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	<title>CentPapiers &#187; pierre foglia</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Immigration:Un parcours de combattante</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 04:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lettres</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme Loïc, dans la chronique de Pierre Foglia (La Presse, 23 avril), nous avons vu les affiches de la forêt canadienne et elles nous ont fait rêver. Nous avons construit ce rêve selon les exigences de l&#8217;immigration. Nous avons été choisies sur la base de notre niveau d&#8217;études, de notre profession et de notre connaissance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-74649" href="http://www.centpapiers.com/un-parcours-de-combattante/74648/lettres-9"><img class="alignnone size-medium wp-image-74649" title="Lettres" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/06/Lettres3-510x397.jpg" alt="" width="510" height="397" /></a></p>
<p>Comme Loïc, dans la chronique de  Pierre Foglia (La Presse, 23 avril), nous avons vu les affiches de la  forêt canadienne et elles nous ont fait rêver.</p>
<p>Nous  avons construit ce rêve selon les exigences de l&#8217;immigration. Nous  avons été choisies sur la base de notre niveau d&#8217;études, de notre  profession et de notre connaissance du français.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous sommes des intellectuelles, nous travaillions, et pour beaucoup,  nous parlons français. Nous avons obtenu les points nécessaires; on nous  a assuré que le Canada avait besoin de nous. Ça tombait bien, nous  avions aussi besoin du Canada. De sa qualité de vie et de sa tolérance.  Nous nous sommes donc lancées dans la grande aventure de l&#8217;immigration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après trois ans d&#8217;attente, partagées entre l&#8217;appréhension et  l&#8217;enthousiasme à la perspective des grands espaces canadiens, nous avons  reçu notre billet d&#8217;entrée au paradis. Nous avons vite appris que ce  n&#8217;était pas une simple balade qui commençait, mais un parcours de  combattante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&#8217;abord, nous avons assisté à la séance d&#8217;information du ministère de  l&#8217;Immigration, puis nous avons été référées au centre local d&#8217;emploi qui  nous a envoyées au bureau des équivalences. Trois mois plus tard, nous  avons reçu une lettre nous informant que notre diplôme avait perdu une  partie de ses crédits en touchant le sol québécois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais, ne nous décourageant pas, nous avons décidé de retourner à  l&#8217;école, afin de retrouver les crédits perdus. Lors de notre inscription  à l&#8217;université, nous avons appris qu&#8217;il était probable que ce retour  aux études prenne plus d&#8217;un an et que l&#8217;équivalence émise précédemment  ne serait pas reconnue. Celles qui en avaient le courage et les moyens  ont repris les études et obtenu leur diplôme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais une fois sur le marché du travail, surprise! Quelle est la question  la plus fréquente? «Avez-vous de l&#8217;expérience pertinente?» Bien sûr!  J&#8217;ai travaillé plus de 10 ans dans ce domaine dans mon pays d&#8217;origine,  répondons-nous, naïves. Non! Ces années de notre vie n&#8217;existent plus;  rayées, oubliées, balayées! L&#8217;expérience pertinente, c&#8217;est l&#8217;expérience  canadienne, seulement celle-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous comprenons l&#8217;importance d&#8217;acquérir de l&#8217;expérience dans la société  d&#8217;accueil, mais alors pourquoi nous choisir sur la base de notre  profession? Pourquoi nous faire croire que nous constituons un atout?  Pourquoi ne pas nous offrir la possibilité d&#8217;acquérir cette expérience?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous nous sommes donc résignées à chercher un emploi qui ne correspond  pas à nos compétences. En plus de la nécessité d&#8217;être bilingues, nous  nous heurtons aux craintes de certains employeurs qui appréhendent les  différences culturelles. En attendant, nous voulons vivre la tête haute  et ne pas être à la charge de la société.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De guerre lasse, nous avons demandé l&#8217;assistance-emploi. Nous, avocates,  professeures, médecins, découragées, seules, à la maison, reléguées aux  travaux ménagers, bénévoles dans le meilleur des cas, nous avons  l&#8217;impression d&#8217;avoir perdu une partie de notre identité; nous vivons une  perte d&#8217;estime et de l&#8217;angoisse vis-à-vis de l&#8217;avenir, nous nous  sentons inutiles et à la charge de la société québécoise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et pourtant! Il y aurait peu à faire pour améliorer les choses: informer  les candidats des difficultés reliées aux équivalences. Pourquoi ne pas  faire les équivalences chez nous? Nous passerions les examens  nécessaires à la reconnaissance de notre diplôme dans notre pays. Cela  nous épargnerait argent et angoisse, et permettrait au gouvernement de  jouir de nos compétences, plutôt que de nous verser des prestations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous pourrions aussi améliorer notre anglais si nous connaissions son  importance pour le marché du travail québécois. Ensuite, arrivées ici,  il pourrait y avoir, au moins pour celles qui ont obtenu une  équivalence, des stages offerts.</p>
<p><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong>Hajer Ben Houla, Malika Demoul, Mireille Lissouba, Amel Mejri<br />
<em>Les auteures ont récemment immigré au Québec et sont membres du CARI Saint-Laurent.</em></strong></p>
