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	<title>CentPapiers &#187; Pauvreté</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>La misère fait aussi des morts, Monsieur Sarkozy !</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 10:02:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’hommage aux « morts pour la France » est une obligation morale mais aussi historique et politique pour tout chef de l’État. Et Nicolas Sarkozy est dans son rôle en se mettant en scène le 11 novembre lors de la traditionnelle commémoration. Mais, doté d’une compassion à géométrie variable, il est d’autres morts dont notre président ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’hommage aux « morts pour la France » est une obligation morale mais aussi historique et politique pour tout chef de l’État. Et Nicolas Sarkozy est dans son rôle en se mettant en scène le 11 novembre lors de la traditionnelle commémoration. Mais, doté d’une compassion à géométrie variable, il est d’autres morts dont notre président ne se soucie pas. Sans doute parce que ces morts-là manquent de mérite à ses yeux&#8230;</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Nicolas Sarkozy va faire déposer dans les prochains jours un projet de loi destiné à faire du 11 novembre une journée du souvenir consacrée à tous les militaires français morts au combat depuis la Grande guerre, y compris lors d’<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">opérations extérieures</strong> ayant moins à voir avec la défense du territoire ou les intérêts nationaux qu’avec celle des profits attendus par les grands groupes industriels amis du pouvoir.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Transformer le 11 novembre, date anniversaire du sacrifice des « poilus », en journée du souvenir de tous les soldats tombés sous l’uniforme français est pour le moins contestable. Cette initiative suscite même, ici et là, un débat assez vif entre ceux qui veulent garder à cette commémoration son caractère d’hommage aux victimes militaires de 14-18 – très majoritairement des conscrits venus des classes populaires –, et ceux qui, en accord avec Nicolas Sarkozy, souhaiteraient voir cette date devenir une sorte de </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Memorial_Day"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Memorial Day</span></em></strong></a><span style="font-family: Times New Roman;"> à la française.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cette volonté affichée d’hommage collectif à toutes les victimes militaires, si elle est discutable, n’est en soi pas choquante, bien qu’elle fleure de manière peu agréable nettement plus l’opération de communication élyséenne que la réponse à une évolution attendue du devoir de mémoire. Mais par la dimension qu’elle a prise dans les médias, cette initiative n’en souligne qu’avec plus d’acuité le fait que Nicolas Sarkozy a décidément, comme il l’a démontré à maintes reprises depuis le début de son mandat, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">l’hommage et la compassion sélectifs</strong>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Combien de victimes civiles innocentes</span></strong><span style="font-size: 13pt;"> – y compris femmes, enfants et vieillards – ont fait nos troupes en frappant parfois de manière aveugle des villages ou des campements avec un armement dévastateur pour mieux se protéger dans des contrées où jamais elles n’auraient dû mettre leurs treillis ? Quel hommage a rendu M. Sarkozy à ces victimes ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Combien de personnes sont mortes cette année dans nos rues</span></strong><span style="font-size: 13pt;">, victimes de privation de nourriture, de soins, de logement, et du minimum d’attention de pouvoirs publics au mieux indifférents, au pire cyniques ? Combien d’autres personnes, jetées dans la précarité et menacées de misère par l’abandon de ces mêmes pouvoirs publics, les rejoindront dans les mois à venir sous les yeux effrayés des 8,2 millions de pauvres que compte désormais notre pays et qui, tous, craignent que leur nom et celui de leurs proches s’ajoutent à cette liste de la honte ? Quel hommage a rendu M. Sarkozy à ces victimes ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Combien d’ouvriers sont morts cette année sur les chantiers</span></strong><span style="font-size: 13pt;">, victimes, pour accélérer les cadences et augmenter les profits des actionnaires des groupes de BTP amis du pouvoir, de conditions d’emploi inacceptables et dangereuses ? Et parmi eux, combien de décès directement imputables à la disparition programmée des inspecteurs du travail, sacrifiés sur l’autel des exigences du patronat avec la complicité du pouvoir UMP ? Quel hommage a rendu M. Sarkozy à ces victimes ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Il est vrai que le chef de l’État n’a guère de temps disponible pour se disperser. Sauveur autoproclamé de la France, de l’Europe et même de la planète si l’on en croit son dernier show télévisé face aux carpettes Yves Calvi et Jean-Pierre Pernaut, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">il doit dégager des priorités</strong>. C’est pourquoi, délaissant les immigrés disloqués sur les chantiers, les SDF morts de misère sur les trottoirs, et les lointains étrangers hachés par les balles de 12.7 de la glorieuse armée française, il préfère se concentrer sur les causes prioritaires. Et c’est ainsi que Nicolas Sarkozy vient – <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">pour la dixième fois</strong>* <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">!!!</strong> – de rencontrer les parents de </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Florence_Cassez"><span style="font-family: Times New Roman;">Florence Cassez</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, condamnée en première instance puis en appel non par la justice fantoche d’une république bananière, mais par les juges de l’un des plus grands pays démocratiques du continent américain, le Mexique, pour complicité d’enlèvement et de séquestration**.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">La précarité, le dénuement, la misère font aussi des morts</span></strong><span style="font-size: 13pt;">, Monsieur Sarkozy. Quel hommage comptez-vous rendre à ces victimes d’un système économique brutal qui broie les faibles, détruit les humbles, et saccagera bientôt les retraités modestes et les malades impécunieux si un deuxième mandat vous donne la possibilité de porter le coup de grâce à la protection sociale ? Où est, dans la réalité, cette belle compassion que vous affichez de manière ostentatoire devant les caméras ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La vérité : vous n’en avez strictement rien à faire de ces pauvres gens : les étrangers ne votent pas en France ; quant aux grands précaires et aux accidentés de la vie, ils sont désocialisés et, pour une large majorité d’entre eux, ont cessé de voter. <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Pas de vote, pas de considération !</strong> Les traiter de « <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Salauds de pauvres !</em></strong> » ne peut même pas vous être reproché, Monsieur Sarkozy, car insulter quelqu’un reste une forme de reconnaissance de la personne. Or vous êtes au delà de cette attitude : vous leur opposez <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">un silence tellement méprisant qu’il en devient assourdissant</strong>. Un silence qui engendre une indicible et inacceptable souffrance !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Une souffrance, mais aussi une colère sourde</span></strong><span style="font-size: 13pt;">&#8230;</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">* <em style="mso-bidi-font-style: normal;">C’est le père de Florence Cassez lui-même qui l’a dit aux médias à sa sortie de l’Élysée le 10 novembre.</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">** <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Il ne s’agit pas ici d’affirmer que Florence Cassez est coupable. Peut-être ne l’est-elle que de l’inconscience qui l’a conduite à vivre dans le luxe et la promiscuité d’un criminel et trafiquant notoire. Quoi qu’il en soit, recevoir une dizaine de fois les parents (ce serait déjà très étonnant de la part du Garde des Sceaux) montre que <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Sarkozy n’a pas le sens des priorités</strong> alors que nombre de responsables d’associations ou de syndicats attendent vainement d’être reçus à l’Élysée pour <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">évoquer les graves problèmes qui se posent à notre société</strong>.</em></span></span></p>
<p><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Á lire également : <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><a href="http://www.centpapiers.com/sdf-l%e2%80%99effrayant-bilan-de-sarkozy/81980">SDF : l’effrayant bilan de Sarkozy</a> </strong>(14 septembre 2011)</span></em></p>
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		<title>Conversion au numérique: les laissés pour contre</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 04:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie LeBlanc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Le 1er septembre dernier, le Québec se convertissait officiellement au numérique.  Sur le reste de la planète, les émissions de télévision traditionnelles seront graduellement abandonnées.  Il sera encore possible d’utiliser les téléviseurs à écran cathodique à condition d‘avoir un abonnement au câble traditionnel ou numérique (donc posséder une antenne parabolique).  Les téléviseurs qui ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_79386" class="wp-caption alignnone" style="width: 369px"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/conversion-au-numerique-les-laisses-pour-contre/75318/teleneige" rel="attachment wp-att-79386"><img class="size-medium wp-image-79386" title="Vieux téléviseurs " src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/t%C3%A9l%C3%A9neige-359x440.jpg" alt="" width="359" height="440" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Stéphanie LeBlanc</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 1er septembre dernier, le Québec se convertissait officiellement au numérique.  Sur le reste de la planète, les émissions de télévision traditionnelles seront graduellement abandonnées.  Il sera encore possible d’utiliser les téléviseurs à écran cathodique à condition d‘avoir un abonnement au câble traditionnel ou numérique (donc posséder une antenne parabolique).  Les téléviseurs qui ne sont dotés ni de l’un ni de l’autre, devront être munis d’un convertisseur afin d’être en mesure de recevoir les émissions.  Si on a abondamment parlé de la pollution suscitée par la conversion au numérique par la mise au rebut des écrans cathodiques, nous n&#8217;avons pas mesuré ses conséquences sur certaines populations majoritairement pauvres à travers le monde mais qui ont tout de même accès à la télévision.</p>
<p>Comme toutes les sociétés ayant accès à la liberté d’expression ainsi qu’à la technologie, il nous est facile de voir la télévision avec un certain dédain.  Écouter &laquo;&nbsp;trop&nbsp;&raquo; de télévision est mal perçu alors que l’écouter rarement est valorisé, parfois même par des personnes qui passent 12 heures par jour devant leur ordinateur!  En réalité c’est non seulement son contenu mais la télévision elle-même qui est mal perçue.  Même les émissions consacrées à l’actualité, aux phénomènes sociaux, à la culture ou à l’environnement ne sont pas parvenu à modifier l&#8217;idée bien encrée que la télévision n’est rien d’autre qu’un outil d’abrutissement des masses au bénéfice de l’état ou de puissants conglomérats.  Il semble donc que ce médium continuera à être méprisé, contrairement à son &laquo;&nbsp;enfant&nbsp;&raquo;, Internet, qui recèle pourtant une quantité infiniment plus grande de contenu violent, pornographique, haineux ou de mauvais goût.</p>
