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Poss?der ou partager : Le lien ? la place du bien

Chems Eddine Chitour

?Le monde du partage devra remplacer le partage du monde.?

Claude Lelouch (Extrait de Itin?raire d?un enfant tr?s g?t?)

Le titre de cette contribution est l? pour attirer l?attention sur un mouvement qui peut ne pas ?tre une mode ou une n?cessit? dans ce qui nous reste d?espace vital sur une plan?te de plus en plus ab?m?e. Dans ce sens G?rard Charollois ?crit?: ?Et si l?humanit? disparaissait?? Un scientifique australien, Frank Fenner, parfaitement rationnel, membre d?une acad?mie de m?decine, ose affirmer que l?humanit? va dispara?tre. Il ne s?agit pas d?une pr?diction apocalyptique ni d?un verdict sectaire annon?ant la foudre d?un quelconque jugement dernier. Pour le scientifique, l?humanit? s?cr?terait les causes de sa perte, accroissant sa vuln?rabilit? ? la mesure de sa ma?trise purement apparente. Car, ?crit l?auteur, en fait, nul ne ma?trise plus rien et les alarmes des scientifiques de toutes les disciplines sur l?alt?ration du climat, l??puisement des ressources naturelles, les risques viraux r?sultant de la surpopulation et des ?changes plan?taires, ne p?sent rien face au rouleau compresseur de l??conomie, face ? la cupidit? de tous les individus, face ? la volont? de croissance infinie. La modestie s?impose toujours lorsqu?on ?voque le futur.? (1)

Poss?der ou partager?

Faut-il continuer ? amasser de l??ph?m?re co?teux et g?n?rateur de d?chets dont la dur?e de vie est limit?e voire m?me dont?l’obsolescence est programm?e?par les entreprises qui y trouvent leur compte o? dire Stop. Donnons une seconde vie aux choses?? Martin Denoun et Geoffroy Valadon nous en parlent: ?Dans le nouveau monde qui se dessine caract?ris? par une p?nurie inexorable d??nergie des changements climatiques de plus en plus r?currents et catastrophiques, faut-il continuer au nom de la boulimie du consommer ?ph?m?re, voire inutile?. La solution ne passe-t-elle pas par le partage et surtout l?imp?rieuse n?cessit? de donner du temps aux choses Et si l?usage ne correspondait pas n?cessairement ? la propri?t?? Soucieuses d?en finir avec l?hyperconsommation d?objets qui ne servent que tr?s rarement, confront?es ? un pouvoir d?achat en berne, de nombreuses personnes s?organisent pour partager et troquer. Nous lisons la contribution suivante qui donne des ?l?ments de r?ponses: ?Au domicile de chacun d?entre nous, il existe ? la fois un probl?me ?cologique et un potentiel ?conomique. Nous avons dans nos foyers de nombreux biens que nous n?utilisons pas: la perceuse qui dort dans un placard et ne servira en moyenne que treize minutes dans sa vie, les DVD visionn?s une ou deux fois qui s?entassent, l?appareil photo qui attrape la poussi?re plus que la lumi?re, mais aussi la voiture que nous utilisons en solitaire moins d?une heure par jour ou l?appartement vide tout l??t?. La liste est longue. Et elle repr?sente une somme impressionnante d?argent comme de d?chets futurs.? Telle est, en substance, l?accroche des th?oriciens de la consommation collaborative. Car, ass?ne avec un grand sourire Rachel Botsman, l?une de leurs chefs de file: ?Vous avez besoin du trou, pas de la perceuse; d?une projection, pas d?un DVD; de d?placements, pas d?une voiture!?? (2)

Jeremy Rifkin est celui qui a diagnostiqu? cette transition d?un ?ge de la propri?t? vers un ??ge de l?acc?s? o? la dimension symbolique des objets d?cro?t au profit de leur dimension fonctionnelle: alors qu?une voiture ?tait autrefois un ?l?ment de statut social qui en justifiait l?achat au-del? de son usage, les consommateurs se sont mis ? louer leur v?hicule.

