• Patricia Turcotte

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    • Un jour, un Vieux-Sage m'a dit:" Patricia, cherche à accomplir ton plus grand rêve; autant à travers la pauvreté financière, la maladie et la solitude: que dans la prospérité, la santé et la célébrité". Sans hésiter, je lui réponds: "Écrire sans censure et librement, au style de Marguerite Duras". Merci aux responsables de ce site de journalisme moyen, de me donner l'occasion d'écrire. Je vous invite à vous rendre sur mon nouveau site, pour laisser votre témoignage, à travers les commentaires; sur ma nouvelle chronique intitulée: Une première réunion du mode de vie des 12 étapes. Ou encore, pour lire les multiples chroniques romancées. À votre guise aussi pour lire le roman réalité: Briser le mur du silence. À l'adresse: http://patricia-turcotte.blogspot.com Patricia Turcotte

    Briser le mur du silence

    8 décembre 2008 | 6 commentaire(s) | 741 affichage(s)

     

     

    Photo Heart of Oak Flickr

    Photo Heart of Oak Flickr

     

     

    Septième d’une famille de huit enfants, je suis née sous une bonne étoile le 22 avril 1956, dans la magnifique ville de Saint Georges de Beauce. De nature extravertie en plus de profiter d’une santé florissante, je mordais à pleines dents dans la vie. La vie ordinaire du simple quotidien me fascinait et m’emballait, tout simplement. Mon enfance se déroulait dans le tourbillon des plaisirs sains, l’harmonie, la fraternité, la paix, la joie et le partage. En dépit de la classe financière moyenne de mes parents, l’essentiel me comblait. J’adhérais naturellement et de toute évidence, à une parole évangélique: la véritable abondance loge au fin fond de l’intelligence du cœur.

    Ma force la plus élevée se transformait en certaines occasions, en faiblesses : simplicité naturelle et transparence. Ouverte d’esprit, curieuse et libérale dans mes opinions, je foutais en certains cas, des bâtons dans les roues aux individus snobs et présomptueux. Réservée, débrouillarde et recherchiste à mes heures, j’émergeais dans la majorité des cas, des pires circonstances. Mes loisirs et divertissements favoris penchaient vers l’écriture, la lecture, la photographie, les pièces de théâtre improvisées, jouer au professeur avec les gamins du quartier, le cinéma, la natation, le plein air, le camping. Je prenais grand plaisir à côtoyer des individus aux tempéraments calmes, pacifiques et transparents, ayant une remarquable beauté d’âme. Mon exceptionnelle amie d’enfance détenait cette attachante personnalité. Je tombais facilement en pâmoison au contact des êtres sages et humanistes, possédant une grande force de caractère et d’esprit, combiné d’un authentique sens de l’humour. Les personnalités aux talents artistiques me fascinaient. Ma famille en était remplie.

    L’espérance est un risque à courir (Georges Bernanos).

