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Profession m?dicale et d?penses de la Sant? remises en question

Image Flickr par William Hamon (aka Ewns)

La m?decine du Professeur Biron

Profession m?dicale et d?penses de la Sant? remises en question

Entrevue virtuelle?: table ronde en France avec Jean Peneff et trois autres sociologues[1]

??Un pav? sociologique dans la mare de la m?decine??[2]

PB ? Vous parlez sur un ton incisif de la profession m?dicale. Qu?entendez-vous par sa

??d?faite?? ?

JP ? C?est celle de l?organisation interne de la m?decine, de son fonctionnement actuel et des institutions glorieuses qui la fondent.

PB ? Par exemple ?

JP ? La mauvaise application de sa r?glementation conduit in?vitablement la profession vers une d?rive morale et technique. Il reste ? ?tudier comment ce pi?ge se mit en place?: serait-ce par absence d?ordre dans le cadre de l?activit?, par la libert? de prescription ou d?installation[3] captur?e sur un mode tr?s individualiste, par l?impraticabilit? d’une r?gulation ou d?une administration interne, ou serait-ce que structurellement, l?exercice m?dical et son mode d?action sont secrets, sans t?moin, les conditions du travail non ?valuables ou les r?sultats jamais assur?s??

PB ? La profession s?en tient-elle ? son r?le traditionnel de soignant ?[4]

JP – Pour ne rien abdiquer de son pouvoir de tout diagnostiquer et de traiter tous les ?l?ments des ph?nom?nes de soci?t?,?la profession m?dicale a, dans une fuite en avant ouvert d?innombrables vannes, par exemple allant du cosm?tique ? la g?n?tique[5] !

PB ? Est-ce donc la ??d?faite?? des m?decins ?

JP ? Non, ils demeurent paradoxalement un groupe puissant et respect?[6], quoiqu?ils en disent…

PB ? Donnez-moi un exemple de leur puissance.

JP – Ils d?tiennent entre leurs mains et distribuent par leur signature le budget le plus important de l??tat, un pouvoir de gestion du produit int?rieur brut in?gal? dans l?histoire et incontest? dans son principe[7]. Le pouvoir m?dical est l?, dans le poids ?conomique, et dans les cons?quences budg?taires et sociales des d?cisions th?rapeutiques. La d?fense des avantages acquis de la profession m?dicale sait se faire entendre et se mobiliser pour le maintien du statu quo gr?ce au syndicalisme m?dical qui profite des changements de ministre et de leurs divisions. Clivages et divergences sur la d?finition du revenu attendu n?entament pas la puissance symbolique, politique et ?conomique de l?ensemble de la profession.

PB ? Sur quoi s?appuie leur puissance individuelle en tant qu?agents ?conomiques?

JP ? Sur des croyances jumel?es ? une d?faillance de ses composantes juridico-morales. Ces ?l?ments permettent d?assimiler la profession ? ses agents les plus respectables et de les supporter sans restriction en les exon?rant en tant qu?individus, de leur responsabilit? des sommes qui leur sont confi?es par la collectivit?!

PB ? D?autres exemples de d?rives ?

JP ? Le laxisme dans les d?finitions de maladies[8]. En effet, la d?finition des maladies n?est pas neutre. Quand les laboratoires pr?sentent une pathologie comme un probl?me de sant? publique pr?occupant, dont la mortalit? s?accro?tra dans l?avenir, la d?finition des maladies devient une construction sociale qui s??labore ? travers l?enchev?trement des int?r?ts de carri?re, les int?r?ts ?conomiques et les conceptions scientifiques des diff?rents acteurs.

PB ? Que pensez-vous des statistiques m?dicales ?

JP – Il n?y a aucune raison d?accorder plus d?objectivit? aux statistiques m?dicales qu?aux statistiques scolaires ou polici?res?: ? l?instar de ces derni?res, les statistiques m?dicales refl?tent

l?activit? des acteurs m?dicaux d?apr?s leurs contraintes et leurs int?r?ts, ? un moment donn?, biaisant ainsi la repr?sentation scientifique et m?dicale[9].

