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Centpapiers

  • Ode à mes super-héros

    1 avril 2009 | 0 commentaire(s) | vu 531 fois

    Photo : Flickr videocrab

    Photo : Flickr videocrab

    C’était devenu un rituel, une messe à laquelle j’assistais religieusement le mercredi soir, plutôt que le dimanche matin. Une célébration qui réunissait chaque semaine des milliers de fidèles rivés à leurs écrans. Et comme tous ceux qui se sont délectés de la dernière saison des Invincibles; qui attendaient la diffusion de l’ultime épisode avec un mélange d’impatience, d’appréhension et de tristesse, je suis en deuil.

    En deuil parce que c’est vraiment terminé, il n’y aura pas de quatrième saison. Adieu Carlos, Pierre-Antoine (ou P-A pour les intimes), Rémi, Steve, vous m’aurez bien fait rire. Cette fois, ce n’est pas qu’un au revoir… Dur à avaler quand on vient tout juste de faire connaissance.


    Eh non, je n’ai pas honte de le dire, contrairement aux fans inconditionnels de l’émission je n’ai pas suivi la première, ni la deuxième saison. Je ne l’ai pas suivie parce que je ne conçois pas que la terre puisse arrêter de tourner, semaine après semaine à neuf heure tapant, le temps de s’écraser, une heure durant, devant un téléviseur. Quant à mon DVD, je ne suis même pas certaine de savoir le mettre en marche, voire le programmer.

    Comment se fait-il alors que j’aie eu la piqûre cette fois-ci ? Parce que Radio-Canada a eu la brillante idée de rediffuser chacun des épisodes de la série dans son intégralité sur son site Web. Vive la révolution des médias ! Sept jours pour regarder les péripéties hebdomadaires de quatre ados attardés et cela, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
    Deux misérables épisodes et j’étais accro. Pas question d’attendre la rediffusion sur le net, trop impatiente de connaître le sort de l’humanité. Et c’est peu dire, durant douze semaines j’ai littéralement vécu au rythme de New Big City. Le mercredi soir c’était la saison III et le week-end la première saison, à raison de deux épisodes par soir. Oui, oui, j’ai appris à faire fonctionner mon DVD, faut bien rattraper le temps perdu.

    Aujourd’hui je suis en deuil parce que Lyne la pas fine est morte ! Et Lyne, c’était comme une sœur que je prenais plaisir à détester, mais que j’aimais bien au fond. Elle me faisait grincer des dents, Lyne. Elle me mettait hors de moi, elle me faisait rire et elle m’a fait pleurer. Cette troisième saison, elle m’a gardé en haleine jusqu’au bout et j’ai enfin compris pourquoi le Québec les a tant aimés ces Invincibles. Parce qu’ils étaient cons et tellement brillants, pathétiques et touchants, profondément méchants mais irrésistiblement drôles, humains quoi. Rien à voir avec des super-héros. J’ai compris aussi qu’une série télévisée, quand elle est si bien écrite, mérite qu’on prenne le temps de l’apprécier, tout comme un film ou un très bon livre.

    Aujourd’hui je suis en deuil parce que Les Invincibles, pour reprendre les mots de Marc Cassivi, c’était la série du siècle. Et à en juger par les commentaires de ses collègues Richard Therrien, Hugo Dumas et Steve Proulx, il n’est pas le seul à le penser.

    Je suis en deuil, mais je garde espoir de voir Lyne ressusciter, je sais qu’elle va revenir me hanter. J’en suis certaine parce qu’il me reste encore une deuxième saison à regarder.

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