    Détruire le mur du silence, se départir de ses illusions et sortir de ses ignorances est une responsabilité individuelle et collective. Je brise le mur du silence sur le délicat sujet du suicide, chez les jeunes de 7 à 107 ans. Voici la première partie de cinq brefs récits romancés, vrais et réalistes, des délicats évènements qui m’ont incitée à tenter de tirer ma révérence, par une tentative de suicide le 25 avril 1993. Mais surtout, comment j’ai surmonté la pente pour redécouvrir la joie et la force de vivre. Ce n’est pas à cause de ma vertu et encore moins par l’écriture automatique, que j’ai composé la plus difficile partie, de cette étonnante histoire d’amour avec la Vie. Je puise la plupart des évènements, directement à la source de ma mémoire et de mes souvenirs. Briser le mur du silence prend la forme d’une confidence intime adressée à chaque lecteur, qu’il habite au coin de ma rue ou à l’autre bout du monde. J’utilise un langage simple, populaire et accessible autant aux jeunes adolescents, qu’aux adultes. Ces révélations intimes seront possiblement le porte-voix de nombreuses personnes prisonnières d’oppressantes confidences personnelles, mais aussi des lourds secrets médicaux; sans oublier les multiples secrets de polichinelles, dans la société et les familles. Les blessures morales ajoutées à la douleur physique chronique, ont pris le dessus sur ma joie de vivre habituelle, comme sur ma persévérance et ma détermination. Que ce soit en lien avec la souffrance physique ou psychologique, ou encore avec d’autres dépendances, telles : la boisson, la drogue, le jeu, l’abus des études et du travail, la dépendance affective, la sexualité débridée : La détresse et la souffrance humaine ne se compare pas, mais elle se se partage. Mettre au jour davantage de lumière sur ces événements s’insère dans le processus naturel, de guérison des blessures et des souvenirs. Je surmonte les dernières barrières de la culpabilité et de la honte ainsi que de la peur des jugements déplaisants et du mépris des gens. Sans oublier l’augmentation possible des chuchoteries et commérages, des chipies du quartier. Ce dernier pas nécessite une surdose de cran et d’audace. Comme dit si bien un de mes grands copains : «Mon nom est Patricia Turcotte. Rescapée des enfers et du suicide et survivante de l’asile, mais toujours fidèle pèlerine devant l’Éternel »..

    Hélas, suite à un important choc émotif survenu en octobre 1984, je suis devenue une personne émotive. À mon grand désarroi, un profond retour sur mon passé s’est déclenché à la fin mars 1990. Le but de mon récit : Inciter les jeunes à briser le mur du silence, participer à la diminution des multiples préjugés et ignorances sur la santé mentale et le suicide, soulever des réflexions individuelles et collectives et communiquer un réel message d’espérance. Je t’invite dans le jardin intérieur des souvenirs de mon passé, toujours bien inscrit dans ma mémoire, comme dans des tas de documents médicaux, légaux ou multiples correspondances.

    QUAND JE SERAI PLUS GRANDE, JE FERAI SÛREMENT COMME TOI

    Je viens à peine de franchir mes huit ans, qu’une tragédie inattendue survient dans ma famille. Du jour au lendemain, mon grand frère Serge que j’affectionne plus particulièrement, sombre dans une profonde dépression. Rien ne laisse présager un tel détour vu sa nature ingénieuse, idéaliste et créatrice. Son côté intellectuel, sa force de caractère et sa vivacité d’esprit me fascinent et me séduisent. Mon héros favori et mon frère idéal : voilà ce que représente à mes yeux, mon grand frère Serge Turcotte.

    Il revient de son travail d’été en Ontario, triste comme un bonnet de nuit. Je ne comprends plus rien. mon grand frère est méconnaissable. Je me sens démunie et impuissante devant cette situation embarrassante, voire même gênante dans l’entourage et la société. Serge a désormais la mort dans l’âme. Tous ses meilleurs amis y compris les êtres chers, l’abandonnent à tour de rôle, tous confrontés à leurs limites humaines. Mon héros à la triste figure me désole. Il a demandé un dernier service aux siens, avant son décès. Ayant fabriquée un énorme chapelet en noyau de pêche. Serge désirait y placer le dernier grain de chapelet, la veille de son décès. À mon profond regret, je lui ai refusé égoïstement ce minime service, en lui répondant froidement: “Les fous ne touchent pas à mon chapelet”.

