• Raymond Viger

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    • Rédacteur en chef du magazine d'information et de sensibilisation Reflet de Société et directeur du Café-Graffiti pour les artistes urbains. Raymond Viger fait du journalisme depuis 1974, il est aussi écrivain et intervenant social spécialisés dans les milieux marginalisés et la crise suicidaire.

    Quand les médias deviennent des proxénètes

    16 décembre 2007 | 2 commentaire(s) | 553 affichage(s)

    Dossier Prostitution.

    L’article 212 du code criminel concernant la prostitution stipule que l’on ne peut vivre pleinement ou en partie de la prostitution d’autrui. Un proxénète qui prend un pourcentage sur le travail d’une prostituée est coupable selon cette loi.

    Mais qu’en est-il des médias qui font la publicité des services d’escortes et de prostitution ? Ces annonces rapportent des profits. Le média vit en partie de la prostitution d’autrui. Y a-t-il laxisme des autorités à tolérer cette illégalité au code criminel ?

    Mais voilà que le vent tourne. Le Mercury News,
    un journal de San Jose aux États-Unis, vient de publier un reportage de Travis Reed, journaliste de l’Associated Press. Trois vendeurs de publicité pour les annonces d’escorte du Orlando Weekly viennent d’être arrêté le 19 octobre dernier par une escouade de la moralité sous le chef d’accusation de faire de l’argent sur le dos de la prostitution. Ils font face à une condamnation pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.

    En ce qui concerne le média, il peut être condamné à une amende de 15 000$. Le juge pourrait aussi décider d’incarcérer un représentant du Orlando Weekly. Le Metropolitain bureau of investigation a fait enquête pendant 2 ans pour en arriver à réaliser ces arrestations.

    Est-ce que cela va influencer les autorités canadiennes et québécoises à appliquer la loi ? Est-ce que cela va mettre de la pression sur certains médias qui sont de gros vendeurs d’annonces proposant des services sexuels ?

    Le journal ICI Montréal appartenant à Québécor a fait paraître une publicité d’une demi-page invitant les lecteurs à devenir entremetteur pour une agence d’escortes :

    « Avez-vous ce qu’il faut pour être Recruteur d’Escorte girl ? Savez-vous comment trouvez des filles de Grande Classe et d’allure Mannequin ? Dans la rue, metro, magasin, restaurants ou boite de nuit. Nous recherchons des gens comme vous. Nous vous remercierons généreusement de 100.00$ pour chacune prête à travailler comme Escorte girl. Contactez-nous par courriel seulement [. . .] » (ICI, édition du 25 novembre 2007, p. 29)

    Pierre-Karl Péladeau devra-t-il éventuellement faire face à des accusations de proxénitisme ?

    Cet article a été publié originalement à cet endroit.
  • 2 commentaires

    Que dire également des Pages Jaunes ?

    En cherchant sur leur site on trouve près d’une centaine d’agences seulement à Montréal.

    http://www.pagesjaunes.ca/search/si/1/Escorte/Montr%E9al

    Quand même…

    • Raymond Viger

    Effectivement, la sollicitation pour des offres sexuelles se retrouvent partout.

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