<p>Avons-nous seulement réalisé que pour plusieurs populations isolées ou analphabètes à travers le monde, le téléviseur est souvent, avec la radio, le seul lien avec le monde extérieur, la seule façon de s’informer sur la politique et d‘avoir accès à une culture plus large.  Pour les femmes en particulier, elle peut être un outil d’émancipation, ne serais-ce qu’en leur permettant de voir d’autres modèles de rapports hommes-femmes que ceux qu’elles connaissent, d’autres façons de se vêtir et de s’exprimer, d’autres façons de vivre, des possibilités de carrière, etc.  C’est souvent ce qui pousse les jeunes à s’instruire ou à voyager.  Que feront toutes ces populations qui n’ont évidemment pas les moyen d’acheter des téléviseurs à écran plat et n’ont pas la possibilité de convertir leur téléviseur au numérique?</p>
<p>Nous avons parfois une attitude paternaliste consistant à penser qu’il est mieux pour certaines populations de ne jamais avoir accès à la télévision, afin qu’elles conservent leur pureté, leur innocence, bref, qu&#8217;elles ne subissent pas l&#8217;influence diabolique de l&#8217;Occident!  La télévision est pourtant un important outil de diffusion de la culture d’un pays et on ne peut pas demander à certains peuples de se limiter à la tradition orale ou écrite, parce qu’on trouve ça tellement plus poétique!  Bien sûr il y a le contenu télévisuel de mauvaise qualité, la propagande gouvernementale et le luxe arrogant des sociétés riches qui leur sera à jamais inaccessible mais ce n’est pas à nous de décider de ce qu’ils devraient connaître de la technologie et du monde.</p>
<p>Je n’ai pas de solution à proposer.  Il serait difficile de lancer une campagne mondiale pour fournir des convertisseurs à des populations qui, dans certains cas, n’ont même pas accès à de l’éducation ou à une alimentation décente.  On ne l’a d’ailleurs jamais fait, à ma connaissance pour la radio.  Il existe au moins une entreprise (dont j&#8217;ai oublié le nom) qui vend à prix très modique dans des pays pauvres des ordinateurs pour enfants aux fonctions simplifiées.  Peut-être y aura-t-il un jour quelque chose d&#8217;équivalent pour fournir des convertisseurs, même si un téléviseur n&#8217;est pas un bien essentiel.  L&#8217;accès à Internet a déjà crée deux sortes de citoyens, les &laquo;&nbsp;branchés&nbsp;&raquo; et les autres, nous devons réaliser que nous nous dirigeons désormais vers un clivage supplémentaire.</p>
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		<title>Visite d&#8217;une partie du monde aux Wall-Streeters</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëtan Pelletier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;oeil. «Le contempler (…) c’est saisir la nature ultime de notre existence en ce monde, le point ultime où l’homme et le dieu se rencontrent et s’unissent» LA CENDRE ET LES ÉTOILES Jacques Lacarrière BIDONVILLES Dharavi La croissance urbaine mondiale est concentrée à 95 % dans les pays en voie de développement : 5 millions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<address>L&#8217;oeil.<br />
</address>
<address><em>«Le contempler (…) c’est saisir la nature </em></address>
<address><em>ultime de notre existence en ce monde, le </em></address>
<address><em>point ultime où l’homme et le dieu se </em></address>
<address><em>rencontrent et s’unissent»</em></address>
<address>LA CENDRE ET LES ÉTOILES</address>
<address>Jacques Lacarrière</address>
<address>
</address>
<h3>BIDONVILLES</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-4061" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=4061"><img title="photo 1" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo-12.jpg?w=500&amp;h=333" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p><strong>Dharavi </strong></p>
<p>La <a title="croissance urbaine et pauvreté" href="http://www.vedura.fr/social/pauvrete/croissance-urbaine">croissance urbaine</a> mondiale est concentrée à 95 % dans les pays en voie de développement :  5 millions de nouveaux habitants viennent s’installer chaque mois dans  les villes.<br />
En 2008, un milliard de personnes vivent dans les bidonvilles, soit 1  personne sur 6 dans le monde, et ce chiffre est en constante  augmentation.</p>
<p>Les <strong>bidonvilles </strong>sont des <strong>habitats </strong>bâtis avec des matériaux de récupération, où les conditions de vie et le contexte sanitaire sont problématiques. <a href="http://www.vedura.fr/social/logement/bidonvilles-pauvrete-urbaine">Source</a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-4062" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=4062"><img title="photo 2" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo-21.jpg?w=500&amp;h=374" alt="" width="500" height="374" /></a></p>
<p>Bombay, plus d’un habitant sur deux vit dans un bidonville, le chiffre monte à plus de 60% si l’on ne considère que les enfants.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-4063" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=4063"><img title="photo3" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo3.jpg?w=275&amp;h=434" alt="" width="275" height="434" /></a></p>
<p>Plus d’un million de personnes habitent à Dharavi dans des baraques  de taules posées à côté de détritus. Les enfants jouent dans de petites  ruelles sombres, marchent pieds nus dans les ordures qui jonchent le  sol. Les toilettes communes sont utilisées par des centaines de  personnes comme “salle de bain”. A la saison des moussons, les maladies  comme le choléra, la malaria, se propagent dans le bidonville.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-4064" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=4064"><img title="photo4" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo4.jpg?w=420&amp;h=560" alt="" width="420" height="560" /></a></p>
<p>Humanité : Indépendamment de la race, de la croyance, de l’idéologie,  de l’appartenance à un bloc politique (Est ou Ouest) ou à une région  économique (Nord ou Sud), l’aspect essentiel et le plus important chez  tous les peuples réside dans leur humanité partagée – Le fait que chaque  individu, est un être humain. Cette humanité partagée, ajoutée à  l’aspiration également partagée d’atteindre le bonheur et d »éliminer la  souffrance, de même que le droit fondamental de les provoquer, sont  d’une importance capitale »… Précepte de vie du Dalaï-Lama.</p>
<p><em>Plus de 6 millions de personnes vivent dans la rue ou dans les  slums, des bidonvilles plus ou moins salubres et organisés. Ils ont  recouvert Bombay comme la gangrène, s’immiscent entre deux centres  commerciaux ultrachics, tapissent le moindre terrain vague. On trouve  des slums aux abords de l’aéroport international, le long des voies  ferrées, derrière les panneaux de chantiers à l’abandon. Et jusque dans  les décharges. Des femmes et des enfants grattent pour y récupérer du  plastique, racheté par des entreprises de recyclage. Dans certains  quartiers, des enfants trouvent refuge dans des bennes à ordures en  plastique. Pas très loin de la gare Bandra, une banlieue bobo, des slums  croupissent dans une boue noire dégageant une odeur fétide. Ici, on  défèque au milieu des rues.</em></p>
<p><em>Stéphane Arteta </em><em>Le Nouvel Observateur </em></p>
<p><em><strong>60 millions d’enfants au travail </strong></em></p>
<p><a rel="attachment wp-att-4065" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=4065"><img title="photo5" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo5.jpg?w=351&amp;h=238" alt="" width="351" height="238" /></a></p>
<p>Établie à New Delhi, l’ONG Bachpan Bachao Andolan (BBA, littéralement  “Sauvez l’enfance”) fait ainsi régulièrement des descentes dans des  usines de la capitale afin d’arracher ces gamins aux griffes de leurs  “employeurs”. Souvent des ateliers de broderie, qui n’hésitent pas à  faire travailler des enfants dès l’âge de 8 ou 9 ans.</p>
<p>D’après BBA, un employeur paie entre 500 et 2000 roupies (9 et 35  euros) pour acheter un enfant à ses parents. La plupart des victimes  viennent du Bihar, l’État le plus pauvre du pays. C’est le cas de  Mohammed, 10 ans, qui a travaillé pendant un an dans cette même usine de  broderie. <strong>“En un an, j’ai parlé deux fois à mes parents au  téléphone. C’est mon père qui m’a donné à un monsieur pour que je gagne  de l’argent à New Delhi afin de faire vivre ma famille”</strong>. <a href="http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-en-inde--millions-d-enfants-au-travail-1563.asp?1=1">SOURCE Aujourd’hui l’Inde</a></p>
<p><strong>Caracas </strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-4066" href="http://www.centpapiers.com/stephen-harper-riposte/4053/88217605_f93c9d1ffb"><img title="photo6" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo6.jpg?w=478&amp;h=366" alt="" width="478" height="366" /></a></p>
<p><strong> </strong><strong>Caracas est la capitale du venezuela – les cabanes à  gauche sont appelés ranchos et la plupart des coteaux de la région sont  habitées par la population pauvre (un énorme 80% de la totalité de la  population de Caracas) dans des logements semblables.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h4><strong>Kibera ( AFRIQUE)</strong></h4>
<p><strong>Kibera</strong>, situé au Kenya aux alentours de la capitale  Nairobi, est l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Les estimations  font état d’un million d’habitants.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-4067" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=4067"><img title="photo7" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo7.jpg?w=500&amp;h=293" alt="" width="500" height="293" /></a></p>
<p>Aujourd’hui Kibera s’étend sur 256 hectares<sup><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kibera#cite_note-0">[1]</a></sup> en plein centre de la capitale. Avec un taux de croissance annuelle de  17% le nombre d’habitants variait en 2006 entre 700 000 et un  million,(nombre de ses habitants sont des migrants saisonnier) et ce  pour une densité de plus de 2000 personnes par hectare. Avec une densité  de 3,2 à 4,6 personnes par chambre, Kibera est aujourd’hui considéré  comme le plus grand bidonville d’Afrique.</p>
<p><strong>L’enfant : un charbon pour le développement durable? </strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-4068" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=4068"><img title="photo8" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2009/12/photo8.jpg?w=450&amp;h=300" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><em>Au Népal, des petites filles sont arrachées à leur famille par  des trafiquants d’enfants. Certaines partent d’elles même avec un  étranger qui leur promet monts et merveilles. D’autres sont vendues par  leurs parents. Cette année, il y en a eu 10 000 en Inde. Ces jeunes  filles qui n’ont parfois que 7 ans, se retrouvent dans des maisons  closes. Selon l’UNICEF, il y a 200 000 jeunes filles qui se prostituent  dans les plus grandes villes indiennes, 20% d’entre elles n’atteignent  pas l’âge de 16 ans.<br />
D’autres enfants travaillent dans des briqueteries, dans des industries  du jouet, du feu d’artifice et dans de nombreux ateliers, tels ceux qui  fabriquent des bijoux.</em></p>
<p><em>Ils travaillent également dans des ateliers de taille et  polissage de diamants et de pierres précieuses. Ce travail spécialement  minutieux, est extrêmement pénible pour les enfants.<br />
