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Phil Giraldi : Obama et la NDAA c?est Weimar 1933 !

Image Flickr par wiredbike

(Nouvelle Solidarit?) ? Deux jours avant que Barack Obama ne promulgue la loi NDAA autorisant la d?tention militaire illimit?e et sans proc?s de toute ?tre humain aux Etats-Unis ou dans le monde, l?ancien officier de renseignement militaire de la CIA et historien Phil Giraldi, a fait l?analogie entre les man?uvres du r?gime Obama et l?Allemagne des ann?es 1930. Dans un article publi? le 29 d?cembre sur le site antiwar.com, celui qui a ?t? l?un des premiers avec Lyndon LaRouche ? s?opposer publiquement ? la d?rive totalitaire des n?o-conservateurs, ?crit qu?Obama est d?j? all? plus loin que Bush et Cheney, et que dans leur lign?e, il a d?truit la Constitution am?ricaine d?une mani?re semblable ? celle employ?e par Hitler et son juriste Carl Schmitt pour d?truire la Constitution de Weimar.

??A l?aube de cette nouvelle ann?e, il est h?las difficile de d?fendre l?id?e que le Washington de 2011 soit diff?rent du Weimar ou du Berlin de 1933. (?) Le pouvoir pris par la Maison Blanche en m?me temps que l?absence de transparence, devraient ?tre consid?r?s par les citoyens am?ricains comme un danger mortel. Si vous pensez que l?Allemagne de la R?publique de Weimar est un lointain souvenir et que cela ne peut pas se reproduire ici, vous vous trompez. Cela peut se reproduire ici, et ? moins que quelque chose ne soit fait pour l?arr?ter, il est quasi certain que cela va se reproduire ici. On est d?j? en plein dedans.??

Giraldi note qu?il y a souvent des analogies qui sont faites entre les Etats-Unis et les empires. Les n?o-cons r?vent de voir le syst?me imp?rial romain se concr?tiser sous la forme d?un empire am?ricain ?ternel, pendant que d?autres disent que l?empire des Etats-Unis se d?truira en fait lui-m?me, comme Rome et Londres.

Mais pour Giraldi, le parall?le c?est Weimar. Tout comme sous Weimar apr?s l?incendie du Reichstag, les Etats-Unis ont d?truit la Constitution et l?ont remplac?e par un ??Etat de fait dirig? par un F?hrer??, comme celui taill? sur mesure pour Hitler, par Carl Schmitt et d?autres juristes en vue de cette ?poque. Donnant un bref r?sum? des pouvoirs de crise octroy?s ? Hitler ? la suite de l?incendie du Reichstag, qui ??a ?t? certainement perp?tr? par les Nazis eux-m?mes??, Giraldi souligne l?importance de la loi des ??pleins pouvoirs, qui ont donn? ? Hitler le pouvoir de passer outre le Parlement et de passer des lois par d?cret.?? Le nom complet de la loi des pleins pouvoirs ?tait en fran?ais la ??Loi pour la suppression de la douleur du peuple et du Reich?? (Erm?chtigungsgesetz)?; elle disposait qu? ??un pouvoir ex?cutif puissant pouvait ignorer les contraintes impos?es par des bureaucrates et des constitutions, lorsque cela est n?cessaire, afin de r?sorber une crise??. Notons que c?est exactement ce qu?a fait Obama en soutenant et promulguant la loi NDAA qui viole les droits constitutionnels am?ricain, et en l?accompagnant d?un d?cret-loi lui permettant de se soustraire aux quelques garde-fous qui y avaient ?t? ins?r?s.

Aujourd?hui, l?Am?rique est largement engag?e sur cette voie, avertit Giraldi.

??La premi?re l?gislation antiterroriste ? avoir ?t? pass?e fut le Patriot Act, dont le titre complet est Loi de 2001 pour l?unification et le renforcement de l?Am?rique en lui fournissant les outils appropri?s en vue d?intercepter et faire obstruction au terrorisme, un euph?misme rappelant bizarrement la loi des pleins pouvoirs de Hitler??, souligne Giraldi. Cette loi fut suivie par le Patriot Act II de 2006, et ??les deux lois ont diminu? les droits constitutionnels de libert? d?expression, de libert? d?association, protection contre les recherches ill?gales, l?Habeas Corpus, l?interdiction de ch?timents inappropri?s et cruels, et la protection contre la saisie ill?gale de la propri?t? priv?e. Les Premier, Quatri?me, Cinqui?me, Sixi?me et Huiti?me amendements du Bill of Rights ont ?t? ?limin?s ou amoindris.??

??Cela a ?t? suivi du Military Commissions Act de 2006 (MCA), cr?ant des tribunaux militaires pour le jugement de combattants ennemis ill?gaux, incluant des citoyens am?ricains. A la diff?rence d?un tribunal civil ou p?nal, les accus?s n?ont besoin que d?un vote des 2/3 par les membres pr?sent de la Commission pour ?tre mis en d?tention (…) La loi suspend l?habeas Corpus et les protections de la Convention de Gen?ve et autorise la d?tention illimit?e de suspects dans des prisons militaires sans accusation ou acc?s ? un avocat.??

Obama ??a ?tendu le portefeuille de Bush, faisant r?guli?rement appel au privil?ge du secret d?Etat pour emp?cher tout obstacle l?gal, alors qu?il autorisait l?assassinat de citoyens am?ricains ? l??tranger, bas?s sur le soup?on, perp?trant des actes de guerre contre des pays avec lesquels Washington n?est pas en guerre, et maintenant, il ratifie le National Defense Authorization Act of 2012 (NDAA), qui autorise la d?tention militaire illimit?e contre qui que ce soit, o? que ce soit dans le monde, et pour quelque raison que ce soit, y compris les citoyens am?ricains aux Etats-Unis, car le champ de bataille est mondial. Hitler a-t-il agit de mani?re similaire en contravention avec la Constitution de Weimar?? Bien s?r.??

Comme Lyndon LaRouche le mart?le, il y a encore une solution?: ?vincer Obama par les moyens constitutionnels fournis dans la section 4 du 25e amendement. Obama est un cas clinique de syndrome narcissique aigu qui le pousse inexorablement vers le totalitarisme et la guerre. Il n?est donc pas en ?tat mental d?exercer son mandat, il peut et doit ?tre ?vinc?. Ne pas le faire en r?v?lerai beaucoup sur le cas mental des soi-disant ??leaders?? politiques qui attendent les prochaines ?lections pour agir…

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38 Commentaire

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    SylvainGuillemette

    Bullshit! Ce n’est pas Obama qui décide cet agenda, ce sont les bourgeois, en arrière, et les lobbys de ces bourgeois. Obama, au contraire, n’est qu’un pion et d’ailleurs, il ne fait que continuer la politique de Bush, qui lui-même, était un pion également.

    Il faut être sacrément dupe, en 2012, pour croire que les présidents et les premiers ministres ont de réels pouvoirs de décision.

    La NDAA n’est pas le fruit de l’imagination du président Obama, mais bien celui de gens concernés par des intérêts, des intérêts de classe, bien entendu. Ils ne pensent pas ces plans en se disant avantager les prolétaires, ça c’est certain.

    La NDAA n’est que le véritable visage de la bourgeoisie, qui depuis des décennies déjà, perd le contrôle de son système capitaliste, qui ne peut plus prétendre être démocratique. Les écarts de richesse entre les classes, la concentration de cette richesse au sein de la minorité parasitaire bourgeoise, de plus en plus contestée d’ailleurs, ne pouvait qu’y mener le président Obama, en apparences. Mais Obama n’y est pour rien…, c’est un pion, comme les autres.

    La démocratie représentative est sur le point de mourir, les abstentions se multiplient et le cynisme est entretenu, jusqu’au point où même moi, dans mon milieu de travail, j’ai pu entendre des gens dire que des dictatures, au moins, ça avançait à quelque chose. J’y ai même vu des gens prôner le retour de la monarchie, en plaidant que ces parasites s’occupaient du moins, de leurs sujets.

    La NDAA est donc naturellement arrivée, comme ailleurs, avec le contexte géopolitique, Obama n’a rien inventé là et il ne sera peut-être même pas là pour en profiter…

    Voir en Obama tous ces plans machiavéliques, c’est tout simplement démontrer qu’on a rien compris! D’ailleurs, pour ne prendre que les plans d’aide, les conservateurs et les gens de droite en général, qui accusent Obama d’avoir sauvé les banques, oublient stupidement que ce sont les républicains de Bush, qui ont commencé le gaspillage de fric dans les banques privées. Obama n’était pas là, et pourtant, tout ce qui précède la «NDAA» fut envisagée sous Bush, et mis en place sous ce stupide pion, incapable de tenir des jumelles à l’endroit!

    Cessez donc de croire qu’il y a des chefs d’État qui manigancent de telles opérations d’envergure et regardez donc plutôt, à qui profite le crime. Obama n’a rien à y gagner, alors que les capitalistes…

    Et quant aux arrestations sans mandat, etc.., sachez qu’elles existent depuis longtemps aux États-Unis d’Amérique, et ailleurs dans le monde, et on en parlait déjà! Mais ça changeait quoi, au juste, de s’en plaindre? Quedal!

    Les bourgeois se fichent éperdument de nos intérêts et vont même jusqu’à nous amener à voter pour leurs pions de remplacement, via les médias, par exemple avec le cas Legault, qui n’a pas plus de charisme qu’une patte de chaise.

    Il faut, pour changer les choses, raser les bases, pour en construire de nouvelles. Il faut une révolution, un renversement des institutions bourgeoises et l’abolition du salariat. Il faut mettre fin à la potentialité qu’une classe, parmi d’autres, se hisse au pouvoir, hiérarchiquement, parce qu’économiquement. Il faut enlever toutes possibilités que quelqu’un, dirige les autres, sans leur consentement. Il nous faut un système démocratique, participatif, et non représentatif!

    Les Humains doivent s’émanciper et faire une révolution internationale, sans quoi, les cas «NDAA» ne cesseront jamais de se répéter dans les siècles à venir et d’autres qu’Obama, seront visés par des textes comme celui-ci,, ce qui est une perte de temps à mon humble avis.

    Solidairement,

    Sylvain

  2. avatar

    Sylvain,

    Selon toi, Oblabla n’avait rien à voir avec cette loi, sauf que c’est son administration qui a demandé que le projet de loi soit modifié afin de RETIRER la clause précisant que les citoyens Américains ne pourraient être détenus indéfiniment, sans procès, par l’armée.

    Oblabla est aussi celui qui a signé le projet de loi, la veille de Noel, pour que celui-ci puisse devenir une loi, et qui avait le pouvoir de bloquer le projet de loi, en refusant de le signer.

    Donc, Oblabla n’est pas un ange, tsé veux dire.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4DNDHbT44cY

    (C)

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      Wake the Fuck Up! C’est Ron Paul ou rien les amis!

      Go Ron Paul!

      http://www.youtube.com/watch?v=brdaJBK83ds&feature=related

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      Toute la planète veut Ron Paul

      http://www.youtube.com/watch?v=c1E2YZ2tu1I

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      SylvainGuillemette

      Veux-tu ben Aime, revenir sur Terre? Obama n’est qu’un pion, une marionnette, sans dessein. Il n’a pas de plan personnel, mais applique plutôt un agenda, celui du Pentagone, des bourgeois qui le dominent de leurs lobbys et des gros vendeurs d’armes.

      Obama n’a pas ces pouvoirs, sauf en apparence. Kennedy a bien signé la permission d’épandre l’Agent Orange, mais il était en grande partie, contre la guerre et contre les pratiques de la CIA, ça lui a valu l’assassinat qu’on lui connait.

      Obama n’est pas un socialiste, ni un capitaliste, mais il sert bel et bien la cause de ces derniers.

      La menace, elle se trouve derrière Obama, ce sont les marionnettistes qui dirigent les États-Unis d’Amérique et ils ont des intérêts «PRIVÉS».

      Quant à Ron Paul, il n’est pas passé, alors ce ne sera pas lui et entre toi et moi, il se serait fait assassiner, s’il avait appliqué ses idées de retrait militaire par exemple.

      Et tu peux toujours rêver de jours meilleurs pour le capitalisme, mais ce n’est ni Ron Paul, ni la clique de libertariens qui donneront vie à cette imagination. Le capitalisme ne partagera jamais la richesse, créée par ceux et celles qui la créent et qui la quémandent ironiquement. Je n’ai donc rien à gagner à défendre un tel système, rien.

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      Haha, salut Sylvain, et bonne année.

      C’est vrai que je suis enthousiaste par rapport à Ron Paul. Contrairement aux autres, il ne se comporte pas comme une marionette, et ses idées ont du bon sens.

      Il serait assassiné. C’est possible. Tous ceux qui le suivent savent cela. Lui aussi doit être conscient de cela.

      Mais, il a du courage et il se bat pour la bonne cause.

      On sait bien qu’il n’est pas président. Il doit se battre contre l’establishment de son propre parti et les médias.

      Mais il est aussi le seul candidat qui dit la vérité, depuis longtemps, le seul qui a des principes et qui vote selon ses principes, et surtout qui respecte la constitution et les limites constitutionnelles aux pouvoirs du gouvernement.

      Il est le seul candidat qui veut mettre fin aux guerres impliquant les USA partout à travers le monde, qui fermerait plusieurs des 600+ bases militaires des USA dans plus de 100 pays à travers le monde, et qui est prêt à mettre fin au système de la Réserve fédérale qui ruine le pays et l’économie mondiale.

      Il est le seul candidat qui mettrait fins aux lois liberticides adoptées depuis 2001, comme le Patriot Act, le NDAA, ainsi que plusieurs agences de type ‘Nazi’ comme le TSA et le DHS.

      Il y a plusieurs bonnes raisons de supporter Ron Paul, et beaucoup de gens supportent Ron Paul, aux USA, au Canada et partout dans le monde.

      Go Ron Paul!

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      SylvainGuillemette

      «Mais il est aussi le seul candidat qui dit la vérité, depuis longtemps, le seul qui a des principes et qui vote selon ses principes, et surtout qui respecte la constitution et les limites constitutionnelles aux pouvoirs du gouvernement. »

      C’est ce que je dis Aime, il est conséquent du non sens de cette constitution, constituée par des bourgeois, pour des bourgeois. Dans un système monétaire, ou capitaliste plus précisément, il devient inévitable d’y développer une concentration de la richesse. Elle se concentrera au sein de la classe possédante, bourgeoise, qui achètera le jus de bras des travailleurs pour en extirper des profits. Inévitablement, des intérêts de classe se conjuguent aux réalités des salariés, et la guerre de classe commence. Les syndicats sont nés de ces contradictions, tout comme les socialistes naissent du capitalisme.

      Bref, même si Ron Paul mettait en place un régime qui à tout de moins, cesserait d’intervenir ailleurs, dans des guerres par exemple, il finirait par se heurter aux contradictions inévitables initiées par les principes mêmes du capitalisme. Les rapports de classes et l’inévitable lutte entre les exploitants et les exploités. Ce n’est pas mon père fédéraliste, qui votait pas plus loin qu’il y a cinq ans, Libéral, qui m’a créé tel que je suis. Ce sont les conditionnements m’entourant, les amis que je me suis fait, les réalités économiques et celles qui, sociales, en découlaient qui m’ont créé tel que je suis. Je suis socialiste, voire communiste, parce que les inégalités inévitables et inhérentes au capitalisme, m’ont dégoûté, tout comme les contradictions reliant le capital au pouvoir, ce qui même sans État demeurerait une réalité. Abolissez le «Pot» tant que vous voulez, j’en trouverai toujours!

      «Il est le seul candidat qui veut mettre fin aux guerres impliquant les USA partout à travers le monde, qui fermerait plusieurs des 600+ bases militaires des USA dans plus de 100 pays à travers le monde, et qui est prêt à mettre fin au système de la Réserve fédérale qui ruine le pays et l’économie mondiale. »

      C’est bien, mais les richesses accumulées jusqu’ici, dépendant en grande partie de ces actions militaires à l’étranger, ce qui entraîna des reculs sans pareil, à l’étranger. Est-il prêt à payer les pots cassés aussi?

