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	<title>CentPapiers &#187; rennes</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>LES INNOCENTS COUPABLES</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jun 2011 17:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LE PANDA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Affaire Loïc Sécher: quand la justice révise son jugement Pour la septième fois de son histoire depuis 1945, la justice ouvre un procès en révision. Loïc Sécher, un ancien ouvrier agricole âgé de 50 ans, qui a été condamné pour viol en 2003 à Nantes,  puis en appel à Rennes en 2004, à 16 ans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Affaire Loïc Sécher: quand la justice révise son jugement</strong></p>
<p><a href="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2011/06/Loïc-Sècher.jpg"><img title="Loïc Sècher" src="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2011/06/Loïc-Sècher.jpg" alt="" width="495" height="427" /></a>Pour la septième fois de son histoire depuis 1945, la justice ouvre un procès en révision.</p>
<p>Loïc Sécher, un ancien ouvrier agricole âgé de 50 ans, qui a été condamné pour viol en 2003 à Nantes,  puis en appel à Rennes en 2004, à 16 ans de réclusion criminelle, comparaît du lundi 20 au vendredi 24 juin devant la cour d’assises de Paris <a title="Loïc Sécher, Marc Machin (presque) au bout du chemin" href="http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2010/04/14/loic-secher-marc-machin-presque-au-bout-du-chemin/">après avoir obtenu en mai 2010 devant la Cour de cassation la révision de sa condamnation et sa remise en liberté après sept ans de détention. </a></p>
<p>La cour avait estimé que les rétractations réitérées de la jeune fille qui l’avait accusé, constituaient un <em>« fait nouveau de nature à faire naître un doute sur la culpabilité » </em>de Loïc Sécher et avait en conséquence annulé sa condamnation.</p>
<p>Contrairement aux réquisitions de l’avocat général et de l’avocate de la partie civile, qui s’étaient opposés à la tenue d’un nouveau procès, la cour de révision avait cependant décidé de renvoyer Loïc Sécher devant une nouvelle cour d’assises.</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/societe/video/2011/06/21/loic-secher-7-ans-de-prison-et-beaucoup-de-compassion_1538544_3224.html#ens_id=1538545">http://www.lemonde.fr/societe/video/2011/06/21/loic-secher-7-ans-de-prison-et-beaucoup-de-compassion_1538544_3224.html#ens_id=1538545</a></p>
<p>Remontons un peu les pages de l’histoire et là la condamnation n’était pas du tout la même.</p>
<p>Le capitaine Dreyfus fut réhabilité par la Cour de cassation. Des années d’un combat de tous les moments pour que justice soit rendue à un homme que sa seule confession de « juif »avait désigné comme un parfait bouc émissaire.</p>
<p>« Attendu, en dernière analyse, que de l’accusation portée contre Alfred Dreyfus, rien ne « tient la route », la Cour annule le jugement du Conseil de guerre qui, le 9 septembre 1899, condamne Dreyfus à dix ans de détention, dégradation militaire ; elle ose dire : <em>C’est par erreur et à tort que cette condamnation a été prononcée</em>. »</p>
<p>Au terme d’une instruction conséquente, la Cour de cassation concluait en un attendu l’Affaire, rendant ainsi son honneur à Alfred Dreyfus.</p>
<p>Un arrêt symbolique : la Cour avec courage, s’est affirmée comme seul contrepouvoir à l’Armée et gardienne des libertés. Alfred Dreyfus avait déjà bénéficié de la grâce du président de la République, accorder la grâce correspond à suspendre la condamnation, non pas à reconnaître une innocence.</p>
<p>De nombreuses personnalités ont concouru à cet aboutissement. Les dreyfusards célèbres de l’épopée : on retient généralement les noms d’Anatole France, de Jaurès, mais en premier lieu celui d’Emile Zola, par son article « J’accuse » publié dans <em>L’Aurore</em>, dirigé par Georges Clémenceau. Article publié « lors » de l’acquittement, à l’issue d’un simulacre de procès du commandant Esterhazy, véritable coupable de cette affaire d’espionnage.</p>
<p>Plus de cent ans après la réhabilitation d’Alfred Dreyfus nous publions de petits extraits de cette lettre et nous nous associons à la célébration de la victoire du droit. L’histoire omet de préciser qu’Alfred Dreyfus termine sa carrière au grade de colonel. Honneur rendu au colonel Dreyfus.</p>
<p>Extraits de la lettre d’Émile Zola à Félix Faure, président de la République, le 13 janvier 1898</p>
<table border="1" cellpadding="0" width="99%">
<tbody>
<tr>
<td><em>Monsieur le Président,</em> </p>
<p><em>Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches ? …/..</em></p>
<p><em>… Mais quelle tache de boue sur votre nom – j’allais dire sur votre règne – que cette abominable affaire Dreyfus ! Un conseil de guerre vient, par ordre, d’oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice. Et c’est fini, la France a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est sous votre présidence qu’un tel crime social a pu être commis.</em></p>
<p><em>Puisqu’ils ont osé, j’oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l’innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu’il n’a pas commis.</em></p>
<p><em>Et c’est à vous, Monsieur le Président, que je la crierai, cette vérité, de toute la force de ma révolte d’honnête homme. Pour votre honneur, je suis convaincu que vous l’ignorez. Et à qui donc dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n’est à vous, le premier magistrat du pays ?</em></p>
<p><em>La vérité d’abord sur le procès et sur la condamnation de Dreyfus. …/..</em></p>
<p><em>… Ils ameutent la France, ils se cachent derrière sa légitime émotion, ils ferment les bouches en troublant les coeurs en pervertissant les esprits. Je ne connais pas de plus grand crime civique.</em></p>
<p><em>Voilà donc monsieur le Président, les faits qui expliquent comment une erreur judiciaire a pu être commise ; et les preuves morales, la situation de fortune de Dreyfus, l’absence de motifs, son continuel cri d’innocence, achèvent de le montrer comme une victime des extraordinaires imaginations du commandant du Paty de Clam, du milieu clérical où il se trouvait, de la chasse aux  » sales juifs  » qui déshonore notre époque.</em></p>
<p><em>Et nous arrivons à l’affaire Esterhazy. Trois ans se sont passés, beaucoup de consciences restent troublées profondément, s’inquiètent, cherchent, finissent par se convaincre de l’innocence de Dreyfus. …/..</em></p>
<p><em>… À Paris, la vérité marchait, irrésistible, et l’on sait de quelle façon l’orage attendu éclata. M. Mathieu Dreyfus dénonça le commandant Esterhazy comme le véritable auteur du bordereau, au moment où monsieur Scheurer-Kestner allait déposer, entre les mains du garde des sceaux, une demande en révision du procès. Et c’est ici que le commandant Esterhazy paraît. Des témoignages le montrent d’abord affolé, prêt au suicide ou à la fuite. Puis, tout d’un coup, il paye d’audace, il étonne Paris par la violence de son attitude. C’est que du secours lui était venu, il avait reçu une lettre anonyme l’avertissant des menées de ses ennemis, une dame mystérieuse s’était même dérangée de nuit pour lui remettre une pièce volée à l’état-major, qui devait le sauver. Et je ne puis m’empêcher de retrouver là le lieutenant-colonel du Paty de Clam, en reconnaissant les expédients de son imagination fertile. Son oeuvre, la culpabilité de Dreyfus, était en péril, et il a voulu sûrement défendre son oeuvre. La révision du procès, mais c’était l’écroulement du roman-feuilleton si extravagant, si tragique, dont le dénouement abominable a lieu à l’île du Diable ! C’est ce qu’il ne pouvait permettre. Dès lors, le duel va avoir lieu entre le lieutenant-colonel Picquart et le lieutenant-colonel du Paty de Clam, l’un le visage découvert, l’autre masqué. On les retrouvera prochainement tous deux devant la justice civile. Au fond, c’est toujours l’état-major qui se défend, qui ne veut pas avouer son crime, dont l’abomination grandit d’heure en heure. …/..</em></p>
<p><em>…Voila donc, monsieur le Président, l’affaire Esterhazy : un coupable qu’il s’agissait d’innocenter. Depuis bientôt deux mois, nous pouvons suivre heure par heure la belle besogne. J’abrège, car ce n’est ici, en gros, que le résumé de l’histoire dont les brûlantes pages seront un jour écrites tout au long. Et nous avons donc vu le général de Pellieux, puis le commandant Ravary, conduire une enquête scélérate d’ou les coquins sortent transfigurés et les honnêtes gens salis. Puis, on a convoqué le conseil de guerre.</em></p>
