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Oui, le FMI est, plus que jamais, une institution au service du n?olib?ralisme

Source: Alter Info
Image Flickr par amonterosoler
Le ? FMI nouveau ? serait arriv? selon DSK et il ne serait pas le m?me avec lui qu?avant?
L?ancien FMI et ses plans d?ajustements structurels ? qui avaient sem? mis?re et in?galit?s dans les pays du Sud aurait disparu comme par enchantement sous les effets de la crise de 2008-2009.
Pour Le Monde 26/03/2010 : ? M. Strauss-Kahn, lui, voit couronn?e son ambition de donner au Fonds une nouvelle jeunesse. Depuis qu?il en est le Directeur g?n?ral, il a multipli? les r?formes : augmentation des ressources financi?res, nouvelles r?partitions des droits de vote? ?
Le nouveau Directeur g?n?ral du FMI, Dominique Strauss Khan monte lui-m?me au cr?neau et tente de persuader les salari?s grecs et europ?ens que cette institution a chang? : ? Les Grecs et les autres doivent voir le FMI tel qu?il est aujourd?hui. Le FMI est une sorte d?organisation de collaboration ? (Nouvel Obs.com 25/04/201).
Mais ? le FMI tel qu?il est aujourd?hui ? n?a rien ? envier au FMI d?hier. Il reste toujours aussi anti-d?mocratique. Il impose toujours aux pays qui sont oblig?s de solliciter ses cr?dits des ? Plans d?Ajustements Structurels ? tout aussi favorables aux multinationales, aux banques et aux sp?culateurs qu?hier, tout aussi d?favorables aux salari?s, aux retrait?s, aux ch?meurs, aux services publics.
Une institution discr?dit?e remise ? flot par le G20
Le FMI ?tait pourtant consid?rablement discr?dit? et affaibli avant la crise de 2008-2009. Il n?avait plus que 17 milliards de cr?dits en portefeuille ? la suite du remboursement ?anticip? de leurs dettes par plusieurs pays du Sud bien d?cid?s ? ?chapper ? ses griffes. Quant ? ses deux derniers directeurs g?n?raux, ils avaient du d?missionner avant la fin de leur mandat?
Le FMI et son nouveau Directeur g?n?ral, arriv? en novembre 2007 avec le soutien sans faille de Sarkozy, ont ?t? remis en selle par la crise de 2008-2009 (le malheur des uns fait le bonheur des autres) et les 1 000 milliards de dollars que lui a accord?s le G20 ?r?uni ? Londres le 2 avril 2009. Ces 1 000 milliards de dollars lui ont ?t? confi? dans un but bien pr?cis : remettre de l?ordre (n?olib?ral) dans l??conomie mondiale. ?DSK s?est empress? d?obtemp?rer.
Une institution antid?mocratique avant DSK mais tout autant avec DSK

Le FMI comptait 186 membres. Mais son fonctionnement n?avait ?rien de d?mocratique. Nous ?tions tr?s loin du seul principe d?mocratique acceptable ? Un pays, une voix ?.
Le vote y ?tait censitaire et li? ? la quote-part vers?e par un Etat en fonction du montant de son PIB.
Les 10 premiers pays qui repr?sentent plus de 50 % du PIB mondial avait la majorit? des droits de vote. Il ne fallait donc pas s??tonner si la politique du FMI favorisait outrageusement les pays les plus riches.
La majorit? requise pour les d?cisions importantes ?tait de 85 %. Cela revenait ? accorder un droit de veto aux Etats-Unis qui d?tenait 16,79 % des droits de vote.
Sa gestion courante ?tait confi?e ? un Conseil d?Administration compos? d?un pr?sident et de 24 administrateur repr?sentant chacun une nation. 8 d?entre elles avaient un repr?sentant permanent (USA, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Chine, Russie et Arabie saoudite) les 16 autres ?taient ?lus.
L?Afrique au Sud du Sahara ne disposait que de deux membres au sein du CA et ces deux membres devaient exprimer le point de vue de 48 pays. La France disposait ? elle seule d?un administrateur. Les pays de l?UE avaient 8 repr?sentants au sein du CA sur un total de 24 membres, soit un tiers d?entre eux. 