      Mais encore, vous savez tous comme moi, que les États-Unis d’Amérique ne pourraient survivre très longtemps, s’ils cessaient tout à coup, de défendre les terrains conquis. C’est bien simple, on les déteste partout sur la planète, bien que le peuple soit dupé dans tout ça… Et Ron Paul se ferait assassiner… Ce serait néanmoins clair pour ceux qui l’auraient élu. Mhhh…

      Comme je vous ai dit, c’est le moins pire du tas pour moi, car même en tant que conservateur, il est moins hypocrite que les autres. Il est conséquent. J’ai du moins, beaucoup plus de respect pour lui que pour cette chiure d’Obama.

      «Il est le seul candidat qui mettrait fins aux lois liberticides adoptées depuis 2001, comme le Patriot Act, le NDAA, ainsi que plusieurs agences de type ‘Nazi’ comme le TSA et le DHS. »

      Ok! Wow! Juste une chose là! Vas falloir qu’on se mette clair sur une chose les petits amis, tout ce que les États-Unis d’Amérique ont dit jusqu’ici, ils l’appliquaient déjà! Les enlèvements d’ennemis civils et même, d’ennemis concitoyens! Il n’y a rien de neuf, sauf qu’ils le disent maintenant. C’est tout! Les assassinats à l’étranger, ce n’est pas d’hier! Les États-Unis d’Amérique ne cessent de tuer des masses depuis plus d’un siècle, ils agissent comme d’autres agiraient, si ce n’étaient pas eux…

      Les Russes ne font pas mieux. L’attentat commis par le FSB pour accuser les Tchétchènes, t’sé! Le cellulaire avec Bassaïev… Les Français, que dire?!? Et les Anglais, ouf! Les Allemands, on y revient? Ils ont tout de même tous quelque chose en commun, ils ont souvent fait leurs guerres pour des raisons économiques, pour les intérêts de particuliers… Des bourgeois, trop souvent –Je sais bien Aime, que le restaurateur du coin n’est pas comme ça, je vise bien sûr les gros bonnets ici…-.

      «Il y a plusieurs bonnes raisons de supporter Ron Paul, et beaucoup de gens supportent Ron Paul, aux USA, au Canada et partout dans le monde.»

      Effectivement, ailleurs, c’est pour que l’oncle Sam nous fiche enfin la calice de paix!

      C’est vrai qu’on a des choses en commun Aime, mais le seul fait que tu refuses de reconnaître que le capitalisme est injuste, ça m’éloigne d’un rapprochement (quel jeu de mot ridicule!)…

      Solidairement,

      Sylvain Guillemette

    • avatar

      Salut Sylvain et bonne année,

      Je suis en partie d’accord avec ton commentaire, et je ne crois pas que Ron Paul est le sauveur qui changera tout à lui seul. Le capitalisme comporte plusieurs lacunes, et l’impérialisme américain a certainement permis d’enrichir plusieurs grandes entreprises.

      Ceci étant dit, comme tu le fais remarquer, Ron Paul discute les problèmes honnêtement et propose des débuts de solutions, qui sont réalisables.

      Surtout, il semble avoir à coeur les intérêts des gens ordinaires, et non des lobbys des multinationales, et il a déjà éduqué une grande partie de la population sur le rôle joué par la Réserve fédérale, ce qui est déjà plus que n’importe quel autre politicien que n’importe qui ici pourrait nommer.

      Go Ron Paul!

  3. avatar

    Personne n’est obligé de se faire l’instrument ‘des bourgeois’, pour parler dans votre jargon, comme le fait Obama.Et à moins que vous ne croyez encore à sa rhétorique du changement et que naïvement vous pensez qu’Obama est gentil, gentil, mais que c’est les financiers qui imposent un autre agenda: détrompez-vous: depuis le début il se fait volontairement leur instrument et pousse même plus loin les mesures d’austérités économiques contre ses propres troupes démocrates (il reste une petite faction un peu plus progressiste..) et c’est lui qui personnellement a insisté à mettre cette close de détention arbitraire sans procès aucun.Il y a une structure politique régie par la constitution, laquelle proclame des droits politiques clairs et nettes; ce n’est certes pas des droits économiques, mais c’est toujours bon de pouvoir attaquer le système sans que le pouvoir puisse arbitrairement vous mettes en prison! (vous direz que la constitution est pour les intérêts bourgeois, soit, mais ici, il brise ces règles et s’arroge le droit de dictateur) et là il fait une loi violant la constitution et permettant la détention arbitraire.

    FDR dans la années 30 n’a pas fait comme Hitler en Allemagne: il n’a pas abolit les syndicats: au contraire, il a aidé les syndicats pour que les conditions de travail des travailleurs s’améliorent; il n’a pas abolit la Sécurité sociale comme veut le faire Bush ET Obama, il l’a crée; il n’a pas réduite l’assurance chômage, il l’a crée et sans cette politique, le Canada n’en n’aurait pas eu non plus, etc.: ce n’est sûrement pas assez à votre goût, mais le point est que le président peut attaquer les intérêts de Wall Street si justement il n’agit pas en pion. Il risqueraIT l’assassinat comme Kennedy, mais c’est la différence entre un pion et un acteur indépendant courageux (ou du moins un plus indépendant!).

    Hitler était un pion d’intérêts financiers: mais cela enlève-t-il le fait que ce pion à un peu plus d’importance que le pion d’un vulgaire écrivain d’un think thank? Quand vous jouez aux échecs, même si l’adversaire vous envoie des pions, il faut s’en défaire, sinon ces pions vous achèverons pour satisfaire leur maître. Ici, il s’agit de destituer le président.

    Votre critique est tout à fait infondé dans l’intention de l’auteur: on peut dénoncer le système économique et en même temps dénoncer l’utilisation que font les intérêts économiques du pouvoir politique: toute personne se faisant complice, et partie prenante, de ses intérêts ‘bourgeois’ comme vous dites, est coupable: il n’y avait aucune nécessité historique à signer cette loi et seulement le président pour le faire, pas aucun autre type de pion. Ne pas voir que le Capital comme vous diriez avancent les lois qui lui servent et ne pas les dénoncer, cela pose des questions! Certes vous voulez plus qu’une destitution, vous voulez une révolution, mais ne dite pas qu’attaquer cela est de la ‘bullshit’. Car après tout, une fois qu’Hitler a banni et exterminer les communistes allemands grâce à sa loi votée après le feu du Reichtag (ie le 11 septembre), qui restait pour faire la révolution?

    Il est mentionné assez clairement ici qu’Obama poursuit la politique de Bush et l’amplifie (lesquelles poursuivent les politiques de Wall Street, inspiré par les pratiques de l’empire britanniques libre-échangiste, contre l’intervention du gouvernement pour défendre l’intérêt général contre les intérêts particuliers). L’assassinat par les drones est très amplifié par Obama, incluant de citoyens américains, tel que très clairement expliquer dans le Washington post. Les Waffen SS d’Hitler faisait de même: ils pourchassaient les ennemis du régime et les assassinaient dans d’autres pays, tout cela au nom de protéger la patrie bien sûr…

    Ah oui, la structure sociale a changé depuis les années 1840s. Même à l’époque, contrairement à ce que pensait Marx, jamais la bourgeoisie industrielle, les propriétaires de l’industrie du coton (ie Manchester), n’eut le contrôle politique impérial en Angleterre: le pouvoir ce trouvait à Londres et à Londres c’est la City qui dominait et domine toujours. C’est-à-dire la classe des financiers, distincts de la classe des bourgeois propriétaires d’entreprises, qui dérivaient de l’aristocratie anglaise avec le classique dédain de l’industrie et des travaux manuels, d’où sa préférence pour le profit financier, spéculatif et non le profit industriel: ils contrôlent n’ont pas en étant les propriétaires des moyens de production, mais en étant les propriétaires du crédit, de la monnaie (ce qui permet bien sûr de donner droit de vie ou de mort sur des vrais entreprises de production en accordant ou en coupant les crédits). Marx, comme les économistes de Manchester, pensait que le libre-échange était ‘progressiste’ dans la mesure où les forcent industrielles défaisaient l’ancienne structure des propriétaires terriens comme il pensait le voir en Angleterre. Pour Marx, bien sûr, au contraire de l’école de Manchester, croyait que c’était une étape nécessaire avant la révolution. Ainsi, en 1853, il dit dans un article du New York Tribune que la présence en Inde de l’empire britannique était bénéfique, car ça détruisait les anciens modes féodales du pays et que les anglais, bien qu’exploitant le pays, allait introduire l’industrialisation… Ce n’est bien sûr jamais arrivé, car la politique anglaise d’alors de libre-échange était la même politique coloniale qu’auparavant, c’est-à-dire d’interdire le développement et cantonner l’Inde à un pays fournisseur de matière première et a payer des taxes énormes et les intérêts sur la dette… chose que ne vit pas Marx. Car comme le mentionnait le socialiste Karl Polanyi dans la Grande Transformation, pour qu’il y est exploitation des prolétaires, encore faut-il qu’il y est des industries…

    Les ‘absentee owner’ dont parlait Veblen d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes patrons du début du 19e siècle. Il faudrait simplement actualisé votre analyse de la composition sociale, sinon vous employer des mots creux n’étant plus correspondante à la réalité objective du moment. Le prolétaire anglais du 19e siècle n’est plus aujourd’hui le même que l’employé propriétaire d’une maison aujourd’hui… (bien sûr ce n’est pas le cas de tous et qu’il y a toujours de l’exploitation: mais il faut décrire les conditions d’aujourd’hui plus exactement que dire ‘prolétaire’ qui ne correspond plus à la réalité de la majorité d’aujourd’hui, du moins en Occident). Ne pas le faire, c’est être dans le slogan permanent et c’est manquer de suivre l’attitude scientifique de Marx: et comme tous les auteurs scientifiques, ils révèlent de profonde vérité, mais se trompe aussi sur d’autres pans: jamais il n’aurait prévu que le communisme aurait arriver en Russie en premier: ça allait contre les étapes historiques qui croyaient nécessaires et inévitables.

    Bonne lutte!

    • avatar
      SylvainGuillemette

      «(vous direz que la constitution est pour les intérêts bourgeois, soit, mais ici, il brise ces règles et s’arroge le droit de dictateur) et là il fait une loi violant la constitution et permettant la détention arbitraire.»

      Ça change quoi? Vous croyez véritablement qu’Obama applique, SES idées? Franchement, croire encore en 2012, que les présidents états-uniens gouvernent vraiment, sans personne derrière eux pour dicter, c’est comme de croire au Père-Noël, ou même que la famille Kim en Corée du Nord, est véritablement seule au pouvoir, sans junte militaire derrière elle, à satisfaire… Retombez sur Terre les amis, le président n’a aucun pouvoir réel, c’est une marionnette.

      «Votre critique est tout à fait infondé dans l’intention de l’auteur: on peut dénoncer le système économique et en même temps dénoncer l’utilisation que font les intérêts économiques du pouvoir politique: toute personne se faisant complice, et partie prenante, de ses intérêts ‘bourgeois’ comme vous dites, est coupable: il n’y avait aucune nécessité historique à signer cette loi et seulement le président pour le faire, pas aucun autre type de pion.»

      Ouf! Mais les propos de l’auteur vont plus loin… Je souligne : «Obama est un cas clinique de syndrome narcissique aigu qui le pousse inexorablement vers le totalitarisme et la guerre. Il n’est donc pas en état mental d’exercer son mandat, il peut et doit être évincé. Ne pas le faire en révèlerai beaucoup sur le cas mental des soi-disant « leaders » politiques qui attendent les prochaines élections pour agir…»

      Ici, l’auteur dépasse largement le rôle du «pion». Il donne un caractère maladif au président, comme si c’était une maladie, et non un plan, dont était épris le président. C’est bien beau se raconter des histoires, mais la réalité est autre. Le président n’applique que le plan, comme prévu. Et si c’était un autre président, ce serait pas mal le même plan, que nous critiquerons aujourd’hui, et nous devrions nous retaper les accusations de «narcissisme» sur un autre individu.

      Obama n’est pas le commandant en chef des armées, c’est le porte-parole, des véritables commandants en chef, qui restent dans la noirceur et le secret.

      Je ne vous croyais pas si dupe ASIQ et je ne croyais pas non plus, que vous iriez jusqu’à défendre la démagogie de l’auteur. Obama n’est pas pris d’une crise narcissique et ce n’est pas son plan personnel, qu’il met en place, tout comme ce ne sont pas SES intentions d’attaquer l’Iran, mais il devait, de toute évidence, se faire conséquent de cet agenda, et le porter, pour prendre la présidence. Les autres joueurs sont écartés, nous l’avons vu avec Ron Paul par exemple. Il a été boudé par les médias, même par son parti, le jugeant «trop mou» sur le plan idéologique, et pourtant, il est plutôt conséquent, même si je ne suis pas d’accord avec ses idées. Mais même lui, aurait du se plier à l’agenda des néocons, c’est comme ça, la démocratie états-unienne.

      «Certes vous voulez plus qu’une destitution, vous voulez une révolution, mais ne dite pas qu’attaquer cela est de la ‘bullshit’.»

      La partie qui m’apparait de la «bullshit», c’est où on prend le lectorat pour des cons, en proposant l’idée que toutes ces actions à la maison blanche, découleraient du narcissisme du président Obama. Les couches pleines de Péladeau sont aussi pertinentes à cet effet, la démagogie bourre ses torchons.

      «L’assassinat par les drones est très amplifié par Obama, incluant de citoyens américains, tel que très clairement expliquer dans le Washington post. Les Waffen SS d’Hitler faisait de même: ils pourchassaient les ennemis du régime et les assassinaient dans d’autres pays, tout cela au nom de protéger la patrie bien sûr…»

      Je ne critique pas la comparaison faite avec le nazisme, vous m’avez mal lu. Je critique la proposition qu’Obama soit l’instigateur de cet agenda. Point final.

      «Ainsi, en 1853, il dit dans un article du New York Tribune que la présence en Inde de l’empire britannique était bénéfique, car ça détruisait les anciens modes féodales du pays et que les anglais, bien qu’exploitant le pays, allait introduire l’industrialisation… Ce n’est bien sûr jamais arrivé, car la politique anglaise d’alors de libre-échange était la même politique coloniale qu’auparavant, c’est-à-dire d’interdire le développement et cantonner l’Inde à un pays fournisseur de matière première et a payer des taxes énormes et les intérêts sur la dette… chose que ne vit pas Marx.»

      Comment Marx pouvait deviner les intentions de Londres? Elle est bonne celle-là!

      «Car comme le mentionnait le socialiste Karl Polanyi dans la Grande Transformation, pour qu’il y est exploitation des prolétaires, encore faut-il qu’il y est des industries…»

      N’empêche qu’un prolétaire, se fiche bien de l’industrie, quand il vend sa force de travail à quiconque, n’en possédant pas. Ça demeure une exploitation, s’il y a profit. Quant aux indications contredisant les pensées de Marx, ce dernier ne pouvait savoir tous les plans de la City, comme vous dites. Mais encore, la City, elle est constituée de bourgeois, sinon de leurs capitaux. Ils ne sont donc pas, étrangers à tout ce qui s’y passe. Le TSX, à Toronto, est représentant des intérêts miniers, etc.., et nous avons des compagnies minières très influentes. N’y a-t-il pas des bourgeois, à la tête de ces mines? Ben coudonc.

      «Le prolétaire anglais du 19e siècle n’est plus aujourd’hui le même que l’employé propriétaire d’une maison aujourd’hui… (bien sûr ce n’est pas le cas de tous et qu’il y a toujours de l’exploitation: mais il faut décrire les conditions d’aujourd’hui plus exactement que dire ‘prolétaire’ qui ne correspond plus à la réalité de la majorité d’aujourd’hui, du moins en Occident).»

      Mes mots ne sont pas creux, c’est votre analyse qui l’est. Que je possède une maison, ça ne change pas du fait que mon employeur, me paie pour faire des profits sur mon dos, et qu’il y a donc exploitation, vente de ma force de travail contre un salaire. Je demeure donc prolétaire et cet argumentaire demeure intact. Ce n’est pas parce que mes modalités d’exploitation sont meilleures qu’au 19e siècle, que je ne suis plus exploité, comme ce n’est pas parce que vous faites jouer du classique à la vache laitière, qu’elle n’est plus exploitée pour son lait. Retravaillez votre critique du prolétariat, elle ne fait pas le poids contre les faits.

