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Pour en finir avec la th?orie de l?exploitation du labeur d?autrui de Marx

PHILIPPE DAVID:

La th?orie de l?exploitation du labeur d?autrui de Marx repose sur la th?orie de la valeur du travail de Ricardo. Cette th?orie est p?rim?e et ? maintes fois ?t? r?fut?e.

Sa th?orie se r?sumait ? ceci:

?Si de la valeur d?une marchandise nous retranchons la valeur qui restitue celle des mati?res premi?res et des autres moyens de production consomm?s, c?est-?-dire si nous retranchons la valeur qui repr?sente le travail pass? qu?elle contient, la valeur restante sera r?duite ? la quantit? de travail qu?y a ajout?e l?ouvrier occup? en dernier lieu. Si cet ouvrier travaille 12 heures. par jour et si 12 heures de travail moyen se cristallisent en une somme d?argent de 6 shillings, cette valeur additionnelle de 6 shillings est la seule valeur que son travail aura cr??e. Cette valeur donn?e, d?termin?e par le temps de son travail, est le seul fonds d?o? l?ouvrier ainsi que le capitaliste puiseront respectivement leurs parts ou dividendes, la seule valeur qui soit r?partie en salaire et en profit. Il est clair que cette valeur elle-m?me n?est pas modifi?e par le rapport variable suivant lequel elle peut ?tre partag?e entre les deux parties. Il n?y aura rien de chang? non plus si au lieu d?un ouvrier nous mettons toute la population travailleuse et si au lieu d?une journ?e de travail nous en mettons 12 millions, par exemple.
Le capitaliste et l?ouvrier n?ayant ? partager que cette valeur limit?e, c?est-?-dire la valeur mesur?e d?apr?s le travail total de l?ouvrier, plus l?un recevra, moins recevra l?autre, et inversement. Pour une quantit? donn?e, la part de l?un augmentera dans la proportion o? celle de l?autre diminuera. Si les salaires changent, les profits changeront en sens contraire. Si les salaires baissent, les profits monteront, et si les salaires montent, les profits baisseront. Si l?ouvrier, comme nous l?avons suppos? pr?c?demment, re?oit 3 shillings, c?est-?-dire la moiti? de la valeur qu?il cr?e, ou si sa journ?e enti?re de travail se compose pour moiti? de travail pay? et pour moiti? de travail non pay?, le taux du profit s??l?vera ? 100 pour cent, car le capitaliste recevra ?galement 3 shillings. Si l?ouvrier ne re?oit que 2 shillings, c?est-?-dire s?il ne travaille que le tiers de la journ?e pour lui-m?me, le capitaliste recevra 4 shillings, et le taux du profit sera donc de 200 pour cent. Si l?ouvrier re?oit 4 shillings, le capitaliste n?en recevra que 2, et le taux du profit tombera alors ? 50 pour cent. Mais toutes ces variations sont sans influence sur la valeur de la marchandise. Une hausse g?n?rale des salaires entra?nerait par cons?quent une baisse du taux g?n?ral du profit, mais resterait sans effet sur la valeur.
Mais bien que les valeurs des marchandises doivent en d?finitive r?gler leur prix sur le march?, et cela exclusivement d?apr?s la quantit? totale du travail fix?e en elle et non d?apr?s le partage de cette quantit? en travail pay? et en travail impay?, il ne s?ensuit nullement que les valeurs de telle ou telle marchandise ou d?un certain nombre de marchandises produites, par exemple, en 12 heures, restent toujours constantes. Le nombre ou la masse des marchandises fabriqu?es en un temps de travail d?termin? ou au moyen d?une quantit? de travail d?termin?e d?pend de la force productive du travail employ? ? sa production et non de son ?tendue ou de sa dur?e. Avec un degr? d?termin? de la force productive du travail de filage, par exemple, on produit, dans une journ?e de travail de 12 heures, 12 livres de fil?, avec un degr? inf?rieur, 2 livres seulement. Si donc dans un cas 12 heures de travail moyen ?taient incorpor?es dans une valeur de 6 shillings, les 12 livres de fil? co?teraient 6 shillings, dans l?autre cas les 2 livres de fil? co?teraient ?galement 6 shillings. Une livre de fil? co?terait par cons?quent 6 pence dans un cas et 3 shillings dans l?autre. Cette diff?rence de prix serait une cons?quence de la diversit? des forces productives du travail employ?. Avec une force productive sup?rieure, une heure de travail serait incorpor?e dans une livre de fil?, alors qu?avec une force productive inf?rieure, 6 heures de travail seraient incorpor?es dans une livre de fil?. Le prix d?une livre de fil? ne s??l?verait, dans un cas, qu?? 6 pence, bien que les salaires fussent relativement ?lev?s et le taux du profit bas. Dans l?autre cas, il serait de 3 shillings, quoique les salaires fussent bas et le taux du profit ?lev?. Il en serait ainsi parce que le prix de la livre de fil? est d?termin? par la quantit? totale de travail qu?elle renferme et non par le rapport suivant lequel cette quantit? totale est partag?e en travail pay? et travail impay?. Le fait mentionn? plus haut, que du travail bien pay? peut produire de la marchandise bon march?, et du travail mal pay? de la marchandise ch?re, perd donc son apparence paradoxale. Il n?est que l?expression de la loi g?n?rale: la valeur d?une marchandise est d?termin?e par la quantit? de travail qui y est incorpor?e, et cette quantit? de travail d?pend exclusivement de la force productive du travail employ? et variera par cons?quent ? chaque modification de la productivit? du travail.?

