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17 août 2009 |
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Photo : Flickr B. Charles Johnson
Il y a quelques minutes, mon attention fut attirée par une annonce publicitaire à la télévision, publiée par la Société Canadienne du cancer. Le professionnel de la santé assis à son bureau de travail, annonçait le diagnostic de cancer à son patient. Par la suite, on apercevait tous les gens de son entourage tombés à la renverse, en apprenant le triste sort réservé à l’être cher. Une personne atteinte d’un cancer incurable apprend, dans la majorité des cas, son décès qui surviendra dans les semaines, les mois ou les années suivantes. Mais qu’arrive-t-il, la plupart du temps, à celle qui est touchée par la schizophrénie ? Elle portera ce fardeau tout le reste de sa vie. Ce cruel cancer ne conduit que très rarement à la mort; à moins de tirer son rideau de scène par le suicide. Que se produit-il, en plusieurs occasions, pour l’entourage de la personne qui vient d’apprendre qu’elle souffre du plus grave cancer de la maladie mentale, soit la schizophrénie, et ce, peut importe la gravité bénigne ou aiguë ?
Croyez-moi, la plupart des personnes proches, des amis (es), ainsi que l’entourage de ce cancéreux nouvellement diagnostiqué, se sauveraient au pas de course en se transformant en courant d’air. Plusieurs s’empresseraient de mentionner leurs adieux à l’être cher, en certaines occasions, d’une façon ouverte et dégradante, et tantôt de manière discrète et polie. Comme si ce cancer des zones cérébrales ressemblait tout à coup à la lèpre. Vu d’un autre côté de la médaille, ce n’est pas évident de côtoyer régulièrement ou à l’occasion seulement, une personne chère atteinte de cette forme dégradante de cancer.
L’histoire se poursuit toujours, même en 2009
Ça n’a pas vraiment changé depuis 2000 ans, puisque même le célèbre personnage de l’Évangile, soit Jésus de Nazareth, aurait été crucifié sur la place publique, par les plus grandes élites au pouvoir, pour avoir révélé nous a-ton répété à des millions de reprises, être le fils de Dieu, avoir entendu des voix, avoir eu des visions, ou pour l’accomplissement de plusieurs guérisons miraculeuses, etc. C’est vraiment l’histoire qui se renouvelle au quotidien des années 2000, et ce, sous des apparences différentes, mais quasi identiques.
Les gens touchés par les maladies mentales témoignent bien souvent à la T.V., sous le couvert de l’anonymat et en se voilant le visage, la plupart du temps. Hélas, quelques personnes témoignaient voilées il y a quelques mois, à la station de télévision communautaire, en racontant les chemins de larmes qu’elles rencontraient trop souvent, parce qu’elles souffraient du cancer de la maladie mentale, soit la schizophrénie.
Réflexions personnelles, sociales et médiatiques
À mon avis personnel, même les médias devraient utiliser plus de délicatesse, envers les personnes atteintes de psychoses et de schizophrénies, qui commettent des délits criminels. Cela donne une fausse impression à la population, concernant les maladies mentales. Ce sont des préjugés à abolir, tout comme la société l’a fait envers les personnes d’orientations sexuelles différentes de la masse populaire.
Lorsqu’un drame survient dans la société, est-ce que la population en général et les médias mentionnent ce genre de discrimination: « Un homme diabétique, une femme souffrant du cancer des poumons, un homme atteint sévèrement du cancer de la prostate, un homme homosexuel est présumé responsable d’un meurtre sordide? » Sûrement que cette forme de préjugés est périmée. Alors, pourquoi ne pas débuter chacun de son côté, ce cheminement personnel, social et médiatique, auprès des personnes humaines souffrant du plus grave cancer de la maladie mentale, ainsi que toutes les autres formes de maladies mentales?
Dans les coulisses du privé
Je termine cet article par une réflexion personnelle. Est-ce que les gens touchés par le pire cancer de la maladie mentale, reçoivent la même sympathie que les personnes attentent d’un cancer en maladie physique? Pourtant, il s’agit d’un problème au niveau des zones cérébrales, tout simplement. Pourtant, on n’aborde ce sujet que très rarement, et principalement dans les coulisses du privé.
Patricia Turcotte © Le 16 août 2009
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