Avant DSK, l?instrumentalisation de la dette publique des pays du Sud

Cette dette avait ?t? contract?e durant les ann?es 1960 et 1970. Elle avait ?t?, le plus souvent, accord?e ? des dictatures : l?Indon?sie de Suharto, l?Irak de Saddam Hussein, le Br?sil de la junte militaire, les Philippines de Marcos, le Maroc d?Hassan II, le Chili de Pinochet, l?Iran du Shan, le Nicaragua de Somoza, la R?publique ha?tienne de Duvalier, l?Ouganda d?Idi Amin Dada, la Centrafrique de Bokassa, le Za?re de Mobutu?
Les banques priv?es du Nord comme la Banque mondiale avaient, au cours de ces ann?es, pr?t?s au pays en voie de d?veloppement ? des taux tr?s bas, voire m?me n?gatifs en tenant compte de l?inflation. Les banques du Nord ?avaient alors pl?thore de capitaux, notamment les dollars d?tenus par des banques non am?ricaines (les ? eurodollars ?) et les ? p?trodollars ?.
Apr?s l??lection de Margaret Thatcher au Royaume-Uni en 1979 et celle de Ronald Reagan aux Etats-Unis en 1980, l??conomie n?olib?rale prenait son essor. Les taux d?int?r?t des pr?ts accord?s aux pays du Sud (? taux variables?) augmentaient rapidement et, alors qu?ils ?taient de l?ordre de 4-5 % dans les ann?es 1970, ils passaient ? 16-18 % au milieu des ann?es 1980. ? Ainsi, du jour au lendemain, les pays du Sud ont d? rembourser trois fois plus d?int?r?ts tandis que les revenus d?exportation ?taient en baisse ?[1] <#_ftn1> .
Le Sud avait donc d? emprunter de nouveau pour rembourser sa dette mais ? des taux tr?s ?lev?s. Le pi?ge de la dette s??tait referm? sur les pays du Sud.

Avant DSK : des ? Plans d?Ajustements Structurels ? au service des soci?t?s transnationales, des banques et des sp?culateurs
Les pays du Sud ?tant sous le joug de ses cr?anciers, la Banque Mondiale et le FMI avaient consenti ? leur accorder des pr?ts (destin?s ? payer le service de leur dette et ? financer les importations venant des pays du Nord) mais en conditionnant leurs pr?ts aux fameux ? Plans d?Ajustement Structurels ? (PAS) du FMI.
Le but de ces PAS, fond?s sur ? le compromis de Washington ? de 1989, ??tait d?obliger les pays qui voulaient b?n?ficier de ces pr?ts ? accepter une ?plus grand ouverture aux capitaux, aux produits des soci?t?s transnationales du Nord ; ? accepter la privatisation des entreprises publiques ainsi que l?aust?rit? budg?taire.
Pour faciliter les exportations, les PAS obligeait les pays qui faisaient appel au FMI et ? la Banque Mondiale ? d?valuer leur monnaie. Les subventions accord?es aux produits agricoles de base devaient ?tre supprim?es. Les produits agricoles nord-am?ricains et europ?ens envahirent alors les march?s locaux. Les PAS exigeaient l??limination des barri?res tarifaires protectrice. Le but ?tait de rendre l??conomie plus ? comp?titive ?, toujours sous le m?me pr?texte, celui de pouvoir rembourser la dette.

La libre circulation des capitaux ?tait ?galement impos?e : le contr?le des changes devait ?tre ?limin?. Les soci?t?s ?trang?res devaient pouvoir rapatrier leurs profits vers le Nord en devises (dollars, livres?)
La r?alisation des pr?ts du FMI ?taient conditionn?s ? ces r?formes structurelles. Pour commencer ? percevoir le premier dollar de ces pr?ts, il fallait que ces r?formes soient substantiellement engag?es. Pour continuer ? les percevoir, ?il fallait que le suivi trimestriel organis? par le FMI soit positif. Car les pr?ts n??taient d?bloqu?s que tranche par tranche.

Avec DSK, le FMI est toujours aussi anti-d?mocratique

Rien n?a vraiment chang? dans le fonctionnement du FMI, le droit de vote est toujours li? ? la richesse d?un pays, le Conseil d?Administration est toujours compos? de fa?on aussi in?galitaire, les d?cisions importantes n?cessitent toujours 85 % des voix et les Etats-Unis qui conservent toujours 16,79 % des voix ont d?tiennent toujours le m?me droit de veto.

Le tapage m?diatique organis? autour de la r?forme du FMI ne permet pas de dissimuler le caract?re cosm?tique de cette r?forme. La nouvelle r?partition des droits de vote r?duit, en effet, la part des pays riches de 2,78 % seulement. Ces quelques miettes sont distribu?es aux pays ?mergents comme la Chine, la Cor?e du Sud, l??Inde, le Br?sil et le Mexique.

