Accueil / A C T U A L I T É / CRISES / Catastrophe / Principe oligarchique versus principes physiques

Principe oligarchique versus principes physiques

Bertrand Russell et Albert Einstein

 

Principe oligarchique versus principes physiques

? La population du monde s?accro?t ? pr?sent au rythme de 58 000 habitants par jour. La guerre, jusqu?? pr?sent, n?a pas eu grand effet sur cet accroissement, qui s?est maintenu pendant chacune des guerres mondiales. (..) La guerre, comme je l?ai remarqu? il y a un moment, a ?t? d?cevante ? cet ?gard, mais la guerre bact?riologique sera peut-?tre plus efficace. Si une peste noire pouvait se r?pandre ? travers le monde ? chaque g?n?ration, les survivants pourraient se reproduire plus librement sans rendre le monde trop plein.(..) Cette situation peut para?tre quelque peu d?plaisante, et puis apr?s ? Les gens d?une ?ducation sup?rieure sont indiff?rents au bonheur, surtout en ce qui concerne celui des autres.?

Lord Bertrand Russell (1), The Impact of Science on Society

Trois crises existentielles menacent actuellement l?esp?ce humaine : une crise galactique, une crise financi?re et une crise de gouvernements. Chacune d’entre elles ont ?t? engendr?es ou aggrav?es par une oligarchie financi?re internationale centr?e ? ? la City ? de Londres, de connivence aves ses satellites ? Wall Street. La faillite imminente du groupe bancaire dominant, l?? Inter-Alpha Group of Banks ? (2), menace la survie des ?tats-nations souverains au moment o? la population mondiale est entra?n?e dans un maelstr?m de d?sespoir et tente de r?sister, du mieux qu?elle peut, ? une politique d?aust?rit? dict?e et coordonn?e par un syst?me d?empire qui se d?sagr?ge.

Nous assistons ? la phase terminale de la chute de l?Empire britannique. Cet empire financier aura ?t? la quatri?me et, nous l?esp?rons, la derni?re m?tamorphose de l?Empire romain.

D?abord l?Empire byzantin succ?de ? Rome.

? l??poque des Croisades, la noblesse romaine trouve refuge dans la r?gion mar?cageuse de l?Adriatique, o? elle consolide sa d?fense et d?veloppe Venise (3) comme le centre d?un nouvel empire maritime et financier.

Avec la conqu?te? de Guillaume d?Orange sur? l?Angleterre en 1688, le ? nouveau parti v?nitien ? prend racine ? Londres. Avec la Guerre de Sept Ans, qui se solde par une victoire britannique et une paix n?goci?e s?par?ment,?l?empire r?gne durant quelque temps sous le nom de ? British East India Company ?.

La ? Guerre de Sept Ans ? devient alors?un mod?le : conduire les adversaires de l?empire dans de ? longues guerres ? meurtri?res? qui ?puiseront et diviseront les populations des nations qui se sont laiss?es pi?ger dans de tels conflits. Cette strat?gie du diviser pour r?gner (divide and rule) fait partie de l?arsenal du British Empire ? ce jour : c’est cet Empire britannique?qui a orchestr? les deux guerres mondiales et qui a pi?g? les am?ricains au Vietnam et en Afghanistan (4). Des millions de personnes, soldats et civils, ont ?t? sacrifi?es ? pour la plus grande gloire ? des int?r?ts mon?taristes de l’oligarchie britannique.

Depuis 1783, cet empire domine financi?rement et strat?giquement la plan?te.

La ? domination ? du g?ant am?ricain s?effectue ? travers la ? special relationship ?, cette relation privil?gi?e ?tablie par l?establishment anglo-am?ricain, qui permet ? l?Empire:

1) d?influencer le choix des pr?sidents am?ricains qui vont, pour la plupart, adopter des politiques qui assurent ? ? la City ? une position de contr?le sur l??chiquier mondial, et

2) d?assurer que les ?tats-Unis poursuivent? un agenda plan?taire qui cadre avec l’id?ologie de l’empire: c?est-?-dire n?o-malthusien, (5) g?nocidaire et anti-science.