Mais ils sont aussi : chiffonniers, mendiants, conducteurs de vélos-taxis, livreurs ou domestiques occasionnels.</em></p>
<p><em>En Inde on trouve les petits cireurs de chaussures, les vendeurs de bouteilles d’eau ou de verres de thé.<br />
Aux Philippines plus d’1 million d’enfants travaillent dans la  récupération de déchets sur les grandes décharges autour de Manille. Au  Cambodge et au Viêt-Nam sont apparus de très jeunes enfants exerçant des  métiers de la rue (vendeurs de cartes postales, de cigarettes ou de  billets de loterie, cireurs de chaussures et ramasseurs d’ordures) ou  des adolescents salariés dans des petites entreprises (de textile, de  jouets</em> destinés à l’exportation). <a href="http://www.droitsenfant.com/travail_asie.htm">Le droit des enfants </a></p>
<p>_________________________________________________________</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>De vieux chiffres! De  vieilles images! La pauvreté est relative. Quand une partie du monde  doit vivre des poubelles de l’autre et que l’on gaspille autant en  armes… Sans compter les grandes guerres économiques des États et des  rats grugeant l’intérieur des pays…</strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>On se demande où va l’Humanité et où se trouve le progrès…</strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>On peut bien  s’interroger sur les génocides des guerres, en douter, se battre contre  les chiffres, le passé, etc. La «grande mission» de la fin du 20<sup>ième</sup> siècle est loin d’être résolue. La pauvreté et les conditions des enfants dans le monde sont monstrueuses.</strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>En ce sens, la plus grande des guerres reste celle bien camouflée, économique et politique.</strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Le pouvoir et la course aux richesses aura tué bien plus d’enfants que les conflits dits armés.</strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Les vrais soldats sont  cravatés et… propres. Probablement que les vrais humains sont là,  terrés, occupés à essayer de survivre, victimes d’un monde affolé et  troué. </strong></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>***********<br />
</strong></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Haïti-Je me souviens</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Dec 2010 05:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Marginean</dc:creator>
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		<description><![CDATA[*** Suite aux déboires accumulés d&#8217;Haïti, toujours d&#8217;actualité, je vous ramène un article de François Marginean. On n&#8217;enseigne plus l&#8217;Histoire à l&#8217;école, nous dit-on. Il faut donc, de temps en temps que la connaissance de l&#8217;Histoire devrait servir à ne pas répéter les mêmes erreurs. Et à se souvenir&#8230; Gaëtan Pelletier _____________________________________________________ L’hypocrisie générale des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-50240" href="http://www.centpapiers.com/haiti-je-me-souviens/50239/haiti-2"><img class="alignnone size-full wp-image-50240" title="HAITI" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/12/HAITI.jpg" alt="" width="500" height="300" /></a></p>
<p>***</p>
<p><strong><span style="color: #993300;">Suite aux déboires accumulés d&#8217;Haïti, toujours d&#8217;actualité, je vous ramène un article de François Marginean. </span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #993300;">On n&#8217;enseigne plus l&#8217;Histoire à l&#8217;école, nous dit-on. Il faut donc, de temps en temps que la connaissance de l&#8217;Histoire devrait servir à ne pas répéter les mêmes erreurs. Et à se souvenir&#8230; </span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #993300;">Gaëtan Pelletier </span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #993300;">_____________________________________________________</span></strong></p>
<p>L’hypocrisie générale des médias et des politiciens dans le cas des  tenants et des aboutissants – de l’Histoire – d’Haïti, est tout  simplement répugnante. On s’émeut de la catastrophe qui s’y est produit  sans jamais parler du contexte dans lequel se trouve les Haïtiens depuis  le début de l’arrivée des premiers empires colonialistes. Cette mise en  contexte de la condition d’Haïti est non seulement absolument  nécessaire pour comprendre pourquoi ce pays et sa population sont pris  dans cette misère endémique, mais aussi par respect pour eux.</p>
<p>Il n’y a pas plus irritant que de voir ces politiciens occidentaux et  médias se demander de façon condescendante pourquoi est-ce que les  Haïtiens semblent être incapables de s’autodéterminer et se sortir une  bonne fois pour toute de cette misère cauchemardesque. S’ils possédaient  ne serait-ce qu’une once d’honnêteté, ils se regarderaient dans le  miroir et feraient un retour substantiel sur l’Histoire pour comprendre  comment un pays et son peuple peut être détruit, anéanti, subjugué et  dénié.</p>
<p><strong>La tragédie d’Haïti</strong></p>
<p>Tel se nomme le chapitre du livre de Noam Chomsky intitulé <em>L’an 501, La conquête continue</em>:  La tragédie d’Haïti. Parce qu’il s’agit bel et bien d’une tragédie.  Crée de toute pièce, par l’homme. Le dernier tremblement de terre n’a  que révélé dramatiquement à la communauté internationale et mis sous les  projecteurs une situation accablante qui perdure depuis des centaines  d’années. Si Haïti n’avait pas déjà été dans une situation des plus  tragique, ce tremblement de terre n’aurait pas eu des effets aussi  dévastateurs que présentement.</p>
<p>La république d’Haïti fut proclamée le  premier janvier 1804, après qu’une révolte d’esclaves eut chassé les  dirigeants coloniaux français et leurs alliés. Les chefs  révolutionnaires abandonnèrent l’appellation française de  « Saint-Domingue » en faveur du nom utilisé par le peuple qui avait  accueilli Colomb en 1492, au moment où il arrivait pour créer la  première colonie européenne du Nouveau Monde. Les descendants des  premiers habitants ne purent pas fêter la libération. En moins de 50  ans, leur nombre avait été réduit à quelques centaines, à partir d’une  population précolombienne dont l’évaluation varie de quelques centaines  de milliers à huit millions d’âmes, selon la source.</p>
<p>Il n’en restait plus un seul, d’après les  savants français contemporains, lorsqu’en 1697, la France enleva à  l’Espagne le tiers occidental d’Hispaniola, qui s’appelle à présent  Haïti. Le chef de la révolte, Toussaint Louverture, ne put pas célébrer  la victoire non plus. Il avait été capturé par fourberie et envoyé dans  une prison française où il mourut « de mort lente de froid et de  misère », pour reprendre les termes d’un historien français du XIXe  siècle.</p>
<p>Heureusement, il existe encore des gens qui se souviennent:</p>
<p><em>Haïti est le pur produit du colonialisme et de l’impérialisme, de  plus d’un siècle d’utilisation de ses ressources humaines aux travaux  les plus durs, des interventions militaires et de la ponction de ses  richesses.</em></p>
<p><em>Cet oubli historique ne serait pas aussi grave que le fait réel  qu’Haïti constitue une honte de notre époque, dans un monde où l’immense  majorité des habitants de la planète continue d’être exploitée et mise à  sac. – </em>FIDEL CASTRO<br />
<a href="http://www.legrandsoir.info/La-lecon-d-Haiti.html">http://www.legrandsoir.info/La-lecon-d-Haiti.html</a><em> </em></p>
<p>Colomb décrivit le peuple qu’il avait découvert comme étant « très  sympathique, accommodant, paisible, aimable, digne » et son pays riche  et accueillant. Hispaniola était un des endroits qui comptait une des  plus hautes densité de population au monde de cette époque. Ils étaient  décrit comme étant des gens « les plus dépourvus de fourberie, de  méchanceté et de fausseté ». En 1552, soit soixante ans après leur  arrivée, les Espagnols réduiront cette population indigène à environ 200  personnes par tous les moyens: en les tuant, les terrorisant, les  faisant souffrir, les torturant et au final, les détruisant  complètement.</p>
<p>Les Espagnols échouèrent dans leurs tentatives de piller les  richesses de l’ile, car le peuple qu’ils avaient réduit à l’esclavage  mourrait trop vite, allant même jusqu’à commettre des suicides  collectifs pour échapper à cet enfer. C’est alors que dès le début du  16e siècle, un grand nombre d’esclaves africains seront expédiés alors  qu’on instaura l’économie de plantation.</p>
<p>« Saint-Domingue était la plus riche  possession coloniale européenne dans les Amériques », écrivit Hans  Schmidt; en 1789, elle produisait les trois quarts du sucre du monde et  elle était le plus grand producteur de café, de coton, d’indigo et de  rhum. Les esclavagistes fournissaient à la France une richesse énorme,  grâce au travail de 450 000 esclaves, autant que dans les colonies  antillaises britanniques ».</p>
<p>Ainsi, la révolte des esclaves montera progressivement pour atteindre  des proportions sérieuses à la fin de 1791, inquiétant bien l’Europe et  ses avant-postes. En 1793, la Grande-Bretagne envahit l’ile lui  assurant un monopole sur les ressources prisées s’y trouvant.</p>
<p>Les États-Unis, qui avaient des liens  commerciaux avec la colonie française, envoyèrent aux dirigeants  français 750 000 dollars d’aide militaire ainsi que des troupes pour  aider à réprimer la révolte. La France expédia une armée énorme,  comprenant des troupes polonaises, néerlandaises, allemandes et suisses.  Son commandant écrivit finalement à Napoléon qu’il serait nécessaire  d’anéantir pratiquement toute la population noire si on voulait imposer  la domination française. Sa campagne fut un échec et Haïti devint le  seul exemple dans l’Histoire « d’un peuple asservi qui brise ses chaines  et contraint par les armes une grande puissance coloniale à battre en  retraite ». (Farmer)</p>
<p>En dépit de tout cela, l’indépendance sera proclamée en 1804.</p>
<p><strong>« L’aide humanitaire » et « l’intervention désintéressée »</strong></p>
<p>Entre 1849 et 1913, des navires de guerre américains vont entrer dans  les eaux territoriales haïtiennes 24 fois, au nom de protéger des vies  et des propriétés américaines. On accorde bien peu d’importance à  l’indépendance d’Haïti et de considération pour les droits de ses  habitants. Cette mentalité interventionniste et colonialiste se poursuit  sous le gouvernement de Woodrow Wilson qui adopta rapidement une  politique d’invasion et d’instauration d’un gouvernement militaire  américain.</p>
<p>En 1915, Wilson envahit de nouveau Haïti et ses troupes  assassinèrent, détruisirent, rétablirent pratiquement l’esclavage et  liquidèrent le système constitutionnel.</p>
<p>Les États-Unis resteront au pouvoir  pendant 20 ans et le laisseront ensuite aux mains de la Garde nationale  qu’ils avaient créée et de ses dirigeants traditionnels. Au cours des  années 1950, la dictature de Duvalier prit la relève, pour mener le jeu à  la manière du Guatemala, toujours avec le ferme soutient des  États-Unis.</p>
<p>Sous le joug de la dictature de « Bébé Doc » Duvalier, les  multinationales et sociétés américaines s’implantent en sol Haïtien et  s’orientent souvent à l’exportation des richesses naturelles. Au cours  des années 1980, c’est le FMI et la Banque Mondiale qui commencent à <a href="http://opinion.inquirer.net/inquireropinion/talkofthetown/view/20080503-134390/US,_IMF_role_in_Haiti%92s_food_riots">prendre leur tribut sous le choc des programmes d’ajustement structurels</a> qui firent baisser la production agricole tout comme les  investissements, le commerce et la consommation. La pauvreté devint  encore plus terrible. On prête de l’argent en Haïti pour rembourser les  intérêts et les dettes encourues (n’oublions pas que Haïti a acheté son  indépendance de la France à grand frais); ayant pour seul résultat  d’augmenter sans cesse les dettes du pays et asservir le pays.</p>