Les ? perdants ? seraient le Royaume Uni et la France. Mais, en fait, la Chine disposera d?une quote-part de 3,99 % alors que celle de la France sera encore de 4,50. Les pays du Nord conservent pr?s de 58 % des voix et continueront ? imposer, comme par le pass?, leurs vues aux pays pauvres.

Les pays les moins avanc?s n?obtiennent aucune r??valuation de leurs poids au sein du FMI. A terme de la r?forme 89 pays auront toujours un droit de vole inf?rieur ? 0,1 % et seuls 12 pays d?Afrique subsaharienne d?passeront ce seuil.

Rien n?a donc chang? sous le soleil du FMI et personne ne pouvait imaginer le contraire, notamment que les Etats-Unis pourraient abandonner leur droit de veto qui fait du FMI un instrument aux mains des Etats-Unis.

Avec DSK, le FMI instrumentalise la dette publique des pays du Nord comme du Sud

Le but est identique dans les deux cas : obliger les Etats qui ne peuvent pas faire autrement qu?emprunter au FMI ? acc?l?rer les r?formes ? structurelles ? de leurs ?conomies.

Le premier but de ces r?formes est de diminuer les d?penses publiques (salaires des fonctionnaires, retraites par r?partition, investissements dans la sant? ou l??ducation?) pour permettre le remboursement des dettes publiques souscrites par les banques et les sp?culateurs. Ces m?mes banques et ces m?mes sp?culateurs qui avaient pr?cipit? l??conomie mondiale dans la crise de 2008-2009 et dont le renflouement est ? l?origine de l?explosion des dettes publiques. Le FMI, en l?occurrence joue le r?le d?une agence de recouvrement de fonds dans le cadre d?un deuxi?me plan de refinancement des banques. .

Le deuxi?me objectif de ces r?formes est de livrer les services publics de ces pays aux firmes transnationales.
Le troisi?me objectif de ces r?formes ? structurelles ? est de ? flexibiliser ? le march? du travail c?est-?-dire de rendre les licenciements et les d?localisations plus faciles pour les employeurs, de diminuer les allocations-ch?mage sous pr?texte d?obliger les ch?meurs ? chercher du travail alors que la crise d?truit des millions d?emplois dans le monde.

Le quatri?me objectif est d?augmenter les profits en multipliant les exon?rations de cotisations sociales ou d?imp?ts pour les entreprises, sous pr?texte de diminuer les ? pr?l?vements obligatoires ?, en gelant ou en baissant carr?ment les salaires.

Le FMI (main dans la main avec l?Union europ?enne dans la plupart des cas) instrumentalise aujourd?hui les dettes de la p?riph?rie des pays du Nord (pays d?Europe centrale et orientale, pays du Sud de l?Europe) pour leurs imposer ces ? r?formes structurelles ? n?olib?rales. Les m?mes r?formes qui nous avaient men? tout droit ? la crise de 2008-2009.

Il ne d?daigne pas, pour autant, imposer sa loi ? un pays comme le Nicaragua o? il suspend le paiement d?un cr?dit de 18 millions de dollars apr?s que le gouvernement de ce pays ait accord?, en mai 2010, une prime mensuelle de 529 cordobas (25 dollars) aux travailleurs du secteur public ? bas revenus.

Avec DSK, les ? Plans d?Ajustements Structurels ? au service des soci?t?s transnationales, des banques et des sp?culateurs se multiplient

Officiellement, le ? consensus de Washington ? ?n?a plus cours mais en r?alit? les conditions qu?impose le FMI aux pays qui font appel ? lui pour faire face aux ?ch?ances de leurs dettes publiques, n?ont pas chang? et leur logique est toujours la m?me.

Il suffit de passer en revue les ? Plans d?ajustement structurels ? impos?s aux pays de l?est et du sud de l?Europe pour s?en rendre compte.

Hongrie
Ce fut le premier pays ? solliciter un pr?t du FMI apr?s la crise financi?re. Ce pr?t a ?t? conditionn? ? la suppression du 13?me mois de salaires des fonctionnaires hongrois.

Lettonie

L?accord sign? en juin 2009 conditionne l?octroi d?un pr?t du FMI de 7,5 milliards de dollars ? une baisse de 15 % du salaire des fonctionnaires, ? une diminution du salaire minimum.et ? une baisse du montant des retraites.

