux aux grandes entreprises et aux richissimes privil?gi?s, la chose serait tout ? fait possible. Utopie d?pass?e par l?histoire ????Tant que les victimes elles-m?mes penseront que c?est le cas, comme on le leur enseigne, toute id?e de progr?s social restera bien entendu utopique.

Avec la mondialisation, la question des flux migratoires est devenue essentielle. Utilis?e depuis toujours pour diviser les gens et accro?tre la concurrence sur le ? march? du travail ?, elle n?a pourtant jamais ?t? aussi br?lante qu?aujourd?hui. Bien que les Etats occidentaux pr?nent tous officiellement le contr?le de l?immigration et s?alignent sur certains slogans racistes de l?extr?me droite, ils facilitent en cachette les mouvements de population, cr?ant ainsi une situation voulue par la classe dominante qui y trouve son avantage. Comme dit Philippe Cohen (Marianne2.fr), ? les sans-papiers qui travaillent pour presque rien sur nos chantiers ne font qu?anticiper le grand march? mondial du travail auquel aspire la classe patronale? ???Un march? sans fronti?res et sans lois sociales.

Comment les int?ress?s peuvent-ils r?soudre ce probl?me ? C?est, pour des raisons ?videntes, un des domaines o? la solidarit? est la plus difficile. Et les plus pauvres, comme le veut le capital sans fronti?res et sans lois, m?prisent ce qu?ils consid?rent comme ? l??go?sme des plus riches ?. En fait, le probl?me est insoluble dans le cadre de la soci?t? actuelle : c?est bien pour cela que les profiteurs font tout pour exacerber la situation. Une solution r?elle ne peut passer que par le d?veloppement harmonieux de toutes les r?gions du monde, de sorte que plus personne n??prouve le d?sir de s?expatrier pour des motifs ?conomiques. Le jour o? cela sera possible, la x?nophobie naturelle dispara?tra.

Une question que personne ne semble vouloir se poser concerne le sens ? donner au mot d?mocratie, la d?finition officielle faisant de toute ?vidence l?unanimit?. Or, il est certain qu?un syst?me dit d?mocratique qui permet toutes les distorsions, aussi graves soient-elles, n?est d?aucune utilit? pour l?esp?ce humaine. Il conviendrait peut-?tre de pr?ciser ce que la d?mocratie doit impliquer et ce qu?elle doit exclure.

Cette ? souverainet? du peuple ? que sugg?re l??tymologie du mot, ne peut en aucun cas signifier la d?l?gation aveugle de tous les pouvoirs ? une caste de politiciens aux ordres de l?oligarchie. L?existence m?me d?une oligarchie est d?ailleurs incompatible avec l?id?e de v?ritable d?mocratie, tout comme l?est la survivance de cette forme archa?que de gouvernement que constitue la monarchie. En grec, un seul et m?me mot??d?signe ? la fois la d?mocratie et la r?publique.

Toutefois, la fameuse d?mocratie ath?nienne de l?Antiquit? n??tait pas si d?mocratique que ?a : elle ne valait ni pour les esclaves, ni pour les femmes, ni pour les m?t?ques (?trangers non-ath?niens).

Tant qu?il existera une classe dominante dans la soci?t?, le mot d?mocratie sera un mot creux, servant ? camoufler la r?alit? ? on l?a su pendant plus d?un si?cle, on l?a oubli? entre-temps.

Cela ?tant, le probl?me du respect de cette fausse d?mocratie qui ne se respecte pas elle-m?me, va surgir un jour ou l?autre. On en reviendra ? la question ? l?galit?-ill?galit?-clandestinit? ?. Un monde qui voit son avenir dans le retour aux conditions sociales du 19?me si?cle, ne devra pas s??tonner que le peuple non-souverain recoure pour s?y opposer ? la spontan?it? de cette ?poque. L?histoire reste ? r?inventer.

? Le probl?me du pouvoir, c?est de g?rer l??meute. Toutes les logiques de domination marchent jusqu?au moment o? le dominant se fait ?gorger par la foule. Or, un riche ?gorg? par la foule ne peut plus d?penser son argent???Les dominants utilisent des petits groupes de collabos et l?immense masse ne se rend compte de rien : voil? le syst?me qui fonctionne actuellement. Mais plus le petit groupe est inique, spoliateur, plus il faut mentir. Pas s?r que ?a tienne, m?me avec des collabos???L?agressivit? des ?lites actuelles s?explique par la peur de ces ?lites. Il n?y a plus de dialogue possible, il y a de la haine de classe, parce qu?il y a de la peur. C?est le signe d?un empire qui va mal. ?, souligne le sociologue Alain Soral.

