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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
27 octobre 2011 |
2 commentaire(s) |
vu 615 fois LE GAÏAGÉNAIRE
Image Flickr par kpttnuts
POUR EN FINIR AVEC LES NÉVROSES TRANSGÉNÉRATIONNELLES
LE SYMBOLISME DE L’INSTITUTION :
« Comment les institutions s’imposent-elles – comment assurent-elles leur validité effective? Superficiellement, et dans quelques cas seulement, moyennant la coercition et les sanctions. Moins superficiellement, et plus amplement, moyennant l’adhésion, le soutien, le consensus, la légitimité, la croyance. Mais, en dernière analyse : au moyen et au travers de la formation (fabrication) de la matière première humaine en individu social, en lequel sont incorporés aussi bien les institutions elles-mêmes que les « mécanismes » de leur perpétuation.
« Quelle est la part de tout votre penser et de toutes vos façons de voir les choses et de faire des choses qui n’est pas, à un degré décisif, conditionnée et co-déterminée par la structure et les significations de votre langue maternelle, l’organisation du monde que cette langue porte, votre premier environnement familial, l’école, tous les « fais » et « ne fais pas » qui vous ont constamment assailli, les amis, les opinions qui circulent, les façons de faire qui vous sont imposées par les artefacts innombrables dans lesquels vous nagez, et ainsi de suite.
« Toute société (comme tout être ou espèce vivante) instaure, crée son propre monde, dans lequel, évidemment, elle « s’ » inclut. (…) Il serait même insuffisant de dire que toute société « contient » un système d’interprétation du monde. Toute société est un système d’interprétation du monde; et, ici encore, le terme « interprétation » est plat et impropre. Toute société est une construction, une constitution, une création d’un monde, de son propre monde. Sa propre identité n’est rien d’autre que ce « système d’interprétation », ce monde qu’elle crée. Et c’est pourquoi (de même que chaque individu) elle perçoit comme un danger mortel toute attaque contre ce système d’interprétation; elle la perçoit comme une attaque contre son identité, contre elle-même. » (C. Castoriadis, L’imaginaire, supra, p. 222-223, 226)
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LA CRÉATION CONSISTE EN :
» La capacité de faire émerger ce qui n’est pas donné, ni dérivable, combinatoirement ou autrement, à partir du donné. Tout de suite, nous pensons que c’est cette capacité qui correspond au sens profond des termes imagination et imaginaire lorsque nous en abandonnons les usages superficiels. L’imagination n’est pas simplement la capacité de combiner des éléments déjà donnés pour produire une autre variante d’une forme déjà donnée; l’imagination est la capacité de poser de nouvelles formes. Certes, cette nouvelle forme utilise des éléments qui sont déjà là; mais la forme comme telle est nouvelle. Plus radicalement encore, comme cela a été entrevu par certains philosophes (Aristote, Kant, Fichte), mais toujours à nouveau occulté, l’imagination c’est ce qui nous permet de nous créer un monde, soit de nous présenter quelque chose de laquelle, sans l’imagination, nous ne saurions rien, nous ne pourrions rien dire. L’imagination commence avec la sensibilité; elle est manifeste dans les données les plus élémentaires de la sensibilité. (…) L’imagination incorporée dans notre sensibilité a fait être cette forme d’être qui n’existe pas dans la nature. (C. Castoriadis, «Anthropologie, philosophie, politique», dans La montée de l’insignifiance, Paris, Seuil, 1996, p. 110)
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LES RELIGIONS:
» Avant tout, chez Hegel, l’aliénation est d’essence religieuse et politique. En gros, il s’agit du fait du dépouillement du rôle politique du citoyen qui ne participe plus, nous dirions, à la « gestion » de la cité et qui s’invente des compensations, notamment d’ordre mythique ou religieux. F. Perroux rend très bien compte de cet aspect de la conception hegelienne :
« Le malheur de la conscience déchirée la rend avide d’un au-delà. Le déchirement vient de la dissolution de la cité politique où le citoyen libre participait à l’idée réalisée sur terre, dernier des biens qui lui soit accessible. Le voilà privé du dieu de la cité et de la participation à la nature. Banni de la « Polis », il méprise l’homme dont il transfert la vertu au Dieu-Maître d’une religion d’esclaves; il réifie
la nature qu’il s’efforce de dominer à la manière d’un objet inerte. « Dé-politisé », déshumanisé, devenu incapable d’être acteur dans l’histoire, il invente les contes qui le sacrent citoyens du ciel. La cité de Dieu est le fantasme compensateur de l’échec de la cité terrestre… » (276.7)
| réification La réification permet de définir informatiquement une chose quelconquesous forme d’un objet : passage d’une chose, d’un évènement vers une entité quireprésente cette chose ou cet évènement. |
« On sait que c’est la participation au devenir de l’Idée (et surtout pas la perte de l’homme dans la matérialité du monde des objets, s’objectivant alors lui-même…) passant par la conformité aux catégories dela Raisonque se dessinent les conditions de la désaliénation de l’homme pour Hegel. » (Aktouf, Omar, HEC 1982, Thèse de doctorat en management, page 569)
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LE BOUDHISME
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EjHpO1ERRwE
« Procréer, c’est engendrer la mort »
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DIVERS PHILOSOPHES
http://www.philo5.com/Cogitations/111001NePasNaitre.htm
« Ne pas naître est sans contredit la meilleur formule qui soit. Elle n’est malheureusement à la portée de personne.