Aujourd?hui, c?est m?me leur propre automobile ou leur propre domicile que les jeunes proposent ? la location. S?ils font ainsi le d?sespoir de nombreux industriels du transport ou de l?h?tellerie, d?autres y voient un d?tachement vis-?-vis des objets de consommation porteur d?espoir. Les plates-formes d??change permettent une meilleure allocation des ressources; elles atomisent l?offre, ?liminent les interm?diaires et facilitent le recyclage. Ce faisant, elles ?rodent les monopoles, font baisser les prix et apportent de nouvelles ressources aux consommateurs. Ceux-ci seraient ainsi amen?s ? acheter des biens de qualit?, plus durables, incitant les industriels ? renoncer ? l?obsolescence programm?e (?)? (2)

La th?se d?une troisi?me r?volution industrielle par J. Rifkin

Justement, Jeremy Rifkin ?conomiste, essayiste, dans une analyse lumineuse et providentielle, m?me en ces temps de p?rils, de l?avenir des soci?t?s, ?crit: ?Nous sommes, ? la fin d?une ?re, celle d?une ?conomie fond?e sur les ?nergies fossiles, le travail ? temps plein, une organisation pyramidale des entreprises, une gestion exclusivement marchande du monde? Et nous entrons dans ce qu?il appelle la troisi?me r?volution industrielle qui va bouleverser nos mani?res de vivre, de consommer, de travailler, d??tre au monde, un nouveau paradigme ?conomique qui va ouvrir l??re post-carbone, bas?e notamment sur l?observation que les grandes r?volutions ?conomiques ont lieu lorsque de nouvelles technologies de communication apparaissent en m?me temps que des nouveaux syst?mes ?nerg?tiques (hier imprimerie/charbon ou ordinateur/; aujourd?hui Internet & les ?nergies renouvelables). La Seconde R?volution Industrielle se meurt donc. Dans un futur proche, les humains g?n?reront leur propre ?nergie verte, et la partageront, comme ils cr?ent et partagent d?j? leurs propres informations sur Internet. Cela va fondamentalement modifier tous les aspects de la fa?on dont nous travaillons, vivons et sommes gouvern?s. Comme les premi?re et deuxi?me r?volutions industrielles ont donn? naissance au capitalisme et au d?veloppement des march?s int?rieurs ou aux Etats-nations, la troisi?me r?volution industrielle verra des march?s continentaux, la cr?ation d?unions politiques continentales et des mod?les ?conomiques diff?rents.? (3)

Pour Rifkin le d?fi est triple: La crise ?nerg?tique, le changement climatique, le d?veloppement durable. Ces d?fis seront relev?s par un changement de la mondialisation ? la ?continentalisation?. C?est-?-dire la fin d?une ?nergie divis?e, pour une ?nergie distribu?e. Les cinq piliers de la Troisi?me R?volution Industrielle sont: 1) ? Passer aux ?nergies renouvelables. 2) ? Transformer les b?timents sur chaque continent en mini-centres ?nerg?tiques, cr?ant de nombreux emplois. 3) ? Permettre ? chaque b?timent de conserver cette ?nergie.) ? Utiliser la technologie internet pour cr?er un r?seau similaire d??nergie. Chaque b?timent ayant de l??nergie en trop pouvant la vendre sur ce r?seau.5) ? Cr?er des r?seaux ?lectriques continentaux dans lesquels les v?hicules ?lectriques puissent vendre leurs surplus d??nergie en se branchant ? une prise, tout en ?tant gar?s. (?) La Troisi?me R?volution Industrielle conclut-il, est un changement radical spatiotemporel. Elle va cr?er des citoyens globaux, dans une biosph?re partag?e, et nous reconnecter avec la plan?te. Nous avons peu de choix si nous voulons esp?rer restaurer la sant? de la biosph?re et pr?server la plan?te pour les g?n?rations futures.?(3)

