4 juillet 2009 |
7 commentaire(s) |
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Photo : Flickr JasonRogersFooDogGiraff eBee
Cette lettre a été adressée à trois quotidiens importants…
Monsieur le Rédacteur en chef
Je fais partie d’un groupe de scientifiques, répartis dans 24 Pays, qui s’est engagé à convaincre les médias de faire cesser le tabou qui s’oppose à toute discussion relative aux problèmes posés par la taille et la croissance de la population humaine en relation notamment avec la dégradation de l’environnement. Nous maintenons ce tabou à notre péril et à celui de millions d’autres espèces.
La surpopulation est étroitement liée à toutes les formes de dégradation de l’environnement dont nous prenons conscience maintenant : disparition d’espèces, modifications du climat, pollutions, désertifications, diminution des réserves aquatiques, déforestations, etc., or la croissance démographique mondiale est préoccupante. Rappelons quelques chiffres, ils sont éloquents. Il a fallu attendre longtemps pour que la population humaine franchisse le cap du milliard d’individus. C’était en 1800. Cent ans après environ, en 1930, nous étions deux milliards. Tout s’est accéléré ensuite : en 30 ans le troisième milliard a été atteint, 15 ans après le quatrième. Nous sommes actuellement six milliards sept cents millions d’êtres humains avec, en projection, deux milliards supplémentaires d’ici 2050.
Pour nourrir ces deux milliards supplémentaires, on estime qu’il faudra augmenter les surfaces agricoles de 18%. Faire de l’agriculture c’est « affecter un espace à une espèce animale ou végétale utile à l’homme et exclure de cet espace toute autre espèce concurrente » à cet effet d’exclusion il faut ajouter toutes les pollutions liées aux pratiques agricoles. Il faudra aussi loger cette population c’est-à-dire recouvrir d’importantes surfaces nouvelles avec des matériaux inertes incompatibles avec la vie qui y préexistait. Il faudra développer les voies de transport et de communication, les échanges, les industries, les moyens d’élimination des déchets, il faudra accroître la fourniture d’énergie.
Il est illusoire de penser qu’en réduisant notre consommation (même s’il est bon de le faire) nous arriverons à corriger les excès dus à la croissance ininterrompue de la population humaine; personne ne peut réduire ses besoins organiques à zéro, il faut pour cela ne pas exister. Il est temps de réfléchir à ces problèmes démographiques et de préparer l’opinion à une perception nouvelle de leur évolution.
Le problème de la limitation des naissances est difficile dans les pays en voie de développement où de grossières erreurs ont été commises dans le passé. Mais les erreurs doivent être utiles pour progresser.
Il faudra dans ces pays, par recours aux médias sans doute, mieux y éduquer les femmes en exposant de nouvelles options concernant la taille des familles ; il faudra mieux protéger l’enfance pour qu’une forte mortalité ne soit plus la justification des familles nombreuses; il faudra enfin rendre les moyens de contraception facilement accessibles à tous.
Le projet d’aboutir rapidement à un palier de croissance de la population humaine et, par la suite, à sa décroissance est une option dont dépend l’avenir de notre espèce et du reste du monde vivant.
En espérant que vous voudrez vous intéresser au sujet que je vous expose et que, convaincu de son importance, vous voudrez bien nous aider à en faire prendre conscience (en publiant cette lettre par exemple), veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur en chef, etc.
Via BlogHardi
Cette fois-ci serait la bonne ? Pour toutes les fois dans l’histoire où l’on nous a annoncé la fin de l’humanité par la surpopulation…
L’histoire nous dit que les prévisions apocalyptique de surpopulation oublient de prendre en compte l’évolution de la société, la technologie, l’innovation et les changements.
Selon-vous, la terre ne peut nourrir vos prédictions d’humains sur la planète. Et pourtant, le problème de nourrir les gens présentement est bien plus un problème social que démographique. Tellement de société ne réussissent pas à produire adéquatement de la nourriture faute de liberté, de capital et d’éducation.
La solution immédiate est bien plus d’aider ces gens à mieux produire qu’à essayer de controler leur population.
De plus, il est assez prétentieux de vouloir limiter le nombre d’enfants de ses voisins parce qu’on considère qu’ils en a assez.
Selon quel critère justifier cette prétention?
Et si le voisin n’êtait pas d’accord et voyais les choses autrement ? Qui a raison ?
22:25, le Dimanche 5 juillet 2009En augmentant seulement les conditions de vie des pays pauvres, tout comme nous l’avons fait, les populations se stabilisent.
Dépopulation? Commencez donc pas vous stériliser vous-mêmes ou vous éliminer vous-mêmes pour sauver la planète au lieu de penser à réduire les populations des autres pays.
19:12, le Mercredi 8 juillet 2009Éduquer les femmes, dites vous? Mais éduquez donc les hommes d’églises qui ne cessent de démoniser la contraception! Éduquez ceux qui pratiquent le viol de guerre sur toutes les femmes entre 12 et 50 ans ou qui les prostituent. Éduquez ceux qui croient que leur épouse n’a pas le droit de leur dire non!
Peu de femme choisissent volontairement d’accoucher année après année durant 35 ans! Leur taux de fécondité est souvent lié à leur niveau d’instruction mais aussi de leur accès à la contraception et au respects de leurs droits.
17:40, le Samedi 11 juillet 2009J’aime! La surpopulation lance des remous et ça me fait bien marrer.
Malheureusement François, je dois être en désaccord avec toi. L’argument de Malthus dit simplement que la croissance de population est exponentielle (elle augmente constamment), tandis que la recherche du rendement agricole, un des meilleurs exemples de facteur limitant de la capacité portante de la terre, connaît une croissance quadratique en fonction du temps (elle a donc un maximum).
En gros, ça signifie que la population augmente toujours de plus en plus et qu’à un certain point, le rendement a une limite définie que l’on n’a pas encore atteinte. Et qu’au moment où un facteur limitant devient important, une épidémie apparaît et aide à réguler « naturellement » la population. On voit de tels comportements dans les communautés microbiennes en absence de prédation et c’est un élément central et indéniable des croissances en population.
Le contrôle des naissances est dangereux, surtout qu’il faut en parler à mon avis aussi. Je préfère que l’on s’efforce à travailler dans ce domaine maintenant, plutôt que de devoir travailler à devoir faire des choix plus tard. Mais encore là, il faut être capable d’évaluer notre potentiel à nourir une population de 9 milliards dans 50 ans, et il existe des modèles pour faire cela.
15:03, le Jeudi 23 juillet 2009Cette lettre a-t-elle été publiée par ces journaux ou simplement envoyée ?
9:26, le Jeudi 13 août 2009[...] Le projet d’aboutir rapidement à un palier de croissance de la population humaine et, par la suite, à sa décroissance est une option dont dépend l’avenir de notre espèce et du reste du monde vivant. (Source) [...]
16:45, le Samedi 29 août 2009[...] Il progetto di giungere rapidamente a un certo livello di crescita della popolazione umana, per poi successivamente passare ad una decrescita è una scelta dalla quale dipende l’avvenire della nostra specie e del resto del mondo vivente. [Fonte] [...]
14:59, le Lundi 31 août 2009Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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