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Centpapiers

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    • paysan de la nature humaine, je milite depuis tellement longtemps pour que les "psys" restent dans leurs cabinets de consultation que j'en ai perdu le sens du temps!

    Obama, une pyramide… sur la pointe !

    10 novembre 2008 | 5 commentaire(s) | vu 859 fois

    Que de chemin parcouru depuis le mahatma Gandhi qui sillonnait en sari et
    pieds nus sa si chère campagne indienne jusqu’à la campagne si chère du
    nouveau président des Etats-Unis. Si le premier changea réellement la face
    de la terre, le second n’en est actuellement que le symbole, l’espoir
    “virtuel”. Espérons que cela ne se passe pas de la même manière que celle
    de cette équipe de football qui incarna l’intégration bleu-blanc-beurre le
    temps seulement que durèrent les roses du bouquet de la victoire !

    Quand un pays est prospère et sa jeunesse saine, ses manifestations et ses
    fruits sont à la hauteur de ses ambitions. Au plus la base de la pyramide
    est large, au plus son sommet peut être élevé. Il est absurde de penser
    l’inverse : un sommet élevé n’a jamais permis de créer “ensuite” une base
    large. L’ascension sociale “à la séduction” a pourtant insensiblement
    remplacé l’ancienne, au mérite des “méritants” ! Renversement progressif
    du “bon” sens, celui de la construction “normale” de la vie : le symbole
    n’est plus au service de la réalité ! La réalité s’est mise au service du
    symbole. Que d’émotions ! Que d’émotions, bonnes mères ! Ne disait-on pas
    pourtant que tout ce qui brille n’est pas or ? Faut-il être à ce point
    désespéré pour espérer que le symbole puisse guérir une réalité plus que
    jamais soumise à l’omerta du politiquement correct ? Ce n’est pas en
    cassant le thermomètre qu’on soigne le malade.

    “Si tu veux que les hommes s’entendent, ordonne leur de construire une
    tour ; si tu veux qu’ils se disputent, donne leur du pain”, dit Antoine de
    Saint-Exupéry dans Citadelle. Quelle misérable tour, quel projet déprimant
    que d’avoir comme seul but universel à construire la croissance du pognon,
    sensé tout résoudre chez chacun et pour tous. Ne disait-on pas depuis
    toujours que l’argent est un bon serviteur mais un très mauvais maître ?
    Même si l’humus et l’humain n’en peuvent visiblement plus d’avoir été
    sursollicités, la plupart de nos dirigeants pourtant, même notre homme
    providentiel, et leurs électeurs feignent de croire et/ou essaient de
    faire croire qu’il faut absolument relancer la croissance, cette
    croissance, alors qu’elle n’est plus possible pour tout le monde depuis
    longtemps ! La nôtre se paiera sans doute encore plus sur le compte de
    l’espace du tiers-monde, si bien nommé, “tiers exclu” et du temps futur de
    nos enfants ! Schizophrénie économique. Pédophilie financière !

    N’empêche ! Quel beau symbole quand même que cet homme béni des dieux,
    blanc-noir-jaune, au deuxième prénom musulman ! En tant que tel, il
    “représente” bien plus que la moitié de l’humanité ! Il incarne à lui seul
    le rêve que la plupart d’entre nous partagent avec Martin Luther King,
    celui de devenir tous frères et sœurs dans un village devenu planétaire.
    Mais impossible de continuer à répondre aux appétits depuis cinq siècles
    trop gourmands des géniaux prédateurs “occidentaux” que nous sommes. Nous
    avons en effet réussi à perpétuer le colonialisme en établissant
    “scientifiquement” un modèle économique en réalité aussi arbitraire qu’un
    pari, où nous sommes seuls juges et parties, bourreaux et victimes. Face
    je gagne ; pile tu perds ! Quoi ? Devenir tous du bétail à l’engrais sur les
    places publiques !

    Non, le commerce ne résoudra pas le problème des inégalités par le haut,
    en rendant la base aussi riche que le sommet. Il n’est pas possible qu’ils
    accèdent au même niveau de vie que nous sans accélérer l’agonie de notre
    minuscule biosphère. Il nous faudra donc apprendre à partager, rendre à
    chacun sa “part” de terre, de mer et de ciel, à cultiver, pas à
    “exploiter”, cessant en cela de confondre héritage et patrimoine. Nous
    retrouverons ainsi en occident le plaisir de faire et non plus celui très
    fallacieux d’avoir, pour nous aussi retrouver notre équilibre à tous en
    favorisant l’équilibre de tous. Tout autre discours, toute autre promesse
    nous conduira inexorablement à la destruction des hommes, par annihilation
    des équilibres naturels et politiques. La dévastation, fruit du complexe de
    Colomb, ne peut cesser que de “décision“, celle de cesser de faire plus de
    la même chose, en feignant de croire qu’une xième couche de mauvaise
    décision allait pouvoir en faire une “bonne” solution !