 

Parce que Marx croyait que le travail ?tait ce qui g?n?rait la valeur ?conomique, il conclue que les capitalistes, qui fournissent leur capital dans le processus de production, puisqu?ils ne travaillaient pas, ne m?ritaient pas la rente qu?il recevaient sur leur capital et qu?en la recevant, ils parasitaient le labeur des prol?taires. C?est un sophisme qui perdure depuis trop longtemps. Tout d?abord, d?montrons comment le travail et la valeur ?conomique n?ont aucune corr?lation. Voici huit exemples qui d?montrent les failles de la th?orie de la valeur du travail.

 

Les failles de la Th?orie de la Valeur du Travail

Faille #1: Argument de la valeur de produits obtenus de la nature: Certains produits peuvent ?tre obtenus de la nature ? un co?t minime en labeur et avoir une valeur beaucoup plus grande. Supposons que je prom?ne dans une for?t et que je ramasse une pomme tomb?e d?un pommier. Ramasser cette pomme n?a demand? qu?un effort minime de ma part, et pourtant en continuant mon chemin un peu plus loin et en croisant une autre personne, je peux revendre cette pomme pour un montant exc?dant le labeur que j?ai d?pens?.

Faille #2: Le travail inutile. Certains travaux peuvent co?ter de grands efforts en labeur et ne valoir strictement rien. Pendant la grande d?pression, pour r?duire le ch?mage, le gouvernement engageait des hommes pour creuser des trous et les remplir plus tard. Ces travaux stupides ne produisaient strictement rien, mais ?taient tr?s intensifs au niveau du labeur.

Faille #3: L?argument de l?effort excessif. Certains travailleurs peuvent parfois d?penser des efforts d?mesur?s par rapport ? la valeur du produit qu?ils produisent. Ainsi, un ?crivain qui passerait la moiti? de sa vie ? ?crire un livre ? la main risque de ne pas retirer des ventes de son livre une valeur ?quivalente ? de nombreuses ann?es de travail. La valeur de son produit peut donc ?tre moindre que le travail mis dans la production.

Faille #4: Argument de l?effort inexistant. Quelqu?un peut g?n?rer une valeur virtuellement sans faire d?effort physique. Un entrepreneur qui, par exemple, remarque que le prix d?un produit est plus ?lev? dans une r?gion que dans une autre, peut mettre ? profit cette information avec peu d?effort en achetant le produit o? le prix est bas et en le revendant l? o? le prix est haut. Ou vendre cette information ? un coll?gue en ?change d?une part des profits. Encore une fois, une plus-value est g?n?r?e sans travail excessif. Parce que la mati?re grise, ?a vaut quelque chose quand on en a.

Faille #5: L?in?galit? d?habilet?. Certains travailleurs sont plus habiles et plus productifs que d?autres. Ainsi, le temps que le travailleur A construit une table, le travailleur B en construit deux. Les deux ont travaill? le m?me nombre d?heures, mais le travailleur B obtiendra deux fois plus que le travailleur A. Marx a toujours consid?r? le travail comme ?tant homog?ne, ce qui est compl?tement d?connect? de la r?alit?. Dans un syst?me capitaliste, ceux qui sont plus productifs gagnent plus tout simplement parce qu?ils produisent plus.