      «Ne pas le faire, c’est être dans le slogan permanent et c’est manquer de suivre l’attitude scientifique de Marx: et comme tous les auteurs scientifiques, ils révèlent de profonde vérité, mais se trompe aussi sur d’autres pans: jamais il n’aurait prévu que le communisme aurait arriver en Russie en premier: ça allait contre les étapes historiques qui croyaient nécessaires et inévitables.»

      Tout le monde peut se tromper et les idéologiques et philosophes, continuent de se tromper. Mais il ne se trompait pas sur les classes, ni sur la hiérarchie de celles-ci, elles n’ont que changé depuis. C’est tout. Et c’est aussi ça, le marxisme, c’est faire avec son temps. Et je suis toujours exploité, en 2012, c’est un fait indéniable, mathématiquement je veux dire.

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    ah oui.. et d’un point de vue tactique, si vous voulez la révolution, vous devez considérer les moyens de faire bouger les masses. Comme il semble que les guerres étrangères, les politiques économiques qui les appauvrit ne mobilisent pas les américains (c’est pas tout à fait juste, mais pas encore la masse critique pour effectuer un changement), il faut cristalliser l’opinion sur ce qui peut faire réagir et agir les gens. Attaquer le bill of right cher aux américains directement, c’est toucher à une corde sensible. Si même cela ne générerait pas d’opposition, oublier votre révolution, se sera la dictature auparavant… et probablement une guerre mondiale (de la Syrie en Iran, provocation avec la Russie et la Chine). Donc il faut empêcher cela et pas faire comme c’est fanatique de la loi de l’histoire comme un Hilferding qui disait de laisser Hitler prendre le pouvoir, que cela accéléra la chute du système capitaliste et qu’ainsi le grand soir arrivera tout seul… on connait la suite d’une telle passivité historique: Lénine n’était pas aussi stupide, il savait très bien le rôle volontariste de l’individu dans l’histoire.

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      SylvainGuillemette

      Là, je suis d’accord, je craint cette guerre aussi, même si émotivement, je veux que ça pète.

      Solidairement,

      Sylvain

      (Je pars me faire exploiter, bonne journée!)

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      SylvainGuillemette

      Et j’ajouterais ASIQ, certains m’accuseraient d’être un opportuniste, si je m’amusais à croire aux balivernes du tempérament d’Obama, un pion parmi tant d’autres, juste plus important que les autres. La démagogie ajoutée aux critiques pertinentes, diminue de toute évidence la pertinence du texte.

      Hitler était un «maniaque invétéré», mais il n’était pas seul et ce n’est pour ça qu’il y a eu une deuxième guerre mondiale.

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    Je prends le temps de noter que les commentaires et leurs auteurs, peut importe qu’on soit d’accord avec le point de vue apporté, sont des plus intéressants et exprimé de manière intelligente. Je trouve important de souligner la qualité des échanges lorsqu’ils se produisent. La quantité et la qualité des intervenants sur la plate-forme de CentPapiers augmente continuellement depuis quelques mois et c’est un immense privilège de voir ces sains échanges et débats.

    Merci à tous d’être là, je pense que les gens ont largement tendance à sous-estimer l’importance et l’impact de ces échanges d’idées, de points de vue et d’informations.

    C’est comme ça que nous grandissons, littéralement. En autant que nous ayons tous cette ouverture d’esprit, pour éviter les discours de sourds.

    Mes respects et bonne année 2012 à tous !

    François Marginean

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    Bonjour!

    Là où je suis en désaccord avec vous, c’est sur la question du narcissisme d’Obama: c’est que justement c’est ses travers psychologiques qui permettent sa manipulation et qui lui permettre sans problème d’effectuer les politiques qu’ils faits sans mesurer les conséquences sur d’intérêts nationales des États-Unis (et encore moins sur le monde… mais ici, ce n’est pas la priorité). Car il était beaucoup plus difficile pour Bush d’attaquer la Sécurité Sociale (ou encore même de faire la guerre en Irak) que pour Obama: car les forces progressistes du pays sont en général du côté des démocrates et beaucoup on cru la belle campagne publicitaire d’Obama et du changement. Tant que ne reconnaissent pas les failles d’Obama, cette force est paralysée,n’osant pas trop critiquer son parti. Obama est le cheval de Troie. Ce qui ne veut pas dire qu’un autre démocrate serait ‘super’ bon pour le peuple… car effectivement la machine est bien contrôlé: cependant, moins de folie eut été possible. Et vous sous-estimez quand même le pouvoir présidentiel et l’impact potentiel qu’il peut avoir: ce n’est pas donner à tous les citoyens de pouvoir parler à toute la nation aux heures de grandes écoutes. FDR avait toute la presse new yorkaise contre lui (et Wall Street de l’empire JP Morgan): mais lui, il avait la radio. De même en France, DeGaulle avait toute la presse écrite contre lui, mais lui pouvait mobiliser le peuple par la télé; il avait aussi une partie des militaires contre lui, ie 16 tentatives d’assassinats contre lui… ; ici,je ne dis pas cela pour signifier ou mon accord avec toutes leurs politiques, simplement pour illustrer le pouvoir potentiel d’un président qui voudrait faire le ménage. Si un président veut mener la bataille, il devra mobiliser le peuple contre l’oligarchie: exactement ce qui fit un Peron en Argentine qui mentionnait que le libre-échange était un mythe pour les stupides: soit l’oligarchie contrôle l’économie, soit l’État!.

    Un autre président ferait-il la même chose? Oui ou non, ce n’est pas automatique (les républicains, c’est presque assurer qu’ils feraient la même chose…). Pensez-vous que l’Argentine n’a pas sa puissante oligarchie locale (avec contrôle presque total de la presse et surtout la télé) et les pressions de Londres et New York: pourtant, un Kirchner et aujourd’hui Mme Kirchner peuvent faire des politiques anti-néolibérales: ils viennent pourtant du même parti que le super méga traître Carlos Menem (voir le vidéo Mémoire d’un saccage, http://www.dailymotion.com/video/x8tw36_memoire-d-un-saccage-1-8_webcam): la différence, c’est qu’ils défendent la nation argentine en lieu d’être de vulgaire ‘compradore’ et surtout, peuvent rallier l’appui d’une bonne partie du peuple qui était sortie dans la rue contre De la Rua (suiveur de Menem). Même chose pour un Chavez: l’oligarchie est très puissante dans ce pays aussi (pas les mêmes méthodes que les Kirnchners, mais réussi des changements aussi) donc un candidat démocrate (ou autre) pourrait potentiellement faire bien du dommage à l’oligarchie financiaro-militaire: rude bataille ça serait; mais tant qu’Obama est en place à la tête du partie démocrate avec son obsession du contrôle et des m’as-tu vu, les forces progressives et le mieux de ce qui reste dans le parti démocrate sont paralysés; plutôt ils réaliseront qu’Obama n’est pas simplement un impuissant devant les forces de Wall Street, mais qu’il se fait volontairement leur porte-parole et se fait le va-en-guerre, qu’il a d’important problème psychologique et une incapacité à la sympathie avec la misère du peuple, le mieux ça sera. Les britanniques, pardonnez moi de dire cela comme ça, connaissent beaucoup mieux que vous le rôle de la présidentielle américaine (politiquement, culturellement) pour la laisser entre les mains d’un Kennedy… Doit-on rappeler qu’un Lincoln, Garfield et McKinley (tué par un anarchiste dont la base était à Londres)étaient tous au moment de leurs assassinats, des nationalistes américains contre le système de libre-échange britannique? Et qui vint au pouvoir après McKinley sinon Theodore Roosevelt, cet anglophile pro-JP Morgan? Et qu’un FDR, un traître à sa classe comme disait les banquiers de Wall Street, fut presque assassiné en 33 (c’est le maire de Chicago avec lui sur le podium qui reçut la balle) et q’un coup fasciste financer par Wall Street à presque eu lieu, n’eut été des dénonciations du Général Butler. Et ce n’est pas qu’aux États-Unis qu’on assassine les présidents (voir le livre de John Perkins, Assassins économique). Si le rôle de la présidence dans certains pays était si peu important, pourquoi assassine-t-on des présidents? On a beau dire que la présidence est une marionnette, c’est vrai: mais cela ne veut pas dire que le théâtre où se produit la marionnette n’a pas de puissance sur le public… L’oligarchie doit absolument contrôlé qui est sur la scène, car sinon elle sait très bien que l’acteur sur la scène présidentielle pourrait potentiellement faire bien du dommage à ses intérêts.

    Sur l’autre sujet: comment Marx ne pouvait pas voir la politique impériale britannique de libre-échange et les résultats en Inde? C’est ça propre manière de pensée, son analyse économique, fort compétente en d’autres points, qui l’empêchait de voir ce que d’autres ont très bien vu en même temps que lui et qu’il connaissait: en se concentrant sur la dialectique propriétaire/prolétaire (et les prolétaires qu’il étudiait et défendait venait du travail industriel et pas d’un autre endroit, une classe qui ne produit plus pour elle-même: c’était cette classe spécifique qu’il parlait… D’ailleurs, dans le manifeste communiste de 48, pour lui, les paysans sont une classe conservative et souvent réactionnaire… c’est pourtant eux qui aidèrent Lénine à prendre le pouvoir, contrairement à ce que l’analyse de Marx aurait prévu! et Marx, était avec raison, pro-industrie, il reconnaissait cet avancement qui potentiellement, avec la fin de l’exploitation, pourrait donner de bien meilleur condition de vie aux travailleurs, comme tous les communistes jusque dans les années 40), il fut incapable de voir que la politique libre-échange impérial anglais visait le non-développement des «partenaires» (sic) commerciaux. Marx reconnaissait que l’industrialisation était bénéfique, mais croyait à tord que le capitalisme allait l’étendre automatiquement partout (en fin de vie, reconnaissa que ça n’allait pas comme il avait prévu en Inde…).

    Frédirich List (Système Nationale d’Économie Politique)et Henry C.Carey aux USA dans les années 1840s et 50S avaient très bien vu cette politique anglaise, car compris la politique économique anglaise et l’école de Manchester pro-libre-échange et leurs travaux étaient connu de Marx.

    Vous dites: on s’en fou de l’industrie ou non: Marx ne le pensait pas et surtout, regarder le niveau de vie où les gens ont les meilleurs qualités de vie: c’est là où il y a eu une industrialisation et électrification (un Lénine en connaissait l’importance). Sans développement (même s’il avait justice dans la répartition), ça serait la pauvreté. De même, avec développement mais sans répartition, ça serait injuste et pauvreté pour la majorité. Il faut ET du développement ET redistribution. Marx toucha le second point, mais n’étudia pas comment le développement se faisait, comme s’il s’agissait d’un développement naturel inévitable. Ce n’est pas un automatique du capitalisme que le développement de l’industrie: les financiers peuvent faire de l’argent avec les matières premières, avec la dette de l’État, des spéculations (ie de l’argent avec de l’argent sans jamais rien produire), sans jamais développer l’industrie et l’infrastructure d’un pays: ie l’Afrique aujourd’hui: absolument aucune intention de développer l’Afrique. Carey et List avait très bien compris la politique anglaise qui était la politique coloniale par d’autres moyens pour défendre les intérêts de l’empire. Mais comme pour Marx, comme certains libéraux, la nation n’étant qu’une émanation du système de production, il ne voyait pas comment la ‘nation’ (plus approprié de dire «l’empire» dans ce cas) pouvait avoir une politique propre contre d’autres nations. L’empire anglais se devait d’empêcher le développement de ses voisins pour garder la suprématie et savait très bien qu’une nation industrielle est bien plus difficile à abattre qu’une nation non développer. Quand vous dites ‘bourgeois’: pour Marx, en faisant la distinction des classes, le bourgeois était celui qui contrôlait les moyens de production dans l’industrie (différente de la classe terrienne). . Mais la City: c’était, ce que des historiens nomment aujourd’hui des Gentleman capitalism: ce n’est pas la même classe: ils n’ont pas les mêmes valeurs que les bourgeois (comme le travail, la famillle, etc.). Ils avaient (et ont) les valeurs de la vielle aristocratie terrienne, sens de la hiérarchie, n’aime pas à ce salir les mains avec le travail manuel, etc. C’est les aristos-financier qui n’ont pas les mêmes intérêts que la classe bourgeoise industrielle; peuvent coincider parfois: mais vers la fin du 19e en Angleterre, le pays aurait dû avoir une politique protectionniste pour faire face à la concurrence allemande et américaine, mais les financiers de Londres voulaient le libre-échange et le gold standard: ne les préoccupaient pas trop le déclin industriel: tant que la suprématie du système monétaire sterling. Et plutôt que de relancer son industrie, préférait faire battre entre eux ses compétiteurs (ie la WW1) (les deux peuvent exploiter, mais il est important de les distinguer pour mener une lutte efficace comme que vous diriez).

    Ce n’est pas que la politique exploiteur/exploité qui est en jeux: c’est le pouvoir de contrôler ou non le développement du pays. L’Irlande fut le banc d’essai de la politique anglaise: les anglais interdirent à l’Irlande d’avoir ses manufactures (de laine et ensuite de coton, question de ne pas faire de compétition à la métropole) et du exporter seulement de la matière première vers l’Angleterre et les catholiques irlandais privés de tous les droits durent se rabattre sur la patate: quand arriva la crise de la patate en 1845-46, les anglais ne firent rien pour sauver des millions de gens de la famine sous prétexte de conserver le prix du marché (et soi-dit en passant, l’Irlande était en pleine famine exportateur de viande, mais les paysans étaient trop pauvre pour l’acheter: ce fut un acte génocidaire).
    De même, les bombardements de l’Irak et compagnie: ce n’est pas simplement faire de l’argent: c’est empêcher l’émergence de toute État rival qui pourrait challenger l’hémogénie anglo-américain de globalisation et rien de mieux que de retourner c’est pays à l’âge de pierre, comme l’on dit certains militaires, et leur imposer une politique de libre-échange destructrice des forces productives de la nation.

    Carey avait très bien comprit la politique anglaise de l’époque et anticipé le résultat en Inde (et lui aussi n’a pas tout correcte!! mais sur ce point, fut beaucoup plus clairvoyant que Marx).

    Mais peut-être que Marx fut trop collé du centre pour bien voir, dois-je rappeler qu’il passa une bonne partie de sa vie en Angleterre et qu’il étudia là, sous l’influence d’Engels, lui-même un propriétaire de fabrique de coton qui ne donna que des miettes à Marx en temps de disette et du bibliothécaire Urquhart à Londres, qui n’avaient sûrement pas intérêts à ce qu’on attaque la City et sa mécanique de manipulation financière. Car en réalité, ce n’est pas l’intensification de la variable C (capital, du capital dans le sens physique comme des machines, de leurs maintenances, etc) qui mène à la crise par un déclin inévitable des profits comme le pensait Marx: au contraire, le progrès technologique (ie plus de production avec moins d’effort) et la qualification plus grande des travailleurs (la variable V) permet d’obtenir une augmentation de la production, un accroissement des salaires et du profit.

    Les crises viennent en réalité (et Rosa Luxembourg, beaucoup mieux là-dessus, développa ce que Marx ne voulut pas développer) de la création du capital fictif (création monétaire, spéculation, etc.) qui parasite le C et le V. En créant de la dette du néant (ie création monétaire), et en chargeant un taux d’intérêt, vous pouvez vous accaparez de la production et imposer des coupures de salaire pour payer la dette (ie un exemple concret aujourd’hui: la BCE crée du néant du crédit qu’elle prête aux banques à 1%: c’est dernier prête ensuite aux États à du 4% à 8%: ils peuvent donc s’accaparer du surplus sans rien faire absolument!!!). Ou encore en imposant des rentes exorbitantes dans la spéculation immobilière qui n’a rien à voir avec la production réelle, physique de maison: tout le profit fictif accumuler ainsi donne donc un droit d’achat sur une production, sans que cette dernière ne fut augmenter. La crise deviendra inévitable. Par exemple en 1929, en émettant du crédit pour l’achat d’action en bourse, vient un temps où le profit de l’économie réel est incapable de rembourser tous les profits fictifs, la crise frappera: la vient le rapport de force: soit on annule les dettes fictives, soit on les remboursent en pressurisant au maximum l’économie réelle, ie c’est l’austérité pour le peuple.

