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Obsolescence programmée – Mesdames, n’achetez plus de collants !

 

De nombreux observateurs spéculaient sur l’obsolescence de Nicolas Hulot. Après un an d’utilisation par le gouvernement du n°1 de l’écologie médiatisée, son « bilan est très mitigé ». Sa présence à l’hôtel de Roquelaure sera-t-elle durable ? En tout cas, sûrement pas autant que l’émission « Ushuaïa, le magazine de l’extrême ». Vous savez ce qu’est l’usure du pouvoir, surtout lorsqu’on a peu d’influence sur un système en marche. Le moins que l’on puisse dire est que le ministre de la Transition écologique et solidaire ne tourne pas à plein régime. Un peu comme s’il n’osait pas pousser le moteur de sa machine de peur de péter une durite. Mais, avant que ne tombent les feuilles mortes, nous devrions savoir si Nicolas Hulot appuie sur le bouton arrêt, ou si vous préférez, donne sa démission. Mais quel rapport avec les collants de ces dames ?

Et bien, « le gouvernement réfléchit à un indice durée de vie pour lutter contre l’obsolescence programmée… Cet indice ressemblerait à l’étiquette-énergie et attribuerait aux produits électroniques et électroménagers une note allant de un à dix en fonction de divers critères, comme la robustesse ou la « réparabilité » du produit par exemple ». Alors, pourquoi pas faire de même avec tous les produits ; une usine à gaz de plus me direz-vous ?

N’empêche que cela pourrait rendre service à tous les consommateurs et donc aussi les femmes qui dépensent des fortunes pour remplacer leurs collants. Maintenant, que ces Dames gardent les jambes nues est une autre option. D’ailleurs Caroline De Haas pourrait proposer le hashtag « Balance tes collants », mais la féministe serait plutôt pour le port obligatoire d’une ceinture de chasteté pour tous les mâles en rut. Après ce court moment d’égarement, parlons de choses sérieuses comme l’obsolescence programmée qui non seulement frappe au porte-monnaie, sans oublier l’impact destructeur de l’hyperconsommation sur planète.

L’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), s’inquiète de la fragilité des collants vendus aujourd’hui, par rapport au passé. 3000 femmes ont répondu à un questionnaire qui avait pour but de percer le mystère du collant troué ou élimé et « Comment expliquer que les collants de nos grands-mères semblaient plus résistants quand les nôtres ne durent pas ? » Evidemment, le collant n’est qu’un exemple parmi bien d’autres de pratiques frauduleuses qu’utilisent certaines entreprises pour augmenter leur chiffre d’affaire.

Résultat de l’enquête – Pour 72% des femmes interrogées, la durée de vie moyenne d’un collant de dépasse pas les six utilisations et l’association HOP évalue qu’en moyenne un utilisateur doit acheter 10 à 11 paires de collants par saison. Et le constat est accablant, « la fin de vie des collants est quasiment toujours due à une obsolescence technique et non esthétique ». « Hormis l’impact écologique très important, nous constatons aussi que ces intrants chimiques participent fortement à la non durabilité d’un collant »« Nous pouvons légitimement émettre l’hypothèse selon laquelle les fabricants peuvent jouer sur les additifs chimiques pour rendre plus ou moins robuste un collant, et ainsi programmer sa fin de vie ».

Donc, « moins de temps, moins de matière, moins de mains d’oeuvre, moins de contrôle, moins de qualité (…) moindre coût pour moindre prix ».

Alors d’autres questions se posent et pas seulement pour les collants. Faut-il seulement acheter des produits haut de gamme pour moins jeter et faire des économies ? Et quelle solution pour ceux qui ont seulement les moyens d’acheter du Nutella de temps en temps ? Et bien ils font comme d’habitude, ils s’en privent comme bien d’autres choses bien plus importantes que des collants. Ou devront se contenter de la camelote bon marché. Car c’est bien eux la cible des commerçants sans scrupule pour qui l’obsolescence programmée est une mine d’or.

« HOP en profite pour dresser un classement des « meilleures » et « pires » marques de collants en matière de durabilité. Ainsi, les collants Wolford arrivent en tête avec une durabilité notée 3 sur 5, Bleuforêt et Gerbe constituent le Top 3 mais peuvent coûter jusqu’à 40 euros la paire. Les collants H&M, Well, Golden Lady et issus de marques de grandes surfaces stagnent au fond de ce classement, en ne dépassant pas la note de 1,9 sur 5. À noter que 130 millions de paires de collants sont vendues chaque année en France ».

 

Commentaires

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A propos de gruni 57

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J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

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