Faille #6: L?argument de l?incitatif. Si un travailleur obtient de son travail exactement ce qu?il d?pense en effort, il n?a aucun incitatif ? faire cet effort, puisqu?il peut obtenir exactement le m?me r?sultat en ne travaillant pas du tout. Pour vaincre la disutilit? du travail, il faut que la valeur re?ue pour son labeur exc?de l?effort.

Faille #7: L?usage in?gal du m?me produit. Le m?me objet achet? par deux personnes diff?rentes, peut avoir une valeur diff?rente. Une guitare achet?e par un virtuose pourrait g?n?rer une grande valeur par son utilisation lorsqu?il en joue en public ou s?enregistre et vend les enregistrements. Par contre, dans les mais d?un n?ophyte, cette m?me guitare aura tr?s peu de valeur.

Faille #8: l?utilit? marginale d?croissante. Deux unit?s d?un m?me produit dans les mains du m?me homme peuvent avoir une valeur diff?rente. Un homme qui meurt de soif qui obtient deux bouteilles d?eau utilisera certainement la premi?re bouteille pour ?pancher sa soif et sauver sa vie, mais il pourra peut-?tre utiliser la deuxi?me pour se laver, s?il n?a plus soif. Alors qu?il voudra peut-?tre vendre la deuxi?me bouteille, il refusera certainement de vendre la premi?re ? n?importe quel prix. Cette bouteille aura donc plus de valeur que la deuxi?me alors que les deux requi?rent la m?me quantit? de travail ? remplir.

Ces huit failles d?montrent sans contredit qu?il n?y a aucune corr?lation entre la valeur ?conomique d?un produit et la quantit? de travail n?cessaire pour le produire.

L?explication alternative: La Th?orie de la Valeur de l?Utilit?.

La th?orie alternative qui a ?t? mise de l?avant par des ?conomistes qui ont suivi Marx s?appelle la th?orie de la valeur de l?utilit? qui dit que la valeur d?un produit ou un service est ?gale ? l?utilit? que ce produit ou service conf?re ? son utilisateur. Plut?t que de faire une ?quivalence entre la valeur d?un produit et ce qu?un individu perd en le produisant, on fait une ?quivalence entre la valeur du produit et ce qu?un individu gagne en l?utilisant. Cette th?orie explique tous les arguments contre la th?orie de la valeur du travail (TVT).

Faille #1 de la TVT: Un produit obtenu naturellement avec peu ou pas de travail peut effectivement ?tre d?une utilit? ? celui qui l?acquiert et ainsi produire une valeur, peu importe qu?il n?ait pas eu a travailler pour l?obtenir.

Faille #2 de la TVT: Le travail inutile n?est d?aucun b?n?fice ? personne et donc ne produit aucune valeur selon la th?orie de l?utilit?.

Faille #3 de la TVT: Selon la th?orie de l?utilit?, la valeur d?un produit est proportionnelle ? l?utilit? qu?en retire l?utilisateur, peu importe la quantit? de travail n?cessaire ? la produire. Si la l?utilit? d?un produit est inf?rieure ? sont co?t, on subira tout simplement une perte, ce qui est monnaie courante dans l?entreprise priv?e.

Faille #4 de la TVT: L?acquisition de certaines informations peut effectivement se monnayer et ainsi cr?er une valeur ? celui qui utilise cette information sans n?cessiter d?effort ou de travail. Parce que les id?es ont une valeur aussi.

Faille #5 de la TVT: La th?orie de l?utilit? explique ?galement les diff?rences de valeurs engendr?es par des diff?rences d?habilet? ou de productivit?. Seul un communiste peut croire qu?un travailleur qui produit deux fois moins qu?un autre, m?rite le m?me revenu que celui qui produit deux fois plus.

Faille #6 de la TVT: La th?orie de l?utilit? requiert qu?un travail productif doit g?n?rer plus de valeur que ce qu?il co?te. Il y a donc un incitatif au travail productif car le travailleur re?oit une plus grande valeur pour son travail.