    Mais Marx ne s’attarda pas sur la question du capital fictif:

    «édition (Editions sociales, Paris, 1970), est le chapitre XXV du Livre III, Crédit et capital fictif. Là, Marx explique comment un capital financier, ne correspondant à aucune richesse physique réelle, se trouve émis à partir d’un simple pouvoir de créer du papier, une domination sociale. Il analyse la crise des chemins de fer anglais de 1847 et l’enquête d’un comité secret de la Chambre des Lords en 1848, en décrivant l’implosion de la bulle financière construite comme un « pari » sur le développement de ces chemins de fer, à partir d’un certain moment, sans bénéfice pour l’économie réelle et même croissant à son détriment. Cependant, avant même d’entreprendre son raisonnement sur ce point très brillant, il écrit au début du chapitre : « L’analyse approfondie du système de crédit et des instruments qu’il se forge (monnaie de crédit, etc.) n’entre pas dans notre plan. Nous ne soulignerons ici que quelques rares points nécessaires pour caractériser le mode de production capitaliste en général. Ce faisant, nous n’aurons à faire qu’aux crédits commercial et bancaire. Le rapport existant entre le développement de ces derniers et celui du crédit public reste en dehors de notre propos ». »

    Voilà qui du faire plaisir à ses contrôleurs…

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      SylvainGuillemette

      «Là où je suis en désaccord avec vous, c’est sur la question du narcissisme d’Obama: c’est que justement c’est ses travers psychologiques qui permettent sa manipulation et qui lui permettre sans problème d’effectuer les politiques qu’ils faits sans mesurer les conséquences sur d’intérêts nationales des États-Unis (et encore moins sur le monde… mais ici, ce n’est pas la priorité).»

      Qu’est-ce qui vous fait «croire», et précisément croire, qu’Obama ne mesure pas les conséquences de ses actes?

      Pour ma part, je ne vois rien qui puise m’indiquer cette nature que vous lui donnez. Je vois un pion, choisi préalablement pour la mission de…, et il exécute cette mission.

      On n’avait pas besoin qu’Obama ait des pouvoirs surnaturels non plus, pour «croire» à ses belles promesses et soit dit en passant, nous étions déjà, nous les anarchistes, communistes, socialistes etc.., à dénoncer à belle affaire. Ses promesses étaient louables, mais visiblement, même s’il n’a jamais eu l’intention de les suivre, ce n’était pas lui qui dictait.

      «Car il était beaucoup plus difficile pour Bush d’attaquer la Sécurité Sociale (ou encore même de faire la guerre en Irak) que pour Obama: car les forces progressistes du pays sont en général du côté des démocrates et beaucoup on cru la belle campagne publicitaire d’Obama et du changement.»

      Bush n’a eu aucune difficile à convaincre les masses, avec les médias de connivence, pour sa guerre contre l’Axe du Mal. On dirait que vous oubliez des bouts là… Il a même bravé l’ONU, qui lui avait imposé le Véto, contre la guerre en Irak. Vous ne vous en rappelez pas? J’étais à Montréal, on nous avait évalués à 300 000 manifestants… En Grande-Bretagne, ils étaient plus d’un million à dire NON à la guerre en Irak. Bush marchait comme un cowboy à la télévision, ses disciples l’adoraient. Je me pognais avec les adéquistes, qui défendaient bec et ongles, les politiques guerrières de Bush, c’était à couper le souffle de voir ces tarés se branler sur le tueur de masse, je suis même certain que ça a fait mal au parti en quelque part, car des proches du partis nous ont confirmé que la direction avertissait les blogueurs adéquistes de cesser cette pratique.

      Moi, je me rappelle d’un Georges Walker Bush Jr, aussi crosseur que l’actuel président de ce pays de merde. Et vous savez quoi, prenez par exemple Jimmy Carter, qui dit admirer Hugo Chavez quasiment, et regardez son passé. Ça n’est pas conséquent, ni cohérent. Tous des pions! Que des pions! Tous les romans savons que vous leur accolez, c’est superficiel et ça n’a rien de prioritaire dans la lutte des classes.

      «Obama est le cheval de Troie.»

      Lui ou l’autre, Hillary Clinton, ils étaient intouchables, lui en tant que NOIR –vous auriez été raciste de le critiquer…- et elle en tant que FEMME –vous auriez été sexiste de la critiquer-.

      «Et vous sous-estimez quand même le pouvoir présidentiel et l’impact potentiel qu’il peut avoir: ce n’est pas donner à tous les citoyens de pouvoir parler à toute la nation aux heures de grandes écoutes.»

      Qui parle, le président? Ou d’autres acteurs, via le président? Le président n’est qu’une marionnette, ils parlent à travers lui. C’est un valet élu, celui de la dictature bourgeoise, celle qu’on ne peut pas élire. La dictature est en effet bien en place, elle est là pour demeurer, via les libertariens au pire, où les prolétaires, toujours exploités, n’auront plus aucun recours, celui de l’État en l’occurrence ici.

      Et il y a d’autres alternatives. Ce que les communistes d’antan proposaient, c’est toujours d’actualité et ça ne fut jamais mis en place. Personne ne peut juger ce qui n’a pas existé et la tristement célèbre dictature SUR le prolétariat de Staline n’était pas du communisme, ni d’ailleurs, celle de Mao, qui dirigeait également le prolétariat, plutôt que de se plier au dictat de celui-ci.

      «ie 16 tentatives d’assassinats contre lui… ; ici,je ne dis pas cela pour signifier ou mon accord avec toutes leurs politiques, simplement pour illustrer le pouvoir potentiel d’un président qui voudrait faire le ménage.»

      Ne mélangez pas les choses, d’autant plus que les contextes diffèrent d’un endroit à l’autre. Mais encore, les 16 attentats devraient être attribués à des imbéciles s’ayant trompé de cible, ou encore, à des gens qui désiraient jouer stratégiquement contre un «speaker» de leur ennemi idéologique. Hitler, ce n’était pas le nazisme à lui seul. Le nazisme persiste, même si Hitler est mort. Le nazisme, ce n’est pas Hitler. En tout cas…

      «ils viennent pourtant du même parti que le super méga traître Carlos Menem (voir le vidéo Mémoire d’un saccage,»

      Oui, j’ai vu. Et ils l’ont réélu trois fois si je ne m’abuse… Ne jamais sous-estimer la bêtise humaine, mais c’est qu’on l’entretient, t’sé.

      «Même chose pour un …………………………………………………., le mieux ça sera.»

      En effet, Chavez, c’est bien différent.

      Oui, mieux ce sera, mais tout de même, la seule dont on pourra accuser Obama, ce sera de complicité et possiblement, d’avoir été l’acteur jouant le rôle principal, dans une tragédie écrite par des bourgeois et leurs laquais.

      «On a beau dire que la présidence est une marionnette, c’est vrai: mais cela ne veut pas dire que le théâtre où se produit la marionnette n’a pas de puissance sur le public… L’oligarchie doit absolument contrôlé qui est sur la scène, car sinon elle sait très bien que l’acteur sur la scène présidentielle pourrait potentiellement faire bien du dommage à ses intérêts.»

      Vous m’enlevez les mots de la bouche!

      «en se concentrant sur la dialectique propriétaire/prolétaire (et les prolétaires qu’il étudiait et défendait venait du travail industriel et pas d’un autre endroit, une classe qui ne produit plus pour elle-même: c’était cette classe spécifique qu’il parlait… D’ailleurs, dans le manifeste communiste de 48, pour lui, les paysans sont une classe conservative et souvent réactionnaire… c’est pourtant eux qui aidèrent Lénine à prendre le pouvoir, contrairement à ce que l’analyse de Marx aurait prévu!»

      Certes, mais il était de son temps, de son contexte, et de ses connaissances, de chacun des sujets qu’il connaissait, à sa mesure. Marx n’était pas de notre époque et n’a certes pas pu faire de liens dans les autres secteurs d’exploitation, mais n’empêche! Les observations d’exploitation qu’il fait, lui, dans certains secteurs, sont ailleurs également, ne nous en déplaise et n’en déplaise à Marx. Une exploitation, c’est une exploitation.

      «et Marx, était avec raison, pro-industrie, il reconnaissait cet avancement qui potentiellement, avec la fin de l’exploitation, pourrait donner de bien meilleur condition de vie aux travailleurs…»

      En effet.

      «il fut incapable de voir que la politique libre-échange impérial anglais visait le non-développement des «partenaires» (sic) commerciaux. Marx reconnaissait que l’industrialisation était bénéfique, mais croyait à tord que le capitalisme allait l’étendre automatiquement partout (en fin de vie, reconnaissa que ça n’allait pas comme il avait prévu en Inde…).»

      Là-dessus, je ne suis pas d’accord, car nous venons à peine d’achever cette industrialisation et encore, certains pays sont à des années lumières de nous dans cet aspect. Au contraire, Marx n’avait que mal défini le temps à prendre au capitalisme à s’étendre sur la planète tout entière et comme Trosky à certains égards, il ne tenait pas compte des intérêts «concertés» des bourgeois, dans ces pays respectifs. Or, nous, nous les connaissons et ce n’est plus à Marx à changer le monde, mais à nous. Marx a fait sa part, et nous n’allons certainement pas remettre tous ces personnages en question, sous prétexte qu’ils n’avaient pas raison sur tous les points, attardons-nous plutôt aux points qui demeurent d’actualité.

      Hubert Reeves disait récemment qu’on ne pouvait pas dépasser la vitesse de la lumière, tout comme le disait Einstein –qui s’est d’ailleurs trompé sur sa formule E=MC(2)-, on sait aujourd’hui que les Nutrinos peuvent dépasser sa vitesse. Allons-nous jeter aux poubelles de l’histoire Hubert Reeves, avant sa mort, et Einstein, maintenant qu’il est mort et qu’il ne peut pas s’actualiser du temps présent et des faits présents?

      «Vous dites: on s’en fou de l’industrie ou non: Marx ne le pensait pas et surtout, regarder le niveau de vie où les gens ont les meilleurs qualités de vie: c’est là où il y a eu une industrialisation et électrification (un Lénine en connaissait l’importance).»

      Ha ha! Je ne dis pas qu’on doit se ficher de l’industrie, au sen du matériel, mais des industriels! Faites la nuance, je vous en prie! Je me fiche de l’industrialisation, telle qu’elle s’est développé, contre nos intérêts et Marx, quand il vantait l’industrie, il l’imaginait dans les mains des travailleurs, et non pas des parasites bourgeois! Tout comme Trotski valorisait l’industrie états-unienne, en l’imaginant dans els mains des prolétaires!

      Et leur discours demeure d’actualité.

      «Mais comme pour Marx, comme certains libéraux, la nation n’étant qu’une émanation du système de production, il ne voyait pas comment la ‘nation’ (plus approprié de dire «l’empire» dans ce cas) pouvait avoir une politique propre contre d’autres nations.»

      Précisément parce qu’il n’étudiait pas cette question. Prenons un peu d’analyses de Marx, mélangeons-la aux observations des actions de l’État, sous contrôle bourgeois, qui ont leurs propres intérêts et nous aurons une belle analyse de la situation. Les observations de Marx se voulaient objectives et non subjectives à la main mise; des États, du marché, du développement des bourgeois.

      «L’empire anglais se devait d’empêcher le développement de ses voisins pour garder la suprématie et savait très bien qu’une nation industrielle est bien plus difficile à abattre qu’une nation non développer.»

      Oui, mais ce n’étaient pas LES Anglais qui poussaient en ce sens, mais des bourgeois anglais, avec leurs propres intérêts de classe, qui passaient devant ceux de leur propre nation, tout comme c’est encore le cas avec le président des États-Unis d’Amérique, qui défend les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise, au détriment du peuple États-unien.

      «Quand vous dites ‘bourgeois’: pour Marx, en faisant la distinction des classes, le bourgeois était celui qui contrôlait les moyens de production dans l’industrie (différente de la classe terrienne). . Mais la City: c’était, ce que des historiens nomment aujourd’hui des Gentleman capitalism: ce n’est pas la même classe: ils n’ont pas les mêmes valeurs que les bourgeois (comme le travail, la famillle, etc.). Ils avaient (et ont) les valeurs de la vielle aristocratie terrienne, sens de la hiérarchie, n’aime pas à ce salir les mains avec le travail manuel, etc.»

      Je comprends la nuance que vous tentez d’imposer ici, mais je n’y adhère pas. Il y a longtemps que chez les communistes, voire les socialistes, la bourgeoise ne se résume plus au seul actionnaire des moyens de production. Notaire, Juges, et j’en passe, en font partie. Les banquiers également, et d’ailleurs, de vieilles caricatures du siècle et l’autre derniers, en témoignent.

      «Ce n’est pas que la politique exploiteur/exploité qui est en jeux: c’est le pouvoir de contrôler ou non le développement du pays.»

      Celui qui exploite aura beaucoup plus de chance que celui qui est exploité, de se hisser au sein des investisseurs, des développeurs. Et toujours est-il que dans la hiérarchie actuelle sociale, le capital en découle. Alors au contraire, et le communisme y voit, ce sont les deux qui dérangent. Les travailleurs peuvent et doivent gérer leurs moyens de production, ainsi que leur développement, en vue de LEURS intérêts et non ceux de quelconque parasite, vivant du labeur, des besoins et des maux des autres. Le communisme se débarrasse des deux, même s’ils sont «en partie» les mêmes.

      «De même, les bombardements de l’Irak et compagnie: ce n’est pas simplement faire de l’argent: c’est empêcher l’émergence de toute État rival qui pourrait challenger l’hémogénie anglo-américain de globalisation et rien de mieux que de retourner c’est pays à l’âge de pierre, comme l’on dit certains militaires, et leur imposer une politique de libre-échange destructrice des forces productives de la nation.»

      Oui, on l’a bien compris. La Syrie sera la prochaine et l’Iran suivra aussitôt. Mais n’empêche, c’est pour préserver, non pas l’hégémonie des États-Unis d’Amérique sur le monde, mais celui des bourgeois de ce pays. Les bourgeois de ce pays se fichent même de leur propre peuple, voir tous les sacrifices qu’ils ont fait dans toutes ces guerres d’agression.

      «Car en réalité, ce n’est pas l’intensification de la variable C (capital, du capital dans le sens physique comme des machines, de leurs maintenances, etc) qui mène à la crise par un déclin inévitable des profits comme le pensait Marx: au contraire, le progrès technologique (ie plus de production avec moins d’effort) et la qualification plus grande des travailleurs (la variable V) permet d’obtenir une augmentation de la production, un accroissement des salaires et du profit.»

      Pour avoir une meilleure qualification, il faut du capital, avec un grand C.

      Bon, assez pour ce soir, je me suis promis autre chose…

      Bonne soirée ASIQ,

      Solidairement,

      Sylvain Guillemette

      (Oh! Et pour Marx, n’oubliez pas qu’il avait une compagne bourgeoise, si je ne m’abuse, et qu’il n’a pratiquement jamais véritablement travaillé de sa vie. Mais ça ne change rien à ses dires…)

  7. avatar

    Bon, je terminerai cet échange ici avec cet ajout.

    Je vous comprends un peu mieux, vous prenez le terme ‘bourgeois’ dans un sen très large.

    Tout à fait d’accord, la politique impériale anglaise était le fait non pas des anglais en général, mais d’une élite arito-financière qui ne bénéficiait pas à la nation comme un tout (ou à la majorité). Mais Marx connaissait les travaux de Carey (qui lui aussi montrait que cet politique oppressait le peuple anglais) et de List et ils les as attaqués (c’est Engels qui lui a demandé de faire cela): c’est pour le moins étonnant.

