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Par quoi remplacer le principe du commerce

Image Flickr par wagaboy

Un article fondamental est paru sur le site Owni : Le prix de la production intellectuelle? (source) ;

(regardez aussi celui-l? : La semaine de quatre jours, solution ? la crise?? o? l’on voit le long chemin qui prend la direction de ce qu’on tente de d?finir)

Il met en ?vidence la complexit? du r?seau qui am?ne ? cr?er n’importe quel produit ??de consommation??, fut-il mat?riel ou immat?riel. Si on devait r?mun?rer tous les acteurs qui ont rendu ce produit possible, on dessinerait un r?seau d’une complexit? exponentielle au fur et ? mesure qu’on pose r?cursivement la question ??oui mais cela, qu’est-ce qui lui a permit d’exister???? (appel?s ??contributeurs??)… remontant ainsi ? la ma?tresse d’?cole qui apprenait ? ?crire.

Il est aussi question de l’?quivalence des ?changes et de l’impossibilit? d’appliquer ce concept (absurde) aux biens num?riques.

Si certains se disent pr?ts ? payer une modique somme pour acc?der ? des biens immat?riels, il n’en va pas de m?me des 1 milliard de personnes qui meurent de faim et qui sont totalement exclues de la partie. Ce genre de ??petites?? failles, sont si nombreuses et importantes qu’elles repr?sentent quasiment la d?finition du syst?me du commerce.

Pourquoi s’ent?ter ? faire du commerce avec tout?? N’est-il pas ?vident que ce cadre ?troit oblige ? cr?er des milliers et des milliers d’exceptions, d’arrangements, et d’usages incons?quents??
Ne vaut-il pas mieux briser ce principe pr?historique et incompatible avec le fait m?me de vouloir obtenir un syst?me qui fonctionne correctement??

De plus, si on arrive ? la conclusion que les biens immat?riels doivent ?tre r?gis par un syst?me de licence globale, un peu ce que les imp?ts auraient d? faire, en prenant un peu ? tous et en le redistribuant ?quitablement en fonction du nombre de clics, de la popularit? ou de l’estime, ne faut-il pas quand m?me cr?er ces fameux algorithmes destin?s conf?rer une valeur ? ces biens?? (ces biens publics)

Une fois ceci pos?, la solution n’est plus tr?s loin.

La ??solution??, le truc qui r?sout des probl?mes, en d?finitive, doit g?n?rer un sentiment de justice.

Et si on poss?de un moyen de restituer leur gratuit? originelle ? des choses qui ont la m?me valeur que des paroles, des po?mes, des articles, ces chansons qu’on chantonne, en quoi devrait-il en ?tre autrement pour l’?ducation, la sant?, l’habitation, l’alimentation et les transports?? Apr?s tout, eux aussi sont l’h?ritage du travail et du g?nie humain, ils n’y a aucune raison pour que ce g?nie ne soit r?serv? qu’? ceux qui ??acceptent?? de participer ? leur financement.
Et enfin, quelle serait la mentalit? d’un inventeur ou d’un ing?nieur, s’il devait travailler non pas pour le bien commun, mais uniquement pour son bien propre, c’est ? dire en faisant un travail de moins bonne qualit? pourvu que ?a plaise ? une minorit? de personnes?? Quelle est la qualit? de ce qu’il produit si il ne le fait pas en pensant le rendre universel, pratique, r?utilisable, am?liorable, compatible, et si le but n’est pas de contribuer positivement au bonheur des autres??

Et enfin, comme je le disais dans le dernier ?pisode, si les ressources naturelles sont elles aussi des marchandises, n’est-il pas ??normal?? que cette injustice engendre les guerres d’accaparement des richesses qu’on conna?t, qui sont financ?es par les imp?ts des ?tats au profit des industriels, dont le job est tout sauf ? caract?re social??

Il n’y a aucun moyen de s’en sortir en tra?nant derri?re soi les casseroles tonitruantes du principe du commerce, et sont cort?ge invraisemblable de lois, r?gles, et coutumes dont les failles sont toujours possibles ? trouver pour qui est motiv?.