Faille #7 de la TVT: La th?orie de l?utilit? explique ?galement comment le m?me produit dans les mains de diff?rentes personne peut valoir plus que dans les mains d?un autre.

Faille #8 de la TVT: La th?orie de l?utilit? explique ?galement comment des bouteilles d?eau peuvent avoir une diff?rente valeur pour le m?me utilisateur, d?pendant de la quantit? qu?il en a. Plus il poss?dera un bien en grande quantit? et moins une unit? particuli?re de ce bien aura de valeur pour lui. Demandez ? un fumeur de vous donner la derni?re cigarette de son paquet, comparativement ? quand son paquet est plein juste pour voir. Pourtant chaque cigarette n?cessite la m?me quantit? de travail. Mais une seule cigarette aura beaucoup moins de valeur ? nos yeux si on en a 24 autres dans son paquet que s?il ne nous en reste qu?une.

 

Conclusion

L?assertion de Marx que les capitalistes volent aux travailleurs prol?taires la plus-value qu?ils g?n?rent par leur travail ne tient pas la route. Parce qu?il n?y a aucune corr?lation entre la valeur ?conomique d?un produit ou service et la quantit? de travail pour le produire, l?assertion que ce travail g?n?re une plus-value qui appartient ? l?ouvrier plut?t qu?aux autres facteurs de production est tout simplement fausse. Dans la r?alit?, le processus de production comporte plusieurs facteurs qui ont tous droit ? une redevance, le loyer pour le terrain, l?int?r?t pour le capital et le salaire pour la main d??uvre. Chacune de ces redevances doit ?tre n?goci?e s?par?ment et doivent n?cessairement d?boucher ??un accord mutuellement consenti?o? les deux parties profitent, sinon il ne pourrait y avoir aucun accord. Ainsi, le travail des prol?taires est ??achet? par un entrepreneur ? travers un contrat de travail librement accept? par le travailleur et par l?employeur. L?employeur ne dispose d?aucun moyen de forcer qui que ce soit ? signer ce contrat. Le salaire offert est g?n?ralement d?termin? selon la valeur du march? pour des postes similaires parce que l?employeur doit offrir des salaires comp?titifs pour attirer les meilleurs travailleurs. Ce n?est donc pas de l?exploitation, mais un accord donnant-donnant entre l?employ? et l?employeur.

Si vous vous croyez exploit? par votre employeur, dites-vous bien que personne ne vous a mis un r?volver sur la tempe pour signer votre contrat de travail et rien ne vous emp?che d?envoyer des CV ? d?autres employeurs pour trouver un emploi qui paye plus. Si vous ?tiez vraiment exploit?s, vous n?auriez aucune porte de sortie. Or vous pouvez toujours prendre des cours du soir pour parfaire vos qualifications ou carr?ment changer de m?tier pour vous diriger vers une carri?re plus profitable. Si vous d?cidez volontairement de ne pas faire d?effort pour augmenter la valeur de votre travail, c?est la faute ? qui? La soci?t?? Votre patron? Foutaise!

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15 Commentaire

  1. avatar

    Parfaitement d’accord avec votre argumentaire.

    Cependant, le facteur soit-disant « humain » n’y apparaît pas.

    Mon problème n’est pas avec le « Capitalisme » mais avec les « Capitalistes ».

    André Lefebvre

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Tu sais bien que le facteur humain, c’est juste pour discréditer le «stalinisme» (sic!)!

      P-D nie les facteurs humains, quand l’intérêt commun des bourgeois entre en ligne de compte! Pas pareil! C’est sûr, t’sé! parce que sinon, ça détruit ses mythes!

      P-D n’a pas de talent, sauf celui de téter les Boss…

  2. avatar
    SylvainGuillemette

    En quelques mots, je veux détruire la couche pleine de Philippe David. Ce sera bref et facile.

    Il finit en disant… «Si vous vous croyez exploité par votre employeur, dites-vous bien que personne ne vous a mis un révolver sur la tempe pour signer votre contrat de travail et rien ne vous empêche d’envoyer des CV à d’autres employeurs pour trouver un emploi qui paye plus. Si vous étiez vraiment exploités, vous n’auriez aucune porte de sortie.»