    Pour l’opposition: je n’ai pas dit que l’opposition a gagné: mais vous confirmez ce que je dis: pour la guerre de Bush: il y a eu mobilisation massive dans le monde et au US. Mais pour la guerre en Libye, et maintenant la Syrie et l’Iran (avec risque de guerre mondiale), vous voyez une opposition et des manifs? Quand Bush (je sais, je sais, les forces économiques derrières, mais on besoin, encore, de passer par les institutions, d’où l’importance des hommes de paille dans le pouvoir politique) a voulu privatiser la Social Security, n’a pas pu, car il y a eu bonne mobilisation, notamment des démocrates (dans la population et la base progressiste). Wall Street a perdu cette manche, mais pas la guerre… Mais maintenant, un Obama veut aller dans cette direction et la démocrates sont coincés: si attaque, entre en collision contre Obama et crée conflit dans le parti..
    Je vous invite à prendre connaissance des travaux de l’historienne communiste Annie Lacroix Riz (Le choix de la défaite, voir son site web, tout plein de vidéo) pour illuster mon propos par un exemple historique: les élites économiques françaises étaient embêter par l’État démocratique: ça coûte cher, il faut faire une propagande constante, et même parfois, doit faire des compromis: ils avaient réussi à le contrôler (notamment par la Banque de France: tu coupes le budget, on te coupe le crédit), à coopter la gauche et les syndicats, mais les décisions sont des fois longues à être implanté et même parfois des politiciens leurs échappaient sous la pression populaire.. c’est pourquoi une bonne dictature peut être utile: mais il ne suffit pas dire je veux une dictature et ça marche… En France, à cause des mobilisaitions du peuple, le fascisme n’a pas pu être implanté: les élites française ouvrir donc la porte aux allemand (voir la thèse d’Annie Lacroix Riz). Ça prenait, à l’époque, un homme fort, un leader charismatique (avec des sbires pour démolir l’opposition): d’où l’option Hitler: même ça, ce n’est pas suffisant: il faut détruire la constitution, éliminer l’opposition qui empêche de tourner en rond.

    Si vous ne vous préoccupez pas de la santé mentale d’Obama, lui, comme l’était Bush, sont passible de destitution pour leurs actions; ça récente loi viole carrément la constitution (un Nixon fut mis dehors pour moins que ça, ça montre l’état de dégénérescence aux US) de même que d’aller en guerre contre la Libye sans même passer par le congrès (Bush l’avait fait…).
    Si les socialistes allemand n’avait pas été si stupide et de croire qu’Hitler perdrait de la popularité, que le système s’effondrait tout seul et pourrait prendre le pouvoir au prochaine élection (il n’en eu jamais plus), l’humanité s’aurait épargné bien des douleurs. Il y avait une autre option possible sur la table en Allemagne (autant à gauche que dans certains secteurs à droite), un Roosevelt à l’allemande. Mais par défaut d’action (et par l’action des forces financières US-UK et allemande, l’homme de paille fut installé au pouvoir. Il est vrai que les british aurait été furax, car leur poulin Hitler avait été dressé pour attaquer l’URSS et ainsi faire d’une pierre deux coups: mettre KO l’URSS si hostile aux investisseurs étrangers et affaiblir encore plus l’Allemagne. (Hitler fut endoctriné aux thèses géopolitiques par Rudolph Hess, disciple de Karl Haushofer, lui-même disciple de MacKinder, le père de la géopolitique moderne britannique, d’où il découla son ‘lebensraum’, conquérir le ‘heartland’ du continent eurosiatique; et si bien endoctriné, lui qui était un admirateur de l’empire anglais, il faut pas oublié que les thèses sociales-darwinites venaient de là…, qu’il voulait contrôler le continent et laisser l’empire des mers aux alliés britanniques… Jusqu’à la toute fin il chercha l’alliance; mais une faction représenté par Churchill jugeau un peu trop fort l’Allemagne et appela au secours les américains).
    De même aujourd’hui, si on laisse Obama au pouvoir et qu’on ne le destitue pas pour mettre autre chose (autre chose que des républicains aussi), la guerre mondiale semble inévitable, car la City et les globalisateurs anglo-américain pensent la guerre mondiale comme leur seul moyen pour maintenir l’hémogénie alors que leur système économique s’effondre et on absolument besoin de l’armée US pour la déclencher. Que ça pourrait les détruire dans le processus, c’est fort possible, mais il ne faut pas s’attendre à trop de rationalité de leur côté…

    Défendez-vous Obama ? À court terme, c’est un très bonne objectif que de vouloir le quitter de son poste (bien qu’il faille voir qui viendrait après !) pour réaffirmer la constitution contre le pouvoir arbitraire (que je ne peux vous suspectez de défendre) et changer la politique économique ; il a clairement violé plusieurs loi constitutionnel et même plus que le président précédant, il faut le faire ! : si vous ne voyez pas comment depuis quelques administrations tous les barrières de la constitution sont défaite une à une et le danger que ça représente, c’est répéter l’erreur des années 30 : c’est le pourquoi de la comparaison avec la période de Weimar. Que vous me dites qu’il faille changer le système économique : Ok (mais si vous n’avez pas de plan d’action à part d’attendre que ça pète, en Grêce c’est déjà la nuit et un bloggeur grec dans la Marianne de se moquer de ses socialistes qui attendre le grand soir et ainsi justifier l’inaction en pleine nuit…), mais cela n’empêche aucunement de lutter pour éviter la dictature de s’installer (même si vous dites qu’existes déjà : vous ne pouvez pas niez qu’il y a des degrés : une farce démocratique où on est forcer de choisir entre deux candidats de l’Establisment, mais où on peut critiquer sans aller en prison, est différent d’une dictature où on peut vous détenir indéfiniment sans procès sous simple accusation de l’exécutif… ou être bombardé par des drones en plein jour…
    Cibler Obama n’est pas la fin des fins, c’est un moyen pour contrecarrer cette logique de guerre. Si vous avez mieux à proposer dans le court terme, on attend votre plan de match avec impatience !

    • avatar
      SylvainGuillemette

      «Mais Marx connaissait les travaux de Carey (qui lui aussi montrait que cet politique oppressait le peuple anglais) et de List et ils les as attaqués (c’est Engels qui lui a demandé de faire cela): c’est pour le moins étonnant.»

      En effet, il faudra creuser plus loin…

      «Pour l’opposition: je n’ai pas dit que l’opposition a gagné: mais vous confirmez ce que je dis: pour la guerre de Bush: il y a eu mobilisation massive dans le monde et au US. Mais pour la guerre en Libye, et maintenant la Syrie et l’Iran (avec risque de guerre mondiale), vous voyez une opposition et des manifs?»

      Non, mais c’est par ignorance surtout, je crois, que les gens n’agissent point. Par exemple, qui sait, du prolétariat, que les dictateurs Ben Ali et Mubarak furent mis en place par les États-Unis d’Amérique, via la CIA? Bon nombres de gens m’ont dit, «Bonne affaire, des dictateurs de moins!», tout comme d’autres croyaient que Kadhafi tenait son peuple dans la misère, alors que la Libye avait en réalité le meilleur indice de qualité de vie de toute l’Afrique. Les gens sont désinformés et ne vont pas plus loin que les informations des médias de masse. Par exemple, on croit encore qu’un homme s’est immolé par le feu en Tunisie, alors que l’opposition tunisienne affirme qu’ils ont inventé cette histoire, pour légitimer certains actes. À mon travail, une des superviseures m’a dit que Kadhafi était un bandit, je lui ai demandé sous quel prétexte elle affirmait cela : Elle m’a répété «SES crimes commis», ceux que l’OTAN mettaient en place, dans nos médias de masse.

      Les gens sont conditionnés par les médias et rappelez-vous, la France de Chirac, à l’époque, sans doute par pur populisme, n’avait pas donné son aval à la guerre en Irak. Aujourd’hui, voyez-vous des médias se tenir debout devant les mensonges de l’OTAN? Qui fait le poids de la double-mesure? Personne! Encore à mon travail, des camarades me disaient que l’Iran risquait de se doter de l’arme nucléaire… En leur posant la question, «Mais Israël possède cet arsenal nucléaire et ne l’a jamais déclaré à qui que ce soit et ces mêmes pays qui paniquent à la possibilité que l’Iran s’en dote, s’en fichent éperdument, ça ne vous dérange pas?», ils me répondent qu’ils ne savaient pas que Tel-Aviv avait cet arsenal et du coup, disent : «Sont ben crosseurs les médias!»

      En apparences, ces pays cités sont dans un «Axe du Mal», concocté bien sûr, par nos chers amis, tant de WallStreet que de la City. Et certes, comme vous dites, ces derniers désirent le recul technique de ces pays, possédant des capacités de se tenir debout devant l’Empire. On a qu’à penser à Mossadegh, où Londres paniqua à la possibilité de la nationalisation du pétrole… Imaginons un instant le développement du pays, avec de telles mesures! Londres n’a pas tardé à convaincre Washington, bien entendu!

      Il y a de la mobilisation, mais nous ne faisons pas le poids face à la propagande du Pentagone, des bourgeois et de leurs médias de masse qui sont tant dans votre voiture à la radio, que dans les couches pleines qu’on achète au kiosque de journaux, ou à la télévision. À Radio-Canada, on ne cesse de nous dire que l’Iran viole telle et telle loi internationale, qu’elle envisage de se doter d’armes nucléaires, etc.., tout en ne faisant pas le débat des doubles-mesures. Par exemple, justement les armes nucléaires. Il y a un tas de pays non-nucléarisés, qui possèdent cet arsenal sous prétexte que Washington les y stationne. Sinon les crimes de guerre, la torture ou l’usage des armes lourdes, ce dont on accusa Kadhafi pour légitimer ce Coup d’État récent…, Washington commet ces crimes de guerre depuis plus d’un siècle et la capitale n’en paie pas le prix! Qu’attendent nos médias pour au moins faire part de la double-mesure? Radio-Canada a par exemple continué de parler des dictatures de Mubarak et de Ben Ali, comme d’un bon débarras, mais s’est refusé à faire le bilan historique de l’appui du Canada et des États-Unis d’Amérique à ces dictatures!

      Comment voulez-vous que les simples prolétaires, qui ne font que jouir des plaisirs de la vie, tout en se détachant des nouvelles internationales, y comprennent quelque chose? Comment se créer une mobilisation contre ces efforts impérialistes, quand les informations de toutes part sont mensongères et qu’on s’y perd? Par exemple, encore une fois, des camarades me disaient qu’enfin, on avait tué Ben Laden. Mais combien d’entre eux savaient qu’il était déjà probablement mort depuis une bonne dizaine d’années, ou encore, qu’il avait le pion central de Washington dans ses activités terroristes contrerévolutionnaires, en Afghanistan et ailleurs dans la région?

      La mobilisation va de pair avec l’information, avec les conditionnements médiatiques.

      «Wall Street a perdu cette manche, mais pas la guerre… Mais maintenant, un Obama veut aller dans cette direction et la démocrates sont coincés: si attaque, entre en collision contre Obama et crée conflit dans le parti..»

      En effet, mais il y a plus encore. Il y a la propagande quant à l’austérité et en ce sens, les démocrates n’ont d’autre choix que de se faire cohérents avec ce discours, même s’il est en grande partie mensonger. On le voit bien, il y a un mouvement coordonné des bourgeois du monde entier, en ce sens qu’ils nous imposent ce plan d’austérité, à savoir qu’il «FAUT faire des choix difficiles», etc.. Ils endorment les prolétaires avec leurs histoires de dettes, alors que ce sont des États détachés du prolétariat qui contractent ces dettes, souvent pour des actions qui ne nous ont jamais servi, comme la guerre (Harper nous veut austères, mais il dépense sans compter pour la sécurité et vient d’envoyer une frégate dans la Méditerranée, en vue du prochain Coup d’État, ou de la guerre totale, si elle a lieu. Nous sommes cassés dit-il, mais semble-t-il que nous avons encore les moyens de dépenser dans le militaires, pour des aventures rocambolesques, qui ne serviront aucunement, de quelque façon que ce soit, les peuples que nous attaquerons. D’ailleurs, rappelez-vous le G20 de Toronto, où l’austérité primait dans les discours, c’est un des G20 qui a coûté le plus cher de l’histoire des G20, sinon le plus cher! Faut le faire!

      Les contradictions sont telles, que tous s’y perdent, voire que le cynisme s’installe facilement, laissant donc la voie claire pour les belligérants, sans opposant.

      «Si vous ne vous préoccupez pas de la santé mentale d’Obama, lui, comme l’était Bush, sont passible de destitution pour leurs actions; ça récente loi viole carrément la constitution (un Nixon fut mis dehors pour moins que ça, ça montre l’état de dégénérescence aux US) de même que d’aller en guerre contre la Libye sans même passer par le congrès (Bush l’avait fait…).»

      Le Nicaragua, rappelez-vous. Washington y est allé sans l’aval de ses élus. Et Washington est allé à bien d’autres endroits, que les États-uniens ne soupçonnent même pas! En effet, il y a eu un dérapage, mais ce n’est pas la première fois et je doute fortement dans ce cas-ci, en vue des grandes guerres prévues par l’élite, que nos efforts pour le faire destituer donnent quelque chose.

      Et entre vous et moi, on sait très bien que ce n’est pas une maladie mentale d’Obama qui le fait faire ce qu’il fait, et que ces accusations ne valent que pour les «ennemis de la nation» (Ils ont dit que Kadhafi était un malade mental avant d’attaquer la Libye…).

      Cela dit, je ne dis pas qu’il ne fat pas essayer, mais je doute fortement de la réussite de cette mission.

      Et en passant, la CIA s’autofinance depuis des décennies, sans l’aval du Congrès précisément, et parce que le Congrès ne lui donne pas l’aval dans ses objectifs surtout! Elle se finance avec la cocaïne en Colombie, avec l’opium en Afghanistan et qui sait avec quoi, ailleurs…

      Pour ce qui est des dépassements du droit, il y a belle lurette que Washington viole ses propres lois! Ne prenons que le cas de Guantanamo, laquelle Obama nous promettait la fermeture! Or, la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique, elle, la juge «illégale», ainsi que la torture! Mais on connait ces tyrans et leurs manières, ils n’ont qu’à se voter des lois pour contrecarrer le tout et on l’a vu même dans des dossiers de pacotille, comme ici, au Québec, avec la loi 204 pour l’amphithéâtre de Québec!

      Les bourgeois font de l’État, ce qu’ils veulent en faire. Les gens savent un peu, qu’il y a connivence, entre bourgeois, leaders politiques et qu’il y a des magouilles faites à leurs frais. Mais leur cynisme est maintenant sans pareil, il a même donné au Canada, une majorité à Harper, ce cynisme.

      «De même aujourd’hui, si on laisse Obama au pouvoir et qu’on ne le destitue pas pour mettre autre chose (autre chose que des républicains aussi), la guerre mondiale semble inévitable, car la City et les globalisateurs anglo-américain pensent la guerre mondiale comme leur seul moyen pour maintenir l’hémogénie alors que leur système économique s’effondre et on absolument besoin de l’armée US pour la déclencher. Que ça pourrait les détruire dans le processus, c’est fort possible, mais il ne faut pas s’attendre à trop de rationalité de leur côté…»

      Voilà, mais j’ai bien l’impression que même si ce n’est pas Obama, c’aurait été quelqu’un d’autre. Et que cette guerre, elle aura lieu quand même.

      «Défendez-vous Obama ? À court terme, c’est un très bonne objectif que de vouloir le quitter de son poste (bien qu’il faille voir qui viendrait après !) pour réaffirmer la constitution contre le pouvoir arbitraire (que je ne peux vous suspectez de défendre) et changer la politique économique ; il a clairement violé plusieurs loi constitutionnel et même plus que le président précédant, il faut le faire ! : si vous ne voyez pas comment depuis quelques administrations tous les barrières de la constitution sont défaite une à une et le danger que ça représente, c’est répéter l’erreur des années 30 : c’est le pourquoi de la comparaison avec la période de Weimar.»

      Non, et nous voyons bien qu’il viole la constitution, et bien plus encore. Seulement, et là encore, il y a de fortes ressemblances avec 1933, les forces de gauche sont dispersées, il n’y a pas de débat sur CETTE question, puisque nous en débattons chacun de notre côté.

      «Que vous me dites qu’il faille changer le système économique : Ok (mais si vous n’avez pas de plan d’action à part d’attendre que ça pète, en Grêce c’est déjà la nuit et un bloggeur grec dans la Marianne de se moquer de ses socialistes qui attendre le grand soir et ainsi justifier l’inaction en pleine nuit…), mais cela n’empêche aucunement de lutter pour éviter la dictature de s’installer (même si vous dites qu’existes déjà : vous ne pouvez pas niez qu’il y a des degrés : une farce démocratique où on est forcer de choisir entre deux candidats de l’Establisment, mais où on peut critiquer sans aller en prison, est différent d’une dictature où on peut vous détenir indéfiniment sans procès sous simple accusation de l’exécutif… ou être bombardé par des drones en plein jour…»

      C’est clair ASIQ, mais nous savons néanmoins que ce n’est pas, tout cela, dû au «narcissisme» d’une marionnette et c’était là mon point au tout début.