Cioran, De l’inconvénient d’être né, 1973
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UN ÉMINENT PH.D
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/05/16/tolerance-101/
« C’est cette obligation prioritaire de tolérance qui doit être inculquée à l’enfant envers et contre tous. Elle exige une laïcité proactive qui devrait aller de soi. Si elle est contestée, c’est qu’il faut l’enseigner. »
Pierre JC Allard
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LE GAÎAGÉNAIRE
Nous nous distinguerons en tant que société québécoise en élevant la maternité au rang des spécialités professionnelles avec statut et rémunération correspondants. Terminée l’excuse de l’absence d’un manuel apprenant à être une mère. Dépassé le carcan du génotype ancien décrit par Andrew Lehman. (http://www.serpentfd.org )
Lorsqu’il est question de profession, il est automatiquement question de formation, de règles, de principes généralement reconnus. Donc, éventuellement, d’uniformité, de nivellement et tous (?) souhaitent la diversité chez l’Humain. C’est notre déformation qui nous donne ces images lorsqu’il est question d’école, de formation, d’éducation. Nous pensons spécifiquement en terme de savoir, de savoir faire, d’avoir et de savoir être.
Cependant, il y a une autre façon de voir ou de comprendre cette dynamique de la maïeutique socratique. Tout est en place pour accepter et aller dans le sens de la mutation. Les infrastructures sont opérationnelles.
Mieux, le matériel pédagogique est écrit, valide et aucun enseignant n’a à être formé pour dispenser quelque » connaissance » que ce soit. Il s’agit d’un processus aussi naturel que l’eau qui s’écoule en aval de sa source.
DANS TOUTES LES ÉCOLES DU QUÉBEC, TOUTES LES FILLES DEVRONT ÉTABLIR LEUR BIOGRAPHIE DÉTAILLÉE : UNE ONTOGENÈSE ET UNE PHYLOGENÈSE !
Aussi, DANS TOUTES LES UNIVERSITÉS FRANCOPHONES DU QUÉBEC, le préalable onto-phylogénésique complété doit être exigé au 2ième cycle et de tous ceux qui seront habilités à exercer dans une sphère touchant à l’humain au quotidien après le 1er cycle : médecine, nursing, droit, pédagogie, sciences sociales, etc.
Ce qu’il y a de différent, de révolutionnaire même, dans cette » formation « , c’est simplement que l’État réalise que » l’individuation » prend la place qui lui revient dans une société comme la nôtre où les institutions appartiennent aux citoyens payeurs d’impôts. Aller à l’école suppose un temps et un espace à chaque Socrate, Montaigne, Rousseau, Miller, Ruffo, Dolto, Einstein, Vernadsky, Kepler, pour vivre sa » métamorphose « .
La plus grande résistance viendra de notre compulsion à investir narcissiquement ceux sur lesquels nous exerçons du pouvoir. C’est justement cet esclavage psychologique qui nous maintient dans l’illusion d’être de « bons » parents. Où l’aurions nous appris, ou de qui nos grands-parents, nés autour de1880, l’auraient-ils appris ? Le moyen âge a duré longtemps ici. Ne parlons-nous pas le vieux français?
» Une mère n’est capable d’empathie que si elle s’est libérée de son enfance, et elle réagira forcément sans empathie tant que le déni de son destin la chargera de chaînes invisibles. Et il en est de même pour le père » (Miller, Alice, L’avenir du drame de l’enfant doué, p.22, PUF, 1996)
Cette citation décrit le » vice caché « grevant les intrants du système scolaire. Mais il s’agit bien d’un effet, pas d’une cause. » Cognocere rerum causas « , connaître la raison des causes.