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		<title>Le bloc Legault</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 05:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Folgia</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce billet est un pastiche des billets  de Pierre Foglia que j’admire  pour sa lucidité, son humanisme, et son « gros bon sens ». C’est en quelque sorte un hommage… En espérant avoir un peu réussi la « couleur » du vrai Foglia. ************ Hausser le salaire des enseignants Le programme de M. Legault veut faire de l&#8217;éducation la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-61238" href="http://www.centpapiers.com/le-bloc-legault/61232/lego-2"><img class="alignnone size-medium wp-image-61238" title="Lego" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/02/Lego1-510x233.jpg" alt="" width="510" height="233" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong></strong><strong>Ce billet est un pastiche des billets  de Pierre Foglia que j’admire  pour sa lucidité, son humanisme, et son « gros bon sens ».</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong></strong><strong>C’est en quelque sorte un hommage… En espérant avoir un peu réussi la « couleur » du vrai Foglia.</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong></strong><strong>************<br />
</strong></span></p>
<p><strong><em>Hausser le salaire des enseignants</em></strong></p>
<p><span style="color: #993300;"><em>Le programme de M. Legault veut faire de l&#8217;éducation la priorité absolue des années à venir. À cette fin, le groupe suggère un nouveau pacte avec les enseignants à qui il propose une hausse de salaire en échange de davantage de responsabilités pour favoriser la réussite scolaire de leurs élèves.</em></span></p>
<p><span style="color: #993300;"><em>Le groupe de Francois Legault propose aussi que les enseignants soient évalués sur leurs résultats. Contrairement aux rumeurs qui circulaient, le document ne fait aucune mention d&#8217;une abolition éventuelle des commissions scolaires.</em> <em><a href="http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/02/20110217-184829.html">Canoe</a></em></span></p>
<p>Aucune abolition des commissions scolaires.</p>
<p>Voilà un nouveau tourniquet de Beauce-Carnaval. La foire qui passe tous les étés en vendant sa barbe à papa.</p>
<p>Porter la responsabilité des enseignants sur toute une société en mal de vivre. Plus d’argent, plus de…</p>
<p>On veut réparer la paire de ciseaux en allongeant les lames, mais en oubliant le pivot qui est la charnière en ratage.</p>
<p>Le plan Legault, l’action (sic) Legault est encore une « luciennerie » qui ne débouchera sur rien. Le problème étant que la politique est dépassée dans son action, les citoyens étant inondés, et les politiciens devenus complètement inefficaces dans leurs recettes de calfeutrage à petites cuillères sur un Titanic, il ne reste que les grands croyants des images et des leurres.</p>
<p>La raison est simple : le politique a perdu tout contrôle de par les vomis des approches économiques qui, dans la mondialisation, les moyens de contrôles manipulateurs ont fait des États des sans-abris.</p>
<p>Le plan Legault, c’est comme mettre 250 ml de chlore dans un Océan pour le purifier.</p>
<p>Trop tard.</p>
<p>Trop peu.</p>
<p>Des frivolités à la soupe…</p>
<p><strong>Les agenouillés </strong></p>
<p>Remarquez que dans la paire de ciseaux, on ne touche pas au mécanisme. On aiguise, on aiguise en pensant que le tranchant finira par être efficace… Pendant que le rouage est foutu.</p>
<p>La politique a le charme du dentiste… Ça ne fera pas mal. C’est bien là l’erreur, car pour avancer dans la vie, il faut briser pour reconstruire.</p>
<p>M. Legault a du charisme… Tous les politiciens savent qu’il ne faut pas craindre le « programme » Legault, mais l’image Legault.</p>
<p>Séduisant. Articulé. Calme.</p>
<p>Il y a un peu de gourou dans Legault. Mais, hélas!, c’est un montage de blocs de couleurs, toutes de mêmes formes, avec pour seule action des ajouts, des retraits, des peaufinages adoucis, de l’enlevage de tartre.</p>
<p>De l’aiguisage à la meule aux fins grains.</p>
<p>Il y a si peu de saints bien couillés en politique que les agenouillés sont déjà des balbutiements en grain de chapelets pour les « preachers » à flancs blancs, comme les roues des voitures des années 50.</p>
<p><strong>La crème</strong></p>
<p>Les politiciens ont tellement peur qu’ils utilisent de la crème pour un genou brisé.</p>
<p>De la médecine douce pour des pays qui vivent le grand traumatisme de la mondialisation, des compagnies qui dévorent les politiciens à grosses bouchées et des multinationales qui rongent les terres, le dessous des terres, et qui s’envolent comme des oiseaux vers des paradis fiscaux.</p>
<p>Et dans un monde où on veut cultiver des Mozart, tout le monde peut jouer du piano à quatre ans.</p>
<p>La culture du génie.</p>
<p>Pour ce qui est de l’éducation, on ne tape pas trois ou quatre notes pour faire un Mozart.</p>
<p>L’effort.</p>
<p>On a tout donné avec la recette de la crème qui cache le gâteau.</p>
<p>La politique est un plat congelé : que vous achetez du poulet, du bœuf, de la dinde, du porc, la sauce a le même goût et les dizaines de particules qui la forment ne changent rien.</p>
<p>Le plat donne mal au cœur.</p>
<p>On a tous le mal de mère et de ses petites recette secrètes.</p>
<p>Le mot « écoeurement » n’est pas un mot : c’est que l’ensemble des  facteurs, si infimes et invisibles soient-ils, finissent par surpasser l’authenticité et le centre cherché du plat.</p>
<p>Le plan Legault c’est une sauce congelée.</p>
<p>Achetez et mangez… Ceci est mon corps, ceci est mon sans…</p>
<p>Ce n’est qu’une annonce classée pour la recherche d’un Christ dans un monde qui n’a pas compris le message.</p>
<p>Tous à genoux, la crème est une image à douze ingrédients qui cache le gâteau.</p>
<p>La Dernière Scène  Lego.</p>
<p>Pour les simplets qui creusent encore le  code Da Vinci.</p>