    Or, je n’ai pas besoin de menacer le mouton ou la vache, pour en extirper de tous deux un profit. Tirer profit de la laine ou du lait à partir des animaux qui les produisent, c’est en exploiter leur richesse naturelle.

    Même si je pars une entreprise ou une coopérative, ça n’empêche pas que «lorsque je suis au privé à titre de salarié» je suis exploité, avec ou sans arme sur ma tempe, par le patron qui m’emploie dans ce but de tirer profit de mon labeur.

    Philippe David et son argumentaire ne font pas le poids contre le marxisme et les observations qui en découlent.

    Meilleure chance la prochaine fois, mais sa destinée semble être celle des ratés, sauf pour ce qui est de sa place dans CE système où les téteux du patronat trouvent facilement bonne poche à leurs complaisance et leur complicité opportuniste, à toutes ces exploitations relatives.

    Tu te réessaieras dans 5 ans Philippe, peut-être que je ne passerai pas par là…

    Et ton idiot utile pourra toujours t’applaudir, tellement ses capacités intellectuelles li limitent…

    Solidarité avec les exploités de l’Alliance Syndicale en grève pour défendre de pauvres acquis versus ceux des nantis de la minorité «parasitaire» bourgeoise qui n’ont jamais reculé,

    Sylvain Guillemette

    • avatar

      Donc, si j’ai bien compris, dans le cas d’un village qui donne un travail à une entreprise qui est « le plus bas soumissionnaire »,non seulement l’entrepreneur veut-il « exploiter » ses employés, mais les gens du village veulent les faire travailler pour « le moins possible », « pour rien » si c’était le cas.

      Tu as parfaitement raison Sylvain; les capacités intellectuelles sont indispensables pour comprendre la situation.

      André Lefebvre

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Dans une logique de concurrence, qui n’existe pas soit dit en passant (Les cartels sont inévitables dans le capitalisme et sans l’État, ce ne serait qu’encore plus patent!), il est clair que le village, au nom de dogmes du système lui-même, voudrait payer moins cher (plutôt que de chercher une productivité bonne pour toutes et tous!).

      Cela dit, tu t’éloignes de mon affirmation et du débat en cours.

      Rien dans ton équation qui n’a rien de neuve, n’affirme l’inexistence de l’exploitation du labeur du salarié par l’employeur.

      Et tu sais comme moi que tes soumissionnaires seront toujours les mêmes, la p’tite clique qui a les moyens et qui a investi ses capitaux dans ce secteur de réponse à la demande.

      Cela dit, si l’employeur veut répondre à la demande, tout en faisant un profit*, il devra
      exploiter ses employés en l’occurrence et en tirer profit là encore.

      Il y a donc une exploitation, et c’est pour les dogmes du système capitaliste qu’elle persiste à avoir lieu, André l’a bien décrit dans son problème.

      Mais précisons quelque chose encore. Aucune entreprise privée, sauf subventionnée, ne pourra travailler à perte longtemps. Sans profit, l’intention d’exploiter le salarié tombe temporairement, mais ce n’est pas le but recherché par l’employeur et les dogmes du capitalisme de toute façon, le rattraperont et il devra soit fermer les portes, soit réduire ses salariés pour en arriver à un enrichissement.

      Bref, Philippe David a encore perdu son temps à écrire un texte qui n’a aucune valeur scientifique ou philosophique et Marx et ses théories restent de marbre devant les courbettes de ce téteux.

      *tirer profit de = exploiter

  3. avatar
    SylvainGuillemette

    Bref la fin de l’histoire c’est que même si personne ne vous force à travailler pour un employeur X, si cet employeur X tire profit de votre labeur, il exploite votre labeur et vous exploite par la bande.

    Indéniable, simple à comprendre. Sauf pour vous savez qui…

    Autrement dit, il refaire le dictionnaire parce qu’encore une fois, les mots ne plaisent pas à une certaine minorité.

    Cette même minorité condamne la violence comme elle la finance en ce moment, en Syrie.

    Bande de pourris.

  4. avatar

    Un homme qui meurt de soif qui obtient deux bouteilles d’eau utilisera certainement la première bouteille pour épancher sa soif et sauver sa vie, mais il pourra peut-être utiliser la deuxième pour se laver, s’il n’a plus soif. Alors qu’il voudra peut-être vendre la deuxième bouteille,

    Voici dans toute sa splendeur l’humanisme de droite, pourquoi cette personne qui se trouve dans un endroit ou l’eau est rare, voudrait vendre sa deuxième bouteille d’eau plutôt que tout simplement la donner à quelqu’un qui à soif?

