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Pauline Marois a perdu la confiance de la population du Qu?bec

Image Flickr par Bloc Qu?b?cois

?Je ne pense pas que Mme Marois est la femme que les gens veulent suivre pour fonder un pays?, d?clarait mardi le d?put? d?missionnaire du Parti qu?b?cois, Jean Martin Aussant. Tant de choses ont ?t? dites depuis lundi. Mont?es aux barricades, d?missions, d?nonciations, d?ceptions, la palette compl?te des commentaires a ?t? servie au bon peuple qu?b?cois. La d?vastation est gigantesque. Selon un sondage non scientifique de Cyberpresse, madame Marois se retrouve perdante sur toute la ligne depuis ce pl?biscite d’avril 2011?:???Pr?s des deux tiers des Qu?b?cois (62%) estiment que Mme Marois devrait quitter son poste ?? la lumi?re des ?v?nements d’aujourd’hui? (la d?mission des d?put?s Beaudoin, Curzi et Lapointe, lundi), mais 38% croient au contraire qu’elle devrait rester. Chez les ?lecteurs souverainistes, 56% souhaitent qu’elle jette l’?ponge, un point de vue que partagent seulement le tiers (35%) des ?lecteurs p?quistes ?.

Les d?missionnaires ont formul? le v?u que la politique se fasse autrement au sein du Parti qu?b?cois. J’ai suivi avec attention les d?clarations de madame Marois et quelques t?nors du parti. Madame Marois s’est empress?e de bl?mer Jean Charest pour sa d?cision de retirer le projet de loi 204. Quelques autres d?put?s ont envahi les tribunes t?l?phoniques pour inviter les d?put?s d?missionnaires, moins une, ? r?int?grer les rangs. Madame Lapointe pour sa part devra se rallier ? la gouvernance sur la souverainet? et ?viter de montrer ses d?saccords ? l’?gard de la chef du parti. La palme revient au d?put? de Gouin, Nicolas Girard, pour qui le d?part des Lapointe, Beaudoin et Curzi, tous des sexag?naires, est aussi un signe de changement de garde chez les souverainistes. ?Il y a une nouvelle g?n?ration de souverainistes qui a ?t? ?lue en 2008. Nous, on n’a jamais connu le Qu?bec sans la Charte de la langue fran?aise, sans la Charte des droits, on est souverainistes pour des raisons peut-?tre diff?rentes de nos parents. En 1995, le r?f?rendum, on l’a perdu pour diverses raisons. On ne refera pas l’histoire, il faut en prendre acte?, a expliqu? monsieur Girard ? Cyberpresse. Et madame Marois doit faire partie, j’imagine, de cette rel?ve qui consid?re qu’elle ne pourra refaire l’histoire.

Le congr?s

Il faut vraiment ignorer les rouages d?un congr?s politique pour croire que le vote de 93 pour cent recueilli par madame Pauline Marois correspond ? la r?alit?. L?ultime objectif de ce vote ?tait de pr?server les acquis vers la prise de pouvoir. Au prix de combien de compromissions. Derri?re les portes closes, tractations et menaces allaient bon train. Promesses en tout genre ?galement. ?Je te donne, tu me donnes. Tu me donnes, je te donne?. Tout pour pr?server l?unit? et le vilain artifice que tout va bien dans l?Auberge du Parti qu?b?cois.

Mais voil?. Obtenir 93 pour cent lors d?un pl?biscite au cours d?un congr?s politique ne signifie en rien que ce vote m?nera ? une victoire majoritaire ? une ?lection g?n?rale. La question est plus fondamentale. La population qu?b?coise se retrouve-t-elle dans les id?es et dans le style de Pauline Marois?