Certains endroits dans le monde comme ? Mayotte pensent s?rieusement ? couper les ponts avec le monde de l’arnaque, en cr?ant leur propre syst?me, fonctionnement et r?gles. Apr?s tout, (? part des biens inutiles rendus d?sirables en excitant la jalousie) on vivait tr?s bien de la terre pendant des milliers d’ann?es avant que le principe du commerce ne devienne lui-m?me ??le syst?me??, supplantant ainsi l’organisation sociale tribale, qui ?tait r?gie par le sentiment de justice.

(je l’ai toujours affirm?) Il suffirait d’un simple logiciel sur un simple PC pour administrer la vie de la soci?t?, en r?tribuant les citoyens avec des droits (conventionnels, additionnels et exceptionnels) ? condition que les producteurs soient contents de participer ? un tel syst?me.

Quand, plus tard, observant que ?a fonctionne, que la d?pendance diminue et que les industries fleurissent, que le niveau de vie augmente (puisque tout le travail humain y participe graduellement) d’autres voudraient faire pareil, et alors arriverait le moment d’?tendre le principe entre les pays. Mais les pays ne sont que des fronti?res imaginaires, si le logiciel est le m?me ? diff?rents endroits, et si il est rendu acceptable (par la pratique) qu’il vaut mieux partager au lieu de vendre, alors c’est bon, on est sauv?s?!

(je veux vraiment voir ces mafieux politiciens assis sur leurs gros tas de billets dont plus personne ne voudra, et ? qui on accordera des droits en fonction de ce qu’ils ont ?t? utiles au monde, c’est ? dire le minimum possible?!)

Plus s?rieusement,

On sait d?j? qu’on va bient?t obtenir une source d’?nergie quasiment illimit?e et gratuite, permettant des prouesses aussi extraordinaires que la cr?ation ex-nihilo d’eau, de prot?ines, sans compter les l?gions de robots parfaitement capables de remplir les t?ches ingrates, le nettoyage, le transport et le recyclage des d?chets, la plantation de graines et la r?colte, puis le conditionnement et le transport des marchandises. Tout cela sera compl?tement automatis?, il n’y a aucun doute ? avoir l?-dessus.

Et m?me, je suis presque certain que cela pourrait d?j? pu ?tre la cas aujourd’hui si on ?tait pas enferm?s dans un monde du commerce qui oblige, contraint les gens ? souffrir pour survivre.

En tous cas la probabilit? que cela arrive un jour est de 100%, sans aucune h?sitation.
Mais le monde du commerce emp?che cela, car ce n’est pas compatible avec ses pr?rogatives. Il n’y a aucun moyen d’assurer la transition entre le monde du commerce et le monde de la libert?, consacr? ? l’?panouissement de l’?me et la recherche du bonheur au travers d’un travail d?vou? ? des causes formidables et fantastiques.

Si tout est gratuit et fonctionne automatiquement, comment payer les gens pour qu’ils ??ach?tent?? ces biens, pourtant l?gu?s par des g?n?rations de travailleurs acharn?s??

Cette question devrait ?tre le point de d?part de toutes les formes de th?ories destin?e ? r?agencer le monde de sorte ? le rendre moins injuste?; et le fait d’avoir trouv? une solution s’exprime par le fait d’avoir rendu caduque cette question.
Vous pouvez croire un ing?nieurs en syst?mes compliqu?s?: aucune bonne solution n’est possible ? obtenir ? l’int?rieur du cadre o? les probl?mes apparaissent?!

Tiens je la redis une deuxi?me fois pour ?tre s?r?:

Aucune solution n’est possible ? trouver ? l’int?rieur du cadre o? les probl?mes se posent.

La r?volution est due au besoin de d?finir plus intelligemment les mots que nous utilisons afin d’?viter qu’ils ne deviennent des pi?ges linguistiques, g?n?rateurs de conflits accablants de b?tise (quiprocoquociens, dirait-on).

