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Nano Story : Aux quatre coins du cercle (3/4)

Les dealers de ch?rubins, de fleurs et de chocolat m?nent une guerre larv?e contre les fabricants de pr?servatifs et la crise d?mographique. Je suis tomb? au champ d’honneur pour elle, par amour, par habitude, le cul entre l’instinct de reproduction et celui de conservation !

Lorsque l’?go trouve enfin son assiette, il lui faut un vaisseau pour asseoir son image et surtout un ?quipage pr?t ? t?moigner ! Certes, il sera encha?n? ? cet ut?rus que seul les confessions allong?es et les sosies avec un autre nom peuvent ?clipser le temps du co?t. Mais jamais, m?me entre tous les flots qui lui seront offerts, mon ?go ne trouvera une plus l?gitime raison d’avoir peur que moi ! Il pourra craindre de m’aimer ou aimer me craindre, ignorer mon sextant, mais lorsque sa coque me rejoindra, je serai la raison de son vide. Peu importe le nombre et les autoportraits manqu?s, entre projets avort?s et souvenirs maquill?s, mon h?te aura une libert? ?crite pour lui.

Pour combler le vide, il me faut des images, j’ai tour ? tour pris plaisir ? les collectionner, puis ? les capturer et enfin ? les enfanter. Je prenais ces vignettes pour des cr?atures plates, fines, ?corn?es en qu?te de pieuses excuses pour que je les invoque entre mes mains. Enfant, je d?visageais ces iconographies me disant qui craindre, adulte j’occulte cette ?chographie qui me contraint de croire en l’avenir. Je veux bien cadrer la photographie si elle s’occupe du d?clencheur, mais qui peut me garantir la fid?lit? de ce clone de moi, en mieux ? Personne, et le n?gatif de ce personne aura le culot de vouloir devenir quelqu’un de propre, avec son chemin, mon nom et l’amour de sa m?re.?

J’aurais d? prendre la fuite quand son ventre l’a pouss?e ? rester, je suis pr?t ? ?tre transplant?, mais elle lui a d?j? donn? son coeur. Neuf mois, le temps de capituler devant ce coup d’?tat qui porte son amour, mon nom, mon histoire, et l’espoir de mes ?checs. Depuis je suis devenu pour elle une simple machine ? remonter le temps, quand lui l’exhorte ? conjuguer ses rides au futur et dans la joie. Je ne rumine pas une guerre perdue d’avance lorsqu’il se pavane avec elle, la face dans ses seins, j’attends juste qu’il en aime une autre. L’amour d’une autre fera de ces disparitions ? r?p?tition une absence permanente, alors il n’y aura plus personne ? transplanter, sauf moi.

Chaque chose en son temps, pour l’heure il doit apprendre l’ordre, la morale, Dieu et surtout ? marcher un pied apr?s l’autre. M?me en bas ?ge, l’homme suit toujours tout ce qui va ? l’encontre de son bonheur, de la tutelle ? la vitesse, en passant par la gravit?. Pas le temps de s’appesantir, il r?it?re les m?mes erreurs devant son audience en oscillant entre rires et larmes au nom du spectacle. La b?atitude donne naissance ? un univers de poche dont la cr?ature avec de l’amour transplant? et un nom d’empreint devient le centre. ?tre r?duit ? l’?tat de satellite, m?me pour le plus d?sint?ress? des ut?rus, c’est un affront que seul le chantage affectif pourra r?axer.

Et entre une astronomie inconnue et une biologie omnisciente, le transplant? pr?f?ra au final le monstre monde ? la bulle maternelle.

J’aurais h?sit? ? multiplier son amour, nos futurs, mes ?checs, en sachant que le premier pas vers l?immortalit? se r?duit ? un entrejambe.

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