Accueil / Tag Archives: salaires

Tag Archives: salaires

Le fonctionnariat à deux vitesses

Elle n’a pas résisté à la polémique, mais elle a déjà un nouveau point de chute. L’ancienne présidente de l’INA, Agnès Saal, démissionnaire après la révélation de ses onéreuses notes de taxis, vient de réintégrer le ministère de la Culture…On ne pouvait donc pas radier Agnès Saal, on était juste ...

Lire la suite

Marie-Antoinette part à la retraite

  PHILIPPE DAVID : Au moment que j’ai écrit ces lignes, vous avez probablement  entendu parler du courriel éventé par le Journal de Montréal provenant d’une fonctionnaire de l’agence de revenu du Québec qui part pour une pré-retraite d’un an à plein salaire,  dans lequel elle faisait part à ses ...

Lire la suite

Les salaires des PDGs: injustice?

? tous les d?buts d?ann?e, alors que les grandes entreprises publient leur circulaire de la direction qui comprend toutes les informations concernant la r?mun?ration des dirigeants, on nous relate dans les m?dias ? quel point ceux-ci sont ??excessivement?? biens pay?s, et ?a commence presque toujours par le Groupe CGI, simplement ...

Lire la suite

Le mod?le allemand : un conte ? dormir debout?

Selon les journalistes des grands médias, les économistes et européistes bien-pensants, l’Allemagne est championne d’Europe toutes catégories : l’économie se porte bien, le chômage y est très bas, sa politique énergétique est parfaite, etc.

Pourtant, si l’on en croit d’autres observateurs qui ne paradent pas sur les grandes chaînes de télévision, il s’agit d’une belle manipulation médiatique car tout n’est pas si rose outre-Rhin…



C’est sur l’antenne de France Culture, en septembre dernier, dans l’émission « les enjeux internationaux » que l’on pouvait écouter les réflexions pertinentes de Hans Stark, professeur à la Sorbonne et secrétaire général du CERFA (Comité d’Etude des Relations Franco-Allemandes). Expliquant que la chancelière, Angéla Merkel, estimait que son bilan suffisait à la faire réélire les doigts dans le nez, Hans Stark s’est appliqué à brosser un tableau plus objectif que celui que l’on dresse habituellement.

A part la CDU-CSU,  tous les autres partis d’Allemagne partagent les mêmes préoccupations : bas niveau à venir des retraites, montée des prix de l’énergie ainsi que des loyers, absence d’un salaire minimum. Rappelant que s’il est convenu de dire « l’Allemagne va bien », tous les allemands ne vont pas bien pour autant.

Près de 12 millions de citoyens, soit 15% de la population, sont pauvres car ils travaillent dans un cadre très fragile, à coup de petits métiers et voient leur niveau de vie baisser dangereusement, d’autant plus que leurs salaires s’amenuisent au fil des années. 4 millions de personnes gagnent moins de 7 euros bruts de l’heure. Les 10% d'Allemands les plus fortunés se partagent 53% de la richesse nationale, tandis que les 50% les plus pauvres ne possèdent que 1% de la richesse du pays…

Les lois « Hartz » * ont changé en effet fondamentalement l’organisation du travail et les conditions d’indemnisation du chômage, encourageant des formes d’emplois atypiques. Elles ont  été mises en place progressivement, sous la forme de quatre lois, mais la plus importante et la plus impopulaire est la loi Hartz IV.

Cette dernière loi oblige les chômeurs à accepter n’importe quel travail, même le plus précaire et le plus mal payé. Il n’est pas inutile de rappeler que c’est à l’ex chancelier social-démocrate, Gerhard Schröder, que les allemands doivent ces lois antisociales, ce qui explique peut-être le désamour des électeurs envers ce parti.

La mesure la plus importante est la réduction des indemnités versées aux chômeurs de longue durée qui refusent d'accepter des emplois en dessous de leur qualification. Les indemnités de chômage ne sont plus versées pendant 32 mois mais pendant seulement 12 mois (18 mois pour les plus de 55 ans) 

De plus, ces chômeurs peuvent être embauchés à des salaires inférieurs (1 €/heure) à la convention collective du secteur. D'autres mesures sont critiquées, telle que la possibilité de réduire les allocations d'un chômeur dont les ascendants ou descendants ont quelques économies.

Ce qui était surtout visé, c’était de réduire drastiquement le nombre de chômeurs, opération manifestement réussie, mais à quel prix ? Un emploi sur trois n’est désormais ni à plein temps, ni à durée indéterminée, et à Berlin par exemple, un jeune sur trois tente de survivre en-dessous du seuil de pauvreté.