Au centre de cet empire plus que mill?naire se trouve le principe oligarchique (ou principe de Zeus) qu?Eschyle attaque dans le ? Prom?th?e encha?n? ? (6) et que Philon d?Alexandrie d?nonce comme ?tant la fraude aristot?licienne de la ? croissance z?ro ?.
Lord Bertrand Russell fut le grand pr?tre de cette philosophie n?o-malthusienne et g?nocidaire au XXe si?cle. L?oligarchie ne permet pas ?aux simples mortels? d?utiliser le feu, en l?occurrence la fission (7) et encore moins la fusion nucl?aire (8). L?utilisation ? grande ?chelle d?une source d??nergie bas?e sur une augmentation exponentielle de ? la densit? du flux d??nergie ? (9) briserait le contr?le qu?exerce l?oligarchie sur les populations du globe.

Dans la culture actuelle d?finie par le court terme et la perception sensorielle, ? l?homme ne peut pas conna?tre les causes, ni? intervenir ; il n?est qu?une esp?ce animale qui survie et subit ce que la nature lui envoie. ?

Or les trois crises existentielles qui confrontent l?humanit? dans le court terme exigent des solutions qui s?appuient sur une autre id?e de la nature humaine — le principe de Prom?th?e : c?est-?-dire l??veil de la capacit? cr?atrice de l?Homme.

Ce principe de Prom?th?e est en effet le seul garant que l’ humanit? lib?r?e de la servitude des sens puisse, ultimement, r?aliser sa destin?e extraterrestre ? travers sa ma?trise des lois de l’univers et la conqu?te de l’espace.

Principes physiques : ma?triser la capacit? ? pronostiquer les s?ismes.

Au Japon l?alerte aurait pu ?tre donn?e 10 jours avant le s?isme ! Voil? le titre d?une r?cente d?p?che du journal Nouvelle Solidarit?.

Le texte suit :
? Des scientifiques japonais avaient d?tect? des signes avant-coureurs d?un important tremblement de terre d?s le 1er mars, soit dix jours avant que le s?isme d?vastateur de magnitude 9 et son tsunami ne frappent. Si une agence gouvernementale avait exist?, des mesures d??vacuation auraient pu ?tre mises en place, le tsunami aurait fait beaucoup moins de victimes et les d?g?ts ? la centrale nucl?aire de Fukushima auraient ?t? bien moindres.

Cette information a ?t? confi?e le week-end dernier ? nos camarades de l?EIR par le professeur Pier Francesco Biagi, un des principaux chercheurs au monde en mati?re de pr?curseurs sismiques, qui a pr?cis? que ses coll?gues japonais en pr?senteraient les donn?es lors de l?Assembl?e de l?Union europ?enne des g?osciences, ? Vienne, en Autriche, du 4 au 8 avril.
Par ailleurs, les chercheurs italiens recueillent et ?valuent d?sormais les donn?es d?tect?es par un r?seau de transmetteurs r?parties dans le monde entier, ? diverses fins. Ces donn?es concernent l?augmentation de l?activit? ?lectromagn?tique pr?c?dant un s?isme, ph?nom?ne qui permettrait de pr?voir ? l?avance un s?isme et la r?gion de son ?picentre, avec une probabilit? de 80%.
Les coll?gues japonais du professeur Biagi disposaient d?indications similaires le 1er mars, sur la base de donn?es recueillies par un laboratoire de physique des neutrinos.