      Cela dit, certes, il faut agir, mais la simple dénonciation des gestes d’Obama aurait suffit, sans même tomber dans la démagogie. Ces chefs d’État, ils n’ont jamais été cohérents et n’ont pas plus respecté le droit international depuis déjà plusieurs siècles, il ne faut donc pas s’attendre à ce que cette dictature bourgeoise se mette à respecter les lois, voire à ce qu’elle nous donne une véritable démocratie. Je n’attendais rien de cette dictature, ni avant qu’Obama arrive au pouvoir.

      Et le fait de dénoncer «sa maladie mentale», ça ne changera pas la sourdine des sbires et des médias, on peut le crier sur tous les toits, ils s’en moquent. C’est d’ailleurs ce que l’on fait tous les jours ici, sur CentPapiers, y voyez-vous des changements géopolitiques, vous? Pas moi. Et Radio-Cadenas sélectionne, bien entendu, ses appels entrant, quand elle ouvre ses lignes «ouvertes» et si vous osez critiquer la double-mesure, soyez certain que le «narrateur mercenaire» en ligne, vous ridiculisera en direct, devant vos camarades prolétaires. Nombres de fois où j’ai pu regarder les imbéciles des «EX», Lisa «Lafru», Grégoire et l’autre, Charbonneau, revirer contre les interlocuteurs –sans que ceux-ci ne puissent répliquer, puisqu’ils avaient raccroché!-, leurs dires.

      «Cibler Obama n’est pas la fin des fins, c’est un moyen pour contrecarrer cette logique de guerre. Si vous avez mieux à proposer dans le court terme, on attend votre plan de match avec impatience !»

      Ne le fait-on pas un peu, dans certains partis politiques? Mais encore, quand on propose des alternatives, dont le socialisme, vous savez très bien quel genre de couverture on mérite, avec «l’establishment»…

      Le socialisme, voilà un plan! Prendre possession des moyens de production, virer les bourgeois et soutenir un entrepreneuriat sans exploitation, démontrer que les deux sont dissociables, etc..

      Pour ce qui est d’Obama, il n’y a pas de mal du tout à ce que l’on fasse ce que l’on fait déjà, mais jusqu’ici, de traiter Bush ou Obama de «fous à lier», ça ne nous a pas fait avancer beaucoup non plus. J’ai écrit de nombreux articles sous la gouverne de Bush, démontrant les doubles-mesures, les contradictions, etc.., et ce ne sont pas les médias de masse qui ont répété mes dires. Quelques élus fédéraux et provinciaux, possiblement, mais jamais plus.

      Si vous vouliez mon véritable avis, je ne pourrais même pas vous le dire ici.

      Solidairement,

      Sylvain

    • avatar

      Salut Sylvain,

      Il y a beaucoup de vrai dans ton commentaire.

      Les pensée évoluent lentement. Quand on a vécu toute sa vie en croyant que le système est d’une certaine façon, et qu’on réalise un jour que ce n’est pas le cas, c’est un choc pour l’individu.

      Comme tu dis, plusieurs s’en remettent à la télé, radio et journeaux pour leurs informations et deviennent confus face aux informations contradictoires.

      La population n’est pas vraiment divisée 99 % -vs- 1 % comme le suggère Occupy.

      La population du Canada est 35 millions d’habitants.

      Un pour cent (1 %) serait 350 000 personnes. C’est beaucoup trop. Ils ne sont pas 350 à diriger le Canada. Donc, c’est plutôt 0,001 % et non 1 %.

      De l’autre côté, ce n’est pas 99,999 %, mais plutôt 10 % ou plus (qui va en augmentant à mesure que les gens se réveillent) et l’autre 79 % étant les moutons confondus, qui vont suivre le berger dans lequel ils ont confiance (mal placée).

      Et comme depuis toujours on conditionne les gens à s’en remettre à des ‘experts’ pour former leur opinion, et que la plupart ont de la difficulté à penser de façon critique, et n’ont pas le désir de se renseigner et de se prendre en main, le troupeau de moutons demeure considérable.

      Il est la le problème… les gens sont conditionnés à s’en remettre à d’autres pour les décisions importantes qu’ils devraient être capables de prendre eux-mêmes.

      Ça fait dur.

    • avatar
      SylvainGuillemette

      «Il est la le problème… les gens sont conditionnés à s’en remettre à d’autres pour les décisions importantes qu’ils devraient être capables de prendre eux-mêmes.

      Ça fait dur.»

      En effet, d’où le but de les rendre plus responsables, par exemple en les amenant à gérer leurs moyens de production, en les amenant à voter plus souvent par référendums les décisions importantes d’une nation, etc..

      C’est aussi le but du socialisme, de donner ces pleins pouvoirs au peuple, afin qu’en bout de ligne, même ce dernier n’ait plus besoin de l’État (vers le communisme…).

      Le communisme n’est pas comme telle, une utopie, ce n’est qu’un but final, un nom donné à une étape où, l’État n’est plus nécessaire, parce que ce 79% – 80% ne dort plus au gaz. Ce qui ne risque pas d’être le cas en une décennie, ni deux.

      Il faut être réaliste, et exiger l’impossible, tout en considérant le temps nécessaire pour conditionner les travailleurs à ne plus dépendre de l’État, ni des employeurs, qui sont autant de mamelles pour les travailleurs que l’État. La différence, c’est que l’État peut appartenir aux travailleurs temporairement, le temps de l’abolir lorsque terminé avec lui, alors que l’entreprise privée, elle, est toujours confrontée à servir les intérêts privé$ de ses propriétaires.

      Le passage est donc clairement l’État, autant qu’il soit temporaire.

      En effet, ça fait dur, mais rien n’est perdu, l’humanité est en constante évolution et nous y participons ici.

  8. avatar

    ASIQ,

    Le problème avec la procédure de destitution, c’est que même si Oblabla était destitué, on aurait le président Liberman, lequel était un des deux membres de la chambre des représentants qui a proposé le NDAA. Ce serait du pareil au même. Mais c’est purement théorique, car jamais Oblabla ne sera destitué.

    Oblabla est un imposteur, qui n’est même pas admissible à la maison blanche, car son père était un citoyen d’un autre pays, ce qui fait qu’il ne peut être considéré un ‘natural born citizen’ selon la définition donnée par la Cour Suprême des É-U.

    Une loi non autorisée en vertu de la constitution est une loi inexistante, selon une autre décision de la C.S. des É-U.

    Les lois signées par un président inadmissible seraient sans doute également des lois inexistantes (logiquement, mais la logique n’existe plus chez certains).

    Il y a un sérieux problème aux É-U, qu’on est en train de transformer en un espèce de dictature soi-disant socialiste, sous haute surveillance.

    Ça fait longtemps que ça dure, et les gens commencent à peine à se réveiller.

    Une problème tout aussi sérieux, sinon plus, est l’éducation publique au cours des dernières années.

    Les parents et les plus vieux ont dormi sur la switch, pas à peu près. Pendant que ceux-ci voyagaient dans le Sud et jouaient au golf, ou décoraient leur nouvelles maison avec leur beaux profits réalisés en bourse, les écoles publiques indoctrinaient les enfants avec des thèmes socialistes et eutopiques qui ne collent pas avec la réalité.

    L’éducation des enfants et adolescents est largement déficient, de sorte que les étudiants arrivent sur le marché du travail avec des compétences très limitées et des attentes très élevées et, surtout, ils croient que c’est la responsabilité de l’état de leur fournir un emploi et un niveau de vie à leur goût.

    Voici un vidéo qui illustre parfaitement ce phénomène.

    http://www.infowars.com/plundering-the-american-dream-college-students-demonstrate-the-idiocy-of-our-education-system/

    Ça, c’est un gros danger, tous ces jeunes qui ne connaissent rien aux principes sur lesquels repose leur pays, sont ceux qui deviendront des agents de répression des libertés individuelles (TSA, DHS, etc.) et qui croiront faire une bonne chose, ayant été brainwashés par le système d’éducation.

    Ron Paul veut abolir le départment de l’éducation (fédéral) et retourner ce pouvoir aux 50 états, ce qui permettrait d’éviter le ‘syndrome de la pensée unique’ et permettrait de revenir à une diversité d’idées et d’opinions, ce qui est l’essence même des É-U.

    Go Ron Paul!

    • avatar
      SylvainGuillemette

      «Ce serait du pareil au même. Mais c’est purement théorique, car jamais Oblabla ne sera destitué. »

      Aime m’enlève les mots de la bouche…

      «Une loi non autorisée en vertu de la constitution est une loi inexistante, selon une autre décision de la C.S. des É-U. »

      Et en même temps, on sait que la CS condamne la torture et surtout, Guantanamo et on sait très bien ce qu’en pensent les «présidents» de ce pays. La CS condamne certainement les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, mais Washington en commet néanmoins depuis plus d’un siècle. Ils ont des politiques sur les Armes de Destruction Massive, mais ils en possèdent des dizaines de milliers.

      Les contradictions ne finissent plus.

      «Les lois signées par un président inadmissible seraient sans doute également des lois inexistantes (logiquement, mais la logique n’existe plus chez certains).»

      Qu’est-ce que je disais?

      «Il y a un sérieux problème aux É-U, qu’on est en train de transformer en un espèce de dictature soi-disant socialiste, sous haute surveillance. »

      Il n’y a pas de socialisme aux États-Unis d’Amérique, l’entraide, dans ce pays, ça n’est que pour les banques et les riches.

      «Une problème tout aussi sérieux, sinon plus, est l’éducation publique au cours des dernières années. »

      Ils bourrent les crânes, conditionnent leur peuple, comme ils le veulent.

      «les écoles publiques indoctrinaient les enfants avec des thèmes socialistes et eutopiques qui ne collent pas avec la réalité. »

      Utopie? Et quoi encore? Ils appliquaient le capitalisme sauvage, en prônant le socialisme? C’est ce que vous dites? Je n’y crois pas et le socialisme, ce n’est pas l’affaire des élites, mais bien du peuple, qui doit se gouverner et se gérer lui-même.
      Ça n’a jamais existé, et encore moins aux États-Unis d’Amérique.

      «L’éducation des enfants et adolescents est largement déficient, de sorte que les étudiants arrivent sur le marché du travail avec des compétences très limitées et des attentes très élevées et, surtout, ils croient que c’est la responsabilité de l’état de leur fournir un emploi et un niveau de vie à leur goût. »

      Tu vois ce que je disais? Tu te trompes! Tu dis que c’est du socialisme, que de s’en remettre à l’État, alors que ce n’en est pas. Les socialistes prônent le contrôle des moyens de production par les travailleurs et l’entrepreneuriat, sans exploitation. L’exploitation est dispensable dans quelque modèle que ce soit, d’économie. Et le socialisme ne prônera certainement pas qu’on s’en remette à l’État, alors que le but des socialistes est précisément en phase finale, l’abolition de cet État et le remplacement de cette grosse machine, par des comités populaires locaux, dont les élus seraient le peuple et surtout, dont les élus seraient révocables en tout temps, PAR le peuple.

      On est loin de ta définition là!

      Moi, je suis socialiste et je ne prône surtout pas qu’on s’en remette à un État! Au contraire, je ne cesse de valoriser l’entrepreneuriat, par les travailleurs et pour les travailleurs. Je ne cesse de prôner le développement de la gestion des moyens de production, par les travailleurs et pour les travailleurs. L’État, tant qu’à moi ne doit servir que d’outil temporaire, pour mettre les bases d’une société débrouillarde, entrepreneure, où du moins, l’exploitation n’existe plus, puisque celle-ci aussi, entretient la dépendance à quelque chose, à quelqu’un. Et ce n’est pas indispensable, que quelqu’un fasse des profits sur votre travail, c’est précisément, au contraire, dispensable!

      La société dont je rêve, serait parsemée de coopératives de solidarité, et non pas d’entreprises aux mamelles de l’État. L’État ne servira que temporairement –entendons-nous pour dire plusieurs années quand même…-, la mise en place de ces conditionnements, parce qu’une chose est certaine, le monde ne changera pas seul, ni rapidement, après toutes ces années de dépendance entretenue.

      Et d’ailleurs, quant à moi, je vois les syndicats comme des «soviets» -Pas ceux qu’on connait aujourd’hui du moins, ils sont noyautés par la pègre et les bourgeois!-, servant d’outils visant à conditionner les travailleurs à l’entrepreneuriat. Il faudrait par exemple, lorsque des usines tombent sous la menace de la faillite, que les syndicats cessent de pleurnicher et qu’ils investissent leurs milliards récoltés par les travailleurs, dans des coopératives visant à occuper ces usines abandonnées par des bourgeois peu soucieux des travailleurs. D’ailleurs, les coopératives en Amérique du Nord ont bien meilleure longévité que les entreprises privées et je me servirai de l’argumentaire de droite, pour étayer mes dires. Les travailleurs dans les coopératives sont beaucoup plus soucieux du coup, puisqu’ils sont en partie propriétaires de leurs moyens de production, de la survie de ces moyens de production. Ils sont donc plus enclins aux sacrifices nécessaires, pour cette survie. Leurs conditions sont celles que permettent leurs moyens de production, ainsi de suite.

      «Ça, c’est un gros danger, tous ces jeunes qui ne connaissent rien aux principes sur lesquels repose leur pays, sont ceux qui deviendront des agents de répression des libertés individuelles (TSA, DHS, etc.) et qui croiront faire une bonne chose, ayant été brainwashés par le système d’éducation. »

      Ouf! Aux principes sur lesquels repose leur pays! Il faut également être méchamment «brainwashé», à mon humble avis, pour «croire» que les propriétaires des moyens de production méritent les fruits du labeur de leurs salariés, des exploités en réalité. Et ces exploités, ne demeurent-ils pas aux mamelles de leur employeur? On n’avance pas là, on régresse, ou on stagne!

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      Sylvain,

      J’aurais peit-être dû employer un autre terme que socialisme dans mon commentaire, mais il demure quand même que le système d’éducation est tout croche aux USA, comme au Québec d’ailleurs. Je n’ai pas vraiement de problèmes avec ta définition de socialisme, en passant, mais dans la réalité, ça se passe autrement. Il faut respecter les libertés individuelles, et quand les ti-culs croient que le gouvernement leur doit une job à vie, il y a une disjonction entre les attentes et la réalité, d’autant plus que le gouvernement US est full endetté comme c’est là.

      Vive la libre entreprise. Fuck les multinationales .

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      SylvainGuillemette

      En effet, le socialisme n’a rien à voir avec ce qui se passe aux États-Unis d’Amérique, ils en sont loin.

      Quant à ce qui se passe en éducation, c’est le contenu qui est parfois déplorable, pas tout le contenu, comme aux États-Unis d’Amérique d’ailleurs.

      Quand les libertés individuelles viennent violer les libertés collectives, il y a un problème. Quand les libertés individuelles permettent l’enrichissement personnel, au détriment du collectif, il y a encore un problème. Quand la richesse est accaparée par une minorité, comme par hasard détenant les moyens de production, c’est qu’il y a aussi un problème.

      La libre-entreprise, à mes yeux, c’est l’entreprise aux mains des travailleurs. Un employeur français pratique d’ailleurs quelque chose d’intéressant depuis une bonne trentaine d’année. Il donne à ses employés, le devoir et le droit de faire leurs propres horaires, de gérer leur département de fond en comble et de voir les chiffre$ de l’entreprise comme bon leur semble, afin qu’ils voient les répercutions de leurs décisions et de leurs actions sur le titre en bourse. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est un début pour le conditionnement des travailleurs, à gérer eux-mêmes les moyens de production.

      Des entreprises aux mains des travailleurs, ça ne peut pas créer de multinationales, si le privé comme tel n’existe pas.

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    Ron Paul semble avoir une bonne position sur la politique étrangère et la non poursuite de guerre inutile.