PB ? Mais la science clinique ne progresse-t-elle pas ?

JP ? De fa?on d?sordonn?e, par ? coups, parfois chaotiquement, plus lentement qu?auparavant, en raison des r?sultats m?diocres des biologistes et pharmacologistes, notamment par rapport ? un pass? glorieux[10]. Elle encourage la course ? l?infiniment petit, un travail anatomique vers le cellulaire puis vers le micron de la cellule, qui devient la direction exclusive de la recherche de la cause pathologique. Ces avanc?es engagent par l? la m?decine ? n?gliger l?observation du malade dans son cadre de vie.

PB ? Que pensez-vous des essais cliniques de nouveaux m?dicaments?

JP ? De nouvelles indications sont mises en sc?ne ? la recherche ? court terme est influenc?e, la science ?branl?e dans ses choix forc?ment lents. Les proc?d?s cliniques, au lieu d??tre ?prouv?s progressivement, sont boulevers?s par les r?sultats proclam?s trop rapidement, dans l?urgence de r?sultats spectaculaires, dans les congr?s et les revues financ?s par cette m?me industrie commanditaire. C?est un progr?s mal maitris? que cette volont? d?atteindre dans l?urgence des r?sultats spectaculaires en termes d?allongement de vie de quelques semaines, seul indice objectivable de l?efficacit?[11].

PB ? Quel r?le joue l?industrie dans la construction du savoir?

JP – Un march? de la science appliqu?e est une organisation lourde de division du travail?: en amont, celle du monde autonome de l’innovation scientifique et en aval, les producteurs de preuves par les essais cliniques[12]. Ces mondes coop?rent mais d?pendent de l’industrie o? intervient la logique de la maximisation des gains[13]. Ces interf?rences[14] de la production des connaissances m?dicales et des interventions commerciales avec la m?diation des actes cliniques ne sont jamais enseign?es ni r?v?l?es[15].

PB ? Quels relais l?industrie utilise-t-elle pour influencer la pratique m?dicale en cabinet ?

JP – Les associations de m?decins, gr?ce ? la formation continue qu?elles g?rent, et qui est tr?s souvent financ?e par les laboratoires priv?s. La presse m?dicale pay?e par la publicit? pour les m?dicaments et distribu?e en g?n?ral gratuitement. L?activisme des repr?sentants, des visiteurs m?dicaux et des m?decins embauch?s[16] par les grands groupes pharmaceutiques renforce cette pr?sence ?ditoriale. Les m?decins donnent parfois l?impression de justifier leur attitude par le fait qu?ils n?ont aucune raison ne pas profiter de ces d?marches de s?duction et que cela ne modifie en rien leur opinion.

PB ? Quelle place fait-ton ? l?innovation technique dans les m?dias ?

JP ? Sont toujours mis en exergue le progr?s, la nouveaut? des produits ou des instruments, le bouleversement technique, les changements. Mais c’est surtout la technique qui a une force d’appel magique[17].

PB ? Et comment r?agit la profession ?

JP ? Elle d?laisse l?objectif de la v?rification de l?utilit? des innovations techniques.

PB ? D?o? viennent surtout les directives cliniques dont s?inspirent les praticiens pour se conformer ??aux donn?es de la science??[18]?

JP ? Les m?decins ont subi un changement d?encadrement?: la facult? et leurs a?n?s exp?riment?s et reconnus demeurent pr?sents, mais ils doivent de plus en plus coexister avec l?arriv?e de grands laboratoires pharmaceutiques qui les sollicitent, les d?marchent, les pressent au nom d?une fa?ade scientiste relanc?e par les grands m?dias m?dicaux[19]. Les jeunes m?decins se retrouvent ?cartel?s entre les errances de deux logiques, celle du mercantilisme et celle du scientisme, dont le prix est ?lev?.