    Le capitalisme est construit de manière à faire feu de tout bois. Toutes
    les formes de violence alimentent sa croissance, même le viol des
    consciences par la culpabilisation généralisée. La “révolution” espérée de
    l’élection de monsieur Obama ne peut impunément se réaliser qu’à travers
    une conversion “spirituelle” collective, un changement généralisé des buts
    de chaque élément de la base. Le changement de but s’assortira de facto
    d’un changement de moyens dont il nous faudra débattre démocratiquement,
    vraiment, cette fois-ci. Ce n’est en effet pas parce que la moralité se
    dégrade que la civilisation se dégrade, mais parce que la pensée
    collective se dégrade que les mœurs se détériorent. Pour assurer la
    “transition”, il conviendra de mettre sur pied un genre de tribunal de la
    réconciliation où, comme en Afrique du Sud après l’apartheid, chacun de
    nous pourrait être acquitté d’office de ses fautes “légalement correctes”,
    pour autant qu’elles soient avouées. “La loi est pour l’homme et non
    l’homme pour la loi” ne veut en effet pas dire qu’on puisse réduire le
    moral au légal, trouver “bien” de pouvoir “acheter”, à qui dans le fond,
    un permis de polluer.

    Dans ce contexte, les autres, ceux qui ne le veulent pas seront poursuivis
    et condamnés non plus en fonction de la loi des hommes mais de celles de
    Dieu :

    “Tu aimeras Dieu seul et tu L’aimeras plus que tout
    Tu ne prononceras le Nom de Dieu qu’avec respect
    Tu sanctifieras le jour du Seigneur
    Tu honoreras ton père et ta mère
    Tu ne tueras pas
    Tu ne feras pas d’impureté
    Tu ne voleras pas
    Tu ne mentiras pas
    Tu ne commettras pas d’adultère
    Tu ne convoiteras pas le bien d’autrui”

    Sans plus, cette fois-ci, la moindre possibilité de se payer un bon avocat
    et/ou un bon psychiatre pour emballer “cadeau” son paquet de fourberies.
    Appeler “bien” le bien et “mal” le mal, même si on ne peut s’empêcher de
    le faire – tout homme est pécheur- est le premier stade de la conscience.
    On reconnaît le bien et le mal uniquement à leurs fruits. Les bonnes
    intentions, les justifications et même les explications scientifiquement
    établies n’y changeront rien. Il suffit de regarder ce qui traîne dans son
    sillage. Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

    Décidément, si Dieu a fait l’homme à son image, l’homme le lui a bien
    rendu ! Que faudra-t-il pour que l’homme blanc cesse de croire qu’il puisse
    transformer l’argent, un symbole, en réalité comestible ? Que le dernier
    poisson soit pêché ? Que la dernière pomme soit mangée ? Que tous les
    spermatozoïdes soient détruits ? Que toute eau soit polluée ?
    Peut-être un homme pas tout à fait noir, espérons-le, arrivera à le
    convaincre, même si bien sûr un pouvoir perdu ne se rattrape jamais.

    Vous qui parlez anglais et qui “Le” connaissez peut-être, notre nouveau
    “messie”, dites-le-Lui, au nom de Dieu, puisqu’il incarne nos espoirs,
    notre dernier espoir de sauver le patrimoine de nos enfants.

    Cet article a été publié originalement à cet endroit.
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  • 5 commentaires

    • François Marginean

    Nous verrons ce qu’il a à offrir. Mais je suis très déçu de ses premiers choix :

    Obama : le vrai changement ?

    • Aspiral

    Votre référence illustre parfaitement la nécessité de mettre en place des « tribunaux de la réconciliation ».

    Le « changement » ne se passera que par une véritable « conversion » de chaque élément de la base, vous et moi, pour commencer, dans le sens de simplifier volontairement sa vie, de cesser d’emprunter notre présent sur le compte de notre avenir, ou pire, celui des autres, les tiers exclus, bref, devenir « responsable ». Tous comptes faits, on a les chefs et les ennemis qu’on mérite ! Napoléon, Hitler, Ben Laden, même combat !

    « C’est la faute à qui ? » est une mauvaise question !

    C’est ma faute, ma grande faute, ma très grande faute !
    Parce que si ce n’est pas ma faute, si c’est la faute des autres ou la faute à pas de chance, jamais je ne pourrai éviter que ne se répète l’événement qui m’a affligé.
    Quelque chose te fait mal ? N’en accuse personne à part toi-même ! C’est le seul moyen de parvenir à n’avoir plus mal pour la même raison.
    Pense avant que de te laisser aller à souffrir ou à maudire.
    Mais se punir pour avoir commis une faute est la pire des fautes, à part punir autrui sans avoir tout essayé sans succès.

    • Aspiral

    Chaos ou K.0. ?
    la nuit précédente, j’ai fait un songe. J’étais dans les nuages. Quelqu’un me disait : « tu veux vraiment savoir ? ». Il y avait une porte. J’insistais.
    La porte à peine entrouverte, je vis le chaos des c(h)œurs humains ravagés par la culpabilisation.
    Je m’enfuis… dans le réveil. Toute la journée, je fus agité, malade, tremblant de froid…. je crois que je vais cesser de militer pour que les hommes prennent conscience des catastrophes qu’il va devoir endurer pour avoir supprimé toute verticalité, dissoute par le mythe scientifique dans le complexe de Colomb !

    • Aspiral

    Lire : je vis le chaos des c(h)œurs humains ravagés par le concert (cancer ?) des culpabilisations. Je m’enfuis… dans le réveil. Toute la journée qui suivit, je fus agité, malade, tremblant de froid…. je crois que je vais cesser de militer pour que les hommes prennent conscience des catastrophes qu’ils vont devoir endurer pour avoir dissolu toute verticalité par le mythe scientifique dans le complexe de Colomb !

    [...] que le 25 décembre! Pas un autre jour! Le pont entre l’idéal et sa réalisation, entre le symbole et la réalité n’est pas encore construit! Le réveillon du 24 n’est donc pas autre chose que la [...]

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