<p><em>Comment a-t-on pu espérer qu’un conseil de guerre déferait ce qu’un conseil de guerre avait fait ? …/..</em></p>
<p><em>…Ils ont rendu une sentence inique qui à jamais pèsera sur nos conseils de guerre, qui entachera désormais de suspicion tous leurs arrêts. Le premier conseil de guerre a pu être inintelligent, le second est forcément criminel. Son excuse, je le répète, est que le chef suprême avait parlé, déclarant la chose jugée inattaquable, sainte et supérieure aux hommes, de sorte que des inférieurs ne pouvaient dire le contraire. On nous parle de l’honneur de l’armée, on veut que nous l’aimions, que nous la respections. Ah ! certes, oui, l’armée qui se lèverait à la première menace, qui défendrait la terre française, elle est tout le peuple et nous n’avons pour elle que tendresse et respect. Mais il ne s’agit pas d’elle, dont nous voulons justement la dignité, dans notre besoin de justice. Il s’agit du sabre, le maître qu’on nous donnera demain peut-être. Et baiser dévotement la poignée du sabre, le dieu, non ! …/..</em></p>
<p><em>…Telle est donc la simple vérité, Monsieur le Président, et elle est effroyable, elle restera pour votre présidence une souillure. Je me doute bien que vous n’avez aucun pouvoir en cette affaire, que vous êtes le prisonnier de la Constitution et de votre entourage. Vous n’en avez pas moins un devoir d’homme, auquel vous songerez, et que vous remplirez. Ce n’est pas, d’ailleurs, que je désespère le moins du monde du triomphe. Je le repère avec une certitude plus véhémente : la vérité est en marche, et rien ne l’arrêtera. C’est aujourd’hui seulement que l’affaire commence, puisque aujourd’hui seulement les positions sont nettes : d’une part, les coupables qui ne veulent pas que la lumière se fasse ; de l’autre, les justiciers qui donneront leur vie pour qu’elle soit faite. Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l’on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres.</em></p>
<p><em>Mais cette lettre est longue, Monsieur le Président, et il est temps de conclure.</em></p>
<p><em>J’accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d’avoir été l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d’avoir ensuite défendu son oeuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus coupables.</em></p>
<p><em>J’accuse le général Mercier de s’être rendu complice, tout au moins par faiblesse d’esprit, d’une des plus grandes iniquités du siècle.</em></p>
<p><em>J’accuse le général Billot d’avoir eu entre les mains les preuves certaines de l’innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s’être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l’état-major compromis.</em></p>
<p><em>J’accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s’être rendus complices du même crime, l’un sans doute par passion cléricale, l’autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l’arche sainte, inattaquable.</em></p>
<p><em>J’accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d’avoir fait une enquête scélérate, j’entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace.</em></p>
<p><em>J’accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d’avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu’un examen médical ne les déclare atteints d’une maladie de la vue et du jugement.</em></p>
<p><em>J’accuse les bureaux de la guerre d’avoir mené dans la presse, particulièrement dans </em>LÉclair<em> et dans </em>L’Echo de Paris<em>, une campagne abominable, pour égarer l’opinion et couvrir leur faute.</em></p>
<p><em>J’accuse enfin le premier conseil de guerre d’avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j’accuse le second conseil de guerre d’avoir couvert cette illégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d’acquitter sciemment un coupable.</em></p>
<p><em>En portant ces accusations, je n’ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c’est volontairement que je m’expose.</em></p>
<p><em>Quant aux gens que j’accuse, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n’ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l’acte que j’accomplis ici n’est qu’un moyen révolutionnaire pour hâter l’explosion de la vérité et de la justice.</em></p>
<p><em>Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. Qu’on ose donc me traduire en cour d’assises et que l’enquête ait lieu au grand jour ! J’attends.</em></p>
<p><em>Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de mon profond respect.</em></p>
<p><em><a href="http://pages.globetrotter.net/pcbcr/zola.html">Émile Zola</a> , 13 janvier 1898</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il fallait s’appeler Emile Zola pour « oser », avec des mots de valeurs républicaines surtout avec un nom de presse destiné :<em> L’Aurore</em>, faire mordre la poussière aux « conservateurs » mensongers d’une révolution dans la révolution. En honneur, par respect, pour ce que <em>ces hommes </em>payèrent très cher. Je créai mon journal « J’accuse », c’était prétentieux, peut-être prétentieux, mais en 1981, lorsque je pris cette décision je compris que tout enfant j’avais grandi trop vite. Pourquoi ? Simplement expliqué en quelques mots. Enfant, de l’après guerre mondiale, la seconde, j’héritai de deux révolutions et d’une guerre civile. Oui, donc, ce 24 juin 2011, j’ose et j’écris que tant que « les monopoles » ne cesseront, la grandeur de « libertés » sera un vain mot. A mon tour et « modestement » <em>J’accuse</em>, la majorité des institutions dites républicaines, voire d’extra libéralisme, de plonger dans les plus grandes profondeurs toute forme d’espoir d’égalité. On procède à mots couverts le fondement même de nos êtres et cela quelle que soit notre « confession » d’être écarté lorsque cela peut déranger « les valeurs installées par des dirigeants » insouciants que les retombées ne soient plus parcellaires, mais touchent toutes « les populations ». Pourtant toutes les « luttes » montrent s’il le fallait que nous ne sommes attachés qu’à une seule, l’application du « véritable » et non du potentiel « à peu près ».</p>
<p>Pour « le respect des valeurs institutionnelles » qui garantit à chacun les mêmes droits et aussi la connaissance loin d’être inutile de « ses obligations », tel que l’écrivait <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Revel">François Revel</a> pour la valeur « la véritable » et non celle qui « couvre » l’action d’une institution pour qu’un jour cette dernière vienne peut-être à son aide. Ce n’est point ma « conviction » de la reconnaissance de l’Etat, mais avec tristesse, mais avec solidarité, je constate que « la majorité des droits » sont bafoués. Cela est regrettable, puisque nous vivons dans un contexte qui devrait être merveilleux, mais qui par certaines applications, pousse un bien trop grand nombre à rejoindre les extrémistes. Le sursaut de toutes les nations dépend de la réaction de « la liberté de citoyen » de créer en respectant son environnement.</p>
<p>En la circonstance il ne s’agit nullement de la même affaire, mais nous nous trouvons dans un système ou les injustices sont de plus en plus grandes car les politiciens en haut des marches font souffler le chaud et le froid, sur masse de situations.</p>
<p>Je ne suis pas Emile Zola, mais mon 1<sup>er</sup> journal je l’ai appelé « J’ACCUSE » en 1981. A sa gloire.</p>
<p>Le réveil est pour demain ? J’accuse les institutions de tous les d’Etats de manipuler « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l'homme">Les Droits de l’Homme </a>» comme la plus grande escroquerie depuis plus de 2000 ans. <a href="http://www.dailymotion.com/video/xaoaeh_michel-sardou-selon-que-vous-serez_music">Selon que vous serez….</a></p>
<p>Le Panda</p>
<p>Patrick Juan</p>
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		<title>Ballade avec Brassens</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 04:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
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		<category><![CDATA[FRANCE]]></category>