    Son problème au niveau économique, c’est qu’il est libertarien: la politique de ‘laissez-faire’ et de free trade est exactement la politique poursuivi par le complexe militaro-financier.

    Lisez bien la constitution américaine et son préambule: le gouvernement se doit de défendre l’intérêt général pour les générations actuelles et futurs. Si vous pensez que le libre-échange et le laissez sont les fondations des US, vous vous trompez fortement. Toute la tradition américaine s’insurge contre cela. Milton Friedman ne fit que défendre les intérêts de l’upper class américaine, celle-là même qui fait cette politique de va-en-guerre pour ouvrir les marchés comme en Irak: la priorité n’était pas d’y établir la démocratie, mais le ‘libre marché’, c’est-à-dire le libre droit des investisseurs des étrangers de piller le pays sans aucune contrainte et surtout affaiblir le rôle de l’État et ainsi empêcher le développement. Ça, c’est la doctrine de Locke et Adam Smith, expréssement faite pour défendre les puissants aristocrates anglais et les merchants princes anglais de l’époque qui voulait cantonner les États-Unis comme colonie de matière première. Adam Smith dans son livre recommande expressément aux américains de ne pas se lancer dans les manufactures et de se cantonner dans l’agriculture plus rémunératrice selon lui! Oubliez pas que Adam Smith fut un protéger de Lord Shelburne (comme Bentham), l’architecte du second empire anglais, non plus basé sur les vielles colonies, mais sur le commerce. Tous les penseurs comme John Stuart Mill et compagnie furent des employés dans la British East India Company, coeur de l’empire britannique. Derrière la défense de la ‘liberté économique’, se cache en réalité des intérêts particuliers. Cette dernière ruina l’Inde complètement.
    Lisez Hamilton (Report on Manufacture), et vous verrez que le gouvernement peut et doit intervenir en certaines occasion pour assurer le développement économique du pays, notamment en favorisant l’émergence des manufactures (que se soit avec des tarifs, la promotion des arts et sciences avec des instituts de savoir ou des concours pour les industriels, etc.). Tout le 19e siècle, c’est le système américain d’économie ( tarif, banque nationale, internal improvement (ie les projets d’infrastructures: des canaux aux trains et le plus grand projet que fut celui des autoroutes vint de l’impulsion du publique sous Eiseinhower) contre le système britannique de libre-échange (voyez les Hamilton, Henry Clay, Daniel Raymond, Mathew Carey, Henry CCarey, Lincoln, etc.). Regarder les résultats: l’Inde, l’Irlande, la Chine, la Turquie, l’Égypte, les pays d’Amérique Latine qui à cause de la dette, pression de la cannonière anglaise et des intérêts particuliers dans le pays sont devenu des pays du tiers-monde au 20e siècle en appliquant le Free trade britannique et le gouvernement minimum, mais le maximum d’ouverture aux investisseurs étrangers qui n’on curent de développer le pays, mais qui veulent les matières première pas cher, qui veulent des hauts taux d’intérêts sur la dette de l’État, etc. Les US, dont plusieurs pays se sont inspirés (ou avait des traditions locales) au 19e, comme l’Allemagne, Canada, Australie, Belgique, le Japon un bout de temps la France, etc. sont devenus les pays développés du 20e siècle. L’Angleterre ne c’est jamais développé avec le libre-échange: seulement une fois au sommet de la chaine industrielle après 300 ans de protectionnisme qu’elle adopta cette politique (et on peut montrer que même dans la période suivante il n’y a jamais eu de stricte laissez-faire: les banquiers qui promeuvent cette idéologie, appelle toujours à l’aide de l’État quand ça mal).

    Vous confondez: saviez-vous que les nazis furent le régime qui firent le plus de privatisation dans les années 30? Brimer les droits est tout à fait compatible avec la ‘liberté économique’: d’ailleurs, c’est très pratique pour éliminer les syndicats, mais c’est drôle, n’élime pas les collusions entre les cartels… (évidemment, avec les fusions-acquisitions, la super concentration des industries aux mains de holding, parler de ‘libre-marché’ comme au début de l’air industriel n’a aucun sens: vous avez des cartels qui dominent les marchés et les contrôlent et la dernière chose qu’ils veulent, c’est que l’État puisse défendre la liberté économique des plus petits joueurs: d’où l’incessante propagande contre l’État: vous croyez que Fox News est un petit réprésentant de la liberté individuel????? Qui a chaque fois que le gouvernement intervient, cris aux socialismes sinon Fox? C’est justement la même chaine qui a le plus menti pour allez en guerre en Irak! (ie Rupert Murdoch, qui n’est pas un américains, mais un fidèle de sa majesté…) Doit-on rappeler que la dictature de Pinochet (plus aucun droit politique, sans parler du droit syndical) fut expréssement faite pour instaurer la ‘liberté économique’ et la ‘libre fixation des prix’ (sic et resic) cher à Milton Friedman? La propriété privée doit être respecté, c’est un droit civil, mais non un droit naturel: quand il y a conflit entre l’intérêt général et privés, l’État doit intervenir pour empêcher des groupes puissants économiquement d’opprimer le faible et aussi s’assurer du développement que des intérêts particuliers ont parfois intérêt à bloquer. Vous ne croyez quand même pas tous les actions particulières des invididus soient toujours bénéfiques pour la société??? ou plutôt, de chaque corporation? Car franchement un Enron qui fait monter les prix de 1000% grâce à de la magouille spéculative, c’est pas de la bonne allocation des ressources que cela… De même pour les banques: n’avez-vous pas remarquer que grâce aux lois de FDRoosevelt comme le Glass Steagall, il n’y a pas eux de crises et il y avait de la stabilité: une fois la réglementation éliminer: les mêmes joueurs se mirent à spéculer au détriment de l’économie physique réelle.

    Même Adam Smith savait que parfois on est obligé de mettre une loi pour obligé de mettre un parfeux entre deux maisons, ‘brimant’ la liberté individuel, mais pour empêcher que lorsqu’il a feux, la liberté de mon voisin ne vienne pas me brûler…

    Que le gouvernement fasse de mauvaise décision ou mauvais programme, c’est fort possible (comme d’ailleurs le privé, dont certaines multinationales ont plus de pouvoir que le gouvernement, mais comme c’est privé ça semble jamais vous inquiétez…) et si ça arrive, il faut lutter contre cela, mais pas sur le principe général qu’il peut agir. Maintenant, il y a dérive autoritaire et là-dessus Paul à tout fait raison: mais ce n’est pas fait au nom du socialisme!!!! c’est fait pour défendre Wall Street!

    Vous avez le droit d’être libertarien, mais de grâce, cessez de dire que c’est la tradition américaine!!!! L’interventionisme de l’État aux États-Unis est là depuis le début (et inscrit dans la constitution) et ce n’est pas du socialisme ni du communisme. C’est du républicanisme (à ne pas confondre avec le parti actuel). C’est du bon sens d’avoir un instrument pour diriger, défendre et promouvoir la nation (et c’est un sophisme de croire que l’intérêt particulier coincident toujours avec l’intérêt de la nation: Goldman Sach s’enrichit au dépend de la nation américaine: les propriétaires d’esclaves pro-free trade ont retardé l’industrialisation du sud et bien sûr le développement économique des noirs: bien sûr qu’ils étaient contre l’action du gouvernement fédéral: ils voulaient conserver leur liberté de propriété, ie des humains!) C’est une idéologie récente qui n’a rien avoir avec la tradition américaine: c’est un construit utilisé par l’Eastern Establisment pour attaquer tous les New Dealers: tu veux pas que Wall Street dominent? alors tes un communistes, aussi simpliste et stupide que ça… Et la cause des progrès dans les années 50 est impossible à expliquer sans tous les infrastructures de 1933 à 1945 (plus les ‘highways’ après), tout l’investissement pousser par les politiques interventionistes de Franklin Roosevelt comme le fameux TVA au Tenesse qui fut un modèle de développement (électrification, contrôle des eaux, éducations d’une population illetré, etc.) et copié partout après guerre: c’est ça que les dirigeants nationalistes étrangers venaient voir pour s’inspirer et pour développer leur pays respectif. Et la Nasa, c’est du public (avec des milliers d’opérateurs privés: il n’y a pas de problème fondamental avec les deux): sans l’initiative volontariste de JFK, jamais les US auraient développé autant de nouvelle technologie et une certaine prospérité (de l’internet à la microélectronique aux velcros, aux machines outils à cinq axes, etc.) basent d’une prospérité qui s’acheva avec la révolution conservatrice (ie les taux de croissance autant aux US qu’au Canada sont moindres depuis 30 ans avec la monnaie flotantte et l’ouverture presque complète des marchés).

    Si Paul n’est pas pour le Glass Steagall, la cancelleation des paris spéculatifs, il mettrait fin à la guerre s’il restait fidèle à ce qu’il dit, mais n’éviterait aucunement la désintégration économique.

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      SylvainGuillemette

      «L’Angleterre ne c’est jamais développé avec le libre-échange: seulement une fois au sommet de la chaine industrielle après 300 ans de protectionnisme qu’elle adopta cette politique (et on peut montrer que même dans la période suivante il n’y a jamais eu de stricte laissez-faire: les banquiers qui promeuvent cette idéologie, appelle toujours à l’aide de l’État quand ça mal).»

      Voilà! Bien dit! Et il n’y a pas plus protectionnistes aujourd’hui, que les Anglais et les États-uniens, qui appellent pourtant au libre-marché des pays du tiers-monde, évidemment! Et qui a sauvé les banques privées en 2007-2008, comme trop souvent par le passé également? L’État, donc les contribuables! On nationalise les dettes et on privatise les profits, que de cohérence bourgeoise!

      «Maintenant, il y a dérive autoritaire et là-dessus Paul à tout fait raison: mais ce n’est pas fait au nom du socialisme!!!! c’est fait pour défendre Wall Street!»

      Là-dessus, vous perdez votre temps, Aime est un disciple, il «croit» à son affaire et refusera de reconnaître ces faits.

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    Asiq,

    Personnellement, même si j’aime bien Ron Paul, je ne crois pas que la constitution américaine est parfaite, loin de là.

    C’est la déclaration d’indépendance de 1776 qui est vraiment intéressante.

    ‘We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness. — That to secure these rights, Governments are instituted among Men, deriving their just powers from the consent of the governed…’

    http://www.ushistory.org/declaration/document/

    Le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonhneur énoncés dans la Déclaration d’indépendance de 1776 sont le fondement même de la pensée et de la philosophie américaine.

    La clause de ‘general welfare, contenue dans la constitution des USA ne peut servir à priver un Américain de ses droits innés. D’ailleurs, tout le monde sait que le pouvoir du gouvernement fédéeal des USA est limité aux pouvoirs qui lui sont expressément délégués par les États indépendants de l’Union, même si la clause d’intérêt général a été invoquée à d’autres fins par diverses administrations.

    La clause d’intérêt général de la Constitution des USA a été interprétée de diverses façons à diverses époques. On ne peut légiférer la vertu, et la Constitution peut toujours être contournée, comme on a vu à plusieurs reprises.

    La pemsée dominante des Américains conservateurs a toujours été la préservation des droits innés de l’individu.

    Je n’ai pas besoin de lire des traités de théorie politique pour savoir cela.

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      SylvainGuillemette

      «Le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonhneur énoncés dans la Déclaration d’indépendance de 1776 sont le fondement même de la pensée et de la philosophie américaine.

      ……………………………

      La pemsée dominante des Américains conservateurs a toujours été la préservation des droits innés de l’individu.
      Je n’ai pas besoin de lire des traités de théorie politique pour savoir cela.»

      Bien beau tout cela, mais vous l’interprétez comme vous le voulez. Liberté?
      Certes! Mais lesquelles, et jusqu’à ce qu’elles violent les libertés des autres? Je pourrais brandir à titre d’exemple, mon droit de travailler dans un lieu où je ne me fais pas exploiter, c’est-à-dire où personne ne tire «profit» de mon labeur. Vous me répondriez quoi? D’autant plus que votre analyse du système économique, à vous les libertariens, fait fi du non-partage de la richesse et de l’inévitable concentration de celle-ci aux mains des propriétaires des moyens de production. Mathématiquement, c’est inévitable que ça arrive, alors les corporatismes que vous dénoncez, existant là avec un soutien évident de l’État –gouverné par des capitalistes et des corporatistes-, existerait pareil, mais sous une autre forme. Entre propriétaires des moyens de production, qui s’avèreront naturellement dans le système que vous préconisez, il sera naturel également, que de s’entendre sur des plans stratégiques, pour s’avantager en tant que classe, vis-à-vis le prolétariat, la classe des exploités, de ce que vous appelez les salariés.

      Bref, c’est le totalitarisme, on y patauge et on évite même de questionner les fondements du système capitaliste, soit un système économique qui ne partage pas les richesses, mais qui précisément, les concentrent chez les bourgeois. On refuse donc obstinément de reconnaître que les seuls acteurs potentiels de cette économie de marché, ce sont les propriétaires des moyens de production, de leurs titres du moins et que par ce fait, il y a totalitarisme. Il n’y a pas de réelle liberté pour toutes et tous, il y a des libertés, ou des avantages plutôt, pour ceux et celles qui en ont les moyens. Les autres sont libres de se faire exploiter, ou de téter le fric des riches pour se partir et jouer le jeu qui qu’importe, n’avantagera jamais plus qu’une minorité, parasitaire celle-là. Les dés du jeu sont pipés, par et pour ceux qu’il avantage, c’est-à-dire une minorité parasitaire, vivant du labeur, des besoins et des maux d’autrui.

      Vous me demandez parfois ce que je propose? Je propose l’émancipation de l’Humanité, je propose qu’on change les bases du partage de la richesse, afin que toute l’humanité s’y avantage, sans distinction de nations, qui ne sont d’ailleurs elles-mêmes, que le reflet du conditionnement de ces peuples, comme quoi il y a des conditionnements et que rien n’est là pour rien. Tout est relatif et en ce sens, le capitalisme est en contradiction avec cette observation. Il ne permettra jamais à toutes et tous de s’émanciper et de s’épanouir. Il faut donc l’écarter.

      Le socialisme en revanche, n’a que cela de but. Alors vous, Aime en particulier, cessez de nous le diaboliser et de nous faire croire que c’est ce qui se trame en terre de «liberté$», il n’y a pas de socialisme aux États-Unis d’Amérique et Obama n’applique en rien une voie vers le communisme ou même, le socialisme. C’est de la démagogie pure et simple.

      Solidairement pareil, parce qu’au fond on veut quasiment le même but final,

      Sylvain Guillemette

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    D’abord, vous divisez arbitrairement la déclaration d’indépendance et la Constitution. Dans le contexte d’alors, sans elle, il n’y aurait jamais eu d’États-Unis: il faut voir que l’Angleterre, et certains en France, avaient déjà les plans pour briser la toute nouvelle nation, en autre, de détacher la Nouvelle-Angleterre du reste (et une fois que ne marchera pas, ce sera le projet d’encourager la sécession du sud). La thèse des droits des États, reprit par les confédérés, complètement infiltré au niveau philosophique par les anglais: voyez le rôle crucial de cet agent anglais que fut Thomas Cooper en Caroline du Sud: il forma une grande majorité de l’«élite» des confédérés et poussa la doctrine du libre-échange et du ‘state right’ qui voulait bien sûr garder le sud comme exportateur de matière première pas cher pour Manchester (ie coton produit par les esclaves) et user de cette différence économique avec le nord pour détruire le pays) prit par les anglophiles anti-républicains comme Charles Beard et compagnie à la fin du 19e, était répandu par qui durant la guerre d’Indépendance et après? Les Torys eux-mêmes!!! (surtout ceux ayant peur d’affirmer trop ouvertement leur sympathie à la cause royale). Trois techniques furent utilisés simultanément: contrôlé les législatures coloniales avec tory (qui ne le disèrent pas trop haut), avec les tories qui avaient accès au contrôle des ressources et aux moyens de transports et en déclenchant des scandales sur les dirigeants pour affaiblir la confiance du public en ses dirigeants, notamment sur Washington (l’histoire du Conway Cabal, pour mettre dans les mains traites du General Lee).

    Remarquez que les 2/3 qui ont signé la déclaration d’Indépendance furent les mêmes qui signèrent la nouvelle constitution: ce n’est pas une rupture!