PB ? Et les malades, devant tout ?a?

JP ? Une grande partie des patients et des autres citoyens ne sont pas dupes?; ils seraient favorables, si on leur demandait leur avis, ? une v?ritable r?forme de l?encadrement m?dical pour faire pi?ce ? l?anarchie et ? l?inflation des d?penses. Ils?seraient pr?ts ? renoncer ? certains avantages du lib?ralisme pour lutter contre le gaspillage mais ils ne peuvent l?exprimer…

PB ? Que souhaitez-vous donc ?

JP ? Le dysfonctionnement de la profession m?dicale m?riterait bien un r?f?rendum ou au moins un d?bat public au sujet de la place de la Sant? dans l??tat, car elle d?passe de mani?re ?crasante toutes les autres d?penses collectives. Ce refus de mise au jour des causes et de la destination des d?penses retentit sur les malades[20] et, au-del?, sur le moral de la soci?t? qui y consacre une large partie de ses forces. Quel prix sommes-nous dispos?s ? accorder ? l?entretien de la profession m?dicale?

PB ? Merci

Notes:

[1] Jean Peneff est l?auteur de La France est malade de ses m?decins, Paris?: Les emp?cheurs de penser en rond?; 2005, 360 pages. Les r?ponses sont tir?es du compte-rendu d?une table ronde avec trois autres ??enqu?teurs sur l??trange d?faite de la profession m?dicale??: Christophe Andr?o, Christophe Brochier, Michel Est?ve. Cette table ronde ?tait accessible en 2007 sur un site internet venant en compl?ment et proposant des observations du monde m?dical appuyant les th?ses de l?ouvrage?; malheureusement ce site n?est plus accessible en 2010.?Les notes de bas de page sont miennes (PB).

[2] Anne Vega. ??La France malade de ses m?decins? Un pav? sociologique dans la mare de la m?decine??. M?decine 2009;5(5)?: 235-7, Vie professionnelle, sur http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/medecine/med/e-docs/00/04/4B/35/article.phtml

[3] Lieu d?exercice.

[4] Les malades suivis par un soignant sont des patients et constituent une patient?le

[5] Pour satisfaire des clients constituant une client?le

[6] Peut-?tre en France. Dans l?Ouest du Canada ils sont tomb?s au 8e rang de la confiance populaire dans les professions et m?tiers?

[7] Au Qu?bec, c?est le troisi?me poste budg?taire gouvernemental?: 4,42 milliards. Les augmentations de 1 milliard accord?es depuis 2004 n?ont pas par elles-m?mes tangiblement am?lior? l?acc?s, notamment aux soins de premi?re ligne. En 2011, une nouvelle taxe, r?gressive, de 200$ par payeur d?imp?t sera instaur?e. Contribuant ? satisfaire une profession d?j? tr?s privil?gi?e par les revenus et une s?curit? d?emploi in?gal?e dans la soci?t?, cette taxe augmentera les in?galit?s sociales, premiers d?terminants de la sant? (Vivian Labrie, L?Actualit? m?dicale – www.professionsante.ca – 2010;15 d?cembre, page 11)

[8] Ce fa?onnage des maladies, inspir? par l?industrie, se retrouve par exemple dans le catalogue officiel des d?sordres psychiatriques, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).

[9] Un expert canadien en m?thodologie estime que seulement 1% des articles publi?s en m?decine clinique seraient de grande valeur th?orique et pratique (Haynes RB: Where?s the meat in clinical journals? ACP J Club 1993;119:A22-A23) ? Un autre m?thodologue indique que 90% des publications de recherches m?dicales sont trompeuses (Ioannidis TRA?: ??Why Most Published Research Findings Are False??. PLoS Med 2005; 2(8): e124).

[10] Pensons ? la panne d?innovations th?rapeutiques significatives depuis trois d?cennies, panne qui force les promoteurs ? se rabattre sur une extension abusive des brevets et un marketing de type rouleau compresseur qui manipule aussi facilement les id?es que les m?dias et les institutions sanitaires et universitaires.