La Cour Constitutionnelle de Lettonie ayant estim? inconstitutionnelle cette diminution du montant des retraites, le FMI se refuse ? r?aliser la deuxi?me tranche d?un pr?t pourtant accord?. Qu?importe si depuis la signature de l?accord, le ch?mage a augment? de 150 %.

Roumanie

La Roumanie a conclu en mars 2009 un accord avec le FMI, l?Union europ?enne et la Banque Mondiale.
La r?alisation d?un pr?t de 20 milliards d?euros est conditionn?e, tout d?abord, ? la r?duction de la masse salariale du secteur public de 9 % ? 6 % du PIB en cinq ans, impliquant diminution de salaires et 100 000 suppressions de postes. Conditionn?e, ensuite, ? une ? r?forme ? du syst?me de retraites.

Le FMI et l?UE en mission ? Bucarest le 14 d?cembre 2009, n?ont pas h?sit? ? intervenir directement dans l??laboration du budget 2010. .

Ukraine

Ce pays avait jug? ? inacceptables ? ?les conditions impos?es par le FMI : rel?vement progressif de l??ge de la retraite et hausse des tarifs du logement. Le FMI avait alors stopp? ses financements.

L?Ukraine semble, de nouveau, oblig?e de n?gocier avec le FMI qui maintient ses premi?res conditions et ajoute l?exigence d?une r?forme ? structurelle ? des secteurs financiers et ?nerg?tiques permettant de livrer ces secteurs aux int?r?ts des firmes transnationales. .

Islande

L?Islande ?tait la meilleure ?l?ve du n?olib?ralisme avec en premi?re ligne ses trois principales banques : Kaupthing, Glitnir et Landbanskinn, privatis?es en 2003.

La derni?re de ces trois banques, Landbanski, ?tait particuli?rement agressive. Elle avait cr?? une filiale en ligne (pas de guichets, seulement une liaison par l?internet), ? Icesave ? qui offrait des rendements particuli?rement risqu?s mais tr?s r?mun?rateurs ? ses clients.
Elle avait ?t? lanc?e au Royaume Uni en octobre 2006, avec son si?ge social au c?ur de la City,

Quand les march?s financiers se sont effondr?s, les trois banques islandaises ont ?t? parmi les premi?res ? faire faillite. Les comptes d? ?? Icesave ? ont ?t? aussit?t gel?s.

Alors que des files d?attente commen?aient ? s?allonger devant les banques britanniques, le gouvernement anglais avait eu peur de la panique que pouvait d?clencher le gel des comptes d? ? Icesave ?. Il avait donc d?cid? d?indemniser en grande partie les sp?culateurs qui avaient d?pos? leurs fonds chez cette filiale de la Landbanskinn. La Haye a fait de m?me pour les clients n?erlandais.

Londres et La Haye se sont ensuite retourn?s contre Reykjavik pour exiger la restitution des sommes qu?ils avaient d?bours?es.
Compl?tement ?trangl?e, en plein r?cession, l?Islande a du faire appel au FMI. Ce dernier, comme d?habitude, a ajout? la mis?re ? la mis?re en exigeant, en contrepartie d?un pr?t de 2,1 milliards d?euros des coupes claires dans les d?penses publiques (sant?, ?ducation), des augmentations d?imp?ts indirects et une hausse des taux d?int?r?ts qui asphyxie les particuliers et les petites entreprises.

Mais, seules les deux premi?res tranches de ce pr?t ont ?t? d?bloqu?es, pour un total de 1,1 milliards. Le d?blocage d?une troisi?me tranche est soumise ? l?acceptation par l?Islande de payer le Royaume-Uni et les Pays-Bas. ?Ce que les Islandais ont refus? lors du r?f?rendum du 6 mars dernier o? 93,3 % des votants se sont prononc?s contre le paiement dd 4 milliards d?euros au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Gr?ce

C?est le laboratoire de ce qui attend tous les salari?s europ?ens si nous laissons faire le FMI et la Commission europ?enne.
Toute la panoplie des r?formes ? structurelles ?, des Plans d?ajustements structurels du FMI s?y d?ploie.
Suppression de deux mois de salaires des fonctionnaires.
Recul de l??ge l?gal de la retraite, de 5 ans pour les femmes, en fonction de l?esp?rance de vie pour les hommes. Le montant de la retraite n?est plus calcul? sur le dernier salaire mais sur l?ensemble de la carri?re, entra?nant une baisse du montant net de la retraite de plus de 50 %.
Taux de la TVA port? de 19 % ? 23 %. Taxe sur les carburants augment?e deux fois de suite de 10 %.

