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><channel><title>CentPapiers &#187; profit</title> <atom:link href="http://www.centpapiers.com/mot-cle/profit/feed" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.centpapiers.com</link> <description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description> <lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 14:46:29 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator> <item><title>Vive le capital !</title><link>http://www.centpapiers.com/vive-le-capital/13453</link> <comments>http://www.centpapiers.com/vive-le-capital/13453#comments</comments> <pubDate>Tue, 11 May 2010 04:30:25 +0000</pubDate> <dc:creator>Minarchiste</dc:creator> <category><![CDATA[argent]]></category> <category><![CDATA[capitalisme]]></category> <category><![CDATA[Économie]]></category> <category><![CDATA[ABCT]]></category> <category><![CDATA[banque centrale]]></category> <category><![CDATA[capital]]></category> <category><![CDATA[cast away]]></category> <category><![CDATA[concurrence]]></category> <category><![CDATA[consommation]]></category> <category><![CDATA[création de monnaie]]></category> <category><![CDATA[création de richesse]]></category> <category><![CDATA[distribution de richesse]]></category> <category><![CDATA[entrepreneurs]]></category> <category><![CDATA[épargne]]></category> <category><![CDATA[héritiers blasés]]></category> <category><![CDATA[impôts]]></category> <category><![CDATA[interventionnisme]]></category> <category><![CDATA[investissement]]></category> <category><![CDATA[justice sociale]]></category> <category><![CDATA[marchés des capitaux]]></category> <category><![CDATA[Pauvreté]]></category> <category><![CDATA[pilleurs]]></category> <category><![CDATA[préférences temporelles]]></category> <category><![CDATA[productivité]]></category> <category><![CDATA[profit]]></category> <category><![CDATA[protectionnisme]]></category> <category><![CDATA[socialistes]]></category> <category><![CDATA[utilité marginale]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=13453</guid> <description><![CDATA[Dans le mot « capitalisme », il y a le mot « capital ». 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Il est important de comprendre ce que signifie ce mot pour bien comprendre le mécanisme par lequel le capitalisme crée tant de richesse.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">L’ïle déserte :</span></em></p><p>L’exemple de l’île déserte est souvent utilisé par les économistes de l’école autrichienne pour simplifier leurs démonstrations.</p><p>Dans le fim <em>Cast Away</em>, lorsque Chuck Nolan arriva sur son île, il n’avait aucun capital. Il a dû trouver de la nourriture du mieux qu’il pouvait, amasser du bois pour faire un feu, etc, ce qui était long et pénible. On suppose qu’à un certain moment, il a amassé suffisamment de nourriture et de bois en réserve (épargne) pour bénéficier de quelques heures de temps libre. Il aura alors pu utiliser ce temps libre pour fabriquer des outils (un filet de pêche, un système allume-feu, une hache et une lance par exemple) et se construire un abri.</p><p>Ce temps libre « investi » dans la fabrication d’outil est en quelque sorte de l’épargne. Cette épargne lui aura permis de se créer du capital sous la forme d’outils. Cet investissement rapporte puisque ces outils lui permettront d’augmenter sa productivité ce qui lui permet d’augmenter son niveau de vie (plus de nourriture, temps libre, etc). Il pourra réinvestir de plus en plus dans son capital pour éventuellement devenir suffisamment « riche » pour se construire un radeau qui lui permettra de quitter l’Île.</p><p>Donc, Chuck s’enrichit à partir du moment où il épargne pour se bâtir un capital productif. Le même principe s’applique à l’économie industrielle moderne.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">La nouvelle machine du cordonnier :</span></em></p><p>Ainsi, dans le système capitaliste, les gens ont deux choix à l’égard de leurs revenus : consommer ou épargner. La proportion qui sera consommée versus épargnée variera en fonction des préférences temporelles de chacun (voir l’<a href="http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/19/les-critiques-de-la-theorie-autrichienne-des-cycles-economiques/" target="_blank">ABCT</a>).</p><p>Le but de l’épargne n’est pas de simplement mettre de l’argent de côté (dans un coffre ou sous son matelas). L’épargnant cherchera à obtenir un rendement sur son épargne. Pour ce faire, cet argent sera investi et deviendra alors le capital d’entrepreneur. Ce capital sera utilisé pour améliorer la capacité productive de son entreprise. Cette amélioration de la productivité créera de la richesse et améliorera le niveau de vie des gens.