<p>Le sourire de la Joconde n’a jamais été éclairci. Certains ont prétendu qu’elle était enceinte et heureuse…</p>
<p>Voilà Legault, la peinture qui va accoucher d’une autre peinture.</p>
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		<title>Les hamsters du parlement et les rats de la FED</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 05:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Folgia</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce billet est un pastiche des billets  de Pierre Foglia que j’admire  pour sa lucidité, son humanisme, et son « gros bon sens ». C’est en quelque sorte un hommage… En espérant avoir un peu réussi la « couleur » du vrai Foglia. *** Les hamsters ont surtout la particularité de posséder des poches extensibles à l’intérieur des joues, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-59390" href="http://www.centpapiers.com/les-hamsters-du-parlement-et-les-rats-de-la-fed/59389/pierre-folgia"><img class="alignnone size-full wp-image-59390" title="Pierre Folgia" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/02/Pierre-Folgia.jpg" alt="" width="439" height="352" /></a></p>
<p><strong>Ce billet est un pastiche des billets  de Pierre Foglia que j’admire  pour sa lucidité, son humanisme, et son « gros bon sens ».</strong></p>
<p><strong>C’est en quelque sorte un hommage… En espérant avoir un peu réussi la « couleur » du vrai Foglia.</strong></p>
<p><strong>***</strong></p>
<blockquote><p><em>Les hamsters ont surtout la particularité de posséder des poches extensibles à l’intérieur des joues, appelées abajoues. Ces poches servent essentiellement à transporter la nourriture. Certaines espèces sont connues pour cacher leurs petits dans leurs abajoues quand elles ont peur d’un danger, afin de les transporter ailleurs<span style="text-decoration: underline;"><sup>]</sup></span>. Quelques espèces de hamsters peuvent aussi nager parfaitement en remplissant ces poches avec de l’air pour mieux flotter. ( Wikipedia) </em></p></blockquote>
<p>Les citoyens, les médias, les bougonneux comme  moi passent leur temps à admonester les politiciens. Ils ont vingt ans qu’ils commencent déjà à semer les oreilles de leurs formules ampoulées et désertes. Comme dirait l’autre : ils parlent longtemps avant d’avoir quelque chose à dire.</p>
<p>Et ils ne savent plus quoi faire…</p>
<p>Sauf créer des commissions d’enquête. Pour «éclairer» le passé…</p>
<p>C’est comme ça que tous ceux qui sont passés nous ont laissé un tunnel noir.</p>
<p>Ils sont comme des hamsters dans leur cage à pédaler dans le vide.</p>
<p>Méchants?</p>
<p>Pas vraiment. Naïfs ou vendus. C’est comme les nouvelles du monde de l’économie au téléjournal : ils vous donnent ça en morceaux si menus, que nous voilà devenus de attardés menteaux.  Ils nous prennent pour les vieux qu’on nourrit à la petite cuillère. Ça bave un peu leur gruau, mais il finit par en rentrer.</p>
<p>On vient d’annoncer une « reprise économique », vu que le banques haussent les taux d’intérêt. Un ti morceau de gruau dans une cuillère d’argent.</p>
<p>On peut avaler ça? La crise est finie…</p>
<p>Ben non! Elle n’est même pas commencée.</p>
<p>On va sauver le monde avec de l’énergie verte.</p>
<p>L’énergie verte, c’est comme quand le ti Jésus nous donnait le choix entre le paradis et l’enfer. Tu bois de l’eau où tu fais rouler ton char au gaz de schiste. Manque de ti Jésus pour transformer l’eau en gaz. Y a Lucien…</p>
<p>J’ai fait ma petite recherche : la signification des prénoms. C’est pas moins scientifique que les rats  de labo avec leur  science « vérifiable ».</p>
<blockquote><p><strong>Lucien</strong></p>
<p><strong><em>Lucien</em></strong><em> a besoin de rayonner, de diriger, d&#8217;être admiré et serait même parfois quelque peu vaniteux, mais il n&#8217;y parvient pas toujours, sinon maladroitement, avec trop d&#8217;ostentation. Il est vrai, cependant, que s&#8217;il arrive à vivre à la hauteur des vibrations de son maître nombre 11, il verra grand et sera empli de projets plus ou moins difficiles à réaliser, et cela lui conférera un grand ascendant sur les autres. Mais si la vie ne le favorise pas, il recherchera plutôt une certaine sécurité, tant affective que financière, plus dépendant affectivement de son environnement qu&#8217;il ne le voudrait.</em> <a href="http://www.signification-prenom.com/prenom/prenom-LUCIEN.html"><em>Lucienl</em></a><em> </em></p></blockquote>
<p>Même si on ramasse toute l’eau du Grand Nord et qu’on déchire la terre pour la dévier là où il faut – en tassant quelques amérindiens à coups de milliards – c’est un vert de peinture à l’eau. Même si on écarquille les yeux devant un bulldozer… C’est toujours une machine à broyer des âmes. Le développement durable, c’est comme la Sainte Vierge : ça laisse des traces, mais on ne sait jamais qui les a laissées…</p>
<p>Un investisseur  à Wall Street c’est comme Michèle Richard au volant du Québec.</p>
<p>Que voulez-vous!</p>
<p>On est devenus les chrétiens d’une rhapsodie attristante  d’un vieux crédo : le bonheur à la pelle par l’argent à la pelle.</p>
<p>Mais où est le problème si  ces gens-là sont de bonne «foi»?</p>
<p>LA CAGE ET LA ROUE DE FORTUNE –</p>
<p>Eh! Oui! Le système est trop vieux pour le «monde moderne». Le sport des avocasseries est comme le hockey : la jambette et les coups de bâton ont supplanté la subtilité du jeu.</p>
<p>On a fini par créer une sorte de roulette russe où l’on se tue à tourner en rond. La démocratie, c’est comme Chrysler et GM : pas capable de s’adapter, pas capable d’évoluer.</p>
<p>Le hamster ne sait pas qu’il court dans une cage…</p>
<p>La démocratie serait que Ginette et Roger se mêle  un peu de la partie.</p>
<p>Entre la baratte à pâtes et les parlements, la différence est aussi menue qu’entre le cheveu de la soupe et celui de la tête. Sauf que l’un a trempé longtemps dans le jus et qu’on l’avale sans le vouloir.</p>
