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Osheaga, jour second

La deuxi?me journ?e du festival montr?alais de musique ind?pendante Osheaga s’annon?ait des plus int?ressantes, comme l’avait ?t? la premi?re. Histoire de bien reposer le pied et l’oreille, il fut d?cid? de commencer la journ?e autour du groupe montr?alais Islands, compos? d’ex-membres des Unicorns, qui n’avaient pas trop fait long feu. Si certains ont appr?ci? l’album des Islands plus que d’autres, tous se sont sans doute r?jouis de la performance du groupe qui a su rassurer les festivaliers inqui?t?s par les sombres nuages planant au-dessus des haut-parleurs. Le longiligne leader, arborant un style inspir? par Scooby Doo (selon ce que certains ont estim?), a une certaine pr?sence et une assurance qui laisse pr?sager un avenir prometteur pour le groupe.

Apr?s un bref aller-retour vers la sc?ne MEG o? se produisait Call Me Poup?e, qui donne dans le rock des ann?es 50-60, c’est Wolf Parade qui prenait la sc?ne principale pour pr?senter quelques-unes de leurs meilleures pi?ces. Une prestation attendue qui se fit attendre, en raison semble-t-il de quelques p?pins techniques : « ?a nous arrive tout le temps, d?sol? », a expliqu? un des membres du groupe. On ne sait trop contre qui les Wolf Parade ?taient f?ch?s, mais ils ne semblaient pas tout ? fait dans leur assiette. Au bout du compte, le groupe n’aura jou? que quelques pi?ces bien senties (ou ressenties), laissant les visiteurs sur leur faim. Voir la vid?o ci-bas.

Final Fantasy, le talentueux violoniste ontarien aura amplement b?n?fici? des spectateurs, qui comme nous, ne comprenaient pas trop l’insertion de Dobacaracol chez Osheaga. Entre-entendu (en supposant que ?a se dise) assis dans l’herbe au fond du terrain, celui qu’on avait d?couvert en premi?re partie d’Arcade Fire et, justement, de Wolf Parade, l’an dernier resta fid?le ? lui-m?me : doux et envo?tant.

Bell Orchestre, en partie compos? de membres des Arcade Fire (encore eux), d?ployait un peu plus tard ses instruments sur la m?me sc?ne MEG, tout v?tus de blanc. Ne les connaissant pas tellement, il fut agr?able de d?couvrir en leur musique d’?ventuels morceaux id?als ? mettre en trame de fond en travaillant (c’est un compliment). La derni?re pi?ce interpr?t?e, une reprise d’Aphex Twin a plu ? bien des festivaliers.

Apr?s que Kid Koala eut ex?cut? quelques tours assez impressionnants au moyen de ses tables tournantes, vint un des moments les plus attendus d’Osheaga : le spectacle des Flaming Lips. Comme en 2003 au M?tropolis (il me semble), les Flaming Lips ne mirent pas de temps ? allumer la place au moyen de confettis, de ballons et autres poup?es gonflables. Avant m?me de d?buter, le m?galomaniaque chanteur Wayne Coyne qui s’?tait ins?r? dans un ballon g?ant fut propuls? sur la foule, roulant, marchant, courant dans sa bulle g?ante sur le plancher grouillant form? des mains des spectateurs. De chaque c?t? de la sc?ne, des figurants d?guis?s en P?res-No?l ou en extra-terrestres dodelinaient tandis que des images parfois surr?alistes d?filaient sur un ?cran g?ant. M?me si le dernier opus du groupe n’est pas des plus fameux, on aura appr?ci? les nouvelles pi?ces comme celles du m?morable album Yoshimi Battles the Pink Robots. Un des bons moments (trop rapidement termin?) du festival.

Avec 25,000 spectateurs et une organisation sans trop de failles, on peut imaginer qu’Osheaga reviendra l’an prochain. Le festival fut l’occasion de constater qu’avec les Vulgaires Machins, Dirty Tricks, Malajube, We Are Wolves, Amon Tobin, Islands, Wolf Parade et Kid Koala, la sc?ne musicale montr?alaise se porte tr?s bien. Imaginez si Arcade Fire et The Dears avaient pu y ?tre… esp?rons-les pour l’an prochain.

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