• Mythes et réalités dans l’histoire du Québec (tome 1), de Marcel Trudel

    12 janvier 2007 | 7 commentaire(s) | 371 affichage(s)

    Professeur émérite de l’Université d’Ottawa, Trudel offre un nouvel éclairage sur quelques événements marquants ou pas de l’histoire du Québec, des expéditions de Jacques Cartier à la conquête, en passant par les prétentions de Jean Talon et les élucubrations de Madeleine de Verchères. Il en profite aussi pour dresser le portrait de la société « canadienne » à différentes époques, et selon différents thèmes.

    Entre autres, le professeur nous entretient avec force détails des dangers d’une traversée de l’Atlantique au XVIIIe siècle. On se rend compte que le succès d’une chevauchée maritime de nos ancêtres était aussi aléatoire que sa durée et que survivre aux éventuels naufrages, maladies et attaques de pirates relevait de l’exploit. Il est aussi question dans Mythes et réalités dans l’histoire du Québec, des conséquences de la conquête anglaise, qui selon l’auteur, n’aura pas apporté que des inconvénients.

    Quant à l’intendant Jean Talon qui sévit en Nouvelle-France entre 1665 et 1672, Marcel Trudel appelle à une réévaluation de ses exploits. Selon lui, Talon aura eu « beaucoup de chance en historiographie », alors que les historiens à Chapais, Groulx, Lanctôt et Rumilly l’élevaient au rang de « génie ». Or, Trudel rappelle que Talon s’est déclaré malade sur une grande partie des quelques années passées en Nouvelle-France. Toujours indisposé, Talon n’a donc pu exercer ces fonctions sur de grandes périodes et n’aura visité Montréal qu’une fois. Piètre administrateur, l’intendant aurait aussi grandement exagéré les statistiques sur l’État de la colonie, se serait attribué les réalisations des autres, et aurait détourné des fonds de l’État.

    Pour l’historien, la légende de Madeleine de Verchères aurait aussi grandement été amplifiée par… Madeleine de Verchères. En 1692, âgée de 14 ans, la demoiselle aurait repoussé une attaque iroquoise envers le fort de Verchères, puis raconté son histoire sur 279 mots. 40 ans plus tard, la même Mme. de Verchères rédigeait une seconde version de 1900 mots de son aventure. C’est toutefois cette version remplie d’invraisemblances qui aura plus tard été reprise par divers historiens et écrivains, se désole l’auteur.

    Enfin, Marcel Trudel consacre un chapitre fort intéressant aux pratiques religieuses plutôt rigoristes de nos ancêtres :

    « Depuis d’ailleurs le XIXe siècle, on vivait dans une peur maladive de tout ce qui se rapportait au sexe. Les gens ne pouvaient pas communier le jour de leur mariages, à cause, ai-je compris, de ce qui va se passer le soir même. On a dû vous mentionner déjà ces jaquettes trouées par-devant, à l’endroit stratégique, pour éviter que l’épouse ait à dévoiler son corps, jaquettes dont j’ai vu un exemplaire dans une exposition historique ; et plusieurs fois, on a entendu parler de ces maris d’autrefois qui n’auraient jamais vu complètement nu le corps de leur trop chaste épouse. » [

  • Catherine-Aimée Roy

Trudel est un historien qui sait s’adapter et faire preuve d’originalité. La preuve, c’est qu’il a réussis à passer outre l’éternel débat historiographique visant à découvrir l’importance de la Conquête pour écrire un lire qui semble réellement intéressant. Je cours l’acheter !

Vous nous aimez…. avec des chaines.
Vous avez penser de parler du droit d’impot du fédéral sur le Québec.
Comment cela c’est-il passer ? vous savez ?

P.S. Qui justifie le mensonge pour arriver a ses fins ?

  • Anonyme

Et l’évolution (spéculative) sous le régime Français aurait été réductrices ? abrutissantes ?

non.

Je haïs les révisionnistes historique.

  • jcpomerleau

Si l Allemagne avait gagné la dernière guerre il se trouverait des historiens francais pour nous dire que se fut tout compte fait une bonne chose que la France soit devenu une province de la Germanie. L histoire c est l art de prévoir le passé. Quand Québec est tombé (1759), le mëme sort que les acadiens était réservé à ses habitants,la déportation (que l on appel aujourd hui le nettoyage ethnique). Pour des raisons géoplolitique cela n a pu se faire : dispersion de la population ; et, voies de communicatons difficilement praticables. Le Traité de Paris a été concèder par les anglais à cause de la pression de la menace de la révolution américaines, auquelles les francais aurait pu se joindre en bloc. À moins de trouver que la destruction de l ensemble des fermes, du viol et du piage, et la mort de la moitié de ces citoyens est une bonne chose il faut pensez que la guerre de conquëte ne fut évidemment pas une bonne chose. À moins d ëtre un historien germaniste.

  • Juge Gomery

Mais qui a commandité les travaux de ce chercheur de pacotille ?

  • jhon Diabbo

Oui tu as tout a fait raison. Habiter en Amérique du Nord depuis plus de 10 000 ans et se faire voler les terres par les Français et les Anglais est inacceptable…

  • jhon Diabbo

Va à la bibliothèque et lis ces livres. Tu verras que tout ce qu’on t’as appris, voir endoctriné, n’est pas fondé. Ou plutôt fondé sur la doctrine de l’église des années 30-50 qui se rapproche pas mal de la vision du monde de Geoges Bush. Va voir les oeuves de Lionel Groulx sur la pureté des races. Bien sûr, ici on parle des français catholiques et blancs. Ça me fait penser à un célébre dictateur qui tenait un discours semblable…

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