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		<description><![CDATA[Tel est le nom donné à ce rendez-vous bisannuel des Rennais avec le ménestrel trop tôt disparu. Organisé pour la première fois en 2004*, ce rendez-vous a connu le dimanche 12 septembre sa 4e édition sur les pelouses de la bien nommée « promenade Georges Brassens », un espace piétonnier protégé des rumeurs de la ville où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"> </span></span></strong></p>
<p><div id="attachment_35748" class="wp-caption alignleft" style="width: 315px"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-35748" href="http://www.centpapiers.com/ballade-avec-brassens/35746/dubut1-2"><img class="size-full wp-image-35748" title="dubut[1]" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/09/dubut11.jpg" alt="" width="305" height="350" /></a><p class="wp-caption-text">Georges Brassens accompagné par Pierre Nicolas</p></div>Tel est le nom donné à ce rendez-vous bisannuel des Rennais avec le ménestrel trop tôt disparu. Organisé pour la première fois en 2004*, ce rendez-vous a connu le dimanche 12 septembre sa 4<sup>e</sup> édition sur les pelouses de la bien nommée « promenade Georges Brassens », un espace piétonnier protégé des rumeurs de la ville où il fait bon égrener les couplets du bon moustachu.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Organisée à l’initiative d’une association de quartier et de la Maison du Ronceray** en collaboration avec la </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rennes"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Ville de Rennes</span></a><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> et Rennes Métropole, cette <strong>Ballade avec Brassens</strong> a tenu toutes ses promesses. Grâce aux 110 bénévoles qui se sont dévoués à la réussite cet hommage, elle a attiré vers la promenade dédiée au célèbre Sétois des milliers de visiteurs venus écouter les artistes amateurs sous un soleil radieux (comme très souvent en Bretagne !). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Quatre scènes, quelques stands pour se désaltérer, pour déguster les traditionnelles galettes-saucisses rennaises, pour participer à des jeux en rapport avec Brassens, ou bien encore pour maquiller des gamins ravis de l’aubaine. Et surtout une bonne humeur omniprésente tout au long de la promenade. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Les scènes, baptisées pour la circonstance <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=zuxMhzKeozo">Margot</a></strong>, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=IkTZWSi1mjo">Pénélope</a></strong>, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6U5_udAhf9Q">Marinette</a></strong> et <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=BSBb0yVrD2Y">Jeanne</a></strong>, en hommage à quatre des héroïnes de Brassens que les inconditionnels auront immédiatement reconnues, ont vu se succéder durant 7 heures une centaine de musiciens et chanteurs venus avec enthousiasme rendre hommage à l’homme à la pipe, l’anti-star qui détestait les paillettes plus encore que les pandores, ce qui n’est pas peu dire ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Disons-le tout net, la voix n’est pas toujours bien accrochée et les accords sont parfois hasardeux. Mais le cœur y est, et c’est bien là l’essentiel. Il y a d’ailleurs des groupes talentueux, d’autres qui le sont moins, et quelques-uns pas talentueux du tout. Le public n’en n’a cure, il est là pour Brassens et, le sourire accroché aux lèvres ou la larme à l’œil, récompense d’applaudissements sincères les bons comme les moins bons. Et c’est très bien ainsi. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Comme il est bien de s’aventurer parfois sur des arrangements inédits au son, au-delà des inévitables guitares, ici de la flûte traversière, du washboard ou du saxophone, là d’un mélodica, d’un banjo ou d’une chorale. Sans oublier les chanteurs <em>a cappela</em>. Sans oublier surtout les accordéons diatoniques venus là pour adresser un clin d’œil complice au </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hcI3_M4TOuc"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Vieux Léon</span></a><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">, ou les contrebasses dont l’une, jouée avec talent par un anonyme, donne à </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JpWrdgRPqyI"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">La non demande en mariage</span></a><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> une coloration digne du regretté </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Nicolas"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Pierre Nicolas</span></a><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">, accompagnateur et ami de Brassens durant près de 30 ans après leur rencontre à Montmartre chez </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patachou"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Patachou</span></a><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Tout le répertoire y passe, ou presque, du Gorille au Voyou en passant par La supplique, Le parapluie ou Le grand Pan, de L’orage au Bistrot en passant par La femme adultère, je me suis fait tout petit ou La rose, la bouteille et la poignée de main. Mais aussi Les passantes, Histoire de faussaire, La religieuse, Le joueur de flûte, et tant d’autres… Jusqu’à </span><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2kfvo_georges-brassens-la-mauvaise-reputa_music"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">La mauvaise réputation</span></a><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">, revisitée sur l’air de Yellow Submarine, ou </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=iWyg7j7hFVs"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Les trompettes de la renommée</span></a><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"> chantée en franglais par un décoiffant groupe rebaptisé pour la circonstance <strong>Brassens attitude</strong> !<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Un dernier mot sur le public venu nombreux pour cette <strong>Ballade</strong>. Beaucoup de retraités, certes, dont la plupart fredonnent les chansons, mais aussi des plus jeunes, peu familiers de Brassens et qui découvrent avec ravissement des textes si criants de vérité sur l’amour, la vie, la mort, mais aussi tellement en rapport avec l’actualité sur la rigidité des juges, l’aveuglement des flics ou l’exclusion des plus faibles. C’est peut-être ce dernier message, accompagné ici et là de commentaires sur le sort fait aux Roms, qui a le plus marqué l’auditoire. La preuve que, tout compte fait dans cette société mondialisée et formatée, l’humanisme n’est pas encore mort ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="mso-tab-count: 1;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><em><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">* Organisée les années paires à Rennes, cette Ballade avec Brassens connaît un prolongement les années impaires à Saint-Brieuc, également dans la première quinzaine de septembre. Avis aux amateurs !</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><em><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></em></p>
<p><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;quot; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">** La </span></em><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;quot; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Maison du Ronceray<em> <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>est une association socio-culturelle rennaise.</em></span></p>
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		<title>Shoes tossing, alcoolisation et hurlements</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 04:10:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques années se développe en France, principalement à Rennes et à Nantes, la pratique du Shoes tossing, autrement dit le votrlancer de chaussures. But de l’opération : réussir, en les reliant par les lacets, à accrocher tennis, baskets ou espadrilles à des grillages, des lampadaires ou des fils électriques et téléphoniques. À l’origine de cette mode, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;">
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-13768" title="shoes-power-line_1_-b9f31" src="/wp-content/uploads/2010/05/shoes-power-line_1_-b9f311.jpg" alt="shoes-power-line_1_-b9f31" width="300" height="186" /></strong></p>