<p>Ne reste plus qu’un génie ou deux, ouverts d’esprit, pour se déniaiser et faire avancer un peu notre petite société.</p>
<p>Le problème est qu’il n’est plus possible d’entrer dans la cage sans qu’une armée d’avocats, de boursicoteurs nourrissant le hamster nous en empêchent.</p>
<p>La cage est un nombril qui tourne sur lui-même.</p>
<p>Comme à la ronde : ça coûte cher, ça étourdit, mais c’est bon pour les enfants.</p>
<p>Ah! J’oubliais. Le hamster est une petite  bête de compagnie…</p>
<p>KRACH : LA SCIERIE</p>
<p>Radio-Canada a-t-il été honnête dans sa série Krach? C’est comme les Indiens et les cowboys : les méchants sont à Wall Street et les cowboys s’enferment la maison blanche comme dans les westerns de 1950 où ils se protègent en plaçant les chariots en rond.</p>
<p>Comment des Drs en économie peuvent-ils vendre des paquets d’enveloppes avec des papiers dedans, mais pas de valeurs?</p>
<p>Un itinérant de Montréal aurait tout de suite compris. En ouvrant l’enveloppe, il aurait bien vu qu’il n’y avait rien à manger dedans.</p>
<p>Ils n’ont rien vu venir?  Est bonne!&#8230; C’est sûr que si vous prenez une locomotive, que vous la déchiquetez en pièces minuscules… Vous ne la voyez pas venir.</p>
<p>C’est juste qu’on a laissé quelqu’un la fragmenter. Des spécialistes de gros trains de vie…</p>
<p>40$ milliards à la Caisse de Dépôt. En pertes… On va tirer 10$ millions par année par une taxe sur l’eau. Sais pas ce qu’ on va renflouer avec ça. Le gilet de sauvetage est comme un ballon de plage attaché après le Titanic.</p>
<p>P.S :</p>
<p>Sais pas si vous avez déjà été mis au parfum de ceci :</p>
<blockquote><p><em>Ce sont des milliards de dollars que la mafia canadienne, avec à sa tête Vito Rizzuto, était prête à investir dans la construction du pont du détroit de Messine, qui doit relier la Sicile et la Calabre, à la pointe sud de l&#8217;Italie. </em></p>
<p><em>C&#8217;est du moins ce que laissent croire des extraits d&#8217;écoute électronique que la direction des enquêtes antimafia a rendu publics la semaine dernière, en annonçant l&#8217;arrestation, à sa luxueuse résidence de Rome, de l&#8217;ancien Montréalais Joseph Zappia, 80 ans, impliqué dans le scandale de la construction du Village olympique. </em></p>
<p><em>Dans des conversations que la police italienne a interceptées en 2003 et en 2004, et dont La Presse a obtenu des extraits, le vieil homme soutient qu&#8217;il dispose au Canada de 5 milliards d&#8217;euros- à peu près 8 milliards de dollars canadiens- pour le projet d&#8217;érection du pont entre la Sicile et le continent européen. </em><a href="http://www.nicaso.com/pages/doc_page188.html"><em>Nicaso</em></a></p></blockquote>
<p>La question que je me pose : au lieu d’être hypocrite en faisant semblant d’être honnête, on serait peut-être mieux d’engager des bandits pour  gérer notre argent. En partant, on économiserait 30%.</p>
<p>Et vous n’avez pas idée des frais d’avocats et de cour que l’on épargnerait… Ils règlent eux-mêmes leurs comptes. On peut trouver un ou deux corps dans le ciment, mais ça ne fait pas s’écrouler un échangeur mal bâti. Ça le rend juste un peu humain…</p>
<p>On aurait trois ou quatre ponts de plus à Montréal, presque payés.</p>
<p>On devrait voter sur le net : un parti sur Facebook, le LCR, Le clan Rizzuto. Peu importe… Un autre ferait aussi l’affaire.</p>
<p>Et pas de parlement à payer…</p>
<p>C’est pas beau, ça?</p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Le web ne réduit pas la capacité à lire, il l&#8217;augmente</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 00:46:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il est faux de dire que «le web est en train d'emporter ce qu'il vous restait de capacité à lire» car il se trouve au moins une vérité de faits (étude scientifique) qui démontre le contraire. Tout comme je l'écrivais la semaine dernière (À l'ère du web, la littérature ne se perd pas contrairement aux dires de l'anthropologue Serge Bouchard), la lecture concentrée et profonde ne se perd pas avec l'Internet, elle augmente.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9368" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><strong><img class="size-full wp-image-9368" title="2706578104_c3195ac653" src="/wp-content/uploads/2009/08/2706578104_c3195ac653.jpg" alt="Photo : Flickr Mike Licht, NotionsCapital.com" width="500" height="359" /></strong><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr Mike Licht, NotionsCapital.com</p></div>
<p><strong>COMPTE RENDU</strong></p>
<p>Pierre Foglia du quotidien montréalais LA PRESSE s&#8217;interroge sur l&#8217;avenir de la lecture dans sa chronique du 23 juin dernier (2009) intitulée «<a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200906/22/01-878053-inquiet.php" target="_blank">Inquiet</a>» : «Il me restera toujours une inquiétude, philosophique celle-là, qui ne porte pas sur l&#8217;avenir des journaux, ni sur l&#8217;avenir de l&#8217;information; elle porte, cette inquiétude, je sens que vous allez me trouver futile, sur l&#8217;avenir non pas du texte, mais de la lecture.» «Qui va savoir encore lire dans 50 ans?» se demande Pierre Foglia.</p>
<p>Le chroniqueur avance un fait troublant. Ses lecteurs réagissent en grand nombre à ses opinions et se taisent face à ses renvois à la lecture de textes : «Je le sens à travers cette chronique depuis quelques années déjà: vous ne lisez plus qu&#8217;utile. Quand je vous donne à penser &#8211; n&#8217;exagérons rien: quand j&#8217;avance une opinion, quand je commente l&#8217;actualité, bref quand j&#8217;écris utile de votre point de vue -, vous êtes là, nombreux à réagir. Mais que je vous donne <em>seulement</em> à lire, et vous voilà aussitôt circonspects. Que je vous donne un texte et vous êtes là à le retourner comme un objet tombé de la lune&#8230;»</p>