Pauline Marois avait, en avril 2001, r?ussi ? ?carter l?aile radicale de son parti. Pourtant, un an auparavant, la chef du Parti qu?b?cois avait, en mars 2010, d?fendu l?id?e que le PQ ?tait fond? sur le concept de ?libert?? et que c’?tait un lieu o? doit s’exprimer une ?multiplicit?? de points de vue. Comme l?indiquait le journaliste chroniqueur du Devoir : ?Pour Marc Laviolette, l’expulsion de SPQ Libre signifie le retour de la ?pens?e unique? au PQ. L’objectif ?tant selon lui de r?cup?rer le vote de l’ADQ, notamment les 700 000 qui ne se sont pas pr?sent?s aux urnes ? la derni?re ?lection. Mais le syndicaliste a dit douter que cette strat?gie ? qu’il a qualifi?e d’??lectoraliste et provincialiste? ? puisse fonctionner?. Marc Laviolette avait, au congr?s d’avril 2011, r?clam? puis ?chou? dans sa tentative de faire en sorte que la Loi 101 soit restaur?e dans sa totalit?. ?Je suis devenu souverainiste parce qu’au Qu?bec, ma langue ?tait devenue opprim?e?, avait-t-il plaid?.

?Est-ce que le congr?s est souverain ou bien c’est juste un exercice de style? ? avait questionn? Pierre Dubuc qui ?tait ? l?origine, avec Marc Laviolette, d?une proposition, adopt?e avec une faible majorit?, sur l?affichage unilingue fran?ais obligatoire. La d?putation p?quiste avait mis tout son poids pour faire renverser cette proposition qui risquait de diviser le parti et d?indisposer la population qu?b?coise.

Le projet de loi priv? 204

Dans son expos?, lundi, Lisette Lapointe expliquait en ces termes sa d?mission du caucus du Parti qu?b?cois : ?Depuis un certain temps d?j?, en effet, je suis tr?s mal ? l’aise avec certaines orientations et positions prises par la direction du parti et avec la fa?on dont elles nous sont impos?es. Un bel exemple est le projet de loi Maltais-Labeaume. Je dirais que c’est la goutte d’eau qui a fait d?border le vase. Aucune consultation, aucun pr?avis au caucus des d?put?s. Je l’ai appris par la radio. L’id?e de retirer un droit de recours ? un citoyen va ? l’encontre de mes convictions. D’ailleurs, de nombreux citoyens, et vous le voyez ici, de nombreux citoyens m’ont dit leur d?saccord et m?me, dans certains cas, leur col?re?.

Agn?s Maltais, par son ent?tement et le fait d?avoir entra?n? dans son sillage, sa chef, Pauline Marois, aura beau tent? de convaincre la population du Qu?bec du bien-fond? de sa d?marche. Nul n?est dupe. D?marche ?lectoraliste ? la petite semaine qui montre une courte vision d?un Parti politique qui ne vise rien de moins que l?ind?pendance du Qu?bec. Combattons une fois pour toutes ce malentendu : aucun sondage ? la grandeur du Qu?bec ne vient appuyer les pr?tentions de madame Maltais selon lesquelles la population appuie avec une large majorit? sa d?marche ? l?Assembl?e nationale. Madame Maltais, dont les arguments et les tons de voix ressemblent ?trangement au maire Labeaume, ne convaincra personne que sa d?marche prot?ge la d?mocratie. Et le tort sera consid?rable. Madame Maltais gagnera peut-?tre la course dans sa circonscription, mais le parti qu?b?cois risquera, lui, de perdre sa course ? la grandeur du Qu?bec.

Est-ce par faiblesse ou calcul ?lectoral que madame Pauline Marois s?est laiss? guid? dans ces m?andres qui limitent un droit fondamental de contester devant les tribunaux la d?cision d?un gouvernement municipal?

Forte de son pl?biscite d?avril 2011, madame Marois a-t-elle vu trop grand ou s?est-elle laiss? griser par ce pouvoir qui corrompt en se convainquant de son invincibilit?. Pour Pierre Curzi : ? cette d?cision va ? l’encontre d’un principe fondamental de la vie d?mocratique qui permet ? tout citoyen de contester, y compris devant les tribunaux, une d?cision gouvernementale. (…) Mon seuil de tol?rance ?thique personnel a ?t? atteint. Je respecte mes coll?gues parlementaires qui pensent autrement?.

Et que dire de cette r?flexion profonde de Louise Beaudoin qui, en elle-m?me, d?nonce le comportement de madame Pauline Marois depuis son arriv?e ? la t?te du parti qu?b?cois : ?c’est ? mon retour en 2008, peut-?tre parce qu’une pause de cinq ans m’a permis de voir les choses autrement, que j’ai commenc? ? m’interroger sur la partisanerie qui souvent rend aveugle, qui nous force ? toujours ?tre dans la certitude, jamais dans le doute, sur le ton guerrier que l’on se croit oblig?s d’employer, sur la mani?re de se comporter avec des adversaires que l’on a tendance ? consid?rer comme des ennemis, sur l’unanimisme impos? et sur la rigidit? implacable de la ligne de parti: des maux dont la politique, je crois, est en train de mourir ici et ailleurs?.