    Ce petit exemple démontre très bien les valeurs biaisé de part et d’autre et que le concept du travail est complètement à revoir. Commerce et travail ont pendant plusieurs milliers années été dissocié l’une de l’autre. Le capitalisme puise sont système d’esclavagisme, en ayant jumelé les deux. Grave erreur car cela ne fait que pervertir les deux.

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Mais surtout, ce qui est navrant ici, c’est que les libertariens et les capitalistes de la trempe de P-D se refusent de reconnaître que d’emblée, s’il y a des conditions différentes, relatives à des conditionnements différents eux aussi, elles empêchent que le système soit équitable et juste pour «TOUT LE MONDE».

      Il y a donc inévitablement des conditions gagnantes pour les uns, moins pour les autres et de ce sort jeté par les fondements mêmes dudit système capitaliste, qui s’en fiche, le tout devient totalitaire, puisqu’on vous dit «libre d’entreprendre», mais à condition que vos conditionnements et conditions l’aient favorisé! Bref, ayez du capital ou soyez salarié!

      C’est du TOTALITARISME!

      Philippe David est totalitaire comme le reste de ses confrères capitalistes et c’est pourquoi, partout dans le monde, quand il y a demande, ce sont toujours les mêmes qui se bousculent pour y répondre!

      Car la cartellisation de la richesse et des pouvoirs par conséquent, est inévitable dans CE système économique, dont les mécanismes sont construits pour CE, par les tenants dudit système, par ceux qui on précisément, «la réponse et l’offre» à la demande.

      Le texte de P-D est pourri et ne veut rien dire, c’est une affirmation de ce capitaliste qui ne veut rien entendre. Bouché ben dur…

  5. avatar

    Ce n’est pas le lieu malheureusement de donner un cours d’économie 101. Encore moins d’économie marxiste l’espace manquerait.
    Il est évident qu’au royaume des aveugles le borgne bat sa poulpe et peut écrire n’importe quoi.
    Toutefois 1) il est élémentairement requis de comprendre la différence entre valeur d’usage et valeur d’échange. 2) De connaître le concept de valeur marchande moyenne autour du quel tourne (varie-fluctue) le prix du marché. 3) La valeur en société de TROC versus la valeur en société marchande puis en société capitaliste 4)etc. etc.
    Voilà un ignare qui ne devrait pas s’aventurer à écrire sur un sujet ou manifestement il ne connait rien.
    Je termine car la qualité du texte ne vaut pas la valeur de l’effort requis – mais quand le chômage réel tourne dans les 15% et que le changement d’emploi du capitaliste A vers le capitaliste B ne changera rien à l’exploitation du travail chacun peut comprendre que l’Ouvrier prolétaire choisit de rester à l’emploi ou non pas sa force de travail est exploité et spolier et qu’il mène la grève pour voir augmenter le prix d’achat de sa force de travail par le capitaliste (celui-la ou un autre?) et réduire la part de Plus-value (qui se transformera en rente, en dividendes, en profit commercial, en capital variable et constant) que l’exploiteur capitaliste lui extorquera pour son travail vivant
    Pour M. Lefebvre Ce sont les deux qui sont le problème et le CAPITALISME – le système de loi économique impératif et les CAPITALISTES ceux qui obéissent aux lois du dévelppement capitaliste qui sont fautifs.
    Je vous recommande la lecture d’une vingtaine de mes textes sur la crise économique présente disponible sur CENTPAPIERS et LES 7 DU QUEBEC.

    • avatar
      SylvainGuillemette

      «Pour M. Lefebvre Ce sont les deux qui sont le problème et le CAPITALISME – le système de loi économique impératif et les CAPITALISTES ceux qui obéissent aux lois du dévelppement capitaliste qui sont fautifs.»

      Alors que le marxiste s’efforce de comprendre par l’observation des rapports, la relation entre les conditions et conditionnements conjuguées…

      Pour le marxiste, l’observation mène à voir les rapports du prolétaire (p’tits capitalistes compris) avec ses conditions, elles mêmes relatives aux conditionnements les précédant, ainsi de suite. Il n’y a rien pour rien, tout est relatif.