Si le taux de chômage a effectivement baissé (6,8 %, soit 2,897 millions de personnes), il y a néanmoins une véritable précarisation à cause de la thérapie de choc privilégiant l’entreprise aux dépens de travailleur, avec la flexibilité comme arme.

Selon le livre noir du travail intérimaire, publié en mars 2012, plus de 1 million de salariés sont des intérimaires. Tous ces emplois précaires plafonnés à 450 euros mensuels sont en augmentation exponentielle, ayant quasiment doublé depuis 20 ans si l’on en croit les chiffres de l’office allemand des statistiques. L’Allemagne est ainsi aujourd’hui le pays de l’Union Européenne où la proportion des bas salaires est la plus élevée.

Comme le dit l’un de ces précaires : « comme des milliers d’Allemands je fais partie des travailleurs à 1,50 € l’heure (…) je suis malade du diabète, je m’accroche, mais il y a des jours, c’est trop dur et je me dis que parfois, il vaudrait mieux crever que de vivre ça ». Un autre citoyen, du prénom de Klaus à déclaré : « si une nouvelle crise arrivait, tous les intérimaires se retrouveront à la rue » ajoutant : « ce nouveau marché aux esclaves devrait être interdit car le travail intérimaire va enterrer tout ce pourquoi des générations de travailleurs se sont battus ».

Au-delà des difficultés que rencontrent ces millions de salariés, il faut regarder aussi de plus près celles qui concernent les retraités. Ils étaient au moins 400 000 en 2012 à devoir se contenter de 688 € mensuels, après avoir travaillé 35 ans pour 2500 € bruts par mois. Ceux qui ont cotisé pendant 40 ans se retrouvent quasiment dans la même situation.

Du coup, pour boucler leurs fins de mois, ils sont obligés de prendre des « mini jobs », privant les actifs du peu de travail qu’il reste dans le pays. Ils étaient déjà, en 2000, près de 800 000 retraités de plus de 65 ans à avoir dû accepter un « mini job » et ils sont encore plus nombreux aujourd’hui.

Pour bénéficier du minimum vieillesse, les conditions sont assez draconiennes puisqu’elles ne peuvent concerner ceux qui sont propriétaires ou qui disposent d’une épargne. Sans aller jusqu’à comparer cette situation avec celle qu’ont connus les allemands lors de la République de Weimar, laquelle avait permis l’accession au pouvoir d’Hitler, on ne peut pourtant pas éviter d’y trouver quelques ressemblances…

Quand François Hollande vante le modèle allemand…

Pendant que Jean-Marc Ayrault excluait à Paris tout « tournant » vers l’austérité, François Hollande faisait en Allemagne, en avril dernier, l'éloge des réformes du marché du travail allemand lors des célébrations à Leipzig des 150 ans du parti social-démocrate (SPD), en présence de la chancelière Angela Merkel :

«Le progrès, c'est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l'emploi, pour anticiper les mutations industrielles et c'est ce qu’à fait Gerhard Schröder ici en Allemagne et qui permet à votre pays d'être en avance sur d'autres», a fait valoir le président français. «Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent faire surgir des controverses, mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel», a-t-il ajouté, louant le rôle de l'amitié franco-allemande dans la construction européenne.

Partisan, mais sans le dire, de la politique libérale de son ami Gerhard Schröder, François Hollande a commencé à la mettre largement en place en France, notamment sur deux points :

En matière d’emploi, l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier dernier, signé par le patronat et les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et CFTC, représente un recul social majeur. Cet accord notamment facilite les licenciements, permet aux entreprises de baisser les salaires et d’augmenter le temps de travail, réduit le délai de recours aux Prud’hommes pour les salariés licenciés, etc.

En matière de retraite, la durée de cotisation sera portée à 43 ans en 2035 contre 41,5 en 2020. L’allongement sera progressif : de 42 ans en 2023, il passera pour une retraite à taux plein à 42 ans et un trimestre en 2026, puis 42 ans et demi en 2029, 42 ans et trois trimestres en 2032 et enfin 43 ans en 2035. Les cotisations salariales augmenteront de 0,15 point en 2014 puis 0,05 point en 2015, 2016 et 2017, soit 0,3 point au total. 

Entre les millions de travailleurs réduits en quasi esclavage et les retraités dans la misère, on voit donc que le soi-disant « modèle allemand » est largement discrédité. Ce modèle s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité…



* L'inspirateur de ces réformes, Peter Hartz, était le directeur du personnel de Volkswagen où il négocia des accords sur la flexibilité des horaires. Il a démissionné le 10 juillet 2005 à la suite d'une affaire de corruption et un scandale de pot-de-vin avec des membres du comité d'entreprise. En 2007, il a été condamné par la justice à deux ans de prison avec sursis et à une lourde amende... 