<p>Les conditions du FMI furent en sorte que pratiquement tous les  employés d’État, les enseignants et autres durent être congédiés et  accepter les politiques néolibérales de « libre marché ». <a href="http://www.workers.org/2009/world/haiti_0528/">Ces politiques auront pour conséquence</a> d’inonder le marché haïtien de riz, de sucre ainsi que d’autres  produits agricoles américains hautement subventionnés, ce qui a ruiné  les fermiers haïtiens qui ne pouvaient plus faire compétition,  détruisant donc la capacité de ce pauvre pays à se nourrir lui-même.</p>
<p>Dans les années 1990, c’est les États-Unis qui continue la conquête  et le contrôle de Haïti. Washington appuie deux coups d’État et par deux  fois envoie des troupes militaires en Haïti. Les deux coups d’État  furent montés pour renverser Jean-Bertrand Aristide, le premier  président haïtien à être démocratiquement élu par un vote populaire. Les  coups d’État de 1994 et 2004 ont fait environ 13 000 victimes  haïtiennes.</p>
<p>En 1994, suivant trois ans de règne  militaire, une force d’occupation militaire de 20 000 troupes et de  « forces de la paix » sont dépêchés vers Haïti. L’intervention militaire  américaine de 1994 « n’a jamais eu comme but de restaurer la  démocratie. Au contraire: elle a été mise en place pour prévenir une  insurrection populaire contre la junte militaire et sa cohorte  néolibérale ».</p>
<p>Durant le pouvoir militaire (1991-1994),  le FRAPH passa (non officiellement) sous la juridiction des forces  armées, prenant ses ordres chez le commandant en chef, le général Raoul  Cedras. Selon un rapport de la Commission des Droits de l’Homme des  Nations unies, daté de 1996, le FRAPH avait bénéficié du soutien de la  CIA.<br />
Sous la dictature militaire, le trafic de drogue fut protégé par la  junte militaire qui, de son côté, était également soutenue par la CIA.  Les dirigeants du coup d’État de 1991, y compris les commandants  paramilitaires du FRAPH, figuraient sur les feuilles de paie de la CIA. (<a href="http://globalresearch.ca/articles/RIE402A.html">Voir Paul DeRienzo</a>, Voir également Jim Lobe, IPS, 11 oct. 1996).</p>
<p>A ce propos, Emmanuel Constant, alias «  Toto », confirma, dans l’émission « 60 Minutes » de la CBS, en 1995, que  la CIA le payait environ 700 dollars par mois et qu’il avait créé le  FRAPH alors qu’il était sur les feuilles de paie de l’agence. (Voir  Miami Herald, 1er août 2001). Selon Constant, le FRAPH avait été  constitué « avec les encouragements et le soutien financier de la  Defense Intelligence Agency [la DIA] américaine et de la CIA » (Miami  New Times, 26 février 2004). Michel Chossudovsky, Haïti, un coup d’État  financé et orchestré par les États-Unis</p>
<p>Les troupes américaines et alliées  demeureront dans le pays jusqu’en 1999. Les forces armées haïtiennes  seront démantelées et le Département d’État américain engage la  compagnie de mercenaires privés DynCorp pour fournir des « conseils  techniques » concernant la restructuration de la Police Nationale  Haïtienne. (Michel Chossudovsky, <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=12487">The Destabilization of Haiti, Global Research, February 28, 2004</a>)</p>
<p><strong>Le coup d’État de février 2004</strong></p>
<p>Durant les mois menant au coup d’État, des forces spéciales  américaines, avec l’aide de la CIA, entraînaient des escadrons de la  mort composés d’anciens tonton macoutes de l’ère de Duvalier. L’armée  rebelle paramilitaire traversa la frontière séparant Haïti de la  République Dominicaine au début de février 2004, explique Michel  Chossudovsky. Il s’agissait d’une unité paramilitaire bien entraînée et  équipée, intégrée par d’anciens membres du<em> Front pour l’avancement et le progrès d’Haiti </em>(FRAPH).  Ces escadrons en habit civil ont été impliqués dans des tueries de  masse de civils et d’assassinats politiques durant le coup militaire  sponsorisé par la CIA de 1991, qui avait renversé le gouvernement  démocratiquement élu de Bertrand Aristide.</p>
<p>Des troupes étrangères furent envoyées en Haïti. La force onusienne  MINUSTAH a été mise en place suite au coup d’État soutenu par Washington  en février 2004. Le président Bertrand Aristide sera enlevé et déporté  par les forces armées américaines, à la pointe du fusil. S’il refusait,  c’était une balle dans la tête. Ce coup a été organisé par les  États-Unis, avec le soutient actif du Canada et de la France.</p>
<p>Haïti est ainsi donc sous occupation militaire étrangère depuis  février 2004. Le contingent de forces américaines sous SOUTHCOM, combiné  aux forces étrangères apportées par MINUSTAH, assure une présence  d’environ 20 000 troupes pour ce pays de 9 millions de personnes, un  taux comparable à celui des troupes étrangères présentes en Afganistan.</p>
<p><strong>Janvier 2010: Invasion militaire d’Haïti déguisée en aide humanitaire d’urgence</strong></p>
<p>Ce n’est plus d’une aide humanitaire gérée par la société civile dont  il s’agit, mais bel et bien d’un déploiement et d’une occupation  militaire d’Haïti en règle. L’armée US et le Pentagone contrôlent de  facto Haïti. Et on s’y préparait: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=17200">Un scénario de secours aux sinistrés d’Haïti était prévu par les militaires étasuniens un jour avant le tremblement de terre</a>. Cela est exposé à merveille dans cet autre excellent article de Michel Chossudovsky:</p>
<p>- <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=17168"><strong>La militarisation de l’aide d’urgence à Haïti : opération militaire ou invasion?</strong></a></p>
<p>Le but n’est pas de travailler à la  réhabilitation du gouvernement national, de la présidence et du  Parlement, tous décimés par le tremblement de terre. Depuis la chute de  la dictature de Duvalier, le dessein des États-Unis a constitué à  démanteler graduellement l’État haïtien, à restaurer les tendances  coloniales et à obstruer le fonctionnement d’un gouvernement  démocratique. Dans le contexte actuel, l’objectif n’est pas seulement  d’abolir le gouvernement, mais aussi de réorganiser le mandat de la  MINUSTAH, dont le quartier général a été détruit.</p>
<p>« Le rôle consistant à diriger les  secours et à gérer la crise est tombé rapidement aux mains des  États-Unis, dans l’absence, à court terme du moins, de toute autre  entité compétente. » ( US Takes Charge in Haiti _ With Troops, Rescue  Aid – NYTimes.com, 14 janvier 2009)</p>
<p>Avant le tremblement de terre, il y  avait, selon des sources militaires étasuniennes, quelque 60 personnels  militaires en Haïti. D’un jour à l’autre, une escalade militaire s’est  produite instantanément : 10 000 troupes, marines, forces spéciales et  employés des services de renseignement, etc., sans compter les forces  mercenaires privées sous contrat avec le Pentagone.</p>
<p>Selon toute probabilité, l’opération  humanitaire sera utilisée comme prétexte et justification pour établir  une présence militaire étasunienne davantage permanente en Haïti.</p>
<p>Il s’agit d’un déploiement massif, d’une « escalade » de personnel militaire assigné aux secours d’urgence.</p>
<p>La mission tacite de SOUTHCOM, avec son  quartier général à Miami et des installations militaires étatsuniennes à  travers l’Amérique latine, est d’assurer le maintien de régimes  nationaux serviles, à savoir des gouvernements étatsuniens par  procuration, dévoués au Consensus de Washington et au programme de  politique néolibéral. Bien que le personnel militaire étatsunien sera au  départ impliqué activement dans l’aide d’urgence et les secours aux  sinistrés, cette présence militaire étatsunienne renouvelée en Haïti  servira à prendre pied dans le pays ainsi qu’à poursuivre les objectifs  stratégiques et géopolitiques des États-Unis dans le bassin des  Caraïbes, objectifs largement dirigés contre Cuba et le Venezuela.</p>
<p>L’aide humanitaire d’urgence et la sécurité sont devenus le lieu d’un  nouveau racket profitable pour le Pentagone et sa cohorte de  mercenaires privés. <a href="http://www.truthout.org/profiting-from-haiti%E2%80%99s-crisis-disaster-capitalism-washington%E2%80%99s-backyard56205">Les  désastres naturels et l’aide humanitaire deviennent un prétexte et un  couvert pour les compagnies de la reconstruction et de mercenaires  privées</a> déguisés <a href="http://rebelreports.com/post/341673601/us-security-company-offers-to-perform-high-threat">en forces de sécurité</a> d’opérer dans ce marché extrêmement lucratif, mais combien inhumain. Tout cela, au détriment <a href="http://news.antiwar.com/2010/01/19/mixed-feelings-for-haitians-as-us-troops-ramp-up-operations/">des  haïtiens qui ne sont manifestement pas chauds à l’idée de voir une aide  humanitaire être apporté par des militaires et mercenaires armés  jusqu’aux dents</a>. Cela rappelle <a href="http://www.informationclearinghouse.info/article24456.htm">le cas de Katrina où 70 000 soldats et mercenaires privés avaient été déployés dans les rues de la Nouvelle-Orléans</a>, avant même de penser à apporter de la nourriture et de l’aide aux victimes.</p>
<p><a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=17203">Les  États-Unis préparent une occupation à long terme à Haïti. Avec le «  déferlement » des militaires US à Haïti, un officiel US a indiqué que  Washington prépare une occupation de longue durée de la nation  caribéenne pauvre et dévastée par le tremblement de terre.</a></p>
<p>Il se trouve donc plusieurs motifs soutenant ce déploiement militaire  massif en Haïti. À ceux-ci pourraient certainement s’ajouter les <a href="http://www.leparisien.fr/seisme-haiti/un-sismologue-haitien-accuse-on-savait-que-ca-arriverait-18-01-2010-782185.php">ressources naturelles</a> encore disponibles, tels que <a href="http://remixxworld.blogspot.com/2010/01/haiti-has-larger-oil-reserves-than.html">le pétrole en grande quantité</a>,  semble-t-il, d’or, d’iridium, d’uranium, sans compter la masse de  travailleurs bon marché qui travaillent pour quelques dollars par année.</p>
<p>Alors, la prochaine fois que vous entendrez quelqu’un se demander  pourquoi Haïti a tant de misère à se relever,  se sortir de cette  pauvreté cauchemardesque et de ce marasme politique éternel, vous leur  pointerez ces quelques faits saillants historiques et un miroir…</p>
<p>Longue vie au peuple haïtien!</p>
<p>François Marginean</p>
<p><span style="color: #993300;"><br />
</span></p>
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		<title>Parlez-vous « bastarachien »?</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 04:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëtan Pelletier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Travaillant pratiquement 20 heures sur 24 sur la commission Bastarache, je me rends compte que j’apprends une nouvelle langue, disons le «bastarachien». Je lance ici l’idée de dresser une liste de mots ; évidemment avec votre aide chers lecteurs ayant le sens du Devoir. Mais d’où vient donc «caviardé», qu’on répète constamment depuis le début [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-39935" href="http://www.centpapiers.com/parlez-vous-%c2%ab-bastarachien-%c2%bb/39934/basarachien"><img class="alignnone size-medium wp-image-39935" title="Basarachien" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/10/Basarachien-510x322.jpg" alt="" width="510" height="322" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Travaillant pratiquement 20 heures sur 24 sur la commission Bastarache, je me rends compte que j’apprends une nouvelle langue, disons le «<em>bastarachien</em>». Je lance ici l’idée de dresser une liste de mots ; évidemment avec votre aide chers lecteurs ayant le sens du Devoir. Mais d’où vient donc «<em>caviardé</em>», qu’on répète constamment depuis le début de la commission? Explication trouvée <a title="ici" href="http://www.expressio.fr/expressions/passer-au-caviar-caviarder.php">ici</a> : «<em>Il faut savoir qu’en Russie, sous le tsar Nicolas Ier, la censure était fréquente et que, dans les publications et livres imprimés, il n’était pas rare de trouver des taches noires, faites à l’encre </em>[jamais luminescente!]<em>, destinées à rendre indéchiffrables les passages qu’on voulait censurer. Or, il se trouve que le caviar, principalement produit en Russie, est également noir. C’est pourquoi, en raison du pays d’origine commun, la comparaison a été très vite faite entre ce mets souvent servi dans les pince-fesses huppés et ces taches matérialisant la censure. Utilisé en argot depuis le début du XXe siècle dans le milieu journalistique, le ”passage au caviar” a ensuite donné le verbe caviarder.</em>»<br />
