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NON au gaz de schiste

Le gaz de schiste , chez moi chez nous chez vous, c’est la perte du sacr?.?L’argent et la richesse rapides que le gouvernement et les gazi?res nous font miroiter aujourd’hui n’iront ni ? moi, ni ? nous, ni aux autres, sinon ? quelques vandales pour qui le sacr? est vert piastre.

Des gens ? la poutre grosse comme le monde qui accusent les autres d’avoir la paille de l’?go?sme dans l’?il, de ne pas vouloir le progr?s dans leur cour en refusant le gaz de schiste. Des gens qui profitent de subventions ? caract?re fiscal qui favorisent l’expansion illimit?e des gaz ? effets de serre et minent les efforts de toute la population, des gens qui ne paieront aucune redevance pendant au moins les cinq premi?res ann?es d’exploitation du gaz de schiste et qui en paieront un minimum par la suite. Si jamais ils paient quoi que ce soit.

Je ne veux pas du gaz de schiste parce que nos villages seront perdus; nos municipalit?s seront perdues, notre m?moire s’effacera. Les emplois que nous avons arrach?s ? l’urbanisation, que nous avons cr??s de toutes pi?ces, que nous avons invent?s avec les produits du terroir, les magasins de village, les commerces de proximit?, les comptoirs de fruits et l?gumes, les emplois d’?t? ? la maison de la Culture, tous ces emplois sont appel?s ? dispara?tre avec le gaz de schiste.

Qui voudra venir voir et humer notre pollution, qui voudra se faire secouer sur nos routes encore plus bris?es, qui voudra se perdre entre deux semi-remorques charg?s de l’eau pomp?e dans la rivi?re ? hauteur de 20% du niveau le plus bas? qui voudra suivre un semi-remorque contenant des dizaines de milliers de litres de produits chimiques* ? ajouter ? l’eau et au sable qui serviront, sous haute pression, ? fracturer le schiste? qui voudra visiter les piscines pollu?es de produits chimiques vomis par les fracturations des puits? qui voudra visiter des citoyens menac?s chaque jour d’invasion de domicile par ces compagnies sans scrupule? qui voudra rendre visite ? des gens litt?ralement prisonniers de leurs maisons invendables, d?moralis?s de n’avoir plus ni sant? ni espoir? qui voudra acheter nos produits du terroir? qui voudra venir se marier dans une belle vieille ?glise de pierre entre deux torch?res de gaz? Pour quoi sacrifierait-on ainsi nos emplois, nos gagne-pain, nos existences? Pour que les actionnaires des gazi?res et des p?troli?res s’enrichissent? Et combien ?a co?te, toutes ces pertes? Est-ce que quelqu’un, quelque part, fait le calcul? Est-ce que quelqu’un, quelque part, sait m?me compter?

Dans les officines des minist?res, ne pourrait-on pas travailler comme le font les gens des communaut?s du Qu?bec? ne pourrait-on pas chercher le travail bien fait, la durabilit? au lieu de chercher le coup vite? ne pourrait-on pas chercher le bien-?tre collectif au lieu de l’enrichissement individuel? nous avons de l’hydro-?lectricit? ? ne plus savoir qu’en faire; nous avons du vent; nous avons du soleil; nous avons des gens brillants, nous avons de la bonne volont?. Ne pourrait-on pas miser l?-dessus, au lieu de vouloir arracher ? la Terre, ? nos enfants, les ultimes ressources? Est-on oblig? de tout saigner, de tout vider, de tout saccager? Sommes-nous incapables de nous asseoir et de r?fl?chir ensemble ? des orientations communes qui marqueraient tout projet d’envergure?? Sommes-nous si press?s de tout faire sauter?

Je ne suis pas favorable une enqu?te du BAPE, parce qu’elle ne sert qu’? faire taire ceux qui sont port?s ? croire que tout est arr?t? pendant la dur?e de l’enqu?te; je n’ai pas envie d’une enqu?te du BAPE parce que CE gouvernement l’a trop de fois d?tourn?, contourn?, d?jou?. J’appuie le moratoire dans la mesure o? toute exploration s’arr?te et o? toute exploitation stoppe pendant que l’on s’attelle ? r?fl?chir en dehors de la cacophonie des machines.

Par-del? toutes les raisons d?j? ?voqu?es par les innombrables personnes qui prennent la parole dans cette crise de folie gouvernementale, pour que la vie ne quitte pas les villages et les municipalit?s du Qu?bec, non au gaz de schiste qui n’a rien de durable, rien de responsable.

Ce texte s’inscrit dans le prolongement de ?Gaz de schiste, air de d?sespoir? que l’Amie du Richelieu a publi? hier.

* Saviez-vous que les compagnies n’ont m?me pas l’obligation de divulguer au gouvernement ou ? qui que ce soit la liste de leurs produits chimiques, prot?g?es qu’elles sont par la Loi sur les mines? Saviez-vous que les compagnies interdisent sous peine de poursuite que l’on fasse conna?tre leurs cartes ou les textes de leurs sites – ce dont elles se vantent n’est cons?quemment que poudre aux yeux de leurs actionnaires ?ventuels? Saviez-vous que toute information provenant du site d’une gazi?re peut entra?ner des poursuites contre la personne qui la fait conna?tre? Allez lire la Loi sur les mines que le gouvernement vient de prolonger au moins jusqu’au printemps 2011, pour le plus grand b?n?fice des gazi?res et contre les citoyens du Qu?bec.
http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=177 ou encore : http://www.mediaterre.org/canada-quebec/actu,20100825090144.html

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