</p><p>Par exemple, un cordonnier emprunte pour investir dans une nouvelle machine lui permettant de réduire ses coûts de 25%. Il en profitera pour réduire ses prix de façon à gagner des parts de marché de ses concurrents et ce seront l’ensemble des consommateurs de cordonnerie qui en bénéficieront. Ceux-ci pourront utiliser ces économies comme bon leur semble, ce qui résultera en une augmentation de l’activité économique.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit :</span></em></p><p>Mais comment s’assurer que le capital soit bien investit et qu’il ne soit pas gaspillé? Ce rôle est joué par le <a href="http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/03/limportance-du-profit/" target="_blank">profit</a>; la récompense qui indique si le capital est bien utilisé. L’absence de profit montre que l’entrepreneur ne répond pas aux exigences de ses consommateurs et que, par conséquent, il utilise mal son capital. Le capital lui sera alors retiré et sera réalloué à d’autres entrepreneurs plus efficaces. De cette façon, les marchés des capitaux font en sorte que les épargnes soient correctement alloués pour maximiser la création de richesse. Pour plus de détails sur ce mécanisme, voir mon <a href="http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/25/le-role-economique-du-marche-des-capitaux/" target="_blank">billet </a>sur le sujet.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">La richesse :</span></em></p><p>Donc, le capital permet de créer de la richesse. Pour être plus riches, il faut être plus productif et pour cela il faut du capital. Le capital permet de développer de nouvelles technologies qui augmentent notre productivité. Ces innovations nous rendent collectivement plus riches en rendant plus de biens disponibles à plus bas prix. Cela nous permet d’améliorer notre niveau de vie (soit en consommant plus, soit en travaillant moins).</p><p>On peut donc dire que la création de richesse dépend de la qualité de notre capital productif; et qu&#8217;elle ne profite pas seulement aux propriétaires du capital, mais à tous ceux qui échangent avec eux.</p><p>Évidemment, tout ce beau système ne vaut rien lorsqu’il est manipulé par l’interventionnisme étatique qui brime les libertés économiques. En manipulant la monnaie, les banques centrales peuvent faire complètement dérailler le mécanisme. En créant de la monnaie, elles font baisser les taux d’intérêt, ce qui décourage l’épargne et, par le fait même, les investissements viables dans du capital productif créateur de richesse.</p><p>D&#8217;autre part, en protégeant et/ou favorisant certaines industries ou entreprises, le gouvernement réduit (voire élimine) l&#8217;effet de la concurrence, ce qui permet à ces privilégiés de s&#8217;enrichir sur notre dos. Cette tricherie permet à certains de s&#8217;appropier du capital indument et contribue aussi à engendrer la pauvreté et des inégalités sociales.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">La redistribution de richesse :</span></em></p><p>Cependant, certains jettent un regard envieux sur le capital des entrepreneurs (et des épargnants) et sur la richesse qu’il crée. Certains voudraient utiliser cette richesse au nom de la « justice sociale » (les socialistes) alors que d’autres voudraient se l’approprier pour leurs propres intérêts (les pilleurs).</p><p>Les socialistes utilisent les taxes et impôts pour arriver à leurs fins. L’argument principal des socialistes repose sur le concept de l’utilité marginale décroissante de la richesse. Cela implique qu’un dollar supplémentaire est moins « utile » pour un riche que pour un clochard. Cependant, les socialistes ne réalisent pas que la valeur de ce dollar n’est pas la même dans les poches du riche que dans les poches du clochard. Le clochard va fort probablement dépenser ce dollar très rapidement sous forme de consommation alors que le riche va probablement l’épargner et le convertir en capital productif. Les riches ne mettent pas leur argent sous leur matelas, ils l’investissent. Ce dollar devient donc du capital productif créateur de richesse.</p><p>Donc, ce n’est pas qu’un dollar que les socialistes prennent au riche pour le donner au pauvre, c’est aussi toute la richesse que ce capital aurait pu créer. D’ailleurs, lorsque subtilisé par l’État, ce dollar passera entre beaucoup de mains avant d’arriver à ceux qui en dépendent (et il en restera bien peu). L’État ne subit pas les contraintes de l’entrepreneur (concurrence / profit) et la taille de sa bureaucratie n’a pas de limite. Aucun mécanisme ne fait en sorte d’assurer son efficacité.</p><p>Les pilleurs quant à eux (que je nomme souvent « corporatistes ») utilisent les subventions, le protectionnisme, la réglementation, la banque centrale et la corruption pour extorquer le capital. Dans certains cas, l’extorsion est si profonde qu’il ne reste presque plus de capital, laissant la population dans une situation de pauvreté extrême (comme au Bangladesh ou en Haïti par exemple). Pour ce faire, ils doivent enfreindre les droits de propriété des gens et nier leur liberté économique, ce qui nuit grandement au climat économique et décourage l’investissement (et la création de richesse qui l’accompagne).