<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><strong>Depuis quelques années se développe en France, principalement à </strong><a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rennes"><strong>Rennes</strong></a><strong> et à </strong><a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nantes"><strong>Nantes</strong></a><strong>, la pratique du <em>Shoes tossing</em>, autrement dit le votr<em>lancer de chaussures</em>. But de l’opération : réussir, en les reliant par les lacets, à accrocher tennis, baskets ou espadrilles à des grillages, des lampadaires ou des fils électriques et téléphoniques. À l’origine de cette mode, principalement des étudiants éméchés dont les beuveries compulsives et immodérées s’accompagnent également de hurlements dans la nuit bretonne. Quant la <em>teuf</em> devient nuisance&#8230;</strong></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Parti des États-Unis, le <em>Shoes tossing</em> (également appelé <em>Shoefiti</em>) a maintenant gagné le Canada, le Mexique, l’Amérique du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la majeure partie des pays d’Europe, de la péninsule ibérique à la Scandinavie. Dans le ciel des rues de certaines villes, mais également sur des arbres ou des clôtures dans les campagnes, ce sont des dizaines de baskets ou de tennis qui s’agitent au gré des courants d’air en une sorte d’<em>installation</em> publique d’un intérêt artistique des plus discutables.<br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">L’art a-t-il d’ailleurs quelque chose à voir dans cette étonnante mode ? Pas sûr si l’on en croit les bruits qui courent sur l’origine de ce phénomène. Certains évoquent la guerre des gangs qui sévit dans de nombreuses villes américaines, les chaussures faisant office de marqueur d’entrée dans un territoire. D’autres prétendent qu’elles servent d’enseigne pour les zones de <em>deal</em> du crack ou de la coke. Le <em>Shoes tossing</em> serait également pratiqué pour marquer la fin d’une année universitaire, voire pour fêter la perte d’un… pucelage ! Il se trouve même d’anciens <em>Marines</em> pour affirmer que tout cela relève de l’affabulation car le <em>Shoefiti</em> remonterait aux années 80, la tradition voulant dans certaines Unités que, l’engagement terminé, la paire de rangers soit expédiée ainsi dans les fils électriques pour symboliser le retour à la vie civile. Bref, on dit tout et n’importe quoi, et bien malin celui ou celle qui pourrait prétendre connaître à coup sûr l’origine de cette pratique. <br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Une pratique qui semble toutefois marquer le pas (un comble pour une affaire de chaussures !) depuis quelques mois, sans que l’on puisse affirmer pour autant qu’elle a subi un sérieux coup de pompe. Peut-être les adeptes du <em>Shoes tossing</em> manquent-ils de munitions ? À moins qu’ils ne soient découragés par le zèle des employés municipaux qui, avec une réactivité accrue, s’efforcent désormais d’effacer le plus rapidement possible du ciel urbain de nos villes ces trophées d’un genre particulier qui font, il est vrai, quelque peu tache dans les quartiers historiques.<br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;"><strong>Rire, chanter, boire et pisser</strong><br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Si le phénomène du <em>Shoes tossing</em> semble quelque peu s’essouffler, il n’en va pas de même des beuveries du jeudi soir, institutionnalisées depuis des années dans les milieux estudiantins et qui ont parfois donné lieu à de graves débordements. Qui n’a pas vu la place et la rue Saint-Michel à Rennes au cœur de la nuit n’a rien vu en matière d’alcoolisation des jeunes, sauf peut-être à fréquenter le samedi soir les quais de <a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nyhavn">Nyhavn</a> à <a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Copenhague">Copenhague</a>. Surnommée <em>« rue de la Soif »</em>, la rue Saint-Michel, si jolie avec ses maisons médiévales colorées à pans de bois, est une succession de bistrots dont les terrasses plutôt sommaires envahissent le pavement à l’ancienne d’une chaussée entièrement réservée aux piétons.<br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Très peu de têtes chenues parmi les consommateurs, presqu’uniquement des jeunes venus des résidences universitaires ou des chambres meublées qu’ils louent ici ou là en ville : des jeunes ici, des jeunes là, des jeunes partout, riant, parlant fort, chantant parfois, heureux d’être ensemble et de s’éclater en alignant les demis, souvent allongés d’une vodka ou d’un gin préalablement achetés dans l’une des supérettes du quartier. Quand ils n’ingurgitent pas de redoutables <em>mix</em> de leur composition. Une alcoolisation qui, pour certains, relève à l’évidence du redoutable <em>Binge drinking</em> importé de Grande-Bretagne ou de Scandinavie.</p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Plus de place dans les bars ou aux terrasses ? Pas grave, on s’installe à même le pavé et l’on vide là aussi packs de bière, bouteilles de vodka et autres cocktails explosifs. Puis l’on pisse et l’on reboit. Après quoi, la démarche parfois chancelante, l’on repisse encore, principalement dans l’impasse qui s’ouvre sur un côté de la rue et dont le pavé se charge, au fil des heures, d’écoulements douteux, mélange d’urine et de bière renversée, sans compter quelques flaques de vomissures. Bref, la fête bat son plein !<br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">À 1 heure du matin, les bars ferment, comme le veut le règlement municipal, appliqué drastiquement dans la métropole bretonne depuis quelques années, et tout le monde se disperse lentement dans la ville d’un pas parfois mal assuré. Un exploit pour certains, telles ces deux filles ivres rencontrées un jour affalées sur le pavé malodorant de la rue de la Soif, au risque de se blesser sur des tessons de verre, et prises en charge par des camarades compatissants un peu moins imbibés qu’elles. Ou bien décidés à tirer parti de la situation… Ainsi va la fête !<br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;"><strong>Bacchanales rennaises</strong><br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Pour les riverains également, c’est la fête : celle des oreilles agressées par les chants à tue-tête, les hurlements dans la nuit, et parfois les rixes qui éclatent, ou les heurts avec les forces de l’ordre. Encore que sur ce plan-là, les choses se soient nettement arrangées depuis 2006 : oubliées les batailles rangées avec les flics, oublié le vandalisme gratuit, oubliés les ballets d’ambulance qui chargeaient les blessés et les comateux éthyliques, oubliées les scènes orgiaques qu’évoquait Bernadette Malgorn, la préfète de Région surnommée « La Mère Fouettard », lorsqu’elle dénonçait à la presse ces gens qui déféquaient ou s’accouplaient à même la rue ! Relativement à ces temps heureusement révolus, on pourrait presque parler de situation calme. Et de fait, les cris, les rires sonores et les engueulades avinées s’estompent progressivement, les heures passant. Pas question toutefois d’espérer bénéficier pour les riverains d’une nuit paisible, et ils s’estimeront heureux s’ils arrivent à grapiller quelques heures de sommeil entre les passages des différentes hordes néo-barbares sympathiques et débraillées qui déferlent chaque jeudi soir sur le centre-ville.<br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Mais c’est la fête, que diable, et il faut bien que jeunesse se passe ! D’ailleurs, ils sont si gentils ces étudiants – plus de 60 000 à Rennes –, si chaleureux et si sérieux dans leurs études pour la plupart d’entre eux. Que demander de plus ? Et puis les statistiques sont là : si la Bretagne est championne de France en matière d’alcoolisation des jeunes, championne de France également de la consommation de stupéfiants, et largement en tête des palmarès nationaux en matière de <em>teufs</em> géantes et de festivals en tous genres*, l’Académie de Rennes enregistre également les meilleurs taux de réussite scolaire et universitaire, et ce n’est pas là le moindre de ses paradoxes.<br style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" /></p>