    Le principe du ‘general welfare’ est crucial: évidemment, l’intérêt général du moment est différent à chaque moment de la nation: mais le gouvernement se doit de trouver l’intérêt général au dessus des intérêts hétérogène propre à un système capitaliste: son rôle n’est pas de défendre les intérêts d’un groupe (comme les financiers de WS ou les proprios du pétrole), mais de chercher autant se faire que peut, l’intérêt de la nation comme un tout. (cela ne veut pas dire que toute action au nom de l’intérêt général soit bonne: il faut en débattre et c’est pour ça qu’il y a des élections: mais il ne faut pas attaquer le principe, sinon une décision particulière).

    J’aime bien votre insistance sur la déclaration de l’Indépendance: j’espère que vous avez remarquer qu’il est indiqué: le droit à la vie, à la liberté et la POURSUITE DU BONHEUR. Et non pas le droit à la propriété comme le philosophe anglais des intérêts de la classe dominante de l’empire britannique John Locke (connu des américains: il avait fait la constitution de la Caroline avec le droit à la propriété, dont les esclaves: aucune égalité des hommes en principe. De même, il fut un des fondateurs du Board of Trade en 1696, lequel alla s’assurer que les colonies, comme les américaines, ne développent jamais leur industrie: cela mena, surtout avec des diverses interdictions des années 1750s à 1763 à pousser vers la révolution).

    Puis-je, sans aucune animosité, insinuer que vous ne connaissez pas le concept, ni l’origine du concept de la ‘poursuite du bonheur’ tel que conçu et connu à l’époque? Ça n’a rien à avoir avec l’idée égoïste qu’on se fait aujourd’hui de poursuivre sa chose arbitraire comme on veut (en anglais: ‘doing one’s own thing’). Ça incluait une recherche au niveau individuelle dans la société et une partie correspondante pour l’État. Bien que des générations d’historiens hostiles à l’intérêt général, en général toujours pro-britannique, essayèrent de dire que c’était de Locke (avec des arguments aussi peut convainquant comme c’est plus jolie ‘poursuite du bonheur’ que ‘propriété’, j’ai entendu cela dans mon cours!!!), le concept fut immédiatement prit du livre de Emerich de Vattel, de son livre Le Droit des Gens, la loi des nations. Vattel était une ‘disciple’ de Leibniz (lequel travaillait avec Jonathan Swift et autres contres les factions de va en guerre perpétuelle des Malborough, arrière famille de Churchill… au début du 18e siècle), qui eut bonne bataille avec la philosophie anglaise (voir les Nouveaux Essais sur l’entendement humain en réponse à Locke).

    On sait aujourd’hui que Jefferson y prit sa référence pour la déclaration (il avait prit une des peu nombreuses copies d’édition disponible sans jamais le retourner à la bibliothèque…). Apporter par Franklin, ce fut le livre le plus consulter par les pères fondateurs pour la constitutions. Il fut le livre le plus cité en justice (plus que Blackwell et compagnie) au début de la République jusque dans les années 1820s. L’insistance sur la souveraineté des nations fait que depuis plusieurs décennies l’élite anglo-américaine veut le reléguer aux oubliettes, car comme Tony Blair l’a expressément dit récemment, il veut mettre fin au système de souveraineté des nations de Westphalie, question de pouvoir intervenir et étendre l’intervention impériale partout légalement, ee.. je veux dire la lutte pour la démocratie partout…

    Hamilton était tout à fait d’accord avec cette philosophie: contrairement à Locke qui voyait le seul rôle du gouvernement de défendre le droit naturelle à la vie, liberté et propriété (et souvent le travail du servant n’était pas considéré comme la propriété du servant dans sa philosophie…), pour Vattel, le rôle du gouvernement était: ‘to provide for the nation’s necessities’, to ‘procure the true happiness’ of the nation, and to ‘fortify against external attacks’. Hamilton acceptait l’idée de Vattel que la propriété privée est un droit civil découlant de la société et non un droit naturel antécédent la société.
    Je passe les autres considérations économiques, mais je reviens sur ce que signifiait la poursuite du bonheur, autant du point de vue individuel que de l’État.
    Évidemment le mieux sera pour vous de lire l’original ici: http://www.larecherchedubonheur.com/article-28500919.html (chapitre XI où De Vattel parle de la « Félicité »)

    En anglais donc le résumé fait par Forrest McDonald:
    «bore no relation to the selfish concept of ‘doing one’s own thing’ that unthinking moderns might regard as the meaning of the phrase ‘pursuit of happiness’ in the Declaration of Independence. Indeed, it was the antithesis of such a concept. On the part of the state, it entailed rigorous instruction of the people in good citizenship and the arts and sciences, both practical and ‘polite’, and the cultivation of religious piety within the limits of the right to liberty of conscience. On the part of the individual, it entailed the love of country and rigorous attention to the duty of making oneself as virtuous, moral, and useful a member of society as possible. The matter prodided ‘an infallible criterion, by which the nation may judge of the intentions of those who govern it. If they endeavour to render the great and the common people virtuous, their views are pure and upright; and you may rest assured that they solely aim at the great end of government, the happiness and glory of the nation’. On the other hand, if they corrupted the morals of the common people with permissiveness, thus spreading ‘ a taste for luxury, effeminacy, a rage for licentious pleasure, … beware, citizens! beware of those corruptors! they only aim at purchasing slaves in order to exercice over them an arbitrary sway.’

    Je ne peux qu’à nouveau recommander la lecture de l’original:
    http://www.larecherchedubonheur.com/article-28500919.html
    Voici l’introduction de qui l’a mis en ligne:
    «
    Aux lecteurs : J’ai le plaisir de vous présenter le premier livre de l’ouvrage de Monsieur Emer(ich) de Vattel, citoyen suisse, ouvrage dont se sont inspirés les Pères fondateurs de la République des Etats-Unis d’Amérique.

    J’ai noté que beaucoup de visiteurs de ce site font des recherches sur l’origine et le sens du concept de bonheur et de « recherche du bonheur », inscrit au coeur de la république américaine par cette phrase éternelle de la déclaration d’indépendance :

    « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. »

    Cette notion, qui définit la nature et le but de l’état-nation, trouve sa source chez le grand Leibniz, dont Vattel est un disciple. En lisant cet ouvrage vous trouverez le sens exact que les Pères fondateurs des Etas-Unis d’Amérique donnent à cette formule, au chapitre XI où De Vattel parle de la « Félicité ».

    Le Droit des Gens de De Vattel était connu des révolutionnaires américains, et très consulté. On trouve à la bibliothèque du Congrès un exemplaire du The Law of Nations qui a été consulté par un grand nombre de congressistes lors de la rédaction de la Constitution, en 1788-89.

    C’est pourquoi je crois que qui n’a pas lu Le Droit des Gens ne sait pas correctement ce que sont les Etats-Unis d’Amérique, ni ce qu’est véritablement un état-nation.

    L’oeuvre d’Emer de Vattel constitue aussi le fondement principal du droit international, qui a été si violemment ébranlé depuis 1971, et tout particulièrement sous l’administration états-unienne sortante de MM. Bush et Cheney.

    Cet ouvrage est le travail le plus clair et abouti de système de droit reposant exclusivement sur la Loi Naturelle, philosophie de l’homme et de la nature héritée de la Renaissance, que l’on appelle aussi « classique » (Cette philosophie « classique » est la même que celle utilisée pour définir les types artistiques des 17ème et 18ème siècles)

    Cette lecture a été un choc politique pour moi, j’espère qu’elle ne vous fera pas moins d’effet.

    Bonne lecture.»

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      SylvainGuillemette

      Merci ASIQ, c’est édifiant et très intéressant! Personne ne pourra plus prétendre sa version des «États-Unis d’Amérique» et des «Dires» des contrats de société signés par le passé! Bon travail!

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      Salut Asiq,

      Plusieurs interprétations peuvent être donnés aux mêmes documents juridiques, selon l’objectif visé.

      Par exemple, ton argument à l’effet que la ‘recherche du bonheur’ réfère au pouvoir d’un état d’agir pour le bien commun est intéressant, mais contredit le texte même de la déclaration d’indépendance qui dit clairement que ce sont les ‘hommes’ qui sont investis de certains droits, dont la recherche du bonheur, et non l’état.

      De plus, ce qui faisait que les États de l’Union (pas les USA) étaient différents des autres pays de la planète, est qu’un homme y naissait SOUVERAIN.

      C’est la principale caractéristique qui distingue les États américains de tous les autres états de la planète.

      Donc, si tu pense que les É-U n’ont pas été fondés sur des principes de liberté, tu te trompes, pas à peu près.

      À l’origine, les États de l’Union avaient été constitués en république (Déclaration d’indépendance de 1776, Articles de confédération de 1778 et Constitution de 1787).

      Par la suite, le 21 février 1871, le District de Columbia a été créé et la Constitution originale des États de l’Union a été remplacée par une 2e constitution qui donnait à Washington un statut de corporation et transformait les états-unis en « démocratie ».

      Voici un tableau qui résume l’évolution des deux constitutions.

      http://usa-the-republic.com/items%20of%20interest/US%20v%20USA/USA_1.html

      L’histoire constitutionnelle des É-U est remplie de contradictions et d’incohérences, mais si on regarde de plus près, on voit que l’intention initiale de ‘droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonhneur’ a été détournée de plusieurs façons, depuis longtemps, et certainement depuis la création du District de Columbia en 1871.

      Pour les hommes et les femmes, la différence la plus notable entre les 2 constitutions est au niveau des libertés individuelles.

      Sous la 1ere constitution, dite ‘organique’, l’enfant né d’un citoyen d’un des états souverains de l’union nait lui-même souverain. Chaque homme est maître de lui-même et non un ‘sujet’ d’un monarque ou autre dirigeant.

      Les titres de noblesse qui indique une classe supérieure ou une forme ou autre d’autorité sont bannis.

      Sous la 2e constitution, qui est le système actuel, les enfants sont ‘enregistrés’ à la naissance et sont des ‘citoyens’ des USA, qui est la corporation dont le siège social est Washington D.C. possédant un teritoire de 10 miles carrés provenant de la Virginie (Vierge) et du Maryland (Marie).

      Un citoyen des USA n’est pas la même chose qu’un citoyen américain (d’un des états souverains de l’union).

      Je vous suggère de faire des recherches dans ce sens, et vous verrez que l’intention originale des états-unis était effectivement de devenir et de rester libres de l’oppresion d’un monarque (le roi George) qui était devenu oppressif au point qu’il était devenu nécessaire et donc légitime, tel qu’énoncé dans la déclaration d’indépendance de 1776, de rompre les liens politiques qui unissaient jusqu’alors les citoyens des colonies de la Nouvelle-angleterre à la couronne royale d’Angleterre et de déclarer leur indépendance.

      Mais les états-unis perdus en 1776 ont été repris par la suite, et gouvernés par les mêmes influences qu’auparavant, mais de façon plus subtile.

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      La clause de ‘General Welfare’ expliquée par Ron Paul. On parle évidemment du ‘bien-être général’ des États et non des citoyens, comme l’indique clairement le texte de la Constitution. Mais les globalistes de Washington D.C. enseignent autre chose. Go Ron Paul!

      http://www.youtube.com/watch?v=VOa_apVjM5Q

      (C)

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    Bonjour!

    Pourquoi vous semblez affirmer que la poursuite du bonheur et le bien commun sont antithétique? Nulle part j’affirme contre la liberté du citoyen, bien au contraire!!!
    Les époques révolutionnaires (comme dans les Amériques latines et même les idées en Europe, en Fr, en Espagne, etc.) changeait la nature de la nation. Auparavant, les gens étaient sujets de sa majesté (si je me rappelle, n’est-ce pas vous qui était fervent(e) de la monarchie constitutionnel du Canada? Quant dirait M. Ron Paul, j’espère qu’il n’est pas royaliste quand même!!) et la nation trouvait légitimité en la personne du roi, supposément d’autorité divine… Au contraire, le concept révolutionnaire, c’est que la nation trouve sont fondement dans le peuple, c’est lui la base et légitimé de la nation et de toute institution qu’elle se donne pour le représenter et veiller aux affaires communes (car l’humain d’éternité vit en société, sinon point de langage, et nécessairement se pose des questions communes qu’il faut résoudre d’une manière ou d’une autre pour anarchie éviter). Et la déclaration d’Indépendance justement établit c’est principes (ce n’est pas un contrat à l’européenne à la Rousseau), c’est sur des principes fondamentaux sur l’humain, ceux si bien énoncés, qui sont les bases de l’Union qu’ils forment et aucun gouvernement ne peut les violer (l’État ne pourrait imposer des lois qui vont à sont encontre; ie les États du Sud violaient les principes en niant l’humanité des noirs.. et c’est bien sûr eux qui défendaient les ‘states right’ et voulaient empêcher le gouvernement fédéral d’intervenir dans leur petitesse… ). Si vous dites qu’il y a plusieurs interprétations, c’est sûr, mais Ron Paul aussi à une interprétation très particulière.

    Je vous réinvites à lire les documents originaux: les pères fondateurs connaissaient très leur histoire romaine (et grecque), connaissaient très les défenseurs du commonwhealt britannique (ie les John Milton, Thomas Moore, etc.) et bien sûr les philosophes anglais récents et Vattel. Donc, déjà en lisant les originaux, et lisez Vattel (c’est ironique, car était oublier, mais vint à être reconnu à nouveau, par ceux qui cherche à montrer qu’Obama ne peut être président car ni serait pas né: et découvrir que cette close venait des travaux de Vattel) on se fait une meilleur idée: surtout sur la question du concept du bonheur: vous ne pouvez pas écarter du revers de la main sa signification et sa genèse historique. (que le concept du bonheur est ensuite changer, c’est sûr et presque inévitable!! et même normal! mais si on veut clamer les principes fondateurs de l’époque, il faut retrouver le sens original de l’époque.)

    Et encore une fois, je ne vois absolument pas la contradiction comme vous la voyez, d’affirmer la liberté de l’humain et d’une institution communément institué pour favoriser la poursuite du bonheur: les hommes libres n’en feraient pas moins.

    D’admettre des corporations comme entité moral, ça vient plus tard et c’est douteux: mais ça, c’est pas du socialisme: c’est du corporatisme, et le corporatisme haît toujours le rôle de l’État, sauf quand sert ces intérêts particuliers… Si vous ne voyez pas que l’État est coopté non pas par es communistes convaincus, mais des entreprises privés qui veulent l’État au service des actionnaires et l’upper class américaine aux ambitions de domination mondiale, suivant leurs modèles et amis, l’empire britannique et qu’ont opté pour la politique du ‘free trade imperialism’, c’est-à-dire diminuer à presque néant le rôle des États souverains, d’ouvrir leurs portes aux pillages économiques par les pirates.. e je veux dire les investisseurs, il y a un problème de perception! Car dans un marché ‘libre’, fatalement, il y des poissons qui deviennent plus gros que d’autres (et c’est correct pour un temps, pour une certaine dynamique), mais quand devient si gros que devient un requin, que devient une menace aux biens communs, l’individu privé, il y a beau clamer sa liberté individuel, si l’entreprise est trop grosse, il n’a tout simplement pas la force de se défendre. Seul un État, s’il n’est pas coopté, peut défendre la liberté individuelle contre les grosses corporations. Les pères fondateurs n’avaient pas du tout l’optique de l’État comme un ennemi, un mal nécessaire, mais comme un instrument que se dotait des hommes libres pour assurer le développement du pays et les défendre contre les prédations de l’empire britannique.

  13. avatar

    Je n’ai jamais dit que la poursuite du bonheur et le bien commun sont des antithèses.

    Ce que je dis, c’est qu’on ne peut violer les libertés individuelles, sous prétexte de rechercher le bien commun.

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      Et comme on ne peut utiliser sa liberté pour causer des dommages à autrui, il n’y a pas de problème.

      Le problème est ceux qui pensent qu’il est légitime pour le gouvernemaman de prendre le fruit de ton labeur sous menace de saisie…’pour le bien commun’ évidemment.

      Go Ron Paul!

  14. avatar

    Ron Paul a terminé 2e au New Hampshire hier.

    La vague Ron Paul s’en vient les amis. Attachez vos ceintures.

    http://www.youtube.com/watch?v=TFJqx_E_Zlg&feature=related