<p>Pierre Foglia écrit : «Le web est en train d&#8217;emporter ce qu&#8217;il vous restait de capacité à lire, pas seulement en profondeur <strong>(1)</strong> mais pire, en limitant votre rapport au langage dans ce qu&#8217;il a de «pratique» pour communiquer.», en référence à un article devenu célèbre, <a href="http://www.theatlantic.com/doc/200807/google" target="_self">Is Google Making Us Stupid?</a> (<em>The Atlantic</em>, numéro juillet-août 2008, par Nicholas Carr, USA <span style="font-family: Times New Roman;">—</span> <a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2008/12/07/est-ce-que-google-nous-rend-idiot" target="_blank">Cliquez ici pour lire la traduction française: Est-ce que Google nous rend idiots ?</a>).</p>
<p><strong>MON OPINION</strong></p>
<p>Le malheur, c&#8217;est que le texte est devenu au cours du 20<sup>è</sup> siècle partie prenante d&#8217;une industrie, une espèce de matière première à transformer en produits de consommation. La lecture est considérée aujourd&#8217;hui comme un simple comportement d&#8217;un groupe de consommateurs potentiels. Ainsi, on parle de l&#8217;industrie du livre tout comme de la chaîne du livre. Bravo pour la distribution voire la démocratisation de l&#8217;accès aux livres au sein de la population. Mais si le support influence l&#8217;écrit, comme tend à le démontrer l&#8217;histoire, jusqu&#8217;à quel point le «livre industriel» influence les auteurs et la profondeur de leurs textes ? Autrement dit, on ne peut pas parler de l&#8217;avenir de la lecture, concentrée et profonde, sans aborder le point de départ, c&#8217;est-à-dire, la capacité des textes disponibles aujourd&#8217;hui à susciter concentration et profondeur de pensée.</p>
<p>L&#8217;Internet n&#8217;a pas inventé la lecture en survol où le lecteur glisse d&#8217;un titre à l&#8217;autre et encore moins l&#8217;abandon d&#8217;une lecture avant la fin du texte. On en discutait déjà à l&#8217;école il y a plus de trente ans. Tout ce qu&#8217;Internet permet, c&#8217;est d&#8217;en mesurer l&#8217;ampleur dans le contexte d&#8217;une accessibilité accrue aux informations. Conclusion : le phénomène persiste chez les nouvelles générations à l&#8217;heure des technologies du web. Rien d&#8217;étonnant. Les textes d&#8217;aujourd&#8217;hui ne sont pas plus profonds que les textes publiés depuis les années 70, décennie de la naissance de l&#8217;industrie québécoise du livre.</p>
<p>On se souvient de ces discussions de l&#8217;époque au sujet de ces gens lisant uniquement les grands titres de leurs journaux et se prêtant plus aisément à la lecture d&#8217;articles courts que longs. On se rappellera également nos débats quelques années plus tard au sujet de la disparition des rares articles approfondissant réellement leurs sujets sur plusieurs colonnes voire plus d&#8217;une page de journal. Bref, les journaux furent les premiers à couper dans la production de textes associés à la lecture concentrée et profonde dont nous parle le chroniqueur Pierre Foglia du quotidien La Presse. Or, ni les ordinateurs personnels ni l&#8217;Internet n&#8217;étaient alors disponibles.</p>
<p>Pourquoi cet abandon du texte approfondissant leur sujet ? Parce que les journaux sont devenus, tout comme les livres, une industrie. Et la gestion industrielle des journaux implique que l&#8217;on réponde à la demande. Il fut un temps où la gestion des journaux était davantage intellectuelle qu&#8217;industrielle, c&#8217;est-à-dire guidée par l&#8217;offre plutôt que la demande. On donne ainsi aux lecteurs ce qu&#8217;ils demandent plutôt que ce dont ils ont besoin. Car on ne sait pas comment amener les lecteurs à désirer ce dont ils ont réellement besoin. On peut s&#8217;inquiéter de l&#8217;avenir de la lecture concentrée et profonde voire même s&#8217;il y aura encore demain des lecteurs mais les nouvelles technologies de l&#8217;information n&#8217;y sont pour rien.</p>
<p>Le problème est beaucoup plus profond, dans la surenchère du fruit au détriment de l&#8217;arbre, par exemple, de l&#8217;opinion au détriment de la vérité de faits. D&#8217;une décennie à l&#8217;autre, on observe une augmentation constante du nombre de personnes qui prennent pour vrai ce qu&#8217;elles pensent uniquement parce qu&#8217;elles le pensent, ne faisant plus aucune différence entre «Il est vrai que je pense» et «Ce que je pense est vrai». C&#8217;est dans ce contexte du règne de l&#8217;opinion sur les vérités de faits au sein des médias traditionnels et, par conséquent, de la population, qu&#8217;arrivent les nouvelles technologies.</p>
<p>Nous trouvons un très bel exemple de ce règne de l&#8217;opinion sur les vérités de faits au Québec dans le traitement des nouvelles technologies par les médias traditionnels. Aux premières loges : l&#8217;Internet et le web. La chronique de Pierre Foglia dont il est question dans ce texte constitue un très bel exemple.</p>
<p>Je vous rappelle un passage de sa chronique, Pierre Foglia écrit : «Le web est en train d&#8217;emporter ce qu&#8217;il vous restait de capacité à lire, pas seulement en profondeur (&#8230;)». Or, <span>les chercheurs du</span> <a href="http://www.poynter.org/" target="_blank">Poynter Institute</a> ont fait une découverte importante lors de l&#8217;édition 2007 de leur étude du mouvement des yeux des quotidiens, format et tabloïd, et des sites Internet: les gens lisent beaucoup plus que le laisse entendre le mythe à l&#8217;effet que les gens feuillettent ou naviguent et lisent peu leurs médias papier ou en ligne. Et plus surprenant encore, on lit davantage les textes sur Internet qui ont retenu l&#8217;attention que les textes des quotidiens papier. Nous avons publié <a href="http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/infopresse.04.htm" target="_blank">un texte sur le sujet</a> à la suite de la conférence de Sara Quinn, chercheur à la <a href="http://www.poynter.org/" target="_blank">Poynter Institute</a>, dans le cadre de la Journée INFOPRESSE tenue à Montréal le 12 mars 2008.</p>