<p style="margin-top: 18px; margin-right: 0px; margin-bottom: 18px; margin-left: 0px; padding: 0px; border: 0px initial initial;">Moralité : jeunes filles, jeunes hommes, buvez de l’alcool sans retenue, fumez des pétards ou sniffez des lignes de coke, et ainsi conditionnés faites la <em>teuf à donf</em>, c’est à l’évidence la meilleure garantie de réussite ! Bel exemple de sophisme auquel on se gardera bien d’accorder le moindre crédit. Mais de cela tous les lecteurs d’AgoraVox sont évidemment convaincus !</p>
<div style="padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;"><em>* Il existe un nombre considérable de Festivals culturels en Bretagne, et pas seulement en été. À cet égard, l’offre rennaise est impressionnante avec les </em><a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rencontres_Trans_Musicales">Trans Musicales</a><em> (doublées en off par les concerts de</em>Bars en Trans<em>), les </em><a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://www.lestombeesdelanuit.com/sons-publics-festival-d-ete.html">Tombées de la Nuit</a><em>, </em><a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rock'n_Solex">Rock’n Solex</a><em>, </em><a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://www.festival-mythos.com/page.php">Mythos</a><em> ou le </em><a style="color: #b81014; text-decoration: none; font-weight: bold; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px initial initial;" href="http://legrandsoufflet.free.fr/gs2009/welcome/index.php">Grand Soufflet<em> </em></a><em> !</em></div>
<div><em><br />
</em></div>
</div>
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		<title>L&#8217;histoire oubliée (cachée) de la Bretagne&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 00:52:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J.N. PAQUET</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tous les ans, le 19 Mai, les Bretons du monde entier fêtent &#171;&#160;Gouel Erwan&#160;&#187; (la Saint-Yves), c&#8217;est-à-dire la fête nationale bretonne, l&#8217;équivalent de la Saint-Patrick pour les Irlandais! Cette fête se déroulait cette année du 15 au 24 Mai, au travers de plus de 200 événements en Bretagne et ailleurs dans le monde. Mais une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignright" style="width: 181px"><img class="alignright size-medium wp-image-214" title="Brittany " src="http://jnpaquet2.wordpress.com/files/2009/05/britonia6hcentury.png?w=171" alt="Entre le 4è et le 5è siècle, fuyant les Anglo-saxons, les Bretons de Grande-Bretagne passèrent la Manche pour se réfugier dans la presqu'île armoricaine." hspace="30" width="171" height="300" /><p class="wp-caption-text">Entre le 4è et le 5è siècle, fuyant les Anglo-saxons, les Bretons de Grande-Bretagne passèrent la Manche pour se réfugier dans la presqu&#39;île armoricaine.</p></div>
<p>Tous les ans, le 19 Mai, les Bretons du monde entier fêtent <em>&laquo;&nbsp;Gouel Erwan&nbsp;&raquo;</em> (la Saint-Yves), c&#8217;est-à-dire la fête nationale bretonne, l&#8217;équivalent de la Saint-Patrick pour les Irlandais! Cette fête se déroulait cette année du 15 au 24 Mai, au travers de plus de 200 événements en Bretagne et ailleurs dans le monde.</p>
<p>Mais une autre date, tout aussi importante, est de plus en plus célébrée en Bretagne, celle du 22 Novembre. C&#8217;est en effet le 22 Novembre 845, à <a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;ie=UTF8&amp;layer=x&amp;g=Bains+sur+Oust&amp;ll=47.705293,-2.070397&amp;spn=0.002787,0.010986&amp;t=h&amp;z=17" target="_blank">Bains-sur-Oust</a>, qu&#8217;eut lieu la victoire de Ballon. Le Comte de Vannes, Nominoë, infligea une cuisante défaite au roi des Francs, Charles le Chauve. La victoire remportée scella l&#8217;unité du Royaume de Bretagne et inaugura une période d&#8217;indépendance qui ne devait s&#8217;achever qu&#8217;en 1488.</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>LA BRETAGNE ? PAS SEULEMENT LE PAYS DES CREPES !</strong></p>
<p>Voici donc une excellente occasion de revenir sur ce qui a fait de la Bretagne ce qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui&#8230; Car de nos jours, la Bretagne est surtout connue pour ses crêpes, ses galettes, ses paysages de campagne, pour ses maisons anciennes achetées par des Britanniques, voire pour son football (surtout depuis la finale de la Coupe de France de football qui opposa pour la première fois deux équipes bretonnes, Guingamp et Rennes).</p>
<p>Mais saviez-vous que la Bretagne est surtout un ancien Royaume celte et Duché indépendant qui ne fut rattaché à la France qu&#8217;en 1532 ? La Bretagne n&#8217;est donc française que depuis 477 ans !</p>
<p><strong>DES RACINES BRITANNIQUES</strong></p>
<p>Avant sa conquête romaine, les anciens habitants de la Grande-Bretagne, les <em>Bretons</em>, comprenaient de nombreux peuples et tribus celtes, en particuliers dans le sud et à l&#8217;embouchure de la Tamise.</p>
<p>Entre le 4è et le 5è siècle, fuyant des massacres perpétrés par leurs ennemis Anglo-saxons, supérieurs en nombre, les Bretons de Grande-Bretagne passèrent la <em>Mor Breizh</em> (<em>« Mer de Bretagne »</em>, nom qu&#8217;ils donnaient à la Manche, et que celle-ci porte d&#8217;ailleurs toujours en langue bretonne) pour se réfugier dans la presqu&#8217;île armoricaine. Cet exode et le peuplement de l&#8217;Armorique par les Bretons sont des événement totalement inconnus de nos jours des Français ou des Britanniques. Tout comme est inconnu (ou ignoré) le fait que les Bretons nommèrent la péninsule armoricaine <em>« petite Bretagne »</em>, avant qu&#8217;elle ne devienne tout simplement <em>Bretagne</em> (il existe encore de nos jours, à Londres, une rue se nommant <a href="http://maps.google.co.uk/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=en&amp;q=Little+Britain,+City+of+London,+London+EC1A,+United+Kingdom&amp;ie=UTF8&amp;cd=1&amp;geocode=FWwXEgMdHID-_w&amp;split=0&amp;sll=53.800651,-4.064941&amp;sspn=6.881357,14.941406&amp;ll=51.516114,-0.098662&amp;spn=0.013193,0.043774&amp;z=15" target="_blank">Little Britain</a> <em>- Petite Bretagne -</em> dans laquelle s&#8217;était autrefois établie l&#8217;Ambassade du Duché de Bretagne).</p>
<p>Les Bretons exilés contribuèrent à la création de la langue bretonne, le <em>Brezhoneg</em>, qui est une langue celtique, sœur du Gallois et du Cornouaillais. Saviez-vous d&#8217;ailleurs que le Breton est beaucoup plus ancien que le Français ? Le texte plus ancien en langue bretonne date de 590, tandis que le texte le plus ancien en Français date de 843, c&#8217;est-à-dire plus de 250 ans plus tard !</p>
<p><strong>UN ROYAUME INDEPENDANT</strong></p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 126px"><img title="Nominoe" src="http://kounbreizh.free.fr/images/nominoe.a3.jpg" alt="Statue of Nominoe in Bains-sur-Oust" width="116" height="267" /><p class="wp-caption-text">Statue de Nominöe à Bains-sur-Oust</p></div>
<p>Depuis leur arrivée en Armorique, les Bretons vivaient surtout en tribus et se mélangeaient avec les autochtones. Et c&#8217;est <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nomino%C3%AB" target="_blank">Nominoë</a> (<em>Nevenoe</em> en Breton), Comte de Vannes et premier Duc de Bretagne, qui créa le premier Royaume de Bretagne en 845. Un Royaume uni et indépendant, créé après que les Bretons aient vaincu l&#8217;armée du Roi de France, lors de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Ballon" target="_blank">la bataille de Ballon</a>. Nominoë est connu depuis comme le &laquo;&nbsp;Père de la Nation&nbsp;&raquo; bretonne (<em>“Tad ar Vro”</em>). Il fut couronné Roi de Bretagne à la Cathédrale de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dol-de-Bretagne" target="_blank">Dol</a> en février 848.</p>
<p>Alors qu&#8217;ils venaient de défaire une seconde fois l&#8217;armée française, en 851, sous le <em>Roi Erispoë</em> (fils de Nominoë), le contrôle des villes de Rennes, Nantes et du Pays de Retz fut garanti et, par-conséquent, le Roi Charles-le-Chauve dut reconnaître l&#8217;indépendance de la Bretagne et définir sa frontière avec la France.</p>
<p><strong>QUAND LES FRANÇAIS ENVAHIRENT</strong><strong><em> &laquo;&nbsp;FINALEMENT&nbsp;&raquo; </em></strong><strong>LA BRETAGNE<br />
</strong></p>
<p>Les Français avaient-ils peur des Bretons ? Il fallut attendre 1488 (plus de 600 ans plus tard) pour que l&#8217;Armée française ne parvienne finalement à défaire l&#8217;Armée bretonne, avec l&#8217;aide de 5.000 mercenaires Suisses et Italiens. Après la défaite des Bretons lors de la Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, le traité de Sablé dit « traité du Verger » est signé par Charles VIII, Roi de France, et François II, Duc de Bretagne le 19 août 1488. Il stipule que l’héritière du Duché ne peut se marier sans l’accord du roi de France.</p>