[11] Notamment en canc?rologie et en cardiologie

[12] Pour satisfaire aux exigences des Agences du m?dicament (comme la FDA aux ?tats-Unis, Sant? Canada au Canada, ou l?EMEA en Europe)

[13] L?immixtion de l?industrie dans le financement des organismes de recherche f?d?raux (Instituts de recherche en sant? du Canada) et provinciaux (Fonds de la recherche en sant? du Qu?bec) a une influence pernicieuse sur l?orientation des projets, le choix des chercheurs et l?interpr?tation des r?sultats. La recherche libre s??tiole au profit d?une recherche dirig?e, dite ??strat?gique?? et la sant? publique en souffre d?j?.

[14] Les partenariats publics-priv?s en recherche clinique sont nocifs pour l?orientation de la recherche, le choix des chercheurs et l?interpr?tation des r?sultats.

[15] Sauf aux comit?s d??thique de la recherche (Comit?s de protection des personnes) ? qui sont soumis pour approbation les protocoles de recherche, y compris ceux qui ont une vis?e mercantile ?vidente. Ces comit?s ont d?j? tol?r? des contrats entre promoteurs et chercheurs contenant des clauses de confidentialit? des r?sultats ? clauses l?gales mais ?thiquement inacceptables.

[16] Alias leadeurs d?opinion; de m?chantes langues disent parfois dealeurs d?opinion

[17] C?est la valorisation inconditionnelle de la nouveaut?, de l?innovation technique, qui sert ? en justifier les couts. On peut dire que ??la vitesse tue???: la vitesse d?autorisation de mise sur le march? de nouveaux produits, sans comparaison obligatoire avec le meilleur traitement standard, emp?che d?en ?valuer l?utilit? r?elle sur le terrain ainsi que les risques d?effets ind?sirables graves voire fatals

[18] Qu?on appelle aussi donn?es probantes

[19] Devenus les bras droits de la promotion aux m?decins, selon Richard Smith, ex-directeur du British Medical Journal, la 5e plus influente revue savante m?dicale g?n?raliste en 2010

[20] Au Qu?bec les trois sp?cialit?s les plus couteuses sont celles aux actes techniques fortement r?mun?r?s?: la chirurgie cardiaque, la radiologie et l?ophtalmologie affichaient respectivement pour l?ann?e 2008-9 des revenus nets de 448?235 $, 407?198 $ et 395?260 $.[1] ? l?autre extr?me, les omnipraticiens recevaient 168?582 $ nets par ann?e (Vivian Labrie interview?e par Denis M?thot, L?Actualit? m?dicale, 2010; 6 octobre, page 6, citant la RAMQ). D?autre part, depuis quelques ann?es les m?dicaments coutent plus cher au Canada que les m?decins. Priorit?s mal plac?es? Cela nous concerne tous comme citoyens tax?s et comme actuels ou futur malades, souffrant d?une premi?re ligne de soins mal organis?e et d?une politique d?achat des m?dicaments qui serait ? revoir.

Pierre Biron

M?decin et ancien professeur et chercheur en pharmacologie ? l?Universit? de Montr?al

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6 Commentaire

  1. avatar

    Tout est dit , mais on ne peut pas ajouter dans la simplicité .

    Pourquoi ne pas pointer que les médecins sont devenus des techniciens sous la coupe de l’industrie pharmaceutique et qu’en cela ils s’éloignent de plus en plus de la clinique , de la recherche et du serment d’Hippocrate ?

    Techniciens et agents du système , acceptant les tâches administratives et de contrôle qui leur est demandé en contrepartie : faut les voir à la consultation passer plus de temps à pianoter sur leur ordinateur qu’à l’examen clinique ou à vous écouter . Il est vrai qu’écouter les gens ça peut être déstabilisant .