</p><p>Qu’elle soit effectuée par les socialistes ou par les pilleurs, la redistribution de richesse par la force coercitive de l’État a un effet indésirable et inévitable : la destruction du capital productif de l’économie. Cette destruction entraîne une réduction du niveau de vie de la population qui dépasse largement la ponction faîte par l’État. Ainsi, plus le capital est dilapidé, moins il y a de richesse et plus il y a de pauvres dépendants de l’État; s’enclenche alors le cercle vicieux de l’État-providence.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Conclusion :</span></em></p><p>C’est le capital qui permet au travailleur de créer de la richesse. Notez qu’ici je parle évidemment de richesse « économique ». La définition de richesse est subjective : certains se considèrent riches parce qu’ils ont beaucoup de temps libre, de beaux enfants ou un talent artistique quelconque. Ce qui m’intéresse ici, c’est ce qui permet de mettre du pain sur la table et un toit au-dessus de sa tête…</p><p>En étudiant la structure économique de plusieurs pays du tiers-monde, j’ai réalisé que la cause de leur pauvreté est reliée à leur incapacité à se bâtir un capital productif. L’État corrompu exproprie toute la richesse, tue l’entreprenariat et annihile la liberté économique, faisant disparaître le capital en fumée. C’est ce que nous verrons dans une série d’articles que je publierai bientôt.</p><p>Je vous laisse sur une citation empruntée à <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2010/04/15/les-heritiers-blases/" target="_blank">Philippe David</a> :</p><p><em>Nous sommes devenus des héritiers blasés le jour ou nous avons décidé que la gratification immédiate de la consommation est plus importante que la richesse future générée par l’accumulation de capital. Et c’est pour ça que notre niveau de vie ne cesse de se dégrader depuis plusieurs décennies. Nous gaspillons notre richesse en consommation immédiate.</em></p><div><dl id="attachment_1607" style="width: 460px;"><strong>Minarchiste</strong></dl></div> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/vive-le-capital/13453/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>L&#8217;importance du profit.</title><link>http://www.centpapiers.com/limportance-du-profit/12885</link> <comments>http://www.centpapiers.com/limportance-du-profit/12885#comments</comments> <pubDate>Mon, 03 May 2010 16:20:59 +0000</pubDate> <dc:creator>Minarchiste</dc:creator> <category><![CDATA[Ayn Rand]]></category> <category><![CDATA[Non classé]]></category> <category><![CDATA[Pauvreté]]></category> <category><![CDATA[argent]]></category> <category><![CDATA[finance]]></category> <category><![CDATA[productivité]]></category> <category><![CDATA[Économie]]></category> <category><![CDATA[capital]]></category> <category><![CDATA[capitalisme]]></category> <category><![CDATA[communisme]]></category> <category><![CDATA[concurrence]]></category> <category><![CDATA[création de monnaie]]></category> <category><![CDATA[dividendes]]></category> <category><![CDATA[innovation]]></category> <category><![CDATA[interventionnisme]]></category> <category><![CDATA[investissement]]></category> <category><![CDATA[Jim Rogers]]></category> <category><![CDATA[marché]]></category> <category><![CDATA[marketing]]></category> <category><![CDATA[pénurie]]></category> <category><![CDATA[prix]]></category> <category><![CDATA[profit]]></category> <category><![CDATA[surplus]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=12885</guid> <description><![CDATA[Aux dires de certains, la recherche du profit est un vice qui nuit à la société. À les entendre, plus le profit est élevé, plus les gens se font exploiter par les producteurs. Ils considèrent scandaleux que les producteurs profitent des pénuries pour augmenter leurs prix pour faire plus de profit. Selon eux, le système capitaliste [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-12886" title="jim_rogers" src="/wp-content/uploads/2010/05/jim_rogers.jpg" alt="jim_rogers" width="219" height="220" /></p><p>Aux dires de certains, la recherche du profit est un vice qui nuit à la société. À les entendre, plus le profit est élevé, plus les gens se font exploiter par les producteurs. Ils considèrent scandaleux que les producteurs profitent des pénuries pour augmenter leurs prix pour faire plus de profit.</p><p>Selon eux, le système capitaliste fait en sorte que les prix sont souvent plus élevés que le &laquo;&nbsp;juste prix&nbsp;&raquo; de façon à ce que les producteurs puissent faire du profit. Alors nationalisons ces producteurs, éliminons le profit et nous économiserons tous! C&#8217;est ce raisonnement simpliste qui a, entre autres, servi d&#8217;argument aux communistes. Suite à l&#8217;échec monumental de cette idéologie, il est clair que la réalité est différente de ce que ces gens pensent et que ce type d&#8217;argumentation est fort dangeureux.