?S?il ?tait ? la t?te de la NASA et pouvait d?cider quels programmes financer sur les pr?curseurs sismiques, le professeur Biagi nous a affirm? qu?il lancerait imm?diatement un ? programme bien cibl? de nano-satellites ? . Le premier nano-satellite co?terait un million d?euros, et les suivants 600 000 euros chacun. C?est tr?s peu en r?alit?, mais aucun gouvernement n?est dispos? ? en financer. Les Italiens ont milit? pour un programme europ?en il y a quelques ann?es, mais en vain. Les gouvernements pr?f?rent financer d?autres programmes, comme ? l?accouplement des ours polaires ? , a-t-il ironis?. Pourtant, nous sommes d?finitivement dans une phase de forte activit? sismique, ajouta-t-il, et il est clair que les cycles sismiques sont corr?l?s ? l?activit? du soleil.
Seule la France avait envoy? un satellite en orbite, ? des fins sp?cifiques de recherche sismique : le satellite DEMETER. Les donn?es collect?es se sont av?r?es ? tr?s int?ressantes ? , selon Biagi, notamment lors d?observations pr?c?dents les s?ismes de janvier et f?vrier 2010 en Ha?ti et au Chili. H?las, DEMETER a ?t? d?sactiv? il y a un mois?

Tr?s peu de pays m?nent des programmes de recherche sur les pr?curseurs sismiques. Ce sont, par ordre d?importance des programmes : Japon, Italie, Gr?ce et Russie. Les chercheurs concern?s se rencontrent r?guli?rement et coordonnent leurs activit?s. Le probl?me est l?absence de financement public, les scientifiques devant faire appel au financement priv?, parfois par des voies ing?nieuses, puisque Biagi a d? emprunter personnellement ? la banque du coin pour poursuivre ses recherches.

Le 22 mars, dans une interview avec le quotidien autrichien Der Standart , Biagi a d?plor? l?absence d?agence gouvernementales charg?es d?utiliser ces nouvelles connaissances dans le but de prot?ger les populations : ? De grands progr?s sont r?alis?s dans la recherche d?indicateurs sismiques. Nous avons de bon param?tres et divers ph?nom?nes qui indiquent les s?ismes ? venir, mais tout cela n?est ?tablit que dans des ?tudes scientifiques. Nulle part il n?y a d?organisation gouvernementale qui utiliserait de mani?re cons?quente ces options pour des pr?visions de tremblements de terre. Ce n?est pas le travail des universit?s mais des agences gouvernementales. Jusqu?ici, seules des donn?es sont collect?es, mais ce serait possible : nous sommes d?j? capable de faire des pr?visions. ?

Le Congr?s europ?en des g?osciences

Le journal Nouvelle Solidarit? donne ?galement un compte rendu de ce Congr?s qui eu lieu ? Vienne. La session Ph?nom?nes sismo-?lectro-magn?tiques et signes avant coureurs, pr?sid?e par les professeurs Pier Francesco Biagi, Masashi Hayakawa, Oleg Molchanov et Tomasso Maggipinto, a permis de pr?senter une douzaine d??tudes scientifiques de divers pays ?tablissant la r?curence de signes avant-coureurs aux grands tremblements de terre dans plusieurs domaines allant des champs magn?tiques ? la ionosph?re, en passant par l?activit? solaire.

? Notons parmi ceux-l? la pr?sentation D?tection int?gr?e, analyse et validation des signaux atmosph?riques associ?s aux s?ismes majeurs men?e par Dimitar Ouzonov de la Chapman University de Californie et rassemblant une panel de scientifiques japonais, russes, taiwanais, am?ricains et fran?ais, avec la participation de Michel Parrot (CNRS), un de ceux qui a examin? de pr?s les donn?es collect?es par le satellite DEMETER. ?

? De r?centes ?tudes (VESTO workshop, Japon 2009) ont montr? que des signes atmosph?riques avant-coureurs ont ?t? observ?s au sol et dans l?espace lors de plusieurs ?v?nements sismiques r?cents. La grande question qui fait d?bat dans la communaut? scientifique est de savoir si ces signes apparaissent de mani?re syst?matique avant les grand tremblements de terre. Pour r?pondre ? cette question, nous avons commenc? ? ?tudier les anomalies atmosph?riques lors des grands s?ismes.