Voilà qui explique sans doute l’odeur particulière qui enveloppe les documents «<em>caviardés</em>». <a href="http://carnetsdudevoir.com/index.php/motsetmaux/commentaires/lexique_bastarachiens_1_caviarde/">Les carnets du Devoir</a> ( Antoine Robitaille)</strong></p>
<p>***</p>
<p style="text-align: justify;">Les avocats ne mangent pas de beurre d’arachide, c’est sûr.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’Histoire de l’humanité, le règne des crapauds bouffis a fait sauter la planète. Tous les rats aux pages blanches, la race nouvelle d’intellectuels (sic) qui vivent de la rage de leur cerveau a fait bien plus de ravages que les BP, les sacs de plastique, et la somme des sommes de l’industrie pharmaceutique qui fabrique ses venins doux en laboratoire.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est doucement que la Terre s’en va. Ne cherchez pas de coupables, ils sont camouflés dans les sociétés comme les serpents : ils imitent la nature. S’imitent et s’imitent. Et c’est là leur règne.</p>
<p style="text-align: justify;">Des fourmis légionnaires. Un peu dopées à l’ambition.</p>
<p style="text-align: justify;">On se plaint des « moutons sociaux » qui ne comprennent rien à la manipulation mondiale. De quoi se plaint-on? Les bonnes gens n’ont rien à voir avec le phénomène qui persistera toujours et toujours dans l’Histoire : L’Homme est une bête qui passe sur Terre. De tous les temps, les sages les ont identifiés. Et pourtant, ils continuent de se reproduire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ambition doit avoir une chaîne chromosomique pour « le bien de l’humanité », mais une fois le produit avalé, on se l’accapare.</p>
<p><strong>Comme les fourmis légionnaires… </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Devon, Royaume-Uni – Des fourmis vivant il y a 48 millions d’années étaient déjà transformées en zombies par un champignon toujours existant de nos jours, ont récemment appris les scientifiques de l’université d’Exeter.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un champignon-parasite contamine des fourmis avant de les transformer en zombie, c’est ce qu’on découvert récemment des scientifiques. Ce phénomène se produisait déjà il y a 48 millions d’années, quand le champignon </em><em>Ophiocordyceps unilateralis </em>prenait contrôle du cerveau de la fourmi grâce à des spores et la forçait à quitter le nid pour rejoindre une feuille réunissant les conditions idéales au développement futur du. <em><a href="http://jack35.wordpress.com/2010/08/27/des-fourmis-zombies-controlee-par-un-chanpignon/">Jack35</a></em></p>
<p><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-39936" href="http://www.centpapiers.com/parlez-vous-%c2%ab-bastarachien-%c2%bb/39934/bastarachien-2"><img class="alignnone size-full wp-image-39936" title="Bastarachien 2" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/10/Bastarachien-2.jpg" alt="" width="483" height="331" /></a></em></p>
<p><strong>Au-delà des fourmis : la pépite sociale </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie des gens simples. Ceux qui cultivent, qui travaillent, qui ont des soucis, qui n’ont qu’une ambition : vivre heureux et partir. Parce qu’eu savent qu’ils vont partir un jour. Mais nous ne vivons plus dans la simplicité, nous vivons dans la « non-complexité ».</p>
<p style="text-align: justify;">Tôt dans la vie, j’ai perdu toute ambition sociale. Puisqu’il y a une fin, c’est là la cible de toute existence et la petite œuvre de terrien. Il n’y a pas d’êtres supérieurs ni d’êtres inférieurs, il y a seulement des fourmis difformes de l’intérieur qui s’habillent comme des princes, courent les honneurs comme ces fous qui fouillaient les entrailles des rivières… L’Eldorado a bien changé…</p>
<p style="text-align: justify;">La « pépite sociale » est née de l’instruction qui se prend pour la connaissance avec un grand C.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas plus ignorant que celui qui sait tout : il transporte la pierre de l’or, la rivière de l’or, et détruit toutes les habitations autour de la rivière. Pour l’or… S’en couvrir…</p>
<p style="text-align: justify;">Les « pépites sociales » œuvrant dans les institutions dont la rivière est formée des sueurs du peuple, se prennent pour des petits dieux, ou, comme jadis, des représentants de la divinité. Mais une divinité athée…</p>
<p style="text-align: justify;">On ne fait pas mieux dans le genre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’oeuvre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il ne reste plus, après avoir épluché l’Histoire, ses sociétés, ses « grands chefs », ceux qui partent avec des noms d’autoroutes ou de ponts, peu importe. Oui, peu importe. Car au fond, l’Histoire, les humains, la Vie matérielle, tout cela est à distiller.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’œuvre de l’humain, de la personne humaine, de l’authenticité.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres, ces autres qui disent avoir fait l’Histoire, ont rarement fait autre chose qu’un parcours de serpent camouflé en fourmi « travailleuse ».</p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, dommage, la vie aurait été belle ou serait belle sans eux.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le syndrome du verre. Ces gens ne peuvent contenir quelque chose dans leur vide que par le soutènement des matériaux humains et solides de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a l’amour, la compréhension et le saisissement des choses par autre moyen que cette mécanique du cerveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Un quelque « chose » que les zombies ne comprennent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que l’on finit par comprendre que toute œuvre n’est que « soi ». La difficulté d’échapper à la vanité, ce vide du verre, et d’entreprendre une quête vers l’équilibre entre le « soi » à développer, et les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureux ceux qui échappent au piège bien tentant d’avoir une statue après le « mourir ». Ou d’avoir « réussi » sa vie en tricotant des cadavres derrière soi. Si invisibles soient-ils. C’est encore pire. Ils cachent le mépris que l’on a au profit des poisons que l’on crées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les vrais ne laissent pas leur nom sur une route.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils emportent la route avec eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu ou pas Dieu,  ceux qui ont la connaissance ne savent pas qu’ils l’ont : ils la vivent.</p>
<p style="text-align: justify;">Les déjà morts cultivent leur cadavre.</p>
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		<title>Le meurtre de la classe moyenne</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 04:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jocelyn Beauregard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les dérives de la classe moyenne au coeur du chamboulement des classes sociales : &#171;&#160;On achève bien les classes moyennes, et on n&#8217;en finit pas d&#8217;enrichir les élites&#160;&#187; Jean-Michel Quatrepoint, spécialiste de l&#8217;économie, constate que &#171;&#160;la classe moyenne est à la dérive&#160;&#187; (pour reprendre l&#8217;intitulé d&#8217;un autre ouvrage). En effet l&#8217;écart se creuse entre les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-32915" href="http://www.centpapiers.com/le-meurtre-de-la-classe-moyenne/32911/classes-moyennes-revolte"><img class="alignnone size-full wp-image-32915" title="classes moyennes révolte" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2010/09/classes-moyennes-révolte.jpg" alt="" width="400" height="310" /></a></p>
<p><strong>Les dérives de la classe moyenne au coeur du chamboulement des classes sociales : &laquo;&nbsp;On achève bien les classes moyennes, et on n&#8217;en finit pas d&#8217;enrichir les élites&nbsp;&raquo; Jean-Michel Quatrepoint, spécialiste de l&#8217;économie, constate que &laquo;&nbsp;la classe moyenne est à la dérive&nbsp;&raquo; (pour reprendre l&#8217;intitulé d&#8217;un autre ouvrage). En effet l&#8217;écart se creuse entre les classes dites aisées et la classe moyenne, alors qu&#8217;il se réduit entre la classe moyenne et les classes dites populaires. Est-ce que pour autant celle-ci est amenée à disparaître? Tout d&#8217;abord il est préférable de savoir de quoi on parle et de déterminer ce qui défini la classe moyenne ainsi que son rôle dans notre société française. Et ensuite d&#8217;analyser les origines, les conséquences et les risques de son évolution.</strong></p>
<h3>La classe moyenne, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ?</h3>
<p><a title="Les classes sociales à la dérive et la disparition de la classe  moyenne" href="void(0)"></a></p>
<p>// La classe moyenne est une classe sociale : segmentation de la population définie par le niveau de vie. Il n&#8217;y a pas si longtemps c&#8217;était même la plus représentative de la population française, située entre les &laquo;&nbsp;riches&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;pauvres&nbsp;&raquo;.On distingue donc trois types de classes: les classes dites aisées, les classes moyennes et les classes populaires, tout ceci au pluriel! En effet on remarque tellement de distinctions parmi elles qu&#8217;on ne peut pas décrire une seule catégorie de personnes par classe sociale.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui on définit un individu appartenant à la classe moyenne, un citoyen percevant entre 1200 euros et 1900 euros net par mois mais ceci est une moyenne. Car on peut distinguer classes moyennes inférieures et classes moyennes supérieures. Sachant que les individus appartenant à la classe moyenne inférieure, perçoivent des revenus modestes (entre 800 et 1200 euros net par mois, c&#8217;est évidement très peu et surprenant) et sont, pour la majeure partie, des ouvriers (qui, &laquo;&nbsp;habituellement&nbsp;&raquo;, sont plutôt intégrés dans &laquo;&nbsp;la catégorie inférieure&nbsp;&raquo;: les classes populaires, le prolétariat&#8230;) et des employés (de la fonction publique ou privée).</p>
<p>Alors que les individus reconnus comme appartenant à la classe moyenne supérieure bénéficie de revenue beaucoup plus aisés dépassant largement les 1900 euros ( souvent supérieurs à 8000 euros net par mois), il s&#8217;agit de cadres, cadres supérieurs, médecins etc&#8230; Hélas ce type de données officielles se base sur un revenu net mensuel alors qu&#8217;il devrait (afin d&#8217;être plus juste) tenir compte d&#8217;autres éléments tels que le contexte familiale, le mode de vie, la situation personnelle (propriétaire, locataire, endettés etc)&#8230; La qualification et donc la classification du niveau de vie peuvent être conformes à la réalité seulement si on prend en compte tous ces facteurs, même si, il faut l&#8217;admettre le revenu est le plus représentatif.</p>