<p><img style="border: 1px solid #808080;" src="http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/images/infopr7.jpg" border="0" alt="" width="529" height="245" /></p>
<p><span><span style="font-size: x-small;">(<a href="http://www.poynter.org/resource/120458/Eyetrack07ASNE.pdf" target="_blank">Source</a>)</span></span></p>
<p><span>Selon cette étude, en moyenne, les gens ont lu 77% des textes publiés en ligne qui ont retenu leur attention, comparativement à 62% pour les quotidiens grand format et à 57% pour les quotidiens de format tabloïd. Autrement, on lit davantage un texte qui attire notre attention sur Internet que le texte qui attire notre attention dans un quotidien. Il faut dire qu&#8217;il y a moins d&#8217;éléments qui distraient l&#8217;oeil sur une page Internet où le texte occupe toute la page que dans un quotidien où l&#8217;on retrouve plusieurs articles sur une même page.</span></p>
<p><span>Toujours selon cette étude, le texte en ligne sur Internet est davantage lu, peu importe le style du lecteur contrairement au texte publié dans un quotidien. Les chercheurs se sont intéressés au style de lecture en formant deux catégories de lecteurs: les lecteurs méthodiques et les lecteurs «scanner» (scanning reader).</span></p>
<p><span>Le méthodique lit le texte de haut en bas sans trop balayer la page. Et il lira l&#8217;article en entier même si ce dernier se trouve sur deux pages. Il va aussi relire certains passages ou éléments accompagnateurs de l&#8217;article (citations encadrées, graphiques, légendes des photographies,&#8230;). Sur Internet, le méthodique utilise les menus et les barres de navigation pour localiser un texte et ensuite il ira lire ce dernier.</span></p>
<p><span>Le lecteur «scanner» se promène sur la page balayant les grands titres et les autres éléments en présentation. Il lit une partie du texte puis saute sur les photographies ou autres éléments sans revenir à la même place dans le texte. Sur Internet, le lecteur «scanner» regarde un peu partout dans la page web pour choisir un texte et ensuite le lire.</span></p>
<p><span>L&#8217;étude révèle que 75% des lecteurs de quotidiens imprimés sont méthodiques dans leur lecture. Sur Internet, 50% sont méthodiques et 50% sont du type «scanner».</span></p>
<p><span>Le pourcentage d&#8217;un texte lu sur Internet s&#8217;élève à 77% et varie peu en fonction du type de lecture: méthodique (78%); «scanner» (77%). Cependant, le lecteur méthodique lit une plus grande proportion du texte que le lecteur de type «scanner», 65% dans le cas d&#8217;un grand format et 66% dans le cas d&#8217;un tabloïd. C&#8217;est le pourcentage de lecture d&#8217;un texte du lecteur de type «scanner» de tabloïd qui est le moins élevé, seulement 45%.</span></p>
<p><img style="border: 1px solid #808080;" src="http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/images/infopr8.gif" border="0" alt="" width="531" height="272" /></p>
<p><span>(<a href="http://www.poynter.org/resource/120458/Eyetrack07ASNE.pdf" target="_blank">Source</a>)</span></p>
<p>Il est donc faux de dire que «le web est en train d&#8217;emporter ce qu&#8217;il vous restait de capacité à lire» car il se trouve au moins une vérité de faits (étude scientifique) qui démontre le contraire. Tout comme je l&#8217;écrivais la semaine dernière (<a href="http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.291.htm" target="_top">À l&#8217;ère du web, la littérature ne se perd pas contrairement aux dires de l&#8217;anthropologue Serge Bouchard</a>), la lecture concentrée et profonde ne se perd pas avec l&#8217;Internet, elle augmente.</p>
<p>Serge-André Guay, président éditeur</p>
<p>Fondation littéraire Fleur de Lys</p>
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		<title>Fear of a blog planet</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 09:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<description><![CDATA[Le terme &#171;&#160;blogue&#160;&#187; a été entendu, dixit la bouche de François Avard, par environ 2 millions de personnes à Tout Le Monde En Parle dimanche dernier. De quoi se réjouir&#160;? Pas vraiment, surtout que grand-papa Bougon faisait seulement allusion à la fausse catégorie &#171;&#160;blogue&#160;&#187; (donc pas du tout à nous), celle qu&#8217;il connaît par coeur, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3333.jpg" border="0" />
<p>Le terme &#171;&nbsp;blogue&nbsp;&#187; a été entendu, dixit la bouche de François Avard, par environ 2 millions de personnes à <a href="http://www.radio-canada.ca/television/tout_le_monde_en_parle/emission/emission_2008-03-16.shtml">Tout Le Monde En Parle</a> dimanche dernier. De quoi se réjouir&nbsp;? Pas vraiment, surtout que grand-papa Bougon faisait seulement allusion à la fausse catégorie &#171;&nbsp;blogue&nbsp;&#187; (donc pas du tout à nous), celle qu&#8217;il connaît par coeur, pour y avoir été impliqué avec Ici-Canoë-Quebecor (sûrement un peu à contrecoeur), celle des chroniqueurs professionnels enrubannés de force au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2">Web 2.0</a>.</p>
<p>Quand on te demande de créer l&#8217;illusion de dialoguer et d&#8217;interagir, et que tu te satisfais amplement du lien de confiance qui te permet de payer ton loyer, il y a un risque nauséeux.</p>