Daniel Kaplan ?num?re toutes les contraintes qui sont n?cessaires pour un changement de paradigme de la soci?t? dans le sens d’une meilleure rationalisation et de la n?cessit? de faire ??du neuf avec du vieux?? Nous l’?coutons?: ??La crise ?conomique et ?cologique, qui devient ?galement sociale et politique Les r?seaux sociaux, qui aident ? transformer la contrainte en ?nergie positive, tourn?e vers la recherche de solutions ? la fois personnelles et collectives Le d?veloppement de diff?rentes formes de ?consommation collaborative??: achats group?s, partage de ressources et de capacit?s, ?consumer to consumer? (don, troc, location, revente de biens)… L’??conomie de fonctionnalit?: faire payer un service (transport, chauffage, ?ducation, culture, soins, etc.) ou l’usage d’un bien plut?t que ce bien lui-m?me.?Face ? une crise qui dure, une ?conomie de survie se d?veloppe?: il faut d?penser moins et g?n?rer des revenus compl?mentaires. Comment?? En partageant tout ce qu’on peut?: sa voiture, son logement, ses outils, son bout de jardin, son temps, ses comp?tences… L’internet joue son r?le de support, mais les services de consommation collaborative, qui visaient une cible de ?bobos?, sont pris de court. Le partage est avant tout local, ce qui le facilite et le limite ? la fois??.(4)

Daniel Kaplan poursuit?:??Partage d’?quipements, d’espaces, de temps, de comp?tences, de connaissances… avec des m?canismes de reconnaissance, voire de r?mun?ration (en euros ou via des monnaies compl?mentaires). Valorisation et exploitation des ?capacit?s exc?dentaires? (m2, v?hicules, machines, temps…). Location, cloud, copropri?t?, achats et investissements group?s. R?paration, recyclage, r?cup?ration, revente. Ce sc?nario propose une r?ponse pertinente ? la crise ?conomique et ?cologique, fond?e sur l’?nergie des gens et l’entrepreneuriat. Il raconte une transformation qui marie l’?conomique, le social et l’environnemental?: satisfaire les besoins, y compris ceux des plus pauvres, tout en cr?ant du lien et en r?duisant l’impact environnemental de l’activit? ?conomique??.(4)

Comment mieux utiliser et partager ce qui existe plut?t que poss?der davantage??

Dans le m?me ordre du partage: ?Est-il indispensable de poss?der une voiture que l?on utilise 2 ? 5% du temps plut?t que de louer son usage o? et quand on en a besoin? Est-il judicieux de se d?placer ?en solo? quand on peut covoiturer? Est-il imp?ratif d?acqu?rir un v?lo plut?t que d?utiliser le service mis ? disposition dans ma ville? Est-il n?cessaire de construire de nouveaux b?timents et ?quipements publics quand ceux existants sont sous-utilis?s? Il y a un paradoxe. Nous avons des besoins de mobilit? ou d?espace. Nous y r?pondons par la possession d?un v?hicule ou la construction d?un nouvel ?quipement public. Les avantages sont connus: en poss?dant, la disponibilit? de l?usage nous est garantie. Mais les inconv?nients ont commenc? ? d?passer les avantages dans plusieurs domaines, aux plans individuel et collectif: poss?der une voiture en ville est devenu un tracas et une source de d?pense consid?rable, en investissement et en fonctionnement; les consommations d??nergie et de mati?res premi?res sont disproportionn?es par rapport aux usages rendus.?(5)

