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Centpapiers

  • Pour un vote digne de ce nom

    3 juin 2011 | 0 commentaire(s) | vu 453 fois

    Image Flickr par alancleaver_2000

    Le mouvement actuel d’ «indignation » vise à redéfinir pour la nième fois le sens du mot démocratie et cherche à établir de nouvelles règles ou tout du moins faire évoluer celles qui existent dans un sens plus participatif.
    Les partis politiques virent au sectarisme et en dehors de leur « bonne parole » point de salut ! Chacun sait que les systèmes de tous acabits, droite, gauche, libéral, socialiste, radical et autres, montrent à l’évidence qu’aucun d’entre eux ne représente la vérité absolue et ne parlons pas des extrêmes. D’ailleurs à l’intérieur de chaque doctrine on trouve des pensées identiques aux préceptes de l’autre, camouflées sous des vocables différents dont le sens s’affadit de plus en plus.
    Ces jeunes gens établissent des milliers et des milliers de revendications, mais il en est une seule qui permet avec n’importe lequel des « systèmes » d’obtenir des résultats moins mauvais que précédemment: le contrôle suivi de sanction (éventuelle)

    L’esprit des lois:
    – ce ne sont pas les lois qu’il faut changer mais surtout les appliquer (pour la plupart d’entre elles) y compris aux personnels politiques (surtout eux…)!
    La création de comités de surveillance et de contrôle (comme pour les jurés d’assise) tirés au sort (parmi 1% par ex. des votants pour une élection définie, simultanément aux votes pour les candidats) permettrait d’éviter qu’un député, maire, conseiller général, sénateur ou autres se croit tout permis après avoir avoir été élu (pour le maire, le conseil municipal fait un peu office de contrôle, mais pas suffisamment)Les sanctions y compris les plus graves pourraient ainsi être prise à leur encontre.
    Il ne faut pas laisser une fois élus tous ces guignols dépenser sans compter l’argent public, embaucher à tout va, voyager aux frais de la princesse. Vous connaissez les « sages paroles » d’un président du conseil et vingt fois ministre sous la IIIe République, Henri Queuille radical-socialiste de Corrèze(« radsoc », le mot socialiste a été accolé après) »: les promesses électorales n’engagent que ceux qui les écoutent.
    Pour maintenir notre démocratie vivante, c’est le contrôle « on line » qui devient nécessaire car les erreurs, maladresses, prévarications et autres débordement sont déjà assez difficiles à détecter comme ça pour les plus malins d’entre eux alors si on leur laisse le temps de finir leur mandat et qui plus est les laisser courir dans la nature pour profiter de leurs gains frauduleux …
    Les modes d’élections sont des compromis, des systèmes approximatifs, des pis aller, des non sens, des faux semblants, des faire-valoir, des apparences, des avantages pour ceux qui sont en place, des occasions de tripatouiller les résultats ou de faire voter les morts, des simagrées et j’en passe ! De la proportionnelle intégrale aux scrutins uninominaux à un tour en passant par les éligibles ou pas, sans oublier les nuls et les blancs on peut « légitimement » se demander quelle est la règle de ce jeu absurde qu’est la démocratie telle que nous l’entendons dans ses compromissions de facto.
    Or, c’est le but de ces élections qui importe, à savoir choisir un candidat qui soit juste et bon et généreux et intelligent et honnête et courageux et travailleur et j’en passe … autrement dit un être parfait qu’on ne peut trouver qu’à l’instar des aiguilles des bottes de foin …
    A supposer que ce candidat ait été sincère dans sa profession de foi, qu’il ait un minimum des qualités requises et qu’il soit élu par l’un des quelconques systèmes ci-dessus évoqués (avec une importance toute relative) encore faut-il qu’il exécute son programme sans défaillir, indépendamment des obstacles et pièges de ses adversaires ni des meilleurs intentions du monde de ses « amis ».
    D’autre part, le rôle de l’état n’est pas de jouer la partie (ce qui n’entre pas dans ses attributions), il s’agit pour lui d’arbitrer et de montrer la faute, voire de sanctionner y compris durement le ou les coupables sans faillir (ça, c’est le plus difficile). La représentation nationale édicte un certain nombre de lois, mais s’occupe de tellement d’autres sujets y compris futiles qu’elle en est rendu inefficace (inopérante ?) malgré elle. Le mélange des genres ne lui sied pas du tout et nombre « d’affaires » le prouvent au quotidien.
    A chaque fois qu’un élu est intronisé, celui-ci change plus ou moins d’angle de vue et commence à dériver parfois même de ses propres convictions en se mettant à commettre subrepticement des infractions à la loi avec la complicité du vieil adage « pas vu, pas pris », se justifiant néanmoins par un vocabulaire le plus ésotérique possible (doctrine du « sophisticisme » éhonté).
    Au court de son mandat, ce n’est pas la peine de lui jeter l’opprobre, ni quelque accusation que ce soit de gaspillage des deniers public (quand il ne s’agit pas de détournements à son profit ou de sa famille (voir film Topaze de Marcel Pagnol, 1ère version avec Louis Jouvet) ce serait peine perdue : un élu est intouchable, il ne peut être sanctionné pendant toute la durée de son mandat, il est inamovible.
    Hors un moyen législatif serait possible à instaurer sans faire appel à des extrêmes, revenons au tirage au sort évoqué ci-dessus de 1% ou 0,1% ou encore 0,01% par exemple des électeurs de cet élu en tant que comité d’assistance et de surveillance (sortes de jurés) du-dit élu et qu’il puisse se réunir si 51% en sont d’accord pour statuer sur un éventuel écart, voter sa destitution et l’envoyer en justice si besoin est, avec prison à la clé si la gravité des faits le nécessiterait. Il faut parier que tout à coup une salubrité de la vie publique s’instaurerait, avec quelques ajustement au départ bien sûr. Cela pourrait concerner d’abord et avant tout les députés puis les sénateurs, puis les assemblées territoriales et toutes autres formes de représentation publique au fur et à mesure de l’entérinement de l’étape précédente.
    Qu’il s’agisse d’une entreprise prévaricatrice, d’une atteinte à la concurrence, de la copie servile ou autres méfaits divers et variés, principalement des domaines économiques, la règle du jeu existe aujourd’hui sauf qu’elle n’est pas ou si peu appliquée … et ce système permettrait donc petit à petit de remédier aux injustices les plus flagrantes en passant par les délits de bien moindre importance.

    Les fonctionnaires délictueux n’échapperait pas non plus à ce système cela va sans dire.
    Vous remarquerez que dans ce texte il n’y a aucun parti pris pour quelque mouvement politique quel-qu’il soit, c’est pourquoi je m’attend à une volée de bois vert, à moins que …

    … à parfaire, mais pas trop, le mieux étant l’ennemi du bien.

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