MOURIR EST PERMIS

Oui, une r?alit?, pas aux m?mes valeurs o? l?on se trouve ? ce moment.

Dans la mesure o? la dignit? existe, que sommes-nous??

Une parcelle de passage de notre vie et celle de personne d?autre.

Une ?vidence incontournable que d?autres veulent ? tous prix voler, puis r?genter??

Nombreux sont les pays ? avoir l?galis? le droit de cesser de souffrir et de partir dans le respect.

Nombreux sont aussi ceux qui ne l?acceptent pas.

De la naissance ? la mort, tout semble permis dans la mesure o? force reste ?? la Loi.

Que l?on soit croyant ou pas, de n?importe quelle confession, le d?but de la vie est identique puis la finalit?, en r?gle g?n?rale, aussi pour chacun de nous.

Une position qui se respecte?: admettre que nous sommes uniquement de passage.?

?Ne nous laissons pas voler notre Ultime Libert? *

Depuis trente-et-un ans, l?Association pour le Droit de Mourir dans la dignit? milite pour que chaque Fran?aise et chaque Fran?ais puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie. Conform?ment ? ses conceptions personnelles de dignit? et de libert?.

Dans cette perspective, l?ADMD entend obtenir qu?une loi l?galisant l?aide active ? mourir (euthanasie et auto-d?livrance assist?e) soit vot?e par le Parlement, comme le r?clament 86,3% des Fran?ais interrog?s par l?institut de sondage BVA en mai 2009.

Avec le vote de cette loi, les Fran?ais b?n?ficieraient d?une loi d?Ultime Libert?, comme les N?erlandais, les Belges, les Luxembourgeois et les Suisses en disposent dans leur propre pays.

Le 24 novembre 2009, pour la premi?re fois, un d?bat public s?est tenu ? l?Assembl?e nationale autour d?une proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignit?. Le mardi 25 janvier 2011, au S?nat, une nouvelle discussion parlementaire s?est tenue autour des propositions de loi de Guy Fischer (PC Rh?ne), d?Alain Fouch? (UMP Vienne) et de Jean-Pierre Godefroy (PS Manche). En vue des ?lections pr?sidentielles et l?gislatives de 2012, militons et agissons aupr?s de nos d?put?s et de nos s?nateurs.

L?ADMD, ?galement,?met en oeuvre un Fichier national des directives anticip?es. Ce document pr?vu par la loi relative aux droits des malades et ? la fin de vie, est num?ris? et archiv?. Ce document est aujourd?hui le meilleur moyen de garantir?son propre parcours de fin de vie et, ainsi, d??viter les trag?dies absurdes. Avec le service ADMD-Ecoute,?prot?gez votre fin de vie.

Depuis le 11 ao?t 2006 (agr?ment renouvel? le 24 juin 2011), l?ADMD est agr??e pour repr?senter les usagers de sant? dans les instances hospitali?res ou de sant? publique (Agr?ment 2011). A ce titre, elle repr?sente l?ensemble des usagers de sant?, au-del? de ses seuls adh?rents.

Vous voulez ma?triser votre fin de vie ? C?est votre droit ! * (Extraits du site ADMD)

Combien ?sont ceux qui osent accompagner des personnes en fin de vie??

Les traces que laissent ces moments peuvent marquer toute une vie.

La souffrance reste aussi importante dans ce vide juridique que l?amour que l?on peut avoir pour les siens et les autres.

Ceux qui accompagnent presque au quotidien une fin de vie, s?ils le pouvaient, agiraient eux-m?mes.

Tout un chacun au fur et ? mesure que les ann?es passent craignent ce passage.

Il en va de m?me lorsque l?on constate avec le ressenti que la personne face ? vous est en train de partir. Personne n?y peut rien, il faut ?viter les s?quelles qui brisent des vies et bien plus.

R?duits en certaines circonstances ? un ?tat animal, normal, la Loi n?admet pas leur langage.

Nous constatons presque mis?rablement, dans le regard de certains, la demande de s??teindre, une supplique que la majorit? des proches ressentent, emportent parfois tout au long de leur existence.

Ayant pris contact avec diverses institutions, avant cet article, le principal sentiment?: faire passer le message du respect de la vie avec la m?me valeur que celui du droit ? sa mort. ?

Les familles ayant eu un des leurs atteint d?une incurabilit? de mani?re plus visible que la souffrance affective, ne formulent qu?une demande essentielle?: laissez-leur la dignit? de leur choix.