Le mod?le circulaire en application: une autre solution

Tendre vers une soci?t? durable et sans d?chet, telle est aussi l?ambition poursuivie par l?architecte am?ricain, William McDonough et le chimiste allemand, Michael Braungart; ils ont publi? en 2002 le manifeste du mouvement: ?Cradle to Cradle Remaking the way we make things? (?Du berceau au berceau. Repenser la mani?re dont nous faisons les choses?). En apportant des solutions concr?tes aux entreprises ou aux institutionnels qui les sollicitent. Leur mod?le consid?re que toutes les mati?res premi?res entrant dans un processus de fabrication industrielle peuvent ?tre vues comme des ?nutriments? qui se divisent en deux grandes cat?gories. Les ?nutriments techniques? comprennent les mati?res premi?res non organiques et non nuisibles ? l?environnement (les mati?res synth?tiques mais non toxiques sont de celles-l?), tandis que les ?nutriments biologiques? d?origine organique qui peuvent ?tre compost?s sans traitement sp?cifique reviennent nourrir les sols. En r?sum?, il faut ?des mat?riaux totalement sains qui retournent soit ? la terre, soit ? l?industrie pour ?tre recycl?s ind?finiment? expliquent McDonough et Braungart?. (6)

L?Ademe (Agence francaise pour les ?conomies d??nergie) donne des pistes de ?sobri?t?? Nous lisons: ?Comment le consommateur peut-il r?duire significativement la quantit? de d?chets qu?il produit et participer ainsi ? la mise en place d?une ?conomie circulaire? Les Fran?ais semblent d?j? bien inform?s, puisqu?en 2010 ils sont 98% ? avoir d?j? donn? une seconde vie ? un objet quelconque. Ainsi, le r?emploi n?est plus exclusivement associ? ? des situations de grande pauvret? et se pare d?une image positive, celle du consommateur ?malin?. En 2012, pr?s de la totalit? des Fran?ais (98%) d?clarent avoir d?j? pratiqu? le r?emploi et l?on estime ? 1 250 millions d?euros par an le chiffre d?affaires li? au r?emploi et ? la r?utilisation. Le march? de la r?paration tire ?galement profit de la crise ?conomique: le nombre d?entreprises de r?paration a augment? de 26% tous secteurs confondus entre 2007 et 2011. La r?paration automobile est le secteur le mieux repr?sent? avec 60% des entreprises du secteur. L?impact sur l?environnement s?en fait d?ailleurs sentir: on estime qu?en 2011,825.000 tonnes de d?chets ont ?t? ?vit?es gr?ce au r?emploi et ? la r?utilisation, participant ainsi au d?veloppement de l??conomie circulaire. Les efforts doivent ?tre poursuivis pour favoriser ces nouveaux modes de consommation, notamment gr?ce ? la promotion du r?emploi ou ? l?accompagnement des collectivit?s locales afin qu?elles d?veloppent des partenariats avec des structures sp?cialis?es.?(7)

Et en Alg?rie?

Quelques possibilit?s Les Alg?riens ont perdu le sens de l??conomie, la disponibilit? excessive de tout, st?rilise toute recherche tendant ? ?viter le gaspillage; l?Alg?rien de 2013 pense que tout lui est d?. Il est vrai que les scandales en tout genre qui portent sur des sommes colossales lui donnent la conviction que tout est pourri, que c?est le sauve-qui-peut, qu?il faut revendiquer ?sa part de la rente?, au besoin de fa?on brutale. Nous avons perdu le sens de l??conomie et de la durabilit? des choses. Nous avons 35 millions de portables dont la dur?e de vie est de trois ans en moyenne. Cela veut dire qu?il a un moyen de recycler 3 millions de portables/an. Nos greniers p?riclitent d??quipements inutilis?s qui peuvent avoir une seconde vie si cette philosophie du partage que nous nous vantons d?avoir de par notre culture et notre religion existait r?ellement.