      Les idéalistes nous les cassent avec leurs propos aliénant, mais ces derniers viennent de quelque part également. Quand on entend dans des conversations, «y a toujours eu des pauvres et des riches», il faut tout d’abord comprendre les rapports de l’écart de richesse, puis les rapports de ceux-ci avec les lois, le système, les mécanisme de redistribution, dont la propriété privée n’est pas à soustraire dans l’équation puisque les héritiers de ces détenteurs de capitaux gagnés humblement* hériteront également du «mérite» et des pseudo sacrifices pris par l’initial investisseur et entrepreneur. C’est du totalitarisme.

      Sinon Robert, je ne crois que nous ayons perdu notre temps ici. Il fallait néanmoins taire cette affirmation trompeuse que le rapport entre salarié et employeur disparaissait parce qu’il y avait accord entre les deux parties. Précisons donc qu’il y avait accord entre les deux parties, sur les modalités d’exploitation du prolétaire.

      Plutôt que de prétendre taire un philosophe qu’il ne saisit même pas, Philippe David devrait aller faire de la couverture sportive, il peut encore se recycler chez Quebecor.

      *Bullshit. Les modalité d’exploitation, ainsi que les conditions des travailleurs autonomes ou des patrons sont toutes différentes et constituent conséquemment un conditionnement qui se relatera dans les conditions futures, etc.. Le nier et ne pas ajouter ce fait au débat mène au totalitarisme.

  6. avatar
    SylvainGuillemette

    Ce texte est trompeur et constitue néanmoins, imaginez, le principal argument des capitalistes pour contrer Marx.

    Ils prétendent détruire son argumentaire, mais les rapports prétendument inexistants, existent tout de même.

    Même si le salarié accepte de travailler quelque part et que personne ne l’y force, si le rapport donne à l’employeur un profit, il tire donc profit, il exploite donc d’après le dictionnaire.

    Donc, les modalités sont acceptées au détriment du salarié quant au rapport patron/salarié.

    Point final.

    Philippe, trouve autre chose à faire. Tu ne peux pas détruire des faits.

  7. avatar

    Bien entendu que TOUT l’y force à ce prolétaire de travailler quelque part.
    L’ouvrier n’a que sa force de travail en tant que marchandise à offrir sur le marché du travail -s’il ne vend pas sa force de travail au plus offrant (ce qui demeure toujours un saliare de misère ou parfois correct pour le temps de la prospérité – temps aujourd’hui révolu) si l’ouvrier ne vend pas il meurt de faim (y compris le travailleur autonome qui expédie sa plus-value à son acheteur de marchandises – soit que le travailleur autonome contract auprès d’une entreprise (seul le lieu de travail est changé – pas le rapport d’exploitation) soit le travailleur autonome vend directement le fruit de son travail qu’il ne peut vendre qu’au prix MOYEN du marché qui lui est fixépar les lois monopolistiques dans notre société impérialiste.

    Les rapports d’exploitation sont build-in -intrinsèque au système et ne dependent ni du capitaliste – ni de l’ouvrier – ni du gouvernement des capitalistes. Ils sont le système capitaliste.

  8. avatar
    SylvainGuillemette

    Évidemment, Philippe David pourra passer sa couche pleine là où nous ne serons pas et ainsi éviter le débat, parce que parti comme c’est là, je ne le vois pas venir débattre de ses prétentions…

    Pas besoin, c’est un capitaliste, donc par la bande un idéaliste qui se refuse de s’imposer la rigueur dans son argumentaire. Il s’en fiche, il n’a qu’à croire, comme les aliénés du système.

    Il est peut-être payé aussi, pour abrutir les gens…

    • avatar

      @ SG

      Pour ses partisans du capitalisme, le temps est de l’argent. Il serait très surprenant qu’il perde son temps à débattre, si cela ne lui met rien dans les poches. Déjà que peut-être, il nous fait don de ces articles bénévolement, qui doivent surement lui rapporter quelque chose, quelque part, si ce n’est pas monétaire. 🙂

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Oui, Jacques Saint-Pierre nous jouait cette comédie. Un autre Remora…

      (Le Remora vit dans l’anus du requin où la merde est plus fraîche!)