</p><p>En réalité, voici comment le profit crée de la richesse et fait du bien pour la société.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit plaît aux actionnaires:</span></em></p><p>Le profit est ce qui revient aux actionnaires d&#8217;une entreprise après toutes les dépenses, intérêts et impôts. Il peut servir à réinvestir dans l&#8217;entreprise pour améliorer les profits futurs ou à verser des dividendes. La valeur d&#8217;une entreprise repose essentiellement sur les profits; sans eux l&#8217;entreprise ne vaut que la valeur liquidative de ses actifs. Ainsi, les actionnaires ont grand intérêt à ce que les profits soient le plus élevé possible. Par l&#8217;entremise du conseil d&#8217;administration, les actionnaires de l&#8217;entreprise mettent beaucoup de pression sur ses dirigeants (bonus, congédiements, etc) pour que ceux-ci fassent en sorte de maximiser les profits, et donc la valeur des actions. Sans profit il n&#8217;y pas de capital et donc pas d&#8217;investissement privé.</p><p>Il y a beaucoup de compétition entre les entreprises pour obtenir le capital des actionnaires. Pour obtenir du capital (i.e. que les investisseurs achètent leurs actions), les entreprises doivent démontrer qu&#8217;elles sont bien gérées, que leur situation financière est appropriée et que leurs investissements seront profitables. Les <a href="http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/25/le-role-economique-du-marche-des-capitaux/" target="_blank">marchés financiers </a>agissent donc en tant qu&#8217;allocateurs de capital et tentent de faire en sorte que le capital ne soit pas gaspillé et qu&#8217;il soit utilisé le mieux possible. <strong>Le moteur de tout ce processus d&#8217;allocation est le profit. Sans lui, il n&#8217;y aurait aucun moyen de savoir si le capital est bien investi et aucune motivation à ce que ce soit le cas.</strong></p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit incite à minimiser les coûts et incite à l&#8217;innovation:</span></em></p><p>Une bonne façon de maximiser les profits est de réduire ses coûts. Les entreprises font donc en sorte d&#8217;améliorer la productivité de leurs employés en engageant les meilleurs candidats possibles, en leur fournissant de la formation et en leur attribuant une rémunération alignée sur la performance (lorsque faisable). Les salaires doivent être le plus bas possible, mais doivent quand même être compétitifs si l&#8217;entreprise veut attirer de bon candidats.</p><p>D&#8217;autre part, l&#8217;entreprise investira en marketing pour tenter d&#8217;augmenter ses parts de marché. L&#8217;augmentation des volumes réalisée grâce au marketing permet de réduire les coûts unitaires totaux, puisque les coûts fixes sont répartis sur un plus grand nombre d&#8217;unité, ce qui rentabilise cette dépense. Le profit incite aussi à réduire la bureaucratie au minimum, puisque celle-ci coûte cher à l&#8217;entreprise.</p><p>L&#8217;autre façon de réduire les coûts et d&#8217;améliorer la productivité est d&#8217;innover. Pour ce faire, l&#8217;entreprise devra faire de la recherche &amp; développement pour améliorer ses technologies. Elle pourra aussi investir dans de nouvelles machineries et revoir ses processus logistiques.<strong> Sans profit supplémentaire, les entreprises n&#8217;auraient aucun incitatif à innover et à investir</strong>.</p><p>Sur un marché concurrentiel, les entreprises utiliseront ces économies de coûts pour gagner des parts de marché en réduisant leurs prix (sinon un compétiteur le fera à leur place et leur volera des parts de marché). Ces réductions de prix font en sorte d&#8217;améliorer le niveau de vie de l&#8217;ensemble de la société en augmentant le pouvoir d&#8217;achat de tous et chacun.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit avantage les consommateurs:</span></em></p><p>Sur un marché concurrentiel, les producteurs doivent satisfaire leurs consommateurs pour faire du profit. Il y a différentes stratégies pour y arriver, mais si un produit ne plaît pas aux consommateurs par ses caractéristiques, son apparence, sa qualité ou son prix, le producteur ne fera pas beaucoup de profit. Le profit indique donc aux entreprises si ce qu&#8217;elles font plaît ou non à leurs clients. Si une entreprise se met à perdre des parts de marché aux mains d&#8217;un compétiteur, elle ajustera le tir et s&#8217;assurera de récupérer ses clients en améliorant son produit ou en réduisant le prix pour qu&#8217;il plaise davantage aux consommateurs.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit permet d&#8217;éviter les pénuries et les surplus:</span></em></p><p>Le profit incite aussi les producteurs à produire des quantités optimales de biens et services. Si un bien est produit en trop grande quantité, les producteurs seront pris avec des surplus qu&#8217;ils devront écouler à bas prix, ce qui n&#8217;est pas bon pour les profits. La recherche du profit décourage donc ce comportement.