<p><strong>LA COLONISATION DE LA BRETAGNE</strong></p>
<p>Dans son livre <em>&laquo;&nbsp;La fin des terroirs. La modernisation de la France rurale&nbsp;&raquo;</em>, l&#8217;historien américain <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eugen_Weber" target="_blank">Eugen Weber</a> pointait en ces termes les conséquences de la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier : « Après l’union forcée avec la France, les villes bretonnes furent envahies par des Français qui écrasèrent ou même remplacèrent les commerçants locaux, francisèrent les gens qu’ils employaient ou touchaient d’une autre façon. Les ports du roi comme Lorient ou Brest, étaient des villes de garnison en territoire étranger et le terme de colonie était fréquemment employé pour les décrire ».</p>
<p>Les Français  forcèrent donc le Duc de Bretagne François II à se soumettre à un traité donnant au Roi de France le droit de déterminer qui la fille du Duc devait épouser. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_de_Bretagne" target="_blank">La Duchesse Anne</a>, 12 ans, était l&#8217;unique héritière du Duc et fut également la dernière souveraine indépendante du Duché. Elle fut finalement obligée d&#8217;épouser le Roi de France Louis XII.</p>
<p>Bien qu&#8217;à sa mort, le Duché devait être transmis à sa fille, la Bretagne fut en fait incorporée dans le Royaume de France en 1532 par le Roi de France François 1er, à travers l&#8217;<a href="http://www.roi-president.com/bio/bio-fait-edit+union+de+la+bretagne+et+de+la+france.html" target="_blank">Edit d&#8217;Union entre la Bretagne et la France</a>. La Bretagne devint alors un Duché colonisé, ne retenant que certains &laquo;&nbsp;privilèges&nbsp;&raquo; (législation et impôts spécifiques).</p>
<p>Pour en savoir plus sur les guerres entre la Bretagne et la France, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-bretonne_%281489-1491%29" target="_blank">cliquez ici&#8230;</a></p>
<p><strong>DIVISER POUR MIEUX REGNER<em><br />
(OU LA FIN DE LA BRETAGNE INDEPENDANTE&#8230;)</em></strong></p>
<p>Après l&#8217;Edit de 1532, la Bretagne conserva donc tout de même une certaine autonomie fiscale et administrative. Mais lorsque la Révolution française éclata, l&#8217;Assemblée nationale constituante unanimement proclama la fin des privilèges féodaux. Le 4 août 1789, furent abolis tous les privilèges en France. La Révolution française de 1789 marqua ainsi la perte  totale d&#8217;autonomie de la Bretagne en cassant l&#8217;Edit d&#8217;Union de 1532 qui garantissait cette même autonomie. La Bretagne devint alors totalement &laquo;&nbsp;française&nbsp;&raquo; !</p>
<p>La Révolution française n&#8217;apporta rien de bon aux Bretons puisque, après avoir perdu leur autonomie, ils se virent imposer que leur territoire soit divisé en 5 “départements”. Sous la monarchie, les rois français ne se souciaient guère des langues minoritaires, comme le Breton. Et se sont encore une fois les révolutionnaires qui introduisirent une politique de préférence à l&#8217;égard de la langue française par rapport à ce qu&#8217;ils nommèrent “patois”. Selon eux, en effet, les  monarchistes préféraient les langues régionales de manière à garder les masses populaires et paysannes mal-informées.</p>
<p>Après la Révolution de 1789, l&#8217;histoire de la Bretagne, sa langue et sa culture furent étouffées, exterminées et extirpées des livres scolaires et des classes des écoles publiques, pour près de 200 ans. Autre exemple du déshonneur que durent subir les Bretons pendant plusieurs décennies : les affiches dans les rues bretonnes aux slogans humiliants, tels que : <em>“Il est interdit de cracher dans la rue et de parler Breton !”</em></p>
<p><strong>LA CULTURE BRETONNE N&#8217;EST PAS MORTE</strong></p>
<p>Les Bretons ont toujours été fiers de leur terre, de leur langue et de leur culture. Et leur courage est aussi bien connu : les Bretons ont beaucoup émigré partout dans le monde, à diverses époques de leur histoire. Saviez-vous par exemple que la majorité de l&#8217;armée de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_le_Conqu%C3%A9rant" target="_blank">Guillaume le Conquérant</a> qui envahit l&#8217;Angleterre en 1066 était en fait bretonne ?</p>
<p><img class="alignleft" title="The Gwen-ha-du" src="http://www.banniel.com/www/banniel/drapeaux/special-gwenn-ha-du.png" alt="" hspace="30" width="150" height="100" />A travers l&#8217;adversité, les Bretons ont toujours gardé leurs traditions et leur culture vivantes. Cela les a d&#8217;ailleurs rendu plus fort. En 1897, François Jaffrenou écrivit l&#8217;hymne de la Bretagne, le <em>&laquo;&nbsp;Bro Gozh ma Zadoù&nbsp;&raquo;</em> (<em>&laquo;&nbsp;Vieille terre de mes ancêtres&nbsp;&raquo;</em>). La musique est du Gallois James James. En 1923, Morvan Marchal créa quant-à lui le drapeau de la Bretagne, le <em>Gwenn-ha-du</em><em> </em>(ce qui signifie <em>blanc et noir</em> en Breton).</p>
<p><strong>COMMENT LA FRANCE DIVISA UN PEU PLUS LA BRETAGNE&#8230;</strong></p>
<p>En 1941, la majorité de la France était occupée par les Nazis. Le régime de Vichy du Maréchal Pétain (dictateur collaborationniste qui offrit la France à Hitler), créa les <em>&laquo;&nbsp;régions&nbsp;&raquo;</em> françaises. La Bretagne fut alors amputée d&#8217;1/5 de son territoire et perdit la région nantaise qui avait toujours fait part de son territoire historique. Nantes fut incorporée dans une nouvelle <em>&laquo;&nbsp;région&nbsp;&raquo;</em> créée pour l&#8217;occasion avec d&#8217;autre provinces historiques. Le gouvernement fasciste créa alors &laquo;&nbsp;Les Pays de la Loire&nbsp;&raquo;&#8230; Et il faut avouer qu&#8217;il paraît bien étrange que cette création pétainiste existe encore aujourd&#8217;hui !</p>
<p>Après 200 ans de souveraineté française, l&#8217;unité bretonne devint quelque chose du passé&#8230;</p>
<p style="text-align:right;"><strong><em>(à suivre&#8230;)</em></strong></p>
<p style="text-align:center;"><strong><em><span style="color:#ffffff;">* * * * * * *</span><br />
</em></strong></p>
<div style="text-align:center;"><em>&laquo;&nbsp;Bro Gozh ma Zadou&nbsp;&raquo;</em>, par Tri Yann<br />
<span style="color:#808080;">(l&#8217;hymne national breton)</span></div>
<div style="text-align:center;"><span style="color:#808080;"><br />
</span></div>
<div style="text-align: center;"><!--YouTube Error: bad URL entered--></div>
<div style="text-align:left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Liens</span>:</strong><br />
- <a href="http://www.festyves-gouelerwan.com/" target="_blank">FestYves-GouelErwan.com</a><br />
- <a href="http://www.saintyves-gouelerwan.com/" target="_blank">Saint-Yves / Gouel Erwan</a></div>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 27px; width: 1px; height: 1px;">
<h3 class="UIIntentionalStory_Message"><span class="UIStory_Message">Souvenons-nous du 6 septembre 2009, à Bains sur Oust (Bretagne). Commémoration annuelle de la victoire de Ballon de Nominoë, “Tad ar Vro” (le père de la partie bretonne), qui gagna ce titre de gloire en 845 lorsqu&#8217;il infligea une cuisante défait<span class="text_exposed_hide">&#8230;</span><span class="text_exposed_show">e au roi des Francs, Charles le Chauve. La victoire remportée scella l&#8217;unité du Royaume de Bretagne et inaugura une période d&#8217;indépendance qui ne devait s&#8217;achever qu&#8217;en 1488.</span></span></h3>
</div>
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		<title>Coupe de France: Rennes attendra encore&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 11 May 2009 15:18:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J.N. PAQUET</dc:creator>
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<div id="attachment_7590" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-7590" title="1594411528_1512b1aad510" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/05/1594411528_1512b1aad510.jpg" alt="Photo : Flickr psgmag.net" width="500" height="375" /><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr psgmag.net</p></div>
