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Vers un monde rêvé qui n’a pas existé

Etre réactionnaire et revenir vers un monde rêvé qui n’a pas existé Parfois les rêves vous jouent des tours. Imaginez que vous retrouviez une ancienne compagne, brune aux yeux de braise. Vous êtes comme dans un film, face aux événements. Cette brune vous fixe, vous y prêtez attention puis vous ...

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Le Boss des Maths

Les mathématiques mènent à tout, certains les marient même avec la poésie, et d’Alexandre Grothendieck à Hervé Lebreton, elles ne finissent pas de nous étonner.   Trouver loufoque le rapprochement entre la poésie et les maths, serait oublier les nombreuses convergences entre les deux matières : la poésie dite classique passe, ...

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Amour, pouvoir et violence

  C?DRIC BERNELAS   Tout pouvoir se conjugue avec ou sans violence. Sans violence, il s?impose telle une exigence utile ? l??panouissement d?un groupe. Il s?instaure donc comme undogme?propice ??l?uniformit? sociale. Il devient une?conjuration collective?qui rev?t l?apparence de lan?cessit?. Il proc?de ainsi de la?servitude volontaire. C?est l?essence de nos politiques ...

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L?or du P?rou attire de nouveaux conquistadors

PAR?SIMON GOUIN?(9 SEPTEMBRE 2013) Ce sera l?une des plus grandes mines d?or du monde?: le projet Conga, men? par l?entreprise ?tats-unienne Newmont, dans laquelle BNP Paribas a investi via une filiale au Luxembourg. Le gigantesque projet minier risque de priver les populations locales de leurs ressources en eau. Et suscite ...

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Suicide d’un enseign

Divers Les enseignants, personnels et ?l?ves du lyc?e Artaud de marseille sont boulevers?s. Ils ont re?u dimanche vers 16 H le mail de Pierre Jacque, avec une pi?ce jointe annon?ant son suicide et en expliquant la raison. Ses coll?gues ont dit de lui que « C??tait vraiment un professeur consciencieux, investi, ...

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Rentr

Tout à l’heure, elle a préféré qu’on ne l’accompagne pas dans la cour de récréation.

Éclaboussures C’est assez logique : elle revient en territoire connu, c’est sa dernière année d’école, celle d’avant le grand saut dans l’inconnu, celle où elle fait enfin partie des grands avant de redevenir une petite nouvelle.

La rentrée, c’est toujours pareil et c’est toujours différent. Ou alors, c’est nous qui changeons et c’est cette récurrence des cycles de vie qui nous informe que la grande horloge continue de tourner inexorablement vers l’heure de la sortie.
J’ai eu mon content de petits matins de septembre frisquet, de platanes jaunissants, de cette formidable impatience de devoir tout recommencer tout en sachant que ce sera totalement différent.

J’ai toujours aimé ces derniers jours d’été, où la chaleur se fait moins mordante, mais où le ciel est d’un bleu implacable. J’ai toujours, en même temps, regretté ce moment de l’année où je remarque à de petits signes que les jours sont nettement plus courts. J’aime le rythme de l’été, ces matins à peine frais où l’on est réveillé de bonne heure par la lumière du jour et on l’on étire les soirées dans un crépuscule lent et paresseux, à l’ombre des étoiles pâles. Mais j’aimais aussi, en même temps, cette sorte de retour à la vie, à frénésie du troupeau, à la nécessité du temps, tout en rejetant formellement la dictature de l’horloge. Je crois que j’aurais voulu vivre toute l’année des journées de juillet avec les couleurs et les sons de septembre, juste pour en avoir un peu plus, un peu plus longtemps.

Quand j’étais gosse, les vacances me faisaient un peu suer. Non pas que je n’aimais pas retrouver mon père et nos amis communs ou que je n’appréciais pleinement la rupture des rythmes, le changement de décor, d’activités, de socialité et l’exquis sentiment d’étrangeté à moi-même que cela me procurait, mais en même temps, je trouvais trop long ce temps hors du temps, hors de la vraie vie, celle des copains, du quotidien parfois ennuyeux, et de l’apprentissage, de ces connaissances que l’école ne distribuait pourtant qu’avec une parcimonie mesquine.
Après le 15 aout, déjà, j’avais envie d’ombre, de papier neuf et craquant et de l’odeur follement enivrante des manuels scolaires fraichement sortis de la presse. Que je sois parachutée dans une école où je ne connaissais rien ni personne — ce qui m’est arrivé bien souvent — ou que je retourne en terrain conquis, auprès de ces amis que j’aurais tant voulu garder toute ma vie, je finissais toujours par crever d’impatience de replonger dans le carcan rigide et rassurant de l’Éducation nationale, ne serait-ce que parce que là, j’avais enfin des règles à enfreindre et d’autres à inventer.