</p><p>D&#8217;autre part, si un bien est produit en quantité insuffisante, les producteurs pourront augmenter leurs prix et ainsi faire de plus gros profits. Cependant, cette situation ne durera pas longtemps puisque les prix élevés inciteront à produire davantage et attireront de nouveaux concurrents sur le marché. La recherche du profit permet donc de minimiser les pénuries.</p><p>En fait, la recherche du profit fait en sorte d&#8217;optimiser les quantités produites pour que les marchés balancent et que la demande soit efficacement rencontrée par l&#8217;offre.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit et la concurrence:</span></em></p><p>Malheureusement, certains profits ne sont pas mérités. Pour que le profit ait les effets positifs ci-haut décrits, il faut que le marché soit concurrentiel, sinon les producteurs pourront se permettre des prix plus élevés, des coûts moins compétitifs et/ou une qualité qui ne convient pas aux consommateurs. La concurrence est donc un ingrédient essentiel du capitalisme.</p><p>Ceci étant dit, le manque de concurrence est souvent le résultat de politiques de l&#8217;État. On pourrait mentionner les tarifs douaniers, les subventions, les contrats sans appel d&#8217;offre, certaines règlementations augmentant les barrières à l&#8217;entrée, les systèmes de quotas et de gestion de l&#8217;offre ainsi que les brevets, comme des politiques provenant directement de l&#8217;État qui réduisent le niveau de compétition. À ce moment-là, le profit cesse d&#8217;être à notre service et sert alors les intérêts corporatistes. Les entreprises travaillent évidemment fort, à l&#8217;aide de leurs lobbys et groupes de pression, pour soutirer ces protections à l&#8217;État.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit et la monnaie:</span></em></p><p>L&#8217;autre situation dans laquelle le profit joue mal son rôle dans l&#8217;allocation du capital est lorsque la monnaie est manipulée. Lorsque la banque centrale et le système bancaire créent de la monnaie à partir de rien en quantité suffisante pour influencer les taux d&#8217;intérêt et les prix, cela a comme impact d&#8217;artificiellement augmenter les profits et mène à de mauvais investissements (voir l&#8217;<a href="http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/19/les-critiques-de-la-theorie-autrichienne-des-cycles-economiques/" target="_blank">ABCT</a>). Durant la récession qui suit ces épisodes, le nettoyage de ces mauvais investissements est un processus pénible pour ceux qui sont touchés et perdent leur emploi. C&#8217;est pourquoi une monnaie libre de toute manipulation et un système bancaire sain sont des ingrédients essentiels d&#8217;une économie compétitive et soutenable.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Conclusion:</span></em></p><p>Les régimes communistes nous ont donné une bonne vision de ce qu&#8217;il arrive lorsqu&#8217;il n&#8217;y pas de profit. Absence d&#8217;innovation, manque d&#8217;investissement, gaspillage de ressources, coûts exhorbitants, pénuries, produits de mauvaise qualité qui ne répondent pas aux besoins de la population; telles sont les conséquences désastreuses de l&#8217;absence de profit dans une économie. Il faut cesser de blâmer les entreprises qui font du profit et plutôt éliminer les barrières à la concurrence de façon à ce que ces profits aient l&#8217;effet escompté; c&#8217;est-à-dire d&#8217;augmenter notre niveau de vie.</p><p><em><span style="text-decoration: underline;">Annexe:</span></em></p><p>Ce petit <a href="http://jobboomblog.com/2010/04/29/investisseurs_bonne_nouvelle_le_monde_va" target="_blank">article</a> de Éric Grenier paru sur Canoë est un excellent exemple de la confusion et de l&#8217;indignation indue qui règnent face au profit.</p><blockquote><p><em>&laquo;&nbsp;le légendaire </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Rogers" target="_blank"><em>Jim Rogers</em></a><em>, se réjouit de ses placements dans le monde agricole. Because? La famine guette le monde! Je le cite tel que r</em><a href="http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/jim-rogers--il-faut-laisser-la-grece-faire-faillite/513638" target="_blank"><em>apporté par ma distinguée collègue aux Affaires, Diane Bérard</em></a><em>: <strong>«Il n&#8217;y a pas assez de nourriture pour tous les habitants de la planète, alors tout ce qui est lié à ce secteur &#8211; fertilisants, machinerie, aliments &#8211; se transformera en or.»</strong> Cynique, dites-vous?&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote><p>La réalité est que nous devrions plutôt applaudir les investisseurs comme Jim Rogers qui recherchent le profit, puisque leur capital sera investi dans la capacité de production agricole, ce qui contribuera à produire la nourriture nécessaire à contrer la famine. Il est peut-être cynique de penser ainsi, mais c&#8217;est le résultat qui compte.