<p>Ce samedi, les joueurs du Stade Rennais sont complètement passés à côté de leur match. 38 ans qu’ils attendaient une victoire en finale de la Coupe de France… et ce ne fut pas encore pour cette fois !</p>
<p>À Rennes, l’ambiance était bonne enfant. Les supporters s’étaient retrouvés en masse (plus de 30.000) sur l’Esplanade Charles de Gaulle, où un écran géant les attendait pour assister au match.</p>
<p>Sur l’écran géant, les supporters furent évidemment surpris de voir apparaître le Président Nicolas Sarkozy, qui semblait ne pas vraiment s’intéresser au match avant de s’y rendre, puisque l’Élysée avait signifié le jour précédent la finale qu’il ne se trouverait pas au Stade de France…</p>
<p>Plus attendue et certainement plus appréciée fut l’apparition à la mi-temps du match de l’attaquant Rennais, Jimmy Briand, qui s’est blessé au genou il y a quelques semaines lors d’un entraînement avec l’équipe de France.</p>
<p>Les premiers frissons dans le dos furent pour les supporters Rennais, après les incursions guingampaises du Brésilien Eduardo, en première mi-temps. Puis la frappe sur la barre de Jerome Leroy.</p>
<p>Mais en deuxième mi-temps, les Rennais se montrant plus entreprenants obtiennent le résultat qu’ils espéraient : un but de l’Américain Bocanegra sur un corner.</p>
<p>Pris par l’euphorie du but qu’ils venaient d’inscrire, les joueurs du SRFC se sont laissés aller et les Guingampais ont immédiatement égalisé. Et les malheureux supporters Rennais devant leur écran géant n’ont rien vu de ce but, tant ils chantaient que la victoire leur ouvrait grand les bras après le but de Bocanegra ! Sans parler des flashs des photographes et des chaînes de télévision qui filmaient le public…</p>
<p>Désillusion totale donc, surtout lorsque les Guingampais inscrivirent leur second but, synonyme de victoire de l’EA de Guingamp !</p>
<p>L’Esplanade Charles de Gaulle de Rennes s’est cependant vidée très lentement après le coup de sifflet final de l’arbitre. Les supporters Rennais et Guingampais s’embrassaient comme des frères qu’ils étaient. Guingamp avait été plus fort et les Rennais le reconnaissaient bien volontiers. Un arbitre impartial qui a, par ailleurs, permis aux 22 acteurs de cette finale de jouer un football magnifique, de s’exprimer comme il se doit et le tout dans une atmosphère bretonnante vraiment bonne enfant.</p>
<p>Les rues de Rennes ne se sont pas vidées rapidement non plus, parce qu’en Bretagne, une victoire bretonne est une victoire de toute façon ! Les bars se sont remplis, la boisson s’est remise à couler et la musique bretonne a repris…</p>
<p>Rennes n’a certes pas gagné sa troisième finale de Coupe de France, mais ce n’est que partie remise. Guy Lacombe sera-t-il toujours entraîneur l’an prochain ? La question reste posée. D’autant que “Moustache” s’en prenait aux journalistes et au public du Stade Rennais, quelques minutes seulement après la fin du match. Lui seul s’en est allé en colère ! Dommage !</p>
<p>Mais les supporters du SRFC seront eux présents encore pour de nouveau rêver à une Coupe de France qu’ils attendent depuis 1971. Allez… on n’est plus à une année près !</p>
<p style="text-align: center;">x x x x x x x</p>
<p style="text-align: center;"><script src="http://s3.polldaddy.com/p/1609425.js" type="text/javascript"></script></p>
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<div class="pds-question-top">Guy Lacombe doit-il rester entraîneur du Stade Rennais ?</div>
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		<title>Sarkozy absent de la finale!</title>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2009 14:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J.N. PAQUET</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le président de la République remet traditionnellement chaque année le trophée de la Coupe de France de football au capitaine du club vainqueur de la finale. Le Président Gaston Doumergue inaugura cette tradition le 8 mai 1927. Tradition que tous les présidents s&#8217;attacheront à suivre. Sauf cette année ! &#171;&#160;Week-end en famille&#160;&#187;. L&#8217;Élysée a en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7530" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-7530" title="1594411528_1512b1aad55" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/05/1594411528_1512b1aad55.jpg" alt="Photo : Flickr rs-foto" width="500" height="332" /><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr rs-foto</p></div>
<p>Le président de la République remet traditionnellement chaque année le trophée de la Coupe de France de football au capitaine du club vainqueur de la finale. Le Président <a title="Gaston Doumergue" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Doumergue">Gaston Doumergue</a> inaugura cette tradition le 8 mai 1927. Tradition que tous les présidents s&#8217;attacheront à suivre. Sauf cette année !</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Week-end en famille&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>L&#8217;Élysée a en effet fait savoir vendredi que Nicolas Sarkozy étant actuellement en séjour au Cap Nègre, dans le Var (où il a fait un discours sur la plage de Nartelle pour la commémoration du 8 mai 1945), et ne pourra pas se rendre au match qui opposera deux équipes Bretonnes, Rennes et Guingamp, dans la compétition la plus importante du football français.</p>
<p>Le premier ministre François Fillon ne s&#8217;y rendant probablement pas non plus, c&#8217;est par conséquent Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé et des Sports et son secrétaire d&#8217;État, Bernard Laporte, qui remettront la coupe aux vainqueurs. Tout un symbole !</p>
<p><strong>Un pied de nez aux Bretons?</strong></p>
<p>Le 25 avril dernier, Nicolas Sarkozy s&#8217;était pourtant bien déplacé au Stade de France, pour remettre la Coupe de la Ligue aux Girondins de Bordeaux, après leur victoire contre Vannes. Et l&#8217;an passé, le président Sarkozy avait bien assisté à la finale de la même Coupe de France, qui opposait alors l&#8217;Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain. Et le vainqueur, l&#8217;OL en l&#8217;occurrence, s&#8217;était bien vu remettre la coupe par Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Bien qu&#8217;attendu dimanche à Berlin pour un meeting électoral du parti d&#8217;Angela Merkel, la chancelière allemande, le Président français n&#8217;avait-il pas le temps de passer par le Stade de France pour l&#8217;occasion exceptionnelle de ce soir : pour la première fois de l&#8217;histoire, deux clubs de football bretons en finale de la Coupe de France ?</p>
<p>Nicolas Sarkozy a t-il eu peur de se retrouver dans un chaudron breton dans lequel les chants bretons, et en particulier l&#8217;hymne breton &laquo;&nbsp;Bro Gozh ma zadou&nbsp;&raquo;, mais également les 20.000 drapeaux bretons blanc et noir &laquo;&nbsp;Gwenn Ha Du&nbsp;&raquo;, feraient tache pour son image ?</p>
<p>N&#8217;oublions pas que c&#8217;est le même Nicolas Sarkozy qui avait lancé le fameux : <em>« Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar? Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte! Derniers jours de campagne dans une salle à voir une carte ! Grand sens politique vraiment! »</em>, propos tels que rapportés dans le livre de Yasmina Reza en 2007.</p>
<p><strong>Réactions en Bretagne.</strong></p>
<p>Déjà les commentaires des internautes bretons se multiplient sur internet pour critiquer Nicolas Sarkozy. Échantillon parmi tant d&#8217;autres : <em>&laquo;&nbsp;Honte à vous Môssieur le Président ! Les Bretons sont fiers et ils vous le feront payer d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre&#8230; Ils ont une très bonne mémoire&#8230;&nbsp;&raquo;</em> disait ce matin Zebreton sur NouvelObs.com. Même opinion de Virens : <em>&laquo;&nbsp;<span class="obs-gras">Bravo ! </span>oui, bravo sarko &#8211; en Bretagne, on s&#8217;en souviendra dans les urnes! C&#8217;est lamentable, le monarque préfère les W.E. en famille ! sarko aime la France, qui en doute ?&nbsp;&raquo;</em> ou encore Fanch56 : <em><span class="obs-gras">&laquo;&nbsp;Sarko: Président de tous les Français ? </span>A-t-il encore peur qu&#8217;un marin pêcheur l&#8217;apostrophe? ou craint-il les sifflets des bretons au stade de France? (&#8230;)&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Dans la presse ce matin, on retrouve l&#8217;absence du Président à la finale de la Coupe de France, qui est <em>&laquo;&nbsp;une véritable faute politique&nbsp;&raquo;</em>, estime le quotidien breton Le Télégramme, pour qui <em>&laquo;&nbsp;on se demande, bien évidemment, s&#8217;il faut y voir une prolongation des relations compliquées que Nicolas Sarkozy entretient avec la Bretagne, l&#8217;une des rares régions à ne pas lui avoir donné la majorité présidentielle. Rien dans l&#8217;agenda officiel du chef de l&#8217;Etat ne peut expliquer cette soudaine défection&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Quant-au quotidien Ouest-France, il se contente simplement de dire que <em>&laquo;&nbsp;l&#8217;absence du président de la République à la remise du trophée est rarissime&nbsp;&raquo;</em> et parle d&#8217;<em>&laquo;&nbsp;une véritable rupture dans la tradition de cette vénérable épreuve&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p><strong>Sondage.</strong></p>