Nous ne savons pas ce que sont les ?conomies du fait d?une consommation d?brid?e o? les utilit?s sont gratuites. A titre d?exemple, s?agissant du concept ?Heure d??t? -heure d?hiver?. Dans les pays d?velopp?s, on fait la ?chasse au gaspi? Un simple calcul permet d?avoir une id?e du gain. Pour les cinq millions de logements, c?est un gain de 18 millions de kWh ou encore, c?est l??quivalent de 15.000 tonnes de p?trole ou encore 10 millions de dollars de quoi retaper les laboratoires des universit?s. Il nous faut compter le moindre centime et rompre avec le gaspillage. Nous ?produisons?, 12 millions de tonnes de d?charges. Les d?charges sont des tr?sors si on sait y faire!

Il en est de m?me justement de la r?cup?ration de l?eau de pluie. Nos a?n?s r?cup?raient l?eau de pluie au nom de l?autosuffisance. Si on compte seulement 1 million de logements avec une surface de 100 m2 et une pluviom?trie de 800l/m2 dans l?ann?e. Avec une r?cup?ration ? 50%. C?est au total 80 millions de m3 (pr?s de 10%) de l?eau n?cessaire ? l?approvisionnement des habitants Nous vivons au-dessus des moyens de la plan?te. L?alternative est dans la sobri?t?, le changement de rythme, la d?croissance qui sugg?re un changement de valeur: ne pas stigmatiser la lenteur, ne pas s??blouir de la nouveaut?, ne pas faire dans le mim?tisme ravageur de l?Occident; rouler en 4?4, un portable viss? ? l?oreille, se chausser de Nike, ce n?est pas cela le d?veloppement. Avec des convictions, de l?inventivit? et de la pers?v?rance, nous pouvons faire des choses formidables. L??co-citoyennet? est un combat qui commence ? l??cole et se poursuit par la suite dans la vie de tous les jours de chacun d?entre nous. Nous n?avons pas le choix.?(8)

Conclusion

La croissance infinie dans un monde fini est une ?quation intenable. La Terre est un ?quilibre: les ?l?ments qui la composent (faune, flore, min?raux, eau, etc.) forment un tout indissociable et interd?pendant. Pierre Rabhi ?crit: ?Le progr?s ne lib?re pas. (?) Il faut que l?humanit? se pose la question: Qu?est-ce que vivre? S?il s?agit juste de consommer, je n?appelle pas ?a la vie, cela n?a aucun int?r?t. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de caddies. Cela me terrifie.? On a ?voqu? la d?croissance, qui est consid?r?e comme une infamie dans le monde d?aujourd?hui. En 1972, nous ?tions en dessous de la capacit? maximum de la Terre ? supporter nos activit?s, ? 85% environ. Aujourd?hui, nous sommes ? 150%. La situation est confirm?e par la formule du Smithsonian Magazine, ?The world is on track for disaster...?, autrement dit, ?tout se d?roule comme pr?vu pour que survienne le d?sastre?. Le mod?le de d?veloppement actuel s?av?re inefficace et non viable, pas seulement pour l?environnement, mais aussi pour les ?conomies et les soci?t?s, a d?clar? le Directeur g?n?ral du BIT, Juan Somavia. Il nous faut tourner le dos ? l??bri?t? ?nerg?tique. Ce sera alors l?av?nement du BIB (Bonheur Int?rieur Brut) au lieu du PIB (Produit Int?rieur Brut) qui a amen? l?humanit? ? sa perte en d?ifiant la croissance et le march?.?(9)

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz
(1)G?rardCharollois?altermondesansfrontiere.com
(2)M.Denoun,G.Valadon,?mondediplomatique.fr
(3)?enerzine.com
(4) Daniel Kaplan?fing.org
(5)?energycities.eu
(6) Joss Bl?riot?ellenmacarthurfoundation.org?20 janvier 2011
(7)?ademe.typepad.fr
(8)?lexpressiondz.com
(9)?http://www.lexpressiondz.com/mobile/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/ 155121-l-humanite-perdra-la-partie.html

mondialisation.ca

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