    Si je pouvais envoyer à Serge de là-haut, deux demandes spéciales; ce serait premièrement une chanson qu’il désirait entendre, avant son décès: L’adieu du soldat, du soldat Lebrun. La deuxième chanson était sa favorite, soit: La scène, de Claude Léveillé. Serge était un brillant étudiant à sa première année à l’Université Laval. Il caressait le rêve de devenir arpenteur géomètre. Ses camarades de classes le nommaient souvent comme président de l’école. Serge possédait une qualité exceptionnelle: profondément humain, il n’aurait jamais fait volontairement de mal à une personne. On ne doit jamais oublier que Serge a fait autre chose dans sa vie, que de vivre une grande dépression nerveuse et de mourir à l’âge de 22 ans, suite à une tentative de suicide. Le jour de son adieu, on l’aurait empêché de se rendre à son nouveau travail, pour débuter sa première journée de travail, comme préposé au Soleil de l’Enfance. Plusieurs personnes handicapées physiquement, cérébralement et intellectuellement, n’auront jamais l’occasion de connaître, la bonté et le professionnalisme de Serge. La personne qui m’a confié ce touchant souvenir, m’a assurée que cette injustice gratuite était vraiment triste et déplorable. Le portrait souvenir de Serge Turcotte renaît de ses cendres, à travers ce mini roman réalité.

    La trace d’un rêve n’est pas moins réelle, que celle d’un pas. (Georges Duby).

    Les derniers souvenirs que je conservent de mon frère, resteront toujours gravés dans ma mémoire et à travers ce récit : Agenouillé auprès de son lit pour réciter sa prière matinale, Serge me sourit tristement et du signe de la main, m’envoie son dernier au revoir. J’ignorais à ce moment-là, qu’un événement en apparence banal, viendrait tôt ou tard mettre en branle un scénario semblable, dans mon existence.

    À l’automne 1992, je visionne dans un rêve interpellant, mon frère Serge décédé le 31 janvier 1971 après avoir été subtilement forcé, de tirer son rideau de scène. Une scène étrange et déconcertante scène se déroule sous mes yeux : « Serge tout penaud, mais pourtant bien vivant et debout, regardait impitoyablement son cadavre meurtri gisant dans un énorme mare de sang. Comme une nette impression de voyager aller-retour, non seulement dans le passé de Serge, mais aussi dans sa réalité invisible. Il m’invite tout doucement à regarder ce diaporama d’autrefois, survenu dans sa chambre de notre maison familiale. Je vois très bien l’arme à feu, tombé précisément à côté de son corps sans vie. Je constate sans l’ombre d’un doute, que sa bévue a irrévocablement tournée en eau de boudin. Serge semble désemparé, impuissant et isolé depuis la nuit des temps, à travers cette terrifiante solitude ». Ce rêve spécial me met en déroute, pique ma curiosité et m’incite à demander de l’aide.

    DEMANDE DE L’AIDE – DEMAND OF THE HELP – PEDIR AYUDA

    À l’époque, je désirais vraiment voir cette triste scène, sûrement très troublante. Les policiers ont dû asseoir leurs autorités en refusant à une adolescente de quinze ans, d’escalader l’étage qui la séparait de son héros mort au combat. Combien de temps devrais-je encore vivre dans la négation, les cachettes, les mensonges, les hypocrisies et le déni ? C’est la vie elle-même qui s’est placer en maître, pour m’enseigner les choses les plus essentielles de la vie. Ce n’est pas donné à tous de voir de ses propres yeux, l’endroit où se retrouve une personne aimée, décédée par le suicide. Partager ce songe du matin, peut contribuer à diminuer des tas de préjugés et d’ignorances, sur le suicide.

    Selon ma perception personnelle, les personnes chères décédées par le suicide, poursuivent leurs chemins d’évolution, à côté de leurs proches, tout simplement. À suivre : Demande de l’aide.

     


  • 6 commentaires

    Bonjour Patricia,

    Je constate que votre route a été parsemée de difficiles moments. Vous devez avoir une force incroyable pour passer à travers tout cela. On est jamais seul au monde et votre histoire va certainement donner du courage pour s’ouvrir et briser ce mur du silence.

    Bien à vous,

    François Marginean

    Bonsoir François Marginean,

    Votre message est agréable à lire et donne un brin de courage additionnel, pour continuer. Il aurait été difficile pour moi, d’écrire sur toutes sortes de sujets, si je n’avais pas osée partager ce mini roman réalité. Ensuite, je pourrai écrire sur les autres et laisser ce passé derrière moi, sans y revenir.