Le d?put? Claude Cousineau s’est dit en accord avec les opposants au projet de loi 204 : ?Je ne peux ?tre d’accord avec l’id?e de soustraire des droits de contestation ? des citoyens. Rappelons-nous qu’il y a moins d’un an nous avons l?gif?r? pour que les municipalit?s du Qu?bec se dotent d’un code d’?thique et qu’elles produisent et d?posent au minist?re des Affaires municipales, des R?gions et de l’Occupation du territoire les processus d’appels d’offres pour tout contrats ou ententes. Le projet de loi qui est devant nous va ? l’encontre de ces principes et je ne peux donc l’endosser?.

Le jeune d?put? Jean-Martin Aussant si?gera lui aussi comme ind?pendant, aux c?t?s de Louise Beaudoin, Liseette Lapointe et Pierre Curzi. Il a os? dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas : ?Je ne pense pas que Mme Marois est la femme que les gens veulent suivre pour fonder un pays?.

Au dernier instant, apr?s avoir ironis? sur la d?cision de ses d?put?s d?missionnaires, la chef p?quiste Pauline Marois a convenu ?avoir fait une erreur au d?part? en appuyant le projet de loi sur l’amphith??tre de Qu?bec sans avoir consult? ses d?put?s. Une fois ce message bien lanc?, comme un acte de contrition auquel ont ?t? habitu?s les qu?b?cois de vieille souche, les d?put?s sont ressortis de leur caucus ragaillardis. Le leadership de madame Marois est solide. Cela autorise ? nouveau madame Marois de jeter le bl?me sur Jean Charest pour la promesse qu’il n’a pas su tenir aupr?s de la population de la ville de Qu?bec. Faire les choses autrement?

Solide? Aupr?s de qui? De la population du Qu?bec? J?en doute. La langue de bois a repris ses droits. Faire la politique autrement, comme le souhaitait Louise Beaudoin? Un v?u pieux rapidement balay? sous le tapis. ?Je vais faire la preuve que la souverainet? est au c?ur de notre action et que nous allons faire le pays?, a-t-elle r?pondu au d?put? d?missionnaire Jean-Martin Aussant. Pour r?aliser cet objectif, il faut de la part de la population qu?b?coise une bonne dose de confiance envers la classe politique. Et lien de confiance est s?rieusement compromis.

Selon Bernard Drainville, ?il ne fait aucun doute que le parti doit changer pour survivre. Si on veut sauver le Parti qu?b?cois, il va falloir changer le Parti qu?b?cois. Parce que ?a reste un grand parti. Alors moi, je fais le choix de travailler de l’int?rieur pour le changer?. Il faut souhaiter bonne chance ? Bernard Drainville. Il pourra toujours s’appuyer sur Maka Kotto qui a qualifi? les d?missionnaires de ?fossoyeurs de la souverainet??. Madame Marois a clairement laiss? entendre, ? l’issue de son caucus de mardi, qu’elle n’avait pas l’intention de se plier aux attentes des d?put?s qui souhaitent des changements dans son entourage.

En conclusion, que se passera-t-il lors du prochain vote sur le projet de loi priv? 204? Il faudra s?amuser ? compter le nombre de d?put?s p?quistes absent en raison de besoins urgents incontr?lables (les toilettes parlementaires sont un haut lieu de refuge pour dissimuler sa dissidence). Un trop grand nombre de ces d?put?s risquerait d?affaiblir le leadership de madame Marois. Un petit nombre la conforterait dans cette crise qu?elle pourrait qualifier de passag?re. Et les d?put?s absents reviendront et reprendront leur si?ge le c?ur et le corps plus l?gers.