<p>Et vous ? Quelle est votre réaction à l&#8217;absence de Nicolas Sarkozy à la finale de la Coupe de France, ce soir ?</p>
<p>http://www.jnpaquet.fr</p>
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		<title>Qui chantera l&#8217;hymne breton au Stade de France?</title>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2009 14:14:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>J.N. PAQUET</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7526" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-7526" title="1594411528_1512b1aad54" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/05/1594411528_1512b1aad54.jpg" alt="Photo : Flickr rs-foto" width="500" height="375" /><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr rs-foto</p></div>
<p>Selon le communiqué officiel de la Fédération française de Football, et suite aux informations parues ces derniers jours au sujet de l&#8217;exécution de l’hymne breton lors de la Finale de la Coupe de France entre Rennes et Guingamp, <em>« la Fédération française de Football précise ce qu&#8217;elle a exactement répondu à la demande qui lui avait été adressée de faire jouer cet hymne juste avant ou juste après &laquo;&nbsp;la Marseillaise&nbsp;&raquo;. La FFF a refusé d&#8217;introduire dans le protocole officiel de la Finale de la Coupe de France l&#8217;exécution d&#8217;un hymne autre que l&#8217;hymne national : seule &laquo;&nbsp;la Marseillaise&nbsp;&raquo; sera jouée pendant la cérémonie protocolaire. Pour contribuer à créer l&#8217;ambiance chaleureuse et authentique que ce grand derby de football mérite, le &laquo;&nbsp;Bro gozh&nbsp;&raquo; sera diffusé au moment de l&#8217;entrée sur la pelouse, vers 19h30, des deux bagads représentant les clubs finalistes, qui se produiront ensemble pendant une demi-heure sur la pelouse du Stade de France. »</em></p>
<p>Cependant, la plus grande incertitude règne : personne ne sait réellement qui interprétera le <em>&laquo;&nbsp;Bro Gozh ma zadou&nbsp;&raquo;</em> samedi pour la finale. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Stivell" target="_blank">Alan Stivell</a>, par exemple, qui semblait en être l&#8217;interprète naturel pour un temps, ne semble plus être retenu officiellement. Mais il semblerait qu&#8217;il y croit toujours. Selon le quotidien régional Ouest-France, c&#8217;est le groupe de chants de marins <em>Mouez Port-Rhu</em> de Douarnenez qui aurait été choisi pour le chanter. À moins que ce ne soit finalement une simple version enregistrée, comme le soulignent d&#8217;autres sources&#8230;</p>
<p>Interrogé sur le site de Ouest-France, le responsable du bagad de Cesson-Sévigné qui accompagnera les Rennais a dit<span class="art-txt"> que le <em>&laquo;&nbsp;Bro Gozh&nbsp;&raquo;</em> n&#8217;était pas au répertoire de son bagad. Mais il a aussi par</span>lé<span class="art-txt"> de </span>sa joie de participer à l’événement : <em>« C’est une grande fierté pour nous d’accompagner le Stade Rennais. Beaucoup de bagadoù rêveraient d’être à notre place »</em>.</p>
<p>Quant au bagad de Guingamp, il fait part de son emploi du temps de samedi, au Télégramme de Brest : <em>« 17 h 45, on commence à jouer pour l&#8217;arrivée des joueurs. Puis, à 19 h 15, on entrera sur la pelouse du Stade de France sans jouer, mais avec le Bro gozh qui sera chanté »</em>, détaille ainsi Iwan Hellien.  <em>« Ensuite, nous jouerons Tri martolod yaouank avec le bagad de Cesson pendant quinze minutes. On sera 100 musiciens au total. Ça promet ! »</em> .</p>
<p>Alors, qui pour jouer le <em>&laquo;&nbsp;Bro Gozh ma zadou&nbsp;&raquo;</em> ? La question reste posée&#8230; Réponse samedi, vers 19h30 !</p>
<p>Petit rappel historique: l&#8217;hymne breton <em>&laquo;&nbsp;Bro Gozh ma zadou&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;Vieux pays de mes ancêtres&nbsp;&raquo;)</em>, écrit par l&#8217;écrivain Breton François Jaffrenou en 1898 et composé par le Gallois James James, garde une valeur particulière pour les Bretons du fait notamment qu&#8217;il ait été entonné par des otages du camp de Châteaubriant, le 15 décembre 1941, lorsque le Dr Jacq (militant communiste et médecin au Huelgoat) fût fusillé par des soldats nazis.</p>
<p style="text-align:center;">xxxxxxx</p>
<p>Écoutez le <em><strong>&laquo;&nbsp;</strong></em><em><strong><em>Bro Gozh ma zadou</em>&laquo;&nbsp;</strong></em> (par Tri Yann) :</p>
<span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://www.centpapiers.com/qui-chantera-lhymne-breton-au-stade-de-france/7517"><img src="http://img.youtube.com/vi/TKKM-CzjQCk/2.jpg" alt="" /></a></span>
<p style="text-align:center;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Suivent les paroles en Breton (et en Français):</p>
<p style="text-align:center;">xxx xxxx xxx</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Bro Gozh ma zadou&nbsp;&raquo;</em></strong> (Vieux pays de mes ancêtres)</p>
<p>Ni, Breizhiz a galon, karomp hon gwir Vro!<br />
Brudet eo an Arvor dre ar bed tro-do.<br />
Dispont kreiz ar brezel, hon tadoù ken mad,<br />
A skuilhas eviti o gwad.</p>
<p><em>(Nous Bretons de coeur, nous aimons notre vrai pays!<br />
L&#8217;Arvor est renommée à travers le monde.<br />
Sans peur au coeur de la guerre, nos ancêtres si bons<br />
Versèrent leur sang pour elle.)</em></p>
<p><strong>[Refrain:</strong><br />
O Breizh, ma Bro, me 'gar ma Bro.<br />
Tra ma vo mor 'vel mur 'n he zro.<br />
Ra vezo digabestr ma Bro !<strong>]</strong></p>
<p><em>(O Bretagne, mon pays, que j&#8217;aime mon pays<br />
Tant que la mer sera comme un mur autour d&#8217;elle.<br />
Sois libre, mon pays!)</em></p>
<p>Ar Vretoned &#8216;zo tud kalet ha kreñv;<br />
N&#8217;eus pobl ken kaloneg a zindan an neñv,<br />
Gwerz trist, son dudius a ziwan eno,<br />
O! pegen kaer ec&#8217;h out, ma Bro!</p>
<p><em>(Les Bretons sont des gens durs et forts;<br />
Aucun peuple sous les cieux n&#8217;est aussi ardent;<br />
Complainte triste ou chant plaisant s&#8217;éclosent en eux.<br />
O! Combien tu es belle, ma patrie!)</em></p>
<p><strong>[Refrain]</strong></p>
<p>Breizh, douar ar Sent kozh, douar ar Varzhed,<br />
N&#8217;eus bro all a garan kement &#8216;barzh ar bed,<br />
Pep menez, pep traonienn, d&#8217;am c&#8217;halon zo kaer,<br />
Enne kousk meur a Vreizhad taer !</p>
<p><em>(Bretagne, terre des vieux Saints, terre des Bardes,<br />
Il n&#8217;est d&#8217;autre pays au monde que j&#8217;aime autant;<br />
Chaque montagne, chaque vallée est chère dans mon coeur.<br />
En eux dorment plus d&#8217;un Breton héroïque!)</em></p>
<p><strong>[Refrain]</strong></p>
<p>Mar d&#8217;eo bet trec&#8217;het Breizh er brezelioù braz,<br />
He yezh a zo bepred ken beo ha bizkoazh,<br />
He c&#8217;halon birvidik a lamm c&#8217;hoazh &#8216;n he c&#8217;hreiz,<br />
Dihunet out bremañ, ma Breizh !</p>
<p><em>(Si autrefois Bretagne, tu as fléchi durant les guerres,<br />
ta langue est restée vivante à jamais,<br />
Son coeur ardent tressaille encore pour elle.<br />
Tu es réveillée maintenant ma Bretagne!)</em></p>
<p style="text-align:center;">xxx xxxx xxx</p>
<p><em>Et juste pour le plaisir&#8230; Alan Stivell : <a href="http://www.dailymotion.com/video/x23dku_alan-stivell-bretagnes-tri-martolod_music" target="_blank">&laquo;&nbsp;Tri Martolod&nbsp;&raquo;</a> et <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4vfc0_alan-stivell-brian-boru_music" target="_blank">&laquo;&nbsp;Brian Boru&nbsp;&raquo;</a></em></p>
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