La bible a foiré divinement avec le mythe créationniste à partir d’Adam. Misogynie ou manipulations féminines visant à parasiter un mâle faible en testostérone pour satisfaire les exigences de l’hétérochronicité ? ( http://www.serpentfd.org )
L’idée de base est de rééquilibrer toutes les filles avant qu’elles ne commencent à se reproduire. Car, c’est de cela qu’il s’agit : c’est la lignée mitochondriale matriarcale qui reproduit son véhicule par la femelle et la femme perpétue les traditions de clans. Le mâle n’est déjà qu’une possibilité d’adapter le véhicule pour une meilleure survie du prochain passager. (Sciences et Avenir, mars 1999, p.40-41)
Lorsque ces filles équilibrées décideront de procréer, elles exigeront des conditions de vie propices à leur enfant tout au long de la grossesse, à l’accouchement et ensuite se sauront compétentes vis-à-vis leur nouveau-né. (http://www.germanique-nouvelle-medecine.com/index.php?option=com_content&task=view&id=122&Itemid=93 )
Leurs enfants seront pris en charge par des accoucheurs socratiques rééquilibrés qui n’auront plus la compulsion de perpétuer l’investissement narcissique des systèmes scolaires et sociaux actuels. À quoi sert-il de combattre l’œdipe parent enfant, s’il est institutionnalisé en aval ?
Mais il y a la raison principale suivante qui rentabilise le système. Toutes ces femmes devenues professionnelles de la maternité disposeront d’un emploi assuré dans le système scolaire : elles seront des accoucheuses socratiques, les « grandes prêtresses » hors Vatican, pour favoriser les biographies des adolescentes, responsabilité de la maternité.
On peut même développer un échéancier montrant que dans 25 ans la boucle sera bouclée et, ainsi, réaliser concrètement la condition émise par Napoléon (?) à l’effet que « pour améliorer la nature humaine, il faille commencer 21 ans avant la naissance. »
« …nos recherches en éducation ne nous ont pas permis de découvrir ni une conception complexe de la nature humaine susceptible de guider les enseignants dans leur processus personnel d’humanisation et celui de leurs élèves, ni un système d’éducation axé prioritairement sur le développement des potentialités mentales et morales des élèves. »(Marcotte, Gaston, Manifeste du Mouvement Humanisation, p. 137, Humanisation, 2006)
Des individus mentalement sains, suffisamment nombreux pour constituer une masse critique, engendreront une société saine dont on ne peut même pas s’imaginer le modèle positivement : » Morin estime que la culture actuelle n’est appropriée, ni pour traiter ni pour poser les problèmes de l’éthique, de la science, de la politique et de l’économie °°dans leur ampleur, leur radicalité, leur complexité °° » (Morin, Edgar (2004) Éthique, Paris, Seuil p.9, cité par Marcotte, Gaston dans Manifeste du Mouvement Humanisation (2006), p.129)
Pas de mariage, pas de reproduction avant la maturité totale et démontrée des hommes et des femmes après 25 ans. Pas de naissance sans preuve d’ADN et de consentement éclairé paternel. Les mâles ont aussi le droit de refuser la paternité comme les femmes ont le droit d’accepter ou de refuser la maternité. (http://www.philo5.com/Feminisme-Masculisme/070721PaterniteNonDesiree.htm )
EN RÉSUMÉ, il y a deux systèmes universels de production d’enfants :
a- les mères
b- le système scolaire
Il est évident que le système « b » tente de polir et de mettre en valeur de précieux « diamants » qui ont subi une première taille définitive aux mains du système « a » composé « d’ignorantes » qui perpétuent inconsciemment une pédagogie noire et une pédagogie blanche qui relève de l’Antiquité.
Le goulot du système « b » réside dans son manque d’efficience à instruire et à qualifier (Marcotte, Gaston, Manifeste du Mouvement Humanisation, p.135) puisque ses forces vives sont monopolisées pour socialiser, comme si la programmation neurolinguistique, le conditionnement opérant et autres techniques de manipulations appliquées en aval pouvaient corriger les modes opératoires de non reproduction, en lieu et place d’une ontogenèse.
Jean-François Belliard, 26 octobre 2011
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/05/16/tolerance-101/#comment-1999
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