<p>Je pense à <a href="http://martineau.blogue.canoe.ca/">Martineau</a> qui, dès le départ dans son aventure &#171;&nbsp;blogue&nbsp;&#187;, avouait se foutre totalement de l&#8217;avis de ses lecteurs (ça m&#8217;avait marqué, car quand j&#8217;ai lu ça je commençais à m&#8217;intéresser aux blogues &#8212; pas encore aux vrais par contre&#8230;). Je pense aussi à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Foglia">Pierre Foglia</a> qui se plaignait que ça l&#8217;emmerdait royalement de recevoir des lettres de ses lecteurs, surtout ceux qui n&#8217;étaient pas d&#8217;accord avec lui (il me semble que c&#8217;était même en plus un thème récurent voilà quelques années). Je pense qu&#8217;il y a un monde qui sépare le blogueur du chroniqueur, même si le premier emprunte beaucoup au deuxième&#8230;</p>
<p>Imaginez justement un Foglia interagir totalement avec un Martineau comme je discute littérairement, parfois assez solidement, avec mon ami Eric Bondo, l&#8217;homme derrière le blogue <a href="http://lequilibriste.wordpress.com/">L&#8217;équilibriste</a>. Et je ne fais surtout pas de mauvais jeu de mot (ou plutôt de nom), ni de comparaison boiteuse, ni de jugement de valeur, au contraire, peut-être qu&#8217;un choc des chroniqueurs de la sorte me donnerait le goût de me remettre à Martineau, le temps d&#8217;une réflexion ou deux.</p>
<p>Blogue est synonyme de, et rime avec, dialogue, c&#8217;est pas pour rien&nbsp;! Quand on enlève la dialogique du blogue, il ne reste qu&#8217;un outil sans vie, que des possibilités en déficit, qu&#8217;une exposition de textes annotés par le lectorat. Et j&#8217;ose espérer que nous allons un peu plus loin que ça&nbsp;!</p>
<p>En parlant de chroniqueur, je viens de me faire totalement surprendre (pas tant que ça dans le fond&#8230;) par le dernier billet de Steve Proulx qui, par son titre, pose la question&nbsp;: <a href="http://www.voir.ca/blogs/steve_proulx/archive/2008/03/17/trop-de-blogues.aspx">Trop de blogues&nbsp;?</a> Il relate une étude qui arrive à quelques conclusions, dont celles que les &#171;&nbsp;textes sont davantage lus sur Internet que dans les versions papier des journaux et ce, peu importe leur longueur&nbsp;&#187; et que les gens &#171;&nbsp;posaient peu les yeux sur les blogues ou le contenu multimédia.&nbsp;&#187; Soit. Jusqu&#8217;ici tout va bien.</p>
<p>Et il répond à la question de son titre en s&#8217;appuyant sur l&#8217;opinion de la chercheuse Sara Quinn qui croit &#171;&nbsp;qu&#8217;il y a trop de blogues&nbsp;&#187;. Et la dernière phrase citée m&#8217;apparaît assez obscure&nbsp;: &#171;&nbsp;On pense que les lecteurs veulent savoir à tout prix ce que les autres pensent.&nbsp;&#187; Premièrement, qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y a de mal là-dedans&nbsp;? Et, si les &#171;&nbsp;lecteurs veulent savoir à tout prix ce que les autres pensent&nbsp;&#187;, pourquoi alors les lecteurs posent-ils &#171;&nbsp;peu les yeux sur les blogues&nbsp;&#187;&nbsp;? Encore une petite dernière&nbsp;: si on peut se demander s&#8217;il y a trop de blogues, on peut se demander également s&#8217;il y a trop de chroniqueurs, de journalistes, d&#8217;humoristes, de chanteurs et chanteuses, de bla-bla-bla, et surtout d&#8217;humains&nbsp;?</p>
<p>Mais ce qui est drôle, c&#8217;est que Steve Proulx faisait oeuvre d&#8217;anticipation dernièrement dans un <a href="http://www.voir.ca/blogs/steve_proulx/archive/2008/03/12/un-samedi-en-2028.aspx">billet</a> où il tentait de projeter son regard jusqu&#8217;à l&#8217;année 2028, son port d&#8217;attache fictionnel, au niveau de l&#8217;évolution des médias, son champ de compétence principal au journal Voir. J&#8217;ai bien ri quand j&#8217;ai lu ceci&nbsp;:</p>
<blockquote><p><i>C&#8217;est en 2012 que Le Devoir a laissé tomber le papier. Cette année-là, le Voir, un hebdo culturel dans lequel j&#8217;ai sévi au début de ma carrière, devenait une communauté de blogues citoyens.</i></p></blockquote>
<p>Et dans son dernier billet, il ironise un bon coup&nbsp;:</p>
<blockquote><p><i>Je prédis d&#8217;ailleurs un avenir pour les blogues&nbsp;: ils se regrouperont pour former des &#171;&nbsp;super-blogues&nbsp;&#187; alimentés quotidiennement par des &#171;&nbsp;super-blogueurs&nbsp;&#187; spécialisés dans plusieurs domaines&nbsp;: sport, culture, finances, politique, vins, mode.</i></p>
<p><i>Dans le temps, on appelait cela des &#171;&nbsp;journaux&nbsp;&#187;.</i></p>
</blockquote>
<p>Quand on dit que les blagues ont toujours un fond de vérité&#8230;</p>
<p>Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve, de son côté et du côté des journalistes en général, que ça commence à tourner à l&#8217;obsession (en ajoutant toutes les allusions qu&#8217;il a pu faire là-dessus depuis que je le lis, et bien sûr aussi celles de tous les autres, sans oublier l&#8217;expression &#171;&nbsp;<a href="http://renartleveille.wordpress.com/2007/11/30/le-journalisme-citoyen-a-la-poubelle/">journalisme citoyen</a>&nbsp;&#187; qui a passé à la guillotine virtuelle dernièrement&#8230;). Et en plus, ce qu&#8217;il prédit existe déjà et ça s&#8217;appelle <a href="http://www.centpapiers.com/">Cent Papiers</a>, genre&#8230; Et ça me surprendrait que ça supplante un jour le combo TVA-Radio-Canada-La Presse auprès des internautes québécois. Faut pas charrier&nbsp;!</p>
<p>Alors, est-ce que le contenu citoyen sur le web est si terrorisant&nbsp;? Est-ce que les internautes devraient seulement pouvoir lire les sources d&#8217;information corporatistes et avoir accès seulement à la culture via les entreprises culturelles établies&nbsp;?</p>
<p>De plus en plus il se dessine une tentative insidieuse de nous mettre le bâillon. Si on considère comme moi que le web est la nouvelle &#171;&nbsp;place publique&nbsp;&#187;, il ne devrait pas y avoir d&#8217;&#171;&nbsp;interdiction d&#8217;attroupement&nbsp;&#187;, même si c&#8217;est principalement par le dénigrement qu&#8217;elle se manifeste&#8230;</p>
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		<title>Lettre à Pierre Foglia</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/lettre-a-pierre-foglia/1878</link>