</p><p>Minarchiste</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/limportance-du-profit/12885/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>Prix à la consommation: comme une odeur de prise d’otage</title><link>http://www.centpapiers.com/prix-a-la-consommation-comme-une-odeur-de-prise-d%e2%80%99otage/8886</link> <comments>http://www.centpapiers.com/prix-a-la-consommation-comme-une-odeur-de-prise-d%e2%80%99otage/8886#comments</comments> <pubDate>Wed, 15 Jul 2009 18:18:12 +0000</pubDate> <dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator> <category><![CDATA[Billets]]></category> <category><![CDATA[Musique]]></category> <category><![CDATA[Opinions]]></category> <category><![CDATA[Économie]]></category> <category><![CDATA[achat]]></category> <category><![CDATA[aliment]]></category> <category><![CDATA[Apple]]></category> <category><![CDATA[Apple Store]]></category> <category><![CDATA[artwork]]></category> <category><![CDATA[base]]></category> <category><![CDATA[Budget]]></category> <category><![CDATA[café]]></category> <category><![CDATA[CD]]></category> <category><![CDATA[chansons]]></category> <category><![CDATA[cochonneries]]></category> <category><![CDATA[compagnies]]></category> <category><![CDATA[consommateurs]]></category> <category><![CDATA[convertir]]></category> <category><![CDATA[cout]]></category> <category><![CDATA[coût de production]]></category> <category><![CDATA[Dangerous]]></category> <category><![CDATA[dépenses]]></category> <category><![CDATA[développement]]></category> <category><![CDATA[distribution]]></category> <category><![CDATA[droits d’auteur]]></category> <category><![CDATA[enregistrement]]></category> <category><![CDATA[fabriquer]]></category> <category><![CDATA[finances]]></category> <category><![CDATA[Goldirock Records]]></category> <category><![CDATA[humanité]]></category> <category><![CDATA[illégal]]></category> <category><![CDATA[industrie de la musique]]></category> <category><![CDATA[iPhone 3G]]></category> <category><![CDATA[iPod Nano (8 Go)]]></category> <category><![CDATA[James Wilkinson]]></category> <category><![CDATA[lecteur Blu-ray]]></category> <category><![CDATA[légalement]]></category> <category><![CDATA[licence]]></category> <category><![CDATA[main d'oeuvre]]></category> <category><![CDATA[majors]]></category> <category><![CDATA[matière première]]></category> <category><![CDATA[Michael Jackson]]></category> <category><![CDATA[mixage audio]]></category> <category><![CDATA[musicien]]></category> <category><![CDATA[nouveauté]]></category> <category><![CDATA[odeur]]></category> <category><![CDATA[payer]]></category> <category><![CDATA[Playstation 3]]></category> <category><![CDATA[pompe à fric]]></category> <category><![CDATA[prise d'otage]]></category> <category><![CDATA[prix]]></category> <category><![CDATA[produire]]></category> <category><![CDATA[produits]]></category> <category><![CDATA[profit]]></category> <category><![CDATA[publicité]]></category> <category><![CDATA[raisonnement]]></category> <category><![CDATA[recherche]]></category> <category><![CDATA[Remastered]]></category> <category><![CDATA[revanche]]></category> <category><![CDATA[site]]></category> <category><![CDATA[Sony]]></category> <category><![CDATA[souliers de course]]></category> <category><![CDATA[Sympatico]]></category> <category><![CDATA[téléchargement]]></category> <category><![CDATA[transport]]></category> <category><![CDATA[voiture électrique Tesla]]></category> <category><![CDATA[volume]]></category><guid isPermaLink="false">http://les7duquebec.wordpress.com/?p=2991</guid> <description><![CDATA[Il y a de ces choses qu&#8217;on sait, mais quand on se les refait remettre en pleine face, elles puent. C&#8217;est ce qui m&#8217;est arrivé quand j&#8217;ai cliqué sur le lien donnant la réponse à la question d&#8217;un blogueur : « Combien ça coute à fabriquer les cochonneries que l&#8217;on achète? »
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C’est ce qui m’est arrivé quand j’ai cliqué sur le lien donnant la réponse à la question d’un blogueur : « <strong><a href="http://www.francoisrodrigue.com/blogstory/2009/07/10/1209-combien-ca-coute-a-fabriquer-nos-cochonneries">Combien ça coûte à fabriquer les cochonneries que l’on achète?</a></strong> »</p><p>Ça m’a mené sur le site<strong><a href="http://finances.sympatico.msn.ca/Financespersonnelles/Argent_pratique/Articles/gp_combien_coute7.htm?feedname=FINANCES_GP_HOWMUCH_JULY09&amp;pos=3&amp;nolookup=true"> Sympatico</a></strong>, section Finances, où on explique combien ça coûte approximativement produire un CD :</p><blockquote><p><strong><em>Le coût pour convertir les chansons d’un musicien en un CD inclut le prix de l’enregistrement et du mixage audio. Il faut aussi payer les droits d’auteur et la licence pour la distribution. Avec les dépenses supplémentaires des matières premières et de l’artwork, James Wilkinson de Goldirock Records évalue le coût de production pour une grande nouveauté à 2,50 dollars. L’album Dangerous – Remastered [de Michael Jackson] se vend présentement à 14,99 dollars.