? Notre approche repose sur l?int?gration de plusieurs param?tres physiques et environnementaux (radiations thermiques infrarouges, concentration d??lectron dans la ionosph?re, activit? Radon/ion, temp?rature de l?air et la sismicit?) que l?on trouve associ?s aux s?ismes. (?) Nos premiers r?sultats sugg?rent l?apparence syst?matique d?anomalies atmosph?riques pr?s de la zone de l??picentre, un ? cinq jours avant les grands s?ismes, qui pourraient s?expliquer par un processus commun entre les param?tres physiques observ?s et le processus de pr?paration du s?isme.

? Lors de la conf?rence, l?on a ?galement appris par la voix du scientifique polonais Jan Blecki, que les chinois s?appr?tent ? lancer un satellite de d?tection qui reprendra le suivi des signes avant-coureurs initi? par le satellite fran?ais DEMETER, arr?t? en d?but d?ann?e. Toutefois, il est grave de constater que cette nouvelle science, qui pourrait sauver des millions de vies et permettrait d?effectuer un bon de g?ant dans les sciences de la vie, est confin?e aux arri?re-salles des conf?rences et des universit?s. Il est urgent d??tablir un syst?me international de collecte des donn?es afin d?avoir une vision globale de l?interaction entre la Terre, son champ magn?tique et le soleil et de pouvoir fournir aux gouvernements des bulletins pr?visionnels.

Les travaux les plus prometteurs sont actuellement ceux de l??quipe du professeur Sergue? Pulinets, directeur du Centre moscovite de suivi ionosph?rique ? l?Institut Fiodorov de g?ophysique appliqu?e.

Sergue? Pulinets : Une approche multi-param?tres pour la pr?vision des s?ismes

Prof. Sergue? Pulinets

Voici le court communiqu? de Nouvelle Solidarit? sur les travaux du professeur Pulinets suivi d?une interview vid?o de 50 minutes en anglais r?alis?e avec le professeur Pulinets lors du Congr?s des g?osciences ? Vienne.

12 avril 2011 (Nouvelle Solidarit?) ? Lors du Congr?s europ?en des g?osciences qui se tenait ? Vienne la semaine derni?re, notre coll?gue allemand Daniel Grasenack-Tente a interview? le professeur Sergue? Pulinets, directeur du Centre moscovite de suivi ionosph?rique ? l?Institut Fiodorov de g?ophysique appliqu?e.

Le professeur Pulinets s?est sp?cialis? dans la recherche des signaux avant-coureurs aux grands s?ismes, un champs d?investigation dont les principaux protagonistes mondiaux ?taient r?unis ? Vienne, en marge de ce Congr?s. Dans cette interview, il montre l?approche qui permet d?arriver ? des pr?visions sismiques, ce qui n?cessite d??tudier les ph?nom?nes physiques et chimiques ? l?oeuvre depuis la cro?te terrestre jusqu?aux plus hautes couches de l?atmosph?re.

En pr?sentant ce vaste champ d?exploration, il s??tonne que l?humanit? ne recourt pas plus ? la connaissance d?j? ?tablie dans ce domaine. En effet, il explique que des pr?visions s?rieuses peuvent ?tre r?alis?es pour le Japon, la Californie, le Mexique et la M?diterran?e avec une ?quipe de seulement dix personnes. Il pr?cise que les technologies actuellement d?ploy?es sont d?j? suffisamment sophistiqu?es pour pouvoir r?aliser ces bulletins d?alerte : ce n?est qu?une question d?absence de soutien, financier et humain, si des milliers de gens meurent chaque ann?e dans des tremblements de terre qui auraient pu ?tre pr?vus.

Voir ci-contre : Interview vid?o de Sergue? Pulinets, Vienne, le 8 avril 2011 (50mn – en anglais)

Crise financi?re

La crise financi?re syst?mique actuelle ?tait non seulement pr?visible mais ?galement ?vitable (voir : La Commission Angelides dit la v?rit? et donne raison ? LaRouche ) (10).