    Au revoir,

    Patricia Turcotte

    • Memyselfandi

    Bonjour Patricia ..

    Je me suis rendue sur ce blog. par le biais d’un autre article et j’ai lu ton témoignage .. je te mets ici en copier coller le commentaire que j,ai fait sur l’autre article et tu verras le lien avec le titre de ton article … et je veux te dire que je suis tres touchée par tout ce que tu as écrit Cette phrase me revient «Mon nom est Patricia Turcotte. Rescapée des enfers et du suicide et survivante de l’asile, mais toujours fidèle pèlerine devant l’Éternel -
    VOICI DONC
    Merci Mme Cordeau , Merci bibicertain . Merci M Marsan Merci M François

    Continuez votre travail de dénonciation , petit a petit, chacune des personnes ayant vécu ce traumatisme pourra se lever et crier au monde l’injustice dont elle a été victime . C’est ce qui se passe quand le SILENCE EST ROMPU ..

    Pour moi qui aime bien toute la symbolique de la Bible , sur le Verbe. Je ne peux que vous féliciter de prendre la parole …Je crois en la force du témoignage .

    En le réinterpretant , je reprends ici a mon compte, un texte trouvé sur internet a propos de Jean 1

    Au commencement était le Verbe » : c’est la reprise des premiers mots de la Bible où l’on nous dit qu’  »au commencement » Dieu créa le ciel et la terre.

    On apprend ainsi que le Verbe n’existe pas pour lui-même, mais qu’il est tourné, tendu vers Dieu. C’est une manière de dire qu’il se reçoit de Dieu en même temps qu’il se donne à lui. le Verbe a été le maître d’œuvre de la création, puisque tout a été fait par lui et que rien ne subsiste en dehors de lui.

    Le texte de Jean 1 nous dit que le VERBE est inséparablement vie et lumière. Tout au long de son évangile, Jean appliquera ces deux mots à la figure de Jésus qu’il présentera comme la  »Lumière du monde » (8,12) et  »la Résurrection et la Vie » (11,25). Ces mots s’inscrivent dans un contexte de résistance et d’opposition.

     »la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée », Jean fait acte de FOI en soulignant la force et la victoire du Verbe dans son combat contre les ténèbres.
    Comme on aime bien les combats d’idées , les analystes de la Bible s’obstinent sur le comment on aurait du traduire tel ou tel mot… (ah le choix de mots) Pour moi l’important ce n’est pas le choix des mots … mais une question de regard : celui qu’on choisit de poser sur la VIE …

    On continue la lecture et on lit :  »et les ténèbres ne l’ont pas comprise », on constate que la Bible est toujours d’actualité … Le refus de la Lumière par quelques-uns fait en sorte que le Dieu auquel je crois a été crucifié sur une croix ….et que d’autres ont subi ou subiront encore et encore des traumatismes de toutes sortes.

    Ce Dieu crucifié … comment savoir s’il est ressuscité ou pas …. C’est l’équivalent de croire au fait qu’une personne ayant subi un traumatisme aussi important que celui du HM puisse se relever ou pas !! Moi je choisis d’y croire

    • Memyselfandi

    J’attends impatiemment … la suite DEMANDE DE L’AIDE..
    Te lire me fait du bien

    Les quatre autres épisodes romancés sont tous écrits. Je ne sais pas s’ils seront tous publiés sur ce site. Vous pouvez quand même vous rendre sur ma page personnelle de Branchez-vous.com; ils sont encore tous là pour une période indéterminée.

    Merci et au revoir de Patricia Turcotte

    À Memyselfandi,

    À ma nouvelle page web, vous pourrez lire la suite de Briser le mur du silence. Voici les coordonnées: http://patricia-turcotte.blogspot.com

    Patricia Turcotte

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