Photo Creative Commons par Yahoo Images (http://fr.images.search.yahoo.com/search/images;_ylt=A0PDodhOLY1SgFcA2bVlAQx.?p=allemagne&fr=yfp-t-703&ei=utf-8&n=30&x=wrt&imgsz=icon&y=Rechercher

Cet article publié sur AgoraVox a été repris par Yahoo France Actualités et vous pourrez prochainement le lire sur : http://fr.news.yahoo.com/archive/


Lire la suite du blog : 
> Les 25 derniers articles : http://feeds.feedburner.com/blogspot/GKAl

Toutes les propositions de réforme sur : http://reformeraujourdhui.blogspot.fr/2008/01/quelques-vraies-reformes-que-lon-peut.html

Lire la suite

Hasta la coronilla !

PAR?ALEXANDRE FREYDIER Rien ne va plus chez Cervantes. Le pays est au bord de l?implosion, la?configuration est pr?-insurrectionnelle. Le pouvoir, emm?l? dans des affaires de?corruption?sordides n?apporte aucune r?ponse aux aspirations l?gitimes du peuple. La situation se d?grade chaque jour. De?gr?ves?enblocage, les jeunes comme les s?niors sont ulc?r?s, l?Espagne s?enfonce? Le ...

Lire la suite

L??conomie chinoise a une responsabilit? envers elle-m?me mais aussi envers le monde

Quel que soit le c?t? duquel on observe les salaires dans les pays ?mergents, on ne peut que constater leur augmentation. En d?pit la crise, mais avec des variations tr?s disparates d?un pays ? l?autre. Toujours est-il qu?ils augmentent. Et ce ph?nom?ne cr?e un dilemme au patronat occidental?: soit d?sinvestir, ...

Lire la suite

Collusion, pot de vin et corruption dans le communautaire?

RAYMOND VIGER Une minorit? de fraudeurs mais qui fait mal ??la?majorit? Et les comptes de d?penses du communautaire? TVA pr?sente le salaire de certains directeurs d?organismes communautaires qui ramasse de l?argent pour combattre la pauvret?. Mais ce n?est que la … Lire la suite

Lire la suite

Comp?titivit?, pi?ge ? salari?s !

Qu?elle doive s?imposer par un ??choc?? (Laurence Parisot) ou progressivement (Fran?ois Hollande), elle fait consensus au Medef et ? l?UMPS. Le raisonnement est simple?: si la casse de l?emploi (notamment industriel) s?acc?l?re en France (o? 500. 000 postes d?ouvriers ont d?j? disparu sous Sarkozy?), c?est parce que la force de ...

Lire la suite

Garantir le maintien du pouvoir d’achat : une r?forme que ne fera pas Fran?ois Hollande?

Une forte impression de r?gression du pouvoir d?achat pr?domine depuis de nombreuses ann?es chez les salari?s car, comme le rappelle le centre de recherche et des co?ts (CERC), la faible hausse du salaire net moyen est largement inf?rieure ? la perte nette due ? l?inflation. Si Fran?ois Hollande veut pr?server ...

Lire la suite

La mondialisation peut-elle ?tre heureuse ?

La Banque mondiale a fait le bilan d?un quart de si?cle de mondialisation. Et elle montre que la mondialisation rend heureux ! Parce que de 1981 ? 2005, le nombre de pauvres dans le monde a diminu? de plus de 500 millions ! Que tous les contempteurs de la mondialisation ...

Lire la suite

Retraite ? 60 ans : une mesurette destin?e avant tout ? masquer l?ent?rinement des r?formes Balladur et Fillon?

Le d?cret qui ram?ne la retraite ? 60 ans pour les personnes dites ? ? carri?re longue ? ayant commenc? ? travailler ? 18 ou 19 ans semble une bonne nouvelle pour ceux qui vont b?n?ficier de cette mesure. Mais pour le plus grand nombre de futurs retrait?s, le compte ...

Lire la suite

Bonne f?te (en retard) Pierre Elliott Trudeau!

Ce billet est publi? conjointement sur le blogue des 7 du Qu?bec. Les commentaires sont ferm?s ici alors, pour en laisser ou les lire, cliquez sur l?hyperlien suivant : HYPERLIEN Je suis un peu en retard pour la f?te de Pierre Elliott Trudeau, c...

Lire la suite

Bonne f?te (en retard) Pierre Elliott Trudeau!

Je suis un peu en retard pour la f?te de Pierre Elliott Trudeau, c’?tait au d?but de la semaine, le 18 octobre. Je ne suis pas d?sol?, comme il ne l’a jamais ?t?, visiblement, pour son oeuvre. Je suis tomb? un peu avant cette date sur un texte parfait pour honorer sa m?moire, dans le [...]

Lire la suite