Tout r?cemment un projet de loi Glass-Steagall (11) a ?t? introduit au Congr?s am?ricain par la d?put? d?mocrate Marcy Kaptur (12). Une r?forme selon les crit?res de la loi Glass-Steagall ?liminerait les caract?ristiques mon?taristes des syst?mes de Wall Street et de ? la City ? de Londres et mettrait donc en faillite le groupe bancaire Inter-Alpha, le fleuron de l?Empire britannique financier.

En d?cembre 2010, Lyndon LaRouche expliquait le principe hamiltonien de cr?dit enchass? dans la Constitution am?ricaine qui est la base de la loi Glass-Steagall :

(?) En 1933, Franklin Roosevelt a mis en place la solution pour ?viter l?effondrement g?n?ral, probl?me qui se pose ? nous aujourd?hui. C?est la solution Glass-Steagall. Les int?r?ts britanniques ont mis en garde les Etats-Unis si ces derniers venaient ? r?tablir le Glass-Steagall Act ; il y a eu des menaces r?elles ? l?encontre des Etats-Unis? ?

? Mais Glass-Steagall n?est pas une simple loi am?ricaine, c?est un concept. Ce fut la premi?re mesure du premier mandat pr?sidentiel de Roosevelt et la seule politique possible pour permettre aux ?tats-Unis de survivre ? la crise de 1929. Ce n?est donc pas la loi d?un simple l?gislateur, mais une loi de principe qui permet de d?barrasser la soci?t? de sa surcharge d?actifs fictifs. Ces valeurs financi?res doivent absolument ?tre purg?es !

? Il faut sauver les banques l?gitimes ? les banques de d?p?t ? dont nous avons besoin, d?une part pour l??pargne et l?investissement des particuliers et des entreprises, et d?autre part pour constituer le bras financier du gouvernement f?d?ral, tel que l?avait d?fini Alexander Hamilton. Sa conception fut ? la base de la Constitution des ?tats-Unis, car l?union des 13 colonies ne pouvait se faire sans une ?conomie viable. Pour avoir le gouvernement qui permettrait d?atteindre cet objectif, il fallait cr?er une constitution f?d?rale. La r?forme bancaire entreprise par Hamilton fut ? l?origine de la Constitution am?ricaine. Et lorsque nous suivons les pr?ceptes de notre Constitution, c?est l?instrument de gouvernement le plus efficace que l?humanit? ait connu.

Gouvernements et ? gr?ve de masse ? : Shelley, Luxemburg et LaRouche

En Tunisie, en ?gypte, en Libye, aux ?tats-Unis, et ailleurs, les gouvernements sont paralys?s. Comme leurs pr?d?cesseurs de l?Ancien R?gime ils sont terrifi?s par ce qu?ils ne comprennent pas de ces grands rassemblements de citoyens de par le monde : la ? gr?ve de masse ? qui d?ferle pr?sentement sur la r?gion trans-Atlantique ne r?pond pas aux crit?res habituels qui r?gissent les gr?ves ou soul?vements populaires.

Ce sont des ? gr?ves de masse ? similaires qui ont engendr? la R?volution Am?ricaine et ont fait chuter le mur de Berlin.

La r?action des ?lus politiques face ? cette gr?ve de masse est largement motiv?e par la peur et l?incompr?hension. Une cons?quence de cette l?chet? politicienne est le risque de voir un soul?vement largement pacifique en faveur d?une r?affirmation des droits inali?nables de l?Homme d?g?n?rer rapidement en un bain de sang semblable ? celui que provoqu?rent les sbires de l?empire britannique durant la Terreur en France, entre mars 1793 et juillet 1794.