<p>Les classes moyennes servent de transition entre les autres classes sociales. Elles tiennent un rôle important dans le maintien de la paix sociale et politique. Pour les personnes issues des classes les plus défavorisées elles peuvent constituer un aboutissement ou un symbole d&#8217;ascension sociale.</p>
<h3>La classe moyenne &amp; Son évolution ?</h3>
<p><a title="Les classes sociales à la dérive et la disparition de la classe  moyenne" href="void(0)"></a></p>
<p>Il apparaît que 80 % de la population française se situe dans les classes moyennes or cette affirmation correspond à la réalité de 1950 à 1980! A cette époque les classes moyennes étaient majoritaires, le reste de la population représentant 10 % des classes populaires et 10 % des classes aisées. A cette époque &laquo;&nbsp;l&#8217;ascenseur social&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;prestige&nbsp;&raquo; de certaines classes moyennes étaient prospères. A cette époque, payer des études à son enfant lui garantissait un avenir certain.A cette époque on pouvait différencier les classes sociales par l&#8217;attribution ou non des allocations sociales et familiales&#8230;</p>
<p>Or actuellement les limites entre les classes sociales sont plutôt floues. De ce fait les classes moyennes réunissent, depuis une dizaine d&#8217;années (et le constat est encore plus flagrant avec la crise économique), des catégories sociales anciennement opposées (le paysan, le docteur et le chômeur par exemple). Les classes moyennes sont confondues entre classes populaires, qui représentent dorénavant la part la plus importante de la population (puisqu&#8217;une partie des classes moyennes est assimilée à celle-ci), et les classes aisées. Même si de nos jours certains &laquo;&nbsp;français moyens&nbsp;&raquo; (pour reprendre une expression &laquo;&nbsp;populaire&nbsp;&raquo;) accèdent encore aux classes dites supérieures, dans la majorité des cas ils sont plutôt &laquo;&nbsp;tirés vers le bas&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La perception des français de leur appartenance à une catégorie est erronée, cela dénote une fracture sociale conséquente aggravée par le système social de notre société, par un manque de discernement de la part des dirigeants politiques et bien sur amplifiée par la crise qui est tant cause au conséquence de cette aggravation.</p>
<p>La baisse du pouvoir d&#8217;achat, le coût de l&#8217;enseignement, l&#8217;élitisme, la &laquo;&nbsp;salarisation&nbsp;&raquo; de la population active, le chômage, les origines de cette fracture sont nombreuses mais ne découlent en rien du hasard. Les inégalités se creusent, la pauvreté envahie notre pays: &laquo;&nbsp;Les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches&nbsp;&raquo;. Cela explique certainement les réactions désespérées d&#8217;une couche de la population (émeutes, abstention électorale ou vote extrême&#8230;).</p>
<p>Ce sont les risques de l&#8217;évolution des classes sociales vers deux classes bien distinctes &laquo;&nbsp;les dominants&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;dominés&nbsp;&raquo;, seulement l&#8217;Histoire nous a prouvé que les &laquo;&nbsp;dominés&nbsp;&raquo; refusaient ce statut&#8230;Désaccords, désobéissances, disputes, mutineries, rébellions, émeutes, révoltes, soulèvements, Révolution nous attendent si les classes moyennes disparaissent, c&#8217;est ce qui nous attend si le gouvernement n&#8217;a pas, tout d&#8217;abord, une prise de conscience puis une réaction appropriée à la gravité du problème.</p>
<h3>Classe moyenne : l&#8217;inévitable peut-il être évité ?</h3>
<p>&laquo;&nbsp;L&#8217;ascenseur social est en panne&nbsp;&raquo;, les inégalités se creusent, la crise n&#8217;arrangeant rien: la lutte des classes redevient un sujet plus que d&#8217;actualité quand les classes moyennes sont menacées et qu&#8217;elles ne remplissent plus leurs fonctions. Elles ne font plus le lien entre les diverses couches de population, elles ne sont plus synonymes de paix et d&#8217;avenir, le clash social est inévitable si elles continuent de s&#8217;effacer ainsi. Leur préservation devient un enjeu politique.</p>
<p><a href="http://www.leuromag.com/Les-classes-sociales-a-la-derive-et-la-disparition-de-la-classe-moyenne_a1485.html">Source: Euromag</a> Jean-Michel Quatrepoint</p>
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		<title>Mr Sarkozy, dîtes nous tout !</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 04:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LE PANDA</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Premier épisode Lettre au Premier ministre, le président annonce un train de vie de l’Etat « vigoureusement réduit » avec notamment la fin des notes de frais privés des ministres, des chasses présidentielles, suppression de véhicules, logements de fonction, garden-party 2010. Nicolas Sarkozy demande « une République irréprochable« . Annonces concrètes, envoyées par lettre à François Fillon, au moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/Lavion-du-président-.jpg"><img title="L'avion du président !" src="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/Lavion-du-président--300x146.jpg" alt="" width="300" height="146" /></a>Premier épisode</strong></p>
<p>Lettre au Premier ministre, le président annonce un train de vie de l’Etat « vigoureusement réduit » avec notamment la fin des notes de frais privés des ministres, des chasses présidentielles, suppression de véhicules, logements de fonction, garden-party 2010.</p>
<p>Nicolas Sarkozy demande « <em>une République irréprochable</em>« . Annonces concrètes, envoyées par lettre à François Fillon, au moment où des soupçons de conflit d’intérêts visent Eric Woerth et <em>« à l’heure où nos concitoyens sont frappés par la crise »,</em> dit la lettre<em>. « L’Etat doit, plus que jamais, faire preuve d’exemplarité (…) Ceux qui incarnent l’intérêt général ne peuvent être exonérés de l’effort demandé à la Nation. Ils ont une responsabilité particulière qui découle de leur mission, celle de faire un usage irréprochable de l’argent public. »</em></p>
<ul>
<li>·<strong>Pour les Français, la rigueur est bien là</strong><strong></strong></li>
</ul>
<p>François Fillon s’en défend, pour 64% des Français, la politique actuelle est « une politique de rigueur », alors que les cures d’austérité se multiplient en Europe. Mais les ministres sont-ils prêts à faire un effort financier ?</p>
<p>Publié le 15/05/2010</p>
<ul>
<li>·<strong>Sarkozy supprime la garden-party du 14 juillet</strong><strong></strong></li>
</ul>
<p>Compte-tenu du contexte économique, le président a décidé de supprimer la traditionnelle garden-party.</p>
<p>Publié le 23/06/2010</p>
<ul>
<li>·<strong>Sarkozy soutient Woerth, pas à l’abri d’un nouveau scandale</strong><strong></strong></li>
</ul>
<p>Chaque jour apporte son lot de révélations et de demandes de clarifications autour de l’affaire Bettencourt. Woerth bénéficie néanmoins de nombreux soutiens à droite, dont celui exprimé samedi par Sarkozy.</p>
<p>Publié le 27/06/2010</p>
<ul>
<li>·<strong>Notes de frais des ministres, garden party… : rigueur d’Etat</strong><strong></strong></li>
</ul>
<p>Dans une lettre à François Fillon, Nicolas Sarkozy a annoncé un train de vie de l’Etat « vigoureusement réduit ». Les ministres paieront ainsi leurs frais privés « sur leurs deniers personnels » avec « sanctions » en cas d’abus.</p>
<p>Publié le 28/06/2010</p>
<p><a href="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/afrique-vous-france-nous.jpg"><img title="afrique-vous-france-nous" src="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/afrique-vous-france-nous.jpg" alt="" width="165" height="220" /></a>Première réaction à ces annonces, celle de Pierre Laurent, secrétaire national du P C F, qui a estimé que ce n’est qu’un « <em>gros écran de fumée pour faire avaler des réductions de dépenses publiques</em>« , notamment dans les écoles ou les services publics.</p>
<p><strong>directives de l’Elysée :</strong><br />
- Suppression cette année de la traditionnelle garden-party du 14 juillet à l’Elysée.<br />
- Lors de la livraison de l’avion long courrier commandé pour la flotte gouvernementale, les deux moyens courriers actuellement en dotation soient cédés.</p>
<p><strong>Membres du gouvernement</strong><br />
- Assujettissement à l’impôt sur le revenu et à la taxe d’habitation de l’usage de leurs logements de fonction.<br />
- Fin de la prise en charge par l’Etat de la location de logements dans le parc privé.<br />
- Tous les frais liés à leur vie privée acquittés sur leurs deniers personnels. Violation de cette règle immédiatement sanctionnée.<br />
- Déplacements strictement encadrés, avec recours privilégié aux transports ferroviaires et limitation du nombre de personnes les accompagnants. Pour l’hébergement, recours aux locaux des services de l’Etat (ambassades et les préfectures, de préférence aux prestations hôtelières).<br />
- Réduction au « strict minimum exigé par leurs fonctions » du nombre de « cérémonies, réceptions ou manifestations ».</p>
<p><strong>Cabinets ministériels<br />
</strong> &#8211; Le nombre des collaborateurs fixé à un maximum de 20 personnes pour les ministres, 4 pour les secrétaires d’Etat. Respect rigoureux de cette règle « dès la rentrée prochaine ».<br />
- Budgets consacrés à la rémunération et aux déplacements de ces personnels réduits de 10%.<br />
- Sanctions pour toute « utilisation abusive » des dotations des cabinets ministériels, notamment en matière de déplacements ou de frais de bouche.</p>
<p><strong>Agents publics<br />
</strong>- Avantages en nature concédés à certains d’entre eux strictement circonscrits à l’exercice de leurs fonctions.<br />
- Suppression des logements accordés pour utilité de service au fur et à mesure du départ de leurs occupants.<br />
- Attribution de logements et véhicules de fonctions restreinte à des cas limitativement énumérés.<br />
- 10.000 véhicules et 7.000 logements de fonctions supprimés d’ici 2013.</p>
<p><strong><a href="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/Réunion-G8-G20.jpg"><img title="Réunion G8 G20" src="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/Réunion-G8-G20.jpg" alt="" width="242" height="245" /></a>Lutte contre le gaspillage</strong><br />
- Déplacements en avion des agents publics prohibés, s’il existe une liaison ferroviaire de moins de trois heures.</p>
<p>- D’ici 2012, réduction de moitié de la consommation de papier des différentes administrations.<br />
- Surfaces immobilières des administrations fortement réduites. Même chose pour les loyers par le recours à des locaux plus modestes et la renégociation des baux.</p>
<p><strong>Mise en œuvre</strong><br />
- Ensemble de ces orientations précisé par le biais d’instructions de François Fillon au gouvernement dès septembre prochain.<br />
- Chargé du « respect scrupuleux par tous les ministres ». Il rendra compte « chaque trimestre par un point, en Conseil des ministres ».</p>
<p>Sources A F P</p>
<p>La réalité, la vraie, l’information est différente.</p>
<p>Sa lettre au Premier ministre est un copier/coller de ce qui était déjà censé être appliqué, résultat ?</p>
<p>Promis une lettre ouverte je le fais.</p>
<p>Bien lire ce qui est au-dessus, on constate que l’information est tournée au maximum d’une position partisane.</p>
<p>Il y a fort à parier, les enjeux en ligne Internet, autorisés, que Monsieur Sarkozy sera candidat en 2012. Mais que reste t-il de nos amours ? Pas grand-chose lorsque l’on constate la masse de calembours, du mur de Berlin, son augmentation de salaire de plus de 170%, insulter un citoyen de base pas une fois mais plusieurs, vouloir nettoyer les Cités au karcher, en passant sur le Bouclier fiscal, la T V A  de la restauration.</p>