Le commerce, c’est le fait que le fruit de son travail soit utile ? soi-m?me, tout en ?tant utile aux autres. Pour obtenir cela, il suffit de tisser un lien entre l’utilit? publique et l’utilit? priv?e, de sorte que la seconde d?coule m?caniquement de la premi?re. D?s lors, il est impropre de parler de ??commerce??, et on est tr?s curieux de d?couvrir ce m?canisme. (o? les Droits supplantent les moyens)

L’argent, c’est la somme des droits acquis. Il conf?re le droit, ou pas, de vivre. Mais comment un pays comme la France, qui en chinois se dit avec un mot qui se traduit par ??le pays des gens qui sont pointilleux avec la loi??, n’a-t-on pas envie d’exprimer ces droits, d’une fa?on aussi simple que radicale??

Et surtout, quand on parle de ??syst?me??, afin d’?voquer les causes-cons?quences in?vitables de chacun de nos actes (o? en fait on ne peut rien faire sans se faire poss?der, et surtout, o? rien ne peut ?voluer ind?pendamment du reste), n’est-ce pas l’expression de cette inertie engendr?e par des rituels, coutumes, usages et habitudes dont il est principalement constitu???

Les gens disent ??le probl?me est syst?mique??, mais non?! Le probl?me est que le syst?me est une entit? psychique culturelle, le vrai probl?me est l’absence d’un r?el syst?me, fonctionnel, dont la plus basique des caract?ristiques serait sa capacit? ? cr?er un ?quilibre, et donc une viabilit?, au moins en th?orie.

Tout syst?me s’exprime par ces principes de base?:
1 des d?finitions arbitraires, tout ? la base. Elles sont r?nov?es ? chaque fois que c’est utile.
2 un subsyst?me de ??boot??, qui est une miniature du syst?me global, avec ses d?finitions et le reste qui va suivre, qui choisi ce qui va ?tre activ? ou non.
3 des param?tres par d?faut tr?s vite supplant?s par les param?tres issus des premi?res approximations, et qui ensuite seront affin?s au fur et ? mesure du fonctionnement, car il est it?ratif. Apr?s le boot, c’est ici qu’on a le ??point de d?part??.
4 l’ex?cution des algorithmes, qui g?n?rent des r?sultats et des param?tres ? r?injecter.
5 la compilation des donn?es brutes obtenues, qui est parfois tr?s compliqu??;
6 la mise en forme de ces r?sultats, on peut aussi dire la mise en oeuvre.

C’est ? dire qu’on a?:
1 un socle de droits humains inali?nables, et la mani?re dont ils s’expriment.
2 la d?finition les conditions qui constituent le cadre d’application de ce qui veut ?tre obtenu?;
3 des routines conventionnelles (noyau dur) et d’autres compl?mentaires pour les cas p?riph?riques?;
4 l’application stricte (d?terministe) des param?tres volatiles ? des routines qui sont d?finitives?: les m?mes conditions produisent les m?mes effets, c’est ce qui produit le sentiment de justice.
5 les r?sultats sont rendus, ?valu?s mentalement pour voir si rien ne cloche et si ?a sonne juste,
6 et ensuite ils sont mis en oeuvre, dans la pratique il s’agit d’affecter des Droits.

Il y a autant de diff?rence entre un syst?me qui fonctionne et ce qu’on nomme ??syst?me?? en ?tant effray?s de se trouver en fait dans une orni?re fatale… qu’entre un esprit structur? qui a bien ancr? ses souvenirs dans des endroits bien rang?s afin de laisser de la place aux op?rations mentales, et un esprit o? rien n’est rang? correctement et o? il n’y a aucune m?moire disponible pour pouvoir r?fl?chir paisiblement.

Ainsi la question ??par quoi remplacer le principe du commerce?? s’exprime par la solution?:
1 sortir du cadre d’analyse de ce qui oblige ? poser cette question?;
2 utiliser des m?thodes qui rendent automatiques, de sorte que personne n’ait ? s’en occuper, ce qui pourtant accable et pr?occupe les esprits, ainsi encha?n?s, de la plupart des humain.

Bref il faut remplacer un principe par un Syst?me,
car apr?s tout, le monde est aussi peut contr?lable qu’un principe, tandis qu’un syst?me est pilotable au millim?tre.

http://philum.info/59640

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