</em></strong></p></blockquote><p>Le site donne quelques autres exemples. L’iPod Nano (8 Go) coute 96 dollars à produire, « un chiffre qui n’inclut pas le coût de la main-d’œuvre », et il est vendu à l’Apple Store 169 dollars. Pour 300 grammes de café, le plus récent prix était de 85 cents, pour une revente de 5 dollars, après « avoir été torréfié, moulu et emballé ». Pour le riz, c’est 33 cents versus 3 dollars pour un kilo. Les souliers de course, 10 dollars versus 80 dollars (« ce chiffre n’inclut pas les budgets des compagnies en ce qui concerne la recherche et développement, la publicité et le transport »). Les jeans, 20 dollars versus 70 dollars.</p><p>D’un autre côté, on apprend que Sony ne fait pas de profit avec sa Playstation 3, mais se rattrape un peu avec son lecteur Blu-ray: 115 dollars versus entre 300 et 350 dollars. Apple avec son iPhone 3G en fait beaucoup moins que les premiers exemples : un prix de vente à 299 dollars pour un cout de production de 208 dollars. Et pour terminer, la voiture électrique Tesla se vend environ 120 000 dollars pour un coût de production de 90 000 dollars.</p><p>Je ne remettrai pas en cause ici l’idée du profit, mais il faut avouer qu’il y a de l’abus pour quelques produits, comme les CD de musique. Et il semble que les consommateurs prennent leur revanche en ce moment avec les possibilités de téléchargement illégal, et même légalement, puisqu’on peut se payer des chansons à la pièce. Mais loin de moi l’idée de blâmer toute l’industrie de la musique. Elle était une pompe à fric pour les grands « majors », pas vraiment pour les petits joueurs, puisque pour ces derniers il n’y a pas de volume, enfin si peu.</p><p>Mais pour des produits comme le riz, aliment de base d’une grande partie de l’humanité, c’est tout à fait déraisonnable. Il y a comme une odeur de prise d’otage qui se dégage. L’article dit clairement que malgré une baisse de près de la moitié (de 62 cents à 33 cents le kilo), le prix coûtant était à la hausse en 2008. En sachant cela, j’ai le loisir d’opter pour d’autres aliments, et je pourrais très bien arrêter mon raisonnement là…<a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/2991/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/2991/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/2991/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/2991/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/2991/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/2991/" border="0" alt="" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=2991&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" border="0" alt="" /></div> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/prix-a-la-consommation-comme-une-odeur-de-prise-d%e2%80%99otage/8886/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>L’éducation comme arme contre le capitalisme sauvage</title><link>http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99education-comme-arme-contre-le-capitalisme-sauvage/8661</link> <comments>http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99education-comme-arme-contre-le-capitalisme-sauvage/8661#comments</comments> <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 17:28:28 +0000</pubDate> <dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator> <category><![CDATA[Billets]]></category> <category><![CDATA[Livres]]></category> <category><![CDATA[Opinions]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[Économie]]></category> <category><![CDATA[adolescence]]></category> <category><![CDATA[anarchisme]]></category> <category><![CDATA[anarchiste]]></category> <category><![CDATA[anarcho-pragmatisme]]></category> <category><![CDATA[capitalisme]]></category> <category><![CDATA[communisme]]></category> <category><![CDATA[complexe]]></category> <category><![CDATA[critique]]></category> <category><![CDATA[David Gendron]]></category> <category><![CDATA[décentralisé]]></category> <category><![CDATA[Démocratie]]></category> <category><![CDATA[démocratique]]></category> <category><![CDATA[économique]]></category> <category><![CDATA[education]]></category> <category><![CDATA[égalitaire]]></category> <category><![CDATA[employé]]></category> <category><![CDATA[équité]]></category> <category><![CDATA[évolution]]></category> <category><![CDATA[François