Aujourd?hui, ce sont les enseignements de Percy B. Shelley, de Rosa Luxemburg et de Lyndon LaRouche qui repr?sentent le flambeau d?espoir et la conscience de la ? gr?ve de masse. ? (13)

N?avoir peur que de la peur elle-m?me

Le Pr?sident Franklin Delano Roosevelt, adressant une Am?rique meurtrie lors de son premier discours d?investiture, le 4 mars 1933, pronon?a ces paroles qui, aujourd?hui, nous semblent pr?monitoires: ? ? Donc, premi?rement permettez-moi d?affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-m?me ? l?ind?finissable, le d?raisonnable, l?injustifiable terreur qui paralyse les efforts n?cessaires pour convertir la d?route en marche en avant ? ?.

Ce leitmotiv a ?t? repris r?cemment par Jacques Cheminade, notre associ? en France et candidat ? la Pr?sidence de la R?publique fran?aise en 2012, dans une d?claration du 16 mars ? Japon : N?avoir peur que de la peur elle-m?me. ? (14) Nous en citerons quelques extraits, car son propos illustre bien, dans la conjoncture pr?sente, la question d?un leadership comp?tent capable d?orienter le d?bat dans une direction qui permette, selon Shelley ? une accumulation du pouvoir de communiquer et de recevoir des conceptions intenses et passionn?es touchant l?homme et la nature. Ceux en qui r?side ce pouvoir peuvent souvent, dans plusieurs parties de leur nature, offrir peu de correspondance apparente avec cet esprit du bien dont ils sont les ministres. Mais, alors m?me qu?ils le renient et l?abjurent, ils sont oblig?s de servir ce pouvoir qui r?side sur le tr?ne de leur propre ?me. ?

Voici les extraits de la d?claration de Jacques Cheminade du 16 mars 2011 :

? Le tremblement de terre et le tsunami qui se sont produits au Japon lancent un d?fi ? l??tre humain. C?est devant ces faits extr?mes de nature, comme devant les plus grandes injustices sociales, que les hommes doivent trouver en eux-m?mes ce qui les diff?rencient d?un animal victime de sa peur, c?est-?-dire ce sentiment du sublime reconnu par les grands po?tes, qui identifie un individu au sort de son esp?ce et de l?univers o? il vit. ?

? Consid?rer que la nature est fatalement plus puissante que l?homme aboutirait ? renoncer ? tout ce qui a constitu? notre histoire, depuis la ma?trise du feu. D?cider de sortir du nucl?aire reviendrait ainsi ? accepter d?arr?ter notre compr?hension des principes de l?univers et leur application pour le n?cessaire d?veloppement de la biosph?re. Ce serait comme si les premiers hommes avaient renonc? au feu par peur animale de ses dangers. Au contraire, c?est la dynamique de la cr?ation humaine qui doit ?tre notre pari. Sans elle, nous serions rest?s ? l??ge de pierre ou, plus probablement, nous serions disparus de la plan?te terre.

? C?est par cette consid?ration fondamentale que nous devons commencer pour ne pas nous laisser entra?ner dans un faux d?bat, voulu par les forces financi?res et leurs m?dias, qui entendent semer le trouble ?motionnel et le pessimisme pour t?taniser leurs ennemis et les amener ? une servitude volontaire. C?est-?-dire ? un culte anti-progr?s, c?est-?-dire anti-humain.?

? Disons-le donc brutalement : ce qui se produit aujourd?hui au Japon est d? au blocage du nucl?aire ? un stade de son d?veloppement, celui des r?acteurs de fission de type Westinghouse, et surtout ? la destruction syst?matique et voulue de l?esprit scientifique par l?action conjugu?e de l?Empire mon?tariste de la City et de Wall Street et du pessimisme culturel d?un ?cologisme d?voy?. On n?a pas technologiquement r?ellement avanc?, donc on a recul?. La cons?quence qu?il faut en tirer est de ne plus laisser la science et ses applications aux bureaucrates, aux technocrates, aux nucl?ocrates et aux comptables, mais de les redonner ? ceux qui servent les g?n?rations futures et s?appuient sur les peuples.