    Qu’en contrepartie ils peuvent prétendre , malgré la crise , à un solide maintien de leur pouvoir d’achat , à l’inverse de la majeure partie de la population ?

    Que leur activité dite libérale , donc ayant le vent en poupe , est adossée à un système d’assurances qui coûte la peau des fesses à la communauté et qui remplit de moins en moins son rôle d’assurer à tous la santé selon la définition de l’OMS ?

    Que la prévention ,(+ dépistage , médecine du travail ,recherche et formation professionnelle indépendante…) qui seule est rentable a (ont) la partie congrue de la manne , sans doute parce qu’elle n’entre pas dans le cadre du PIB , car seules

    Le traitement des maladies avérées , aigües , chroniques si possibles , sont sources de profits juteux à se partager entre les différents spécialistes et acteurs de ladite médecine (pharmacie ,examens complémentaires , biologie , scanners, etc… )

    Que certains domaines de la médecine sont devenus quart monde ou trou noir : je pense par exemple à la psychiatrie, presque totalement captée par l’industrie pharmaceutique qui ne se préoccupe que des bénéfices et certainement pas des « effets secondaires » ni des souffrances que l’on n’a plus le temps d’écouter ni de traiter depuis que l’on a délaissé la psychopathologie pour les DSM …

    ……..

    Tk.

    • avatar

      Merci Tankonalasanté pour les accents de vérité de la fin de votre commentaire.On y sent toutes les épreuves que vous avez , on l’espère, traversées.

    • avatar

      « qu’en cela ils s’éloignent de plus en plus de la clinique , de la recherche et du serment d’Hippocrate ? »

      Quel serment d’Hyppocrate?

      Il y a belle lurette que cela n’existe plus! Les médecins sont des hommes d’affaires et les patients sont des clients.

      Amicalement

      André Lefebvre

  2. avatar

    Ce vieux Rocla ! Raclette et capitaine Haddock …

    Toujours aussi poilant ?

    Et la boulange , comment se porte t’elle ? Pas trop de regrets de l’avoir quittée si précocement ?

    Avoir des nouvelles de la crème réactionnaire d’agoravox et de disons est pour moi une joie pour moi toujours aussi inégalée .

    Tu dois certainement t’emmerder…Besoin de dépaysement ?

    Nul doute Centpapiers se délecte à l’avance de tes bons mots , de tes sentences , et de tes innombrables astuces …

    Un troll en chasse un autre !

    Bienvenue au club mais n’en fais pas trop : j’ai comme l’impression que les Québecois commencent à saturer de la french rigolade .

    Je ne termine pas par cordialement car tu sais tout le bien que je pense de toi !

    Tk.

    A l’artiste : ce matin j’ai eu un doute, mais je n’ai pas voulu consulter mon Larousse .

    Il s’agit bien d’Hippocrate …Ouf !

    Tu n’as pas l’air de penser qu’une des preuves de l’efficacité du capitalisme contemporain se trouve dans l’exercice de la médecine …Aurais-tu un doute ?

    Tk. (8) (8)

    • avatar

      Les médecins ne prêtent plus le serment d’hyppocrate depuis belle lurette. Il ne se contente, maintenant de promettre de respecter leurs pairs.

      Lire au complet:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d'Hippocrate

      Des doutes? Assez pour penser à me faire soigner par un vétérinaire. Au moins, il va me téléphoner quinze jours plus tard pour savoir comment va la santé.

      La médecine est vraiment une preuve du capîtalisme. C’est un commerce aussi lucratif, que le pétrole; et ce commerce est géré de la même façon.

      Amicalement

      André Lefebvre

    • avatar

      Oui effectivement il y a eu des changements même au canada .

      La prévention n’est plus mentionnée …
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d%27Hypocrate

      Quant au secret médical ! Vu le nombre de dossiers véhiculés par le net , que n’importe quelle assurance privée pourra bientôt librement consulter , je suppose par le biais de médecins ad hoc !

      Amicalement

      Tk. (8) (8)