Tremblay]]></category> <category><![CDATA[futurisme]]></category> <category><![CDATA[hiérarchie]]></category> <category><![CDATA[histoire]]></category> <category><![CDATA[humanité]]></category> <category><![CDATA[idéologique]]></category> <category><![CDATA[individualisme]]></category> <category><![CDATA[instincts]]></category> <category><![CDATA[intellectualisé]]></category> <category><![CDATA[libertarien]]></category> <category><![CDATA[marché]]></category> <category><![CDATA[PARECON]]></category> <category><![CDATA[participatif]]></category> <category><![CDATA[patron]]></category> <category><![CDATA[pensée]]></category> <category><![CDATA[philosophe]]></category> <category><![CDATA[planification]]></category> <category><![CDATA[principe]]></category> <category><![CDATA[profit]]></category> <category><![CDATA[social-démocratie]]></category> <category><![CDATA[système]]></category> <category><![CDATA[travail]]></category> <category><![CDATA[Zombie]]></category><guid isPermaLink="false">http://les7duquebec.wordpress.com/?p=2905</guid> <description><![CDATA[Sur le blogue de David Gendron, je suis tombé sur le terme « PARECON », via un commentaire de François Tremblay. 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J’ai cherché un peu et j’ai trouvé un texte sur <a href="http://www.zombiemedia.org/spip.php?article31">Zombie</a> qui en explique les grandes lignes. En gros, c’est un système économique basé sur des principes anarchistes (pas libertariens); « y sont bannis le marché (capitalisme), la planification centrale (social-démocratie, communisme centralisé, etc.), toute hiérarchie du travail (patron vs employé) et le profit. » C’est « un système décentralisé, démocratique, participatif et égalitaire. » Et c’est en fait une réponse aux critiques de la pensée anarchiste (du côté libertaire), question de donner du concret, de la chair autour de l’os.</p><p>À la suite de ce billet, il y a quelques commentaires. Un de ceux-là m’a beaucoup parlé :</p><blockquote><p><em><strong>Je trouve louable l’initiative PARECON, née d’une recherche d’équité dans un esprit anarchiste. Je n’y adhère pas pour 2 raisons : 1) cette construction idéologique va à l’encontre de la tendance naturelle humaine à systématiquement se laisser guider par ses instincts, lesquels nous poussent vers la facilité et l’individualisme. 2) L’individualisme débridé que nous connaissons aujourd’hui détruira peut-être le monde qui l’a vu naître, mais il ne sera jamais remplacé par un système intellectualisé trop complexe. Le résultat de la destruction du système actuel résulterait plutôt d’une copie neuve et identique de lui-même, condamné à se répéter tant qu’il n’aura pas appris à se transformer de l’intérieur. Le capitalisme n’est pas une création de l’intellect, mais bien une “herbe sauvage” qui ne veut que croître sans cesse, tel l’ogre affamé dont l’estomac à été remplacé par une pompe au mouvement perpétuel. Le capitalisme ne demande pas l’éradication, mais seulement d’être bridé et contre-balancé (sic) par une force d’opposition. La solution ? Instaurons un système d’éducation publique qui donnera la chance à chacun de développer son plein potentiel sans limite (sic) aucune, qui développera l’indépendance d’esprit et la critique constructive, et qui permettra à tous de devenir ce qu’ils veulent vraiment, à l’intérieur d’un cocon protecteur, à l’abri (sic) des interventions extérieures de la société jusqu’à, disons, 25 ans. N’essayons pas d’imposer nos vues sur la jeunesse, laissons là (sic) plutôt contrôler sont destin seule. Faites ça, et je vous garantis un monde meilleur en 2 générations. Ceux qui d’entre-nous (sic) valorisent l’appât du gain et l’amas de capitaux comme seuls moteurs de la vie quotidienne sont déjà trop atteints pour changer d’eux-mêmes. Et comme la nature s’opposera, et triomphera TOUJOURS des solutions forcées et compliquées, PARECON restera une autre belle idéologie condamnée à mort le jour même de sa naissance, et qui si elle se développe, le fera tel le cancer sur l’organisme qu’est la société, comme le communisme pur et dur avant elle.</strong></em></p></blockquote><p>Tout revient à ça, encore et toujours : l’éducation. Et qui dit éducation, dit évolution. Si on regarde en gros l’histoire, on remarque une lente évolution des systèmes qui régissent la société. La démocratie qui semble aujourd’hui prendre toujours de plus en plus d’ampleur était considérée par beaucoup de philosophes d’antan comme étant un des pires systèmes. Notre époque est propice à la démocratie, même si cet idéal est loin d’être atteint. Et pour ce qui est de l’anarchie, c’est du futurisme, ce vers quoi nous devons tendre.</p><p>Pour faire une comparaison simple avec la vie d’un humain, je crois que l’humanité est dans son adolescence. Elle est excitée par les gadgets, a encore besoin de se faire dire quoi faire par ses parents, et surtout, il lui manque encore un peu d’éducation pour s’affranchir. Donc, qui se demande encore quel devrait être le programme numéro un des anarchistes de toutes les tendances? Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que l’État lâchera prise sur l’éducation.</p><p>Il faudra faire avec.</p></div> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99education-comme-arme-contre-le-capitalisme-sauvage/8661/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> </channel> </rss>