Madame Maltais soutient qu’il faut ?couter la population de la r?gion de Qu?bec. ?Les gens de Qu?bec savent ce qu’ils font, ils veulent cette entente, ils veulent le gestionnaire qui est l? [Quebecor], ils font confiance en leur ville, en leur maire. […] L’appui des gens de Qu?bec est massif?. Puis-je rappeler ? madame Maltais qu’avec un investissement public de 200 millions de dollars du gouvernement du Qu?bec, c’est la population enti?re qu’il faut consulter et ?couter? Et qu’il appartient au Parti qu?b?cois de remettre les pendules ? l’heure? Je rappellerai ? madame Maltais, qui n’a de vision que sa r??lection dans la la r?gion de Qu?bec, que le pr?sident de la F?d?ration qu?b?coise des municipalit?s (FQM), Bernard G?n?reux, a d?nonc? le projet de loi priv? 204 : ?Non seulement on autorise tout, mais on interdit les droits de recours?. Un an seulement apr?s l’adoption de nouvelles r?gles d’octroi des contrats municipaux et de r?gles visant la transparence et l’?thique, ?? la premi?re occasion venue, on r?gle ?a entre nous?, a-t-il soulign?. ?C’est quoi le signal qu’on est en train de donner??

Jean Charest, qui se montre beau joueur, ou fin strat?ge, annon?ait qu’il reportera le vote sur le projet de loi 204 ? l’automne. ?Nous prendrons le temps de faire le travail comme il faut. Nous reviendrons au mois de septembre pour le faire correctement?. Quel magnifique croc-en-jambe servi au Parti qu?b?cois et ? sa chef, Pauline Marois. La sagesse vient de Jean Charest et la temp?te trouve son origine chez les strat?ges du Parti qu?b?cois, Agn?s Maltais en t?te, qui n’ont pas su voir venir la position de l’habile adversaire. Faire l’ind?pendance du Qu?bec avec si peu de clairvoyance et ce brin d’amn?sie? Peut-?tre serait-il sage que madame Maltais rejoigne les rangs des d?put?s ind?pendants si elle avait l’humilit? de reconna?tre cet ?norme g?chis.

Pierre R. Chantelois

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7 Commentaire

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    Si on rêve de faire l’indépendance du Québec, c’est assez simple.
    Chef: Khadir
    Les meilleurs éléments du P.Q et les meilleurs du B.Q.
    Les indépendant « divisés » en BQ et en PQ on dilué le produit.
    De sorte que pour l’indépendance du Québec, ajouté à la politique « odeur de souffre » de l’immigration au Québec, et de bien des facteurs brumeux, on va continuer de rêver.
    Et pour Madame Marois, au départ, c’était déjà perdu.
    Étrange ces indépendantistes… Ils se divisent eux-mêmes pour régner.
    En espérant qu’un jour l’un ou l’une d’entre eux ne vendra pas du gaz de schiste…

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    Bonjour Gaétan. Ce n’est pas d’hier que le PQ a la réputation d’être ingouvernable. Je suis d’accord qu’il faudra bien un jour que la relève assume ses responsabilités et qu’elle prenne le flambeau de l’indépendance. Et elle devra montrer la voie sur ce qu’elle entend par « faire la politique autrement ».

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    SylvainGuillemette

    Encore faut-il que les partis aient des raisons d’exister. Le PQ est un parti bourgeois, nationaliste à la fois.

    Les péquistes préfèrent que je me fasse exploiter par un Québécois de souche, plutôt que par un Anglais, mais ça ne change rien pour moi, l’exploitation demeure.

    Le PQ ne nous sert à rien, sauf nous chérissons la bourgeoisie à la ceinture fléchée. Q-s défends également l’indépendance du Québec, mais avec en bonus, les intérêts des travailleurs du Québec, en priorité!

    Le PQ peut bien mourir, il a fait son temps et celui des chefs de parti qui décident pour toute la base est probablement révolu. De plus en plus, vous verrez les bases revendiquer plus de pouvoir, au sein de ces partis dinosaures où le diktat d’une seule personne, le chef, est actuellement de mise.

    Q-s en ce sens, est révolutionnaire. La base décide, les porte-parole rapportent.

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    Sylvain

    Et quelle serait la solution alternative au PQ?

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    SylvainGuillemette

    Québec-solidaire, qui propose non seulement l’indépendance du Québec, mais de créer une constituante pour établir les bases de ce nouveau pays, avant l’indépendance faite.