		<comments>http://www.centpapiers.com/lettre-a-pierre-foglia/1878#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 27 Jan 2008 09:02:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claude Jasmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai souvent vanté, publiquement, vos bons talents de chroniqueur de la vie quotidienne. Foglia, votre immense public est garant de cette amusante faculté de jacasser avec esprit. Mais voilà qu&#8217;un bon matin récent, purisme étonnant chez vous, vous joignez le peloton des affligés de notre français québécois. Maudit verrat qu&#8217;on parle mal&#160;! Tautologie&#160;? Évidence&#160;? Personne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2900.jpg" border="0" />
<p>J&#8217;ai souvent vanté, publiquement, vos bons talents de chroniqueur de la vie quotidienne. Foglia, votre immense public est garant de cette amusante faculté de jacasser avec esprit. Mais voilà qu&#8217;un bon matin récent, purisme étonnant chez vous, vous joignez le peloton des affligés de notre français québécois.</p>
<p>Maudit verrat qu&#8217;on parle mal&nbsp;! Tautologie&nbsp;? Évidence&nbsp;? Personne d&#8217;un peu instruit ne va vous contredire, j&#8217;en suis. Bon, on parle pas bien pantoute. L&#8217;élève et aussi sa maîtresse d&#8217;école et les parents aussi bien sûr. On est bien d&#8217;accord. Mais c&#8217;est bien court, de l&#8217;ordre du simple constat. Ça crève les&#8230; oreilles. Mais oui. Je viens pourtant vous implorer de ne jamais oublier les racines de ce mal-parler, de ce mal-écrire aussi. On lit là-dessus que ça va mal aussi aux États-Unis, en France aussi. Partout alors&nbsp;? Mais, ici, au Québec, il y a des faits têtus qui ne font qu&#8217;augmenter, encombrer, cette situation apparemment universelle&nbsp;: les jeunes s&#8217;expriment mal.</p>
<p>Ne jamais l&#8217;oublier&nbsp;: le français au Québec a été durant des siècles une langue &#171;&nbsp;secondaire&nbsp;&#187;, sans importance. Diminuée et méprisée. L&#8217;outil des pauvres, des dominés, de ceux qui ne contrôlaient rien. En dehors des rares esprits forts &#8211; les Buies, Asselin, Fournier, etc. &#8211; le peuple de colonisés que nous étions n&#8217;était jamais stimulé sur le sujet de la langue française. Pierre Foglia, vous avez bien que nous venons d&#8217;une majorité de paysans pauvres, de cultivateurs archimodestes, d&#8217;ouvriers souvent illettrés quand ce n&#8217;était pas des analphabètes.</p>
<p>Les temps ont changé, c&#8217;est vrai, mais nous traînons ce vilain héritage et très visiblement. Mon père, fils d&#8217;habitant, disait toé pis moé. Je ne reprocherai à personne de vouloir corriger nos lacunes ou de souhaiter du changement. Je reprocherai toujours à ces surveillants bien intentionnés de jouer les amnésiques. Dès la défaite (prière de ne plus dire la conquête) de la Nouvelle-France, notre langue française était condamnée. Sans la très grande peur de nos conquérants face aux patriotes &#171;&nbsp;indépendantistes américains&nbsp;&#187; qui rôdaient à nos frontières, les victorieux Anglais nous auraient menés, et rapidement, à la totale assimilation, cela est sûr et certain. Fini le français en Amérique du Nord&nbsp;! Nous parlerions tous l&#8217;anglais aujourd&#8217;hui. Donc, le peuple Québécois parle français, un certain français, réalisé. Ce &#171;&nbsp;miracle&nbsp;&#187; étonne absolument les visiteurs de l&#8217;Europe, surtout de la France mais&#8230; il n&#8217;est pas pur. Il serait étonnant qu&#8217;il en soit autrement, Pierre Foglia. Vous, fils d&#8217;émigrant italien exilé en France, qui vivez au Québec depuis si longtemps, je vous implore de ne pas oublier cette histoire lourde, difficile, fragilisante. Les racines de notre mal.</p>
<p>Sans cesse il y a eu des tentatives de nous diminuer, de nous diluer&nbsp;; je gage que vous connaissez bien ces épisodes de racisme, ces efforts de francophobie pure. Tout cela ne faisait rien pour valoriser le français. Tant des nôtres se sont carrément assimilés, hors les frontières québécoises et aussi à l&#8217;intérieur du pays. Le speak white d&#8217;il n&#8217;y a pas si longtemps dans le grand Montréal -où vit la moitié des Québécois- fut perçu par plusieurs non pas comme une insulte mais comme une simple et fatale réalité. Triste vérité&nbsp;!</p>
<p>Il y a eu progrès depuis la vitale loi de Camille Laurin et bien plus nombreux qu&#8217;on pense sont ceux, mieux instruits désormais, qui s&#8217;amusent simplement du jargon des &#171;&nbsp;Têtes à claques&nbsp;&#187;, une parlure qui fait rigoler la France. Ainsi, notre pauvre langue maternelle, le joual, devient, mais oui, comme un exotisme que nous chérissons&nbsp;! Eh oui, nous gardons une sorte d&#8217;affection pour ce patois. Patois que, en passant, vous faites bien d&#8217;utiliser vous-même à l&#8217;occasion, une couleur ajoutée fort sympathique&nbsp;! Tout cela dit, cessons l&#8217;accablement et le masochisme, évitons de jouer un noir fatalisme à la mode du jour. À mesure que, collectivement, nous reprenons confiance en nous, il y a nette amélioration.</p>
<p>Déjà, il arrive assez souvent, lunettes noires enlevées, que nous nous surprenons d&#8217;entendre un peu partout, dans la rue ou dans une cour d&#8217;école, un bon niveau de français parlé et écrit&nbsp;; cela même dans le modeste monde des ouvriers. Facile de vérifier, de comparer et d&#8217;apprécier les progrès si on examine des documents d&#8217;archives -sonores et visuels.</p>
<p>Nous émergeons davantage chaque jour de la noirceur culturelle historique. Celle d&#8217;un triste passé relativement récent. D&#8217;avant 1960. Époque bien connue quand tous les Canadiens de langue française étaient perçus par nos bons maîtres anglos en porteurs d&#8217;eau et scieurs de bois. Allons, admettons-le. Même s&#8217;il y a certainement place pour davantage de progrès. Vive l&#8217;espoir&nbsp;! Sus au pessimisme ambiant ces temps-ci.</p>
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