? ?L?alternative est de r?duire fortement la consommation d??nergie ou d?essayer d?obtenir du gaz de schiste par hydrofracturation ou du p?trole ? partir de sables bitumineux. C?est-?-dire ou bien un d?sastre humain et la r?duction criminelle de populations voulues par certains ou bien un d?sastre ?cologique et humain par un recul technologique. Pour assurer un futur, la g?othermie, les ?oliennes ou le solaire ne sont pas une option, car le crit?re est la densit? de flux d??nergie par unit? de surface, par ?tre humain et par quantit? de mati?re utilis?e, correspondant au potentiel de densit? d?mographique voulue. Sans les moyens d?accro?tre ce potentiel, qui ne peuvent ?tre fournis que par un nucl?aire en d?veloppement continu, il ne peut pas y avoir de g?n?rations futures. En ce sens, refuser la voie que les Curie et les Langevin ont ouverte revient ? renoncer au futur humain, notamment dans les pays les plus pauvres qui devraient en ?tre les premiers b?n?ficiaires dans un monde d?livr? de la chape de plomb financi?re.

? Ne pas comprendre ce choix revient ? se tromper sur la nature m?me de l??tre humain. Il n?est pas d?issue qui ram?ne au pass?, sauf la mort.

Gilles Gervais


Notes :
(1) Petit-fils de John Russell, deux fois Premier ministre de la Reine Victoria, notamment pendant la famine irlandaise, Lord Bertrand Russell (1872-1970) se situe dans la lign?e de penseurs qui, depuis Malthus en passant par Darwin, ont tent? de ramener l?humanit? au r?gne f?odal, r?duisant ? l?homme-citoyen ? ? la servitude. Cette image de Russell ne cadre pas exactement avec celle propag?e par la ? gauche ? anglo-saxonne, qui en fait un ? visionnaire ? en raison de son soi-disant humanisme et de son ? pacifisme ? militant.
http://www.committeerepubliccanada.ca/LaguerredeloligarchiecontrelEtatnationlecasdeBertrandRussell.htm
http://www.committeerepubliccanada.ca/RussellWellsHuxleyCommentlascience.htm

(2)? http://www.committeerepubliccanada.ca/InterAlphaetlecomplotcontreBrettonWoods_BET.htm

(3) http://www.committeerepubliccanada.ca/FromVenicetoBritishImperialismTodaypage.htm

(4) http://www.committeerepubliccanada.ca/TheWarInAfghanistanaBritishTrapLaGuerreenAfghanistanUnPiegeBritannique.htm

(5) http://www.committeerepubliccanada.ca/LaPenseeneoMalthusienneDepopulationEtGenocide.htm

(6) http://www.centpapiers.com/promethee-et-les-dieux-de-l%e2%80%99olympe-moderne-2/22758

(7) http://www.committeerepubliccanada.ca/LeNucleaireLaQuatriemeGenerationCestDejaDemain.htm

(8) http://www.committeerepubliccanada.ca/2010anneedelafusionnucleaire.htm

(9) http://www.committeerepubliccanada.ca/Enquetesurladensitedefluxdenergie.htm

(10) http://www.committeerepubliccanada.ca/LaCommissionAngelidesditlaveriteetdonneraisonaLaRouche.htm

(11) http://www.centpapiers.com/la-seule-option-est-le-glass-steagall/13818

(12) http://www.committeerepubliccanada.ca/LeprojetdeloiGlassSteagallintroduitauCongresamericain.htm

(13) http://www.committeerepubliccanada.ca/GrvedemasseShelleyLuxemburgetLaRouche.htm

(14) http://www.cheminade2012.fr/2012_impression?id_article=329

interview vid?o de 50 minutes en anglais Prof. Sergey Pulinets?: A Multi-Parameter Approach to Earthquake Forecasting http://www.larouchepac.com/node/17944

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Malédiction économique: les taux négatifs

Les entreprises ne payant pas les intérêts de leur dette sont un peu comme ces ...