    Il faut donner aux Québécoises et aux Québécois l’espoir et l’opportunité de créer, de bâtir quelque chose. Ils doivent participer à l’élaboration de ce pays, et non seulement laisser aller un parti qui garde ses secrets pour la phase finale.

    Q-s propose d’emblée une approche différente en ce qui concerne l’économie. Q-s propose par exemple la nationalisation des exploitations de nos ressources et non, la servilité à ces entreprises locales comme étrangères, qui s’enrichiront sur le dos des travailleurs du Québec, tant via leur labeur que via leurs richesses naturelles.

    À Québec-solidaire, déjà, il y a la notion des chefs qui change du tout au tout la dynamique dans le parti. La base décide, et vote aux Congrès, et les porte-paroles élus, Amir Khadir et Françoise David, rapportent les décisions prises par la base.

    Notre chef n’existe que pour le DGEQ, puisqu’il est obligatoire à la création d’un parti politique. Si vous fouillez le site de Q-s, vous noterez que le chef n’est ni Amir, ni Françoise.

    Le capitalisme pour sa part, a eu sa chance et n’a pas prouvé jusqu’ici, qu’il était de mise pour subvenir aux besoins des humains. Au contraire, il a prouvé que la richesse s’y concentrait au sein de la minorité possédante des moyens de production, que l’on nomme, nous, bourgeoisie. Le capitalisme n’a pu jusqu’ici, que prouver les dires de Karl Marx des années 1800, lesquels rapportaient que le capitalisme créait naturellement l’impérialisme et la coalition des intérêts de classes, laquelle nos amis libertariens nomment le corporatisme.

    Il est temps de passer à autre chose. Le capitalisme ne répartissant pas les richesses, ne peut ensuite de façon totalitaire, imposer ses dogmes. Mais c’est pourtant le cas! On impose les lois économiques d’un système qui ne parvient même pas à répartir les richesses, mais qui ne tient pas compte de ce dernier facteur. S’il n’y a pas de partage de la richesse, comment peut-on ensuite demander aux humains, n’ayant pas les mêmes conditions, puisqu’ils ont chacun des conditionnements forts différents, de participer de la même façon à une économie ne tenant pas compte de ces différences entre chaque être humain? Totalitarisme.

    Il faut cesser de se fermer les yeux et constater que le capitalisme ne sert qu’une seule classe, celle des possédants. La bourgeoisie. La conciliation de classes, comme la propose le PQ, n’a plus sa place. Ce n’est pas comme si le capitalisme avait des vertus et que nous constations ses réussites, c’est précisément tout le contraire!

    Délocalisation des emplois, pollution agressive et aveugle en parfait respect des dogmes capitalistes quant au profit, enrichissement d’une minorité au détriment d’une majorité, concentration des avoirs et cartellisation de ceux-ci même à la bourse, sans parler des faillites systématiques du capitalisme aux 30-40 ans, qui ne peut finalement revivre que via le pillage des prolétaires, qui impriment alors des billets de banque pour renflouer les banques incapables de gérer notre fric.

    Dois-je vraiment faire mention que les guerres des 50 dernières années étaient le fruit de l’impérialisme pour la plupart? Dois-je vraiment ajouter que le capitalisme à Cuba, isolé et entouré de pays socialistes, aurait fait bien pire encore que le socialisme en un seul pays? Dois-je vraiment énumérer chaque Coup d’État orchestré par la maison blanche, qui ont «démontré», chacun d’eux, que le socialisme ne fonctionnait pas?

    Dois-je vraiment approfondir sur les ratées du capitalisme, en citant par exemples, les services publics que les dogmes capitalistes nous demandent de rejeter, dont l’accès universel à des soins de santé?

    On les connait, nos problèmes, ils viennent des ratées du capitalisme et de ses dogmes à la con.

    Le PQ en ce sens, ne demande pas d’abolir ce système économique, dont les dés sont évidemment pipés par la bourgeoisie, pour la bourgeoisie. Q-s en revanche, est jeune et on peut y investir beaucoup d’efforts pour le mener le plus à gauche possible, vers les intérêts de la majorité populaire, vers les intérêts des millions de salariés du Québec!

  6. avatar

    Sylvain

    L’expérience de la politique (40 ans à côtoyer les officines politiques fédérales et provinciales) m’ont appris qu’un idéal, une fois réalisé, est corrompu par l’usage du pouvoir.