Suppression des quelques obstacles aux licenciements existant dans le droit du travail grec.
Instauration d?un salaire minimum sp?cifique pour les jeunes et les ch?meurs de longue dur?e, ? l?image du CPE que la droite avait voulu imposer en France.
R?ductions des d?penses de l?Etat (sant?, ?ducation,) de 1,5 milliard d?euros.
Les services publics sont privatis?s et livr?s aux multinationales europ?ennes. 49 % de Trainose, la filiale transport du groupe ferroviaire public Ose sont offerts aux app?tits du secteur priv? grec et ?tranger. Il en va de m?me pour 10 % de la soci?t? publique d??lectricit?. Les ports de Salonique et du Pir?e, comme les ports r?gionaux voient les int?r?ts priv?s entrer pour 49 % dans leur capital social.
Le gouvernement grec a perdu toute autonomie en mati?re budg?taire et ?conomique. La Gr?ce fait l?objet d?un suivi trimestriel du FMI et DSK en a brandi la menace : si les mesures pr?vues ne sont pas prises, le FMI, comme l?UE ? pourraient ?tre amen?s ? se retirer ?.
Le ch?mage atteint 20 % de la population active.


Le FMI, avant m?me que l?Espagne ait eu ? faire appel ? lui, intervient dans la conduite de son ?conomie

Alors que l?Espagne compte, elle aussi, ?plus de 20 % de ch?meurs au premier trimestre 2010, DSK affirme : ? Le march? du travail doit ?tre plus efficace et la mani?re dont les gens sont embauch?s ou parfois renvoy?s doit ?tre faite de la m?me mani?re que dans le reste de l?Europe, pas plus, pas moins ?. La traduction est facile : moins de CDI, plus de CPE, plus de ?CDD, pr?carit? et licenciement et d?localisations facilit?s.
Le premier Ministre espagnol, le socialiste Jos? Luis Zapatero en a tir? les conclusions et pr?sent? les grandes lignes d?une r?forme du march? du travail pour r?duire l??cart entre employ?es ? dur?e ind?termin?e bien prot?g?e et un nombre grandissant de travailleurs pr?caires. La r?duction de l??cart se fera, ?videmment, aux d?pens des fonctionnaires.

Le 12 mai, le gouvernement de Zapatero annon?ait une forte r?duction des salaires de la Fonction publique et des d?penses d?investissement de l?Etat dans le but d??conomiser 15 milliards d?euros en 2010 et en 2011.
Le FMI se m?le, aussi, de l??conomie fran?aise

Il pr?conise (lettre du 29 juillet 2009 du Conseil d?Administration du FMI) de poursuivre les r?formes entam?es par Nicolas Sarkozy et pr?cise : ? Il s?agirait entre autres de continue de faire preuve de mod?ration dans l??tablissement du salaire minimum (?) de relever l??ge l?gal du d?part ? la retraite pour promouvoir l?emploi des seniors? ?
Le Directeur g?n?ral du FMI, DSK, n?h?site pas ? prendre position sur l??ge l?gal de la retraite en France. ?Il retrouve les accents de Laurence Parisot ?pour ass?ner cet ?norme mensonge : ? On vit 100 ans, on ne va continuer ? avoir la retraite ? 60 ans ? (Le Figaro du 20 mai 2010).

Une politique encore plus nocive

Avec DSK, la politique du FMI n?a pas change. Elle est toujours dirig?e contre les salari?s, les retrait?s, les peuples ; toujours aussi ?favorable, de fa?on ?hont?e, ?aux firmes transnationales, aux banques et aux sp?culateurs.
Mais cette politique est aujourd?hui beaucoup plus nocive. Le FMI dispose effet, maintenant de moyens de nuire (1 000 milliards de dollars) autrement plus consid?rables qu?avant la crise.

Jean-Jacques Chavign?

Source?: www.filoche.net

Notes

|1| Damien Millet et Eric Toussaint?: ?? 60 questions, 60 r?ponses sur la dette, le FMI et la Banque Mondiale ? aux Editions Syllepse.

http://www.cadtm.org/Oui-le-FMI-est-plus-que-jamais-une http://www.cadtm.org/Oui-le-FMI-est-plus-que-jamais-une

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    SylvainGuillemette

    Abolissons le FMI, le salariat et le capitalisme, concrètement.

    C’est de la merde, c’est notre cancer, faut lui rendre sa chimiothérapie. Une bonne dose de coups de pied aux derrières des paresseux qui vivent du labeur des autres, et voilà le travail.

    Révolution, seule solution.

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