O? sont??donc les forces susceptibles de stopper le d?clin et la marche ? la catastrophe ???Existent-elles ? l??chelle internationale ???Existent-elles ? l?int?rieur dans les diff?rents??pays ????Peut-on faire quelque chose, ou faut-il attendre la fin sans broncher ??

A l??chelle internationale, il conviendrait d?abord que les pays ind?pendants r?pliquent ?nergiquement ? toutes les mesures arbitraires des USA. Question parmi tant d?autres,??pourquoi le monde entier accepte-t-il sans r?agir les mesures discriminatoires de la junte am?ricaine en mati?re de voyages (visas, transmission pr?alable des donn?es personnelles, contr?les d?entr?e vexatoires, empreintes digitales, photo, chaussures, scanographie corporelle). Pourquoi n?impose-t-on pas les m?mes mesures aux d?tenteurs de passeports am?ricains ?

Pourquoi n?oblige-t-on pas partout les agents de l??tranger ? se faire enregistrer sous peine de lourdes sanctions. Une loi russe de 2005 contraint les collaborateurs d?ONG ? internationales ? ? le faire, et exige de ces organisations qu?elles d?voilent leurs sources de financement. Excellente loi, ? condition qu?elle soit v?ritablement appliqu?e. Ce n?est un secret pour personne que la plupart des 400.000 ? humanitaires ? en Russie font partie d?une cinqui?me colonne subversive.

Une telle mesure serait impossible dans les pays occidentaux, pays depuis longtemps plac? sous les ordres de la mafia am?ricano-sioniste.

Bien entendu, la discrimination ? s?curitaire ? et la subversion ne sont que deux aspects parmi d?autres de la domination globalisatrice. La d?pendance ?conomique et le pillage des ressources ne sont pas moins graves. Mais comment y mettre fin si l?on ne commence pas par le plus simple ?

Un pays encore assez puissant, en ?tat de r?agir aux multiples formes d?agression ?trang?re commises au nom de l?ouverture et de la libert?, devrait le faire sans attendre, avant qu?il ne soit trop tard. Si le Zimbabwe a le courage de r?sister (seul et avec les effets d?sastreux que l?on sait), pourquoi la Russie se tient-elle tranquille ? Il ne lui en co?terait rien???Pourquoi la Chine, une des rares grandes puissances ind?pendantes de la plan?te, tol?re-t-elle que de minables repr?sentants d?Etats en voie de liquidation viennent lui faire la morale ? Les dirigeants chinois ignorent-ils qu?il suffirait de peu de choses pour remettre ? leur place ces pantins et leur apprendre les rudiments de la politesse. Craignent-ils de leur faire perdre la face. Comme si l?on pouvait tomber plus bas que ceux-l?.

Il faudrait que la Russie et la Chine retrouvent leur dignit?, qu?elles apprennent ? contrer efficacement l?arrogance des donneurs de le?ons et qu?elles aient la volont? de s?exprimer ? haute voix sur la sc?ne m?diatique mondiale. Elles en ont les moyens. Si quelqu?un est en mesure de briser le monopole des tenants de l?ordre nouveau, ce sont ces deux pays. Poutine, en mettant un frein ? l?emprise des oligarques sionistes, a fait faire quelques progr?s ? son pays, mais l?ensemble est encore bien timide. La Chine, elle, accepte presque tout de l?Occident, pour autant qu?on la laisse exporter ses produits bas de gamme. A l??chelle internationale, Moscou et P?kin se contentent de faire de la figuration politique.

Il serait urgent que la Russie et la Chine se r?veillent et qu?elles s?allient au lieu de laisser l?imp?rialisme am?ricano-isra?lien pr?parer la destruction du monde. Faire ?chec aux menaces qui p?sent sur l?Iran serait un bon d?but. Mais on ne doit pas trop y compter ; ce que ces deux grands ont n?glig? depuis 1991 (guerre du Golfe) ne se produira pas comme par miracle. Et pourtant il le faudrait, car s?ils ne font rien, leur tour viendra t?t ou tard (la r?cente??crise ukrainienne en serait d?j? un exemple ?difiant). Face aux hyper-puissances d?homog?n?isation, il est grand temps que l?antimondialisation r?elle et efficace pr?sente un front uni et international des diff?rences, un bloc historique constitu? par une armada pirate se lan?ant ? l?abordage des vaisseaux de l?Empire?

CH?RIF ABDEDA?M

 

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