Je ne me souviens pas d’un temps où je n’ai pas aimé profondément ce lieu où l’on détient pourtant tant d’enfants contre leur gré. Je crois que j’ai même dû aimer l’effroi du premier plongeon dans l’inconnu, de la première séparation, de cette promesse de conquête d’une nouvelle autonomie, de découverte d’un nouveau monde, de nouveaux visages, de nouvelles sensations. J’ai toujours aimé la manière dont le piaillement aigu des enfants rebondit sous le préau, les jours de crachin, le grondement rocailleux des pieds de chaises que l’on traine sur le parquet balafré par les générations, la pluie mate des semelles de basket dans les escaliers, le murmure des files d’attente dans les couloirs, les hurlements de délivrance lors de la dernière sonnerie du soir, la cacophonie indigeste et métallique de la cantine aux heures de pointe, les chuchotements sous la couette, le soir, après l’extinction des feux, le bourdonnement du silence pendant les interros, tout ce brouhaha de la vie en collectivité.

 La gosse m’a l’air bien moins émotive en ce premier jour de sa dernière année d’écolière. Envie de voir les potes, certes, de raconter nos petites aventures de l’été, mais pas de réelle impatience, plutôt une sorte de volonté contrôlée de vivre le moment, juste le moment.
Elle n’avait pas besoin du rituel du premier jour, un peu comme si elle l’économisait pour le grand saut dans le monde de l’année prochaine.
Je la regarde traverser les mêmes instants que ceux par lesquels je suis passée. C’est la même chose, mais c’est définitivement différent. Chaque moment est complètement différent parce que c’est un peu comme si, aujourd’hui, je le revivais, mais de l’autre côté du miroir.

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Le facteur esclavage

PAUL LAURENDEAU   C’est un cri du cœur que nous avons tous poussé: l’expression du sentiment cuisant d’être traité comme un esclave. Toutes les émotions du vif et durable dégoût contemporain face au travail, notamment au travail tertiarisé, se synthétisent fréquemment … Lire la suite

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Drogu? au bitume: la face cach?e de la prosp?rit? albertaine

Gabriel Nadeau Dubois, Avec une quinzaine d?autres militants et militantes du Qu?bec, je me suis rendu la semaine derni?re ? Fort McMurray en Alberta. Ce n?est pas une ville comme les autres. C?est le centre n?vralgique mondial de la production des sables bitumineux. Ce que j?y ai vu et entendu ...

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Et si Clara venait s?installer en Russie?

ALEXANDRE LATSA Au milieu de l’été 2011, les lecteurs de Ria Novosti s’en souviennent peut être, j’avais débusqué et décortiqué un mythe politico-journalistique en vogue à propos de la Russie. D’après ce mythe les russes souhaitaient en masse quitter la Russie, cette … Lire la suite

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L?IDIOCRATIE, FL?AU DES TEMPS MODERNES

PAR?REMI MATHIEU Les nombreux si?cles de?monarchies, puis lesgouvernements repr?sentatifs actuels?ont d?velopp? chez un bon nombre de nos contemporains une v?ritable ???idiocratie???, du grec?idi?t?s?(individuel): ??homme qui ne participe pas ? la vie politique de sa r?publique??. ??Pourquoi observe-t-on une chute constante du taux de participations aux ?lections de toutes natures ??? ...

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Mauduit analyse le 1er anniversaire du quinquennat : le hollandisme, cette ? duperie ?

Le journaliste co-fondateur de Mediapart, Laurent Mauduit, ancien chef du service économique de Libération et ancien directeur adjoint de la rédaction du Monde, excusez du peu, sort un essai titré L’étrange capitulation. En voici l’argument : « C’est une histoire sans précédent pour la gauche qui a commencé … Lire la suite

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Mauduit analyse le 1er anniversaire du quinquennat : le hollandisme, cette ??duperie??

Le journaliste co-fondateur de Mediapart, Laurent Mauduit, ancien chef du service économique de Libération et ancien directeur adjoint de la rédaction du Monde, excusez du peu, sort un essai titré L’étrange capitulation. En voici l’argument : « C’est une histoire sans précédent pour la gauche qui a commencé avec la victoire de François Hollande. Par le passé, [...]

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