<p>Traité de Lisbonne « escroquerie de taille » en violant plus que jamais, car son appui il l’a acheté ou trouvé au sein de la majorité de l’Assemblée Nationale Française et Europe qui nous enferme.</p>
<p>Le cumul des mandats, tous les candidats s’engagent à le faire disparaître puis élus, gardons nos avantages. C’est un scandale !</p>
<p>Le cumul du mandat de Trésorier de l’U M P et Ministre du Travail, c’est un exemple flagrant Eric Woerth de solidarité et de fidélité au Chef ?</p>
<p><a href="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/la-parole-donnée.jpg"><img title="la parole donnée" src="http://www.panda-france.net/wp-content/uploads/2010/07/la-parole-donnée.jpg" alt="" width="161" height="220" /></a>Non seulement une perte de notre pouvoir d’achat, le fait ulcérant, constater que ce qui faisait la puissance de la France, le respect de l’Europe sont une fumée d’été.</p>
<p>A présent, et cela n’existait pas avant sa présidence, la justice avait un semblant d’équilibre, il  gouverne ou régente ?</p>
<p>Nous avons le sentiment de vivre ce que sa famille a vécu dans le cadre de l’exode de Hongrie.</p>
<p>Pourtant que de respect, j’ai pour toutes les nations oppressées dans leurs libertés, à quoi,  à qui vont profiter les 17 millions d’ €, dépensés dans le Rassemblement des Pays de la Méditerranée, le résultat sera aussi évident que la visite de  Monsieur Kadhafi venu pourquoi ?</p>
<p>Il va marquer l’histoire, il va aussi pouvoir nous dire : « Je vous avez promis des réformes »</p>
<p>J’ai tenu parole, à qui cela a profité ?</p>
<p>Nous sommes tous ou presque coincés dans le mur, il y a quelques années, nous en étions au pied.</p>
<p>Indéniablement un homme intelligent, un potentiel de travail important, les autres français et européens sont redevenus des laquais, des serfs ou assimilés de 2007 ?</p>
<p>La reforme des retraites, utile oui, les conditions ? Les siennes cela risque de ne pas marcher.</p>
<p>Il m’a fait parvenir un courrier à en-tête de l’U M P, je lui ai répondu, toutes questions méritant réponses. Je vous promets de vous la livrer intégralement.</p>
<p>Il nous prépare quoi ? Une 6<sup>ème</sup> République pour son prochain programme, je ne l’exclu pas, ce qui expliquerait son rapprochement actuel avec Bayrou ?</p>
<p>Je ne fais pas de différence, entre la gauche, la droite, notre président, tout le monde en voulait au départ, au trois quart du parcours, même emballé dans un paquet, et de magnifiques guirlandes d’or, des pièces jaunes, personne n’en veut.</p>
<p>Cherchez pas la cause, tout le monde la connait, sauf les financiers, les spéculateurs, les lampistes piégés, les amis protégés et tous leurs dérivés.</p>
<p>Le Front National, y compris à l’Etranger prend valeur de symbole, à voir le peu de respect que possède notre République, jamais une telle dérive n’a causé autant de remous.</p>
<p>La crise existe, oui, une réalité le monde et sa population ont évolué, pas dans le bon sens. La logique de Descartes impose une réflexion, accepté de mettre les choses à plat d’accord, mais pas dans une seule assiette. Ou alors gare aux indigestions ?</p>
<p>Pour éviter de perdre le sens de l’actualité, je publierai cet article en plusieurs étapes, à votre convenance, avec un lien pour la 1<sup>ere </sup>partie, cela permettra à tout un chacun de suivre les épisodes, l’analyse d’un personnage hors du commun.</p>
<p>Vous serez très surpris de l’ampleur des échanges, du vécu, alors à chaque fois vous aurez un lien actif, pas sur le 1<sup>er</sup> épisode. Donner un ordre, voila ou je vais vous emmener, en vécu <a href="http://www.politique.net/2008040703-mobilier-national-16000-oeuvres-on-disparu.htm" target="_blank">cliquez-ici </a>la série n’est pas du Dallas, en France et Europe nous n’avons pas de pétrole, les idées de cumuls fourmillent.</p>
<p>Possible que Les feux de l’amour s’allument.</p>
<p>Patrick Juan</p>
<p>Le Panda<sup> </sup></p>
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		<title>Diagnostic pauvreté : 1- Le Bangladesh.</title>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 05:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Minarchiste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ceci est le premier d'une série d'articles visant à déterminer et expliquer les causes de la pauvreté dans le monde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-13582" title="bangladesh" src="/wp-content/uploads/2010/05/bangladesh-510x337.jpg" alt="bangladesh" width="510" height="337" />Bangladeshis qui récoltent du thé. Source: Godgrown.net</p>
<p><strong>Ceci est le premier d&#8217;une série d&#8217;articles visant à déterminer et expliquer les causes de la pauvreté dans le monde. Je vous invite à me soumettre vos suggestions de pays pour la suite de cette série.</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Le Bangladesh se classe 155e sur 180 pays avec un PIB per capita de $1,334. Le taux d&#8217;illétrisme est de 46.5% et 81.3% de la population vit avec moins de $2 par jour. C&#8217;est sans contredit l&#8217;un des pays les plus pauvres de la terre.</span></strong></p>
<p>Pourtant, ce pays a un taux d&#8217;imposition des particuliers relativement faible et la taille de l&#8217;État en pourcentage du PIB est en bas de la moyenne. Serait-ce une preuve de l&#8217;échec des idées libertariennes visant à réduire la taille de l&#8217;État? Vraiment pas!</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Démocratie:</strong></span></em></p>
<div>Depuis son indépendance en 1971, il y a eu essentiellement deux partis politiques qui ont oeuvré au Bangladesh: la Ligue Awami (L.A.) et le Parti Nationaliste du Bangladesh (P.N.B.).</div>
<div>C&#8217;est la L.A. qui a mené le pays durant les années 1970s et 1980s. Ce parti supportait le nationalisme, l&#8217;interventionnisme étatique, le protectionnisme et le socialisme, mais il a grandement adouci ses positions suite à l&#8217;élection de 1996, devenant plus ouvert à la libéralisation de l&#8217;économie.</div>
<div>Le P.N.B., qui a mené le pays de 1991 à 1996, a été un peu plus orienté vers le libre-marché, la privatisation des entreprises d&#8217;État et le commerce international. Ils ont aussi démilitarisé la société et encouragé le sécularisme. Suite à leur élection de 1991, leur programme a été considéré comme un succès et le Bangladesh a connu une bonne croissance durant les années 1990s.</div>
<div>
<div id="TixyyLink">
<p>En 1996, après avoir contesté la victoire du P.N.B., la L.A. a réussi à prendre le pouvoir dans une seconde élection grâce au support d&#8217;un parti marginal. Cette fois, le parti a adopté une attitude plus modérée, encourageant la libéralisation de l&#8217;économie, l&#8217;entrepreneuriat et abandonnant les idées socialistes, tout en supportant le sécularisme.</p>
<p>Cependant, peu importe le parti au pouvoir, la démocratie a été très déficiente au Bangladesh. La corruption a toujours gravement infesté l&#8217;État et les élections ont toujours été minées par des irrégularités et suivies de violentes manifestations. La démocracie est dans ce pays une compétition empoisonnée entre deux dynasties oligarchiques corporatistes voulant prendre le contrôle de l&#8217;entité corrompue qu&#8217;est l&#8217;État au Bangladesh dans le but de l&#8217;utiliser pour s&#8217;enrichir.</p>
<p>C&#8217;est avec raison que les Bangladeshis ont toujours éprouvé un profond dédain pour leur gouvernement.</p></div>
</div>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Taille de l&#8217;État:</span></em></strong></p>
<p>Le Bangladesh se classe en bas de la moyenne au niveau du taux d&#8217;imposition des particuliers et de la taille des dépenses de l&#8217;État en pourcentage du PIB. Au fil des décennies, le capital productif a été extorqué et dilapidé par l&#8217;État, laissant le pays dans une situation de pauvreté tellement grave qu&#8217;il n&#8217;y a même plus assez de richesse à taxer. Le taux d&#8217;imposition des particuliers est tout de même de 25%, alors qu&#8217;il est de 45% pour les entreprises. Le parti socialiste (L.A.) a depuis longtemps tenté d&#8217;instaurer une forme d&#8217;État-Providence au Bangladesh, mais après avoir détruit les moteurs de création de richesse, le pays n&#8217;a pas les moyens de le faire.</p>
<p>Ceci étant dit, il serait faux de conclure que l&#8217;État est petit au Bangladesh. L&#8217;État y est très gourmand, que ce soit à l&#8217;aide des nombreuses entreprises d&#8217;État du pays, du système judiciaire politisé ou par les pot-de-vins, les serviteurs de l&#8217;État et leurs amis exproprient une bonne partie du peu de richesse créée par ce pays sous-développé.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Système financier:</span></em></strong></p>
<p>L&#8217;hyper-inflation a longtemps été un grave problème au Bangladesh en raison de la création de monnaie par la banque centrale du pays. La situation est empirée par les mesures de contrôles des prix imposées par le gouvernement, qui ne font qu&#8217;encourager le marché noir. La création de monnaie permet à l&#8217;État de s&#8217;approprier subtilement une encore plus grande partie du peu de richesse créée au pays.</p>
<p>Au niveau des banques commerciales, 30% des actifs sont détenus par les 9 banques de l&#8217;État, nationalisées au nom du socialisme. Il y a deux marchés boursiers, mais ils sont peu utilisés vu le manque de respect des droits de propriété (décourage l&#8217;investissement), les contrôles étatiques sur les transactions et le fait qu&#8217;une grosse partie de l&#8217;économie est nationalisée (donc peu de place pour l&#8217;entreprise privée). Pour ces raisons, il est très difficile pour le Bangladesh d&#8217;attirer les investissements étrangers qui pourraient l&#8217;aider à se développer et se sortir de la pauvreté.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Entreprises d&#8217;État:</span></em></strong></p>
<p>Les entreprises d&#8217;État ont une présence significative dans la plupart des secteurs productifs, incluant le système financier. Leurs décisions sont infestées par la politique, elles sont corrompues et elles ont un effet de &laquo;&nbsp;<em><a href="http://minarchiste.wordpress.com/2009/08/18/impact-des-deficits-sur-les-taux-dinteret-leffet-crowding-out-revisite/" target="_blank">crowding out</a></em>&nbsp;&raquo; sur l&#8217;investissement privé. Ces entreprises ont été nationalisées au nom du socialisme. La corruption et l&#8217;incapacité de l&#8217;État à les gérer correctement les ont transformées en véritables boulets pour l&#8217;économie du pays.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Droits de propriété:</span></em></strong></p>
<p>Le respect des droits de propriété est extrêmement déficient au Bangladesh; la<a href="http://www.heritage.org/index/Country/Bangladesh" target="_blank"> Heritage Foundation </a>leur accorde une note de 20% à cet égard. La corruption dans le système judiciaire et au sein des différentes branche du gouvernement est fortement répandue et fait partie des moeurs et les expropriations gouvernementales sont fréquentes. Cela crée une dynamique peu propice à l&#8217;investissement et à la création de richesse.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Agriculture:</span></em></strong></p>