Ce n?est surtout pas un acte facile, pour tout praticien, que de mettre fin ? une vie?: ceux qui le pensent? n?ont s?rement jamais d? regarder des proches en souffrance r?elle.

Ayant travers? divers stades seul, car en ces moments nous sommes toujours uniquement face ? nous, je veux bien leur livrer le sentiment d?une impuissance ? survivre?: ce n?est pas vivre que de subir ce que l?on ne peut exprimer.

Le Panda

Patrick Juan

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    Mis en examen pour « empoisonnement » sur des « personnes particulièrement vulnérables », le praticien a été libéré sous contrôle judiciaire.
    Ce qu’on reproche au médecin
    Le Dr Nicolas B., 50 ans, est soupçonné d’euthanasie active sur au moins quatre patients âgés du service des urgences de l’hôpital de Bayonne en moins de cinq mois, dont une patiente âgée de 92 ans morte le 3 août. Les décès suspects concernent des personnes âgées ayant été admises aux urgences tout en état classées « en fin de vie », dans l’attente d’un placement en soins palliatifs.
    Selon le quotidien Sud Ouest, le médecin a reconnu les faits et indiqué aux enquêteurs avoir notamment administré aux patients décédés du Norcuron, un médicament à base de Curare pouvant entraîner la paralysie des muscles respiratoires.
    Alors que l’hôpital a pris contact avec les familles des personnes décédées, une cellule d’appui psychologique a été mise en place pour le personnel du service.

    Le médecin de l’hôpital de Bayonne a passé 48h en garde à vue avant d’être déféré devant un juge d’instruction.
    Le vent le cri / Flickr
    Ce que risque le praticien
    Le ministère de la Santé a annoncé ce vendredi l’ouverture d’une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) à propos de ces soupçons d’euthanasie. Le rapport de cette enquête administrative devrait être rendu dans un délai de deux mois.
    En garde à vue depuis 48 heures dans les locaux de la police judicaire, le médecin a été présenté vendredi à la mi-journée devant un juge d’instruction et mis en examen pour « empoisonnement » sur « des personnes particulièrement vulnérables ». Il risque la prison à perpétuité.

    Cliquez sur l’image pour lire notre interview: « Les urgentistes font un métier difficile ».
    AFP/Archives/Mehdi Fedouach
    Parallèlement, une information judiciaire a été ouverte à Bayonne pour « empoisonnement ». Dans la soirée de vendredi, le médecin a été remis en liberté sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. Le parquet, qui avait réclamé son incarcération, a fait appel de cette décision. D’après Le Parisien, l’homme n’aurait pas rejoint son domicile familial mais aurait « quitté le département pour une destination inconnue après avoir rejoint son épouse et leurs deux filles, âgées d’une dizaine d’années ».
    Initialement, le praticien était visé par une dénonciation adressée à la direction de l’hôpital par des agents de son service. « Tout le monde a été sidéré par cette annonce et le personnel [du service des urgences] a eu raison d’alerter sa hiérarchie car la médecine n’est pas au dessus de lois », a réagi président de l’Association des médecins urgentistes a notamment, Patrick Pelloux.
    >> Lire aussi l’interview de Patrick Pelloux: « Les urgentistes font un métier difficile »
    Il « ne regrette pas son geste »
    Me Arnaud Dupin, avocat du médecin, a annoncé que son client ne « regrette pas son geste et a préféré prendre le problème [de l’euthanasie] à bras le corps ».
    « La notion d’assassinat est complètement absurde », a ajouté le conseil estimant que, dans cette affaire, son client était « un bouc émissaire ». L’euthanasie, « ça se pratique et ça existe dans tous les hôpitaux », a-t-il affirmé.
    L’état de santé du médecin
    Plusieurs témoignages laissent penser que le médecin incriminé était « psychologiquement fragile ». Le praticien est décrit, selon les informations du Parisien, comme « un bon père de famille » mais comme quelqu’un de dépressif.
    Le président de l’Association des médecins urgentistes a notamment souligné que le médecin occupait, il y a encore quelques mois, un poste à hautes responsabilités au sein de l’hôpital, avant d’être rétrogradé. « Etait-il en burn-out (épuisement professionnel)? Aurait-il pu être mieux entouré? Voilà pourquoi une enquête de l’Igas est importante », a-t-il ajouté.

    Sources L’Express