<p>Le Bangladesh offre de bonnes possibilités de développement agricole. Il dispose de sols fertiles du fait des alluvions et d&#8217;importantes ressources encore inexploitées d&#8217;eaux de surface et d&#8217;eaux souterraines, pour l&#8217;irrigation. L&#8217;agriculture représente 30% du PIB et 60% de l&#8217;emploi du pays. Cependant, la production n&#8217;est pas à la hauteur de ce qu&#8217;elle devrait être; les paysans vivent dans des conditions précaires et la famine sévit dans l&#8217;ensemble du pays. Le pays doit importer des millions de tonnes de nourriture par année pour tenter de subvenir à ses besoins.</p>
<p>La propriété des terres agricoles est un des problèmes les plus criants du pays. Durant l&#8217;époque coloniale britannique, ce secteur était dominé par de riches propriétaires terriens. Après 1947, des lois ont été établies pour limiter la quantité de terre qu&#8217;une personne puisse détenir. Cependant, les propriétaires ont utilisé des subterfuges et des pot-de-vins pour conserver leurs terres. Près de 70% des fermiers ne sont pas propriétaires de la ferme qu&#8217;ils exploitent, ils la louent aux propriétaires. Cela ne les incite pas à y investir pour en maximiser la valeur ni à en prendre soin; déjà que ce pays ne soit pas propice à l&#8217;investissement étant donné le manque de protection des droits de propriété. De plus, les abus fréquents des propriétaires restent impunis puisque les cours villageoises sont dominées et corrompues par les propriétaires.</p>
<p>Conséquemment, les technologies utilisées par les agriculteurs sont primitives et peu productives. Cela est notamment dû au manque d&#8217;accès au crédit (vu le système bancaire déficient), les contrôles des prix par le gouvernement (qui réduisent les profits potentiels des agriculteurs et donc leur propension à investir), la règlementation contraignante et, surtout, le non-respect des droits de propriété, lequel décourage l&#8217;investissement. D&#8217;autre part, la loi islamique exige que lorsque quelqu&#8217;un décède, sa terre est subdivisée et répartie entre ses fils. Avec les taux de natalité très élevés qui ont sévit au Bangladesh, le résultat a été une fragmentation excessive des terres, ce qui n&#8217;aide pas à la productivité.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Secteur privé:</span></em></strong></p>
<p>Au Bangladesh, il faut 44 jours en moyenne pour démarrer une entreprise. Le taux d&#8217;imposition des entreprises est de 45%. D&#8217;autre part, la règlementation au niveau du marché du travail le rend peu flexible; il est extrêmement difficile de renvoyer un employé. Avec un secteur financier déficient et des droits de propriété nébuleux, le climat n&#8217;est pas propice à l&#8217;entreprenariat et à l&#8217;investissement. L&#8217;entreprise privée joue donc un rôle effacé dans l&#8217;économie, ce qui laisse peu d&#8217;opportunités d&#8217;emplois aux travailleurs, outre les <em>&laquo;&nbsp;sweat shops&nbsp;&raquo;</em> et l&#8217;agriculture.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Taux de natalité</span></em></strong></p>
<p>Le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé du monde, la population ayant triplé entre 1960 et 2000. Dans les années 1980-85, la promotion du contrôle des naissances permit de ralentir le taux de croissance. Le taux de natalité est maintenant de 3,1 enfants par femme, alors qu&#8217;il était de 6,6 dans les années 1970. Pourquoi tant de naissances? Il ne faut pas oublier que le Bangladesh est une quasi-théocratie islamique&#8230;</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Inégalités:</span></em></strong></p>
<p>Le coefficient Gini du Bangladesh est de 31, bien en bas de la moyenne, ce qui signifie plus d&#8217;égalité que beaucoup de pays. Cependant, cette situation est loin d&#8217;être enviable puisque le coefficient est déformé par l&#8217;extrême pauvreté de ce pays. Les deux sources d&#8217;inégalités les plus dommageables au niveau du pays sont la corruption, la structure de l&#8217;industrie agraire et le système d&#8217;éducation.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Corruption:</span></em></strong></p>
<p>La corruption est l&#8217;un des plus gros problèmes du Bangladesh, qui se classe 147e sur 179 pays selon le Corruption perception Index de Transparency International. Les pot-de-vins sont parfois la seule façon de faire avancer les choses paralysées par le gouvernement. L&#8217;État est très gros et est utilisé par les fonctionnaires, politiciens et amis du pouvoir pour extorquer la richesse, ce qui contribue à entretenir les inégalités et la haine envers le gouvernement. D&#8217;autre part, l&#8217;État néglige de protéger sa population; la répression, brutalité policière et la négation de la liberté d&#8217;expression sont  fréquentes.</p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Éducation:</span></em></strong></p>
<p>Le nationalisme et le fanatisme islamique ont fait beaucoup de tort à la qualité de l&#8217;éducation des Bangladeshis. C&#8217;est en leur nom que la L.A. a imposé le Bengali comme langue nationale et comme langue de l&#8217;éducation publique. Cela a engendré un grand nombre de gradués mal instruits puisque les connaissances nécessaires à leur éducation n&#8217;étaient pas disponibles en Bengali. Les écoles privées anglophones ont quant à elles attiré les enfants de riches, ce qui leur a donné accès à de bien meilleurs emplois. Cette situation a contribué à l&#8217;accroissement des inégalités au pays.</p>
<p><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Conclusion:</span></em></strong></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Le Bangladesh est un cas typique de pays pauvre, victime d&#8217;un gouvernement corrompu qui a siphonné la richesse et détruit le capital productif de l&#8217;économie. L&#8217;État a été utilisé pour extorquer la propriété privée de la population et a, par le fait même, anihilé sa liberté économique. Il est primordial pour le futur de ce pays et de ses habitants que l&#8217;État se rétracte de la vie économique et laisse la liberté faire son chemin vers la création de richesse. Le pays a grandement besoin de plus d&#8217;entreprenariat privé, auquel l&#8217;État doit céder la place, et d&#8217;attirer davantage de capitaux étrangers pour financer ce développement.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Voici la réforme que je propose:</span></p>
<ol>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Privatiser les entreprises d&#8217;État en les inscrivant à la bourse du pays.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Libéraliser les marchés boursiers en éliminant les règles limitatives.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Éliminer ou contraindre la banque centrale de façon à restreindre la création de monnaie et ainsi limiter l&#8217;inflation.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Instaurer une loi anti-déficit gouvernemental.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Simplifier et dépolitiser le processus de création d&#8217;entreprise.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Réduire le taux d&#8217;imposition des entreprises.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Abolir les mesures protectionnistes.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Réduire les dépenses militaires.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Dépolitiser et restructurer le système judiciaire dans l&#8217;optique de faire respecter les droits de propriété.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Dépolitiser et restructurer le système d&#8217;éducation de façon à ce que tous les Bangladeshis aient libre accès à la meilleure éducation possible, peu importe la langue.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Établir un système de propriété adéquat pour les terres agricoles (basé sur le principe du &laquo;&nbsp;homestead&nbsp;&raquo;) et libéraliser l&#8217;agriculture.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Réformer le système électoral de façon à le rendre moins dépendant du financement électoral et des lobbys.</span></li>
<li><span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">Définitivement séparer le gouvernement et la religion.</span></li>
</ol>
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		<title>ZOLA RESSUSCITE : LE DOCTEUR SADECK ACCUSE !!</title>
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		<pubDate>Wed, 12 May 2010 04:15:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LE PANDA</dc:creator>
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		<title>Vive le capital !</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 04:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Minarchiste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le mot « capitalisme », il y a le mot « capital ». Il est important de comprendre ce que signifie ce mot pour bien comprendre le mécanisme par lequel le capitalisme crée tant de richesse. L’ïle déserte : L’exemple de l’île déserte est souvent utilisé par les économistes de l’école autrichienne pour simplifier leurs démonstrations. Dans le fim [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-13469" title="cast_away" src="/wp-content/uploads/2010/05/cast_away1.jpg" alt="cast_away" width="470" height="375" /></p>
<p>Dans le mot « capitalisme », il y a le mot « capital ». Il est important de comprendre ce que signifie ce mot pour bien comprendre le mécanisme par lequel le capitalisme crée tant de richesse.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">L’ïle déserte :</span></em></p>
<p>L’exemple de l’île déserte est souvent utilisé par les économistes de l’école autrichienne pour simplifier leurs démonstrations.</p>
<p>Dans le fim <em>Cast Away</em>, lorsque Chuck Nolan arriva sur son île, il n’avait aucun capital. Il a dû trouver de la nourriture du mieux qu’il pouvait, amasser du bois pour faire un feu, etc, ce qui était long et pénible. On suppose qu’à un certain moment, il a amassé suffisamment de nourriture et de bois en réserve (épargne) pour bénéficier de quelques heures de temps libre. Il aura alors pu utiliser ce temps libre pour fabriquer des outils (un filet de pêche, un système allume-feu, une hache et une lance par exemple) et se construire un abri.</p>
<p>Ce temps libre « investi » dans la fabrication d’outil est en quelque sorte de l’épargne. Cette épargne lui aura permis de se créer du capital sous la forme d’outils. Cet investissement rapporte puisque ces outils lui permettront d’augmenter sa productivité ce qui lui permet d’augmenter son niveau de vie (plus de nourriture, temps libre, etc). Il pourra réinvestir de plus en plus dans son capital pour éventuellement devenir suffisamment « riche » pour se construire un radeau qui lui permettra de quitter l’Île.</p>
<p>Donc, Chuck s’enrichit à partir du moment où il épargne pour se bâtir un capital productif. Le même principe s’applique à l’économie industrielle moderne.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">La nouvelle machine du cordonnier :</span></em></p>
<p>Ainsi, dans le système capitaliste, les gens ont deux choix à l’égard de leurs revenus : consommer ou épargner. La proportion qui sera consommée versus épargnée variera en fonction des préférences temporelles de chacun (voir l’<a href="http://minarchiste.wordpress.com/2010/03/19/les-critiques-de-la-theorie-autrichienne-des-cycles-economiques/" target="_blank">ABCT</a>).</p>
<p>Le but de l’épargne n’est pas de simplement mettre de l’argent de côté (dans un coffre ou sous son matelas). L’épargnant cherchera à obtenir un rendement sur son épargne. Pour ce faire, cet argent sera investi et deviendra alors le capital d’entrepreneur. Ce capital sera utilisé pour améliorer la capacité productive de son entreprise. Cette amélioration de la productivité créera de la richesse et améliorera le niveau de vie des gens.</p>
<p>Par exemple, un cordonnier emprunte pour investir dans une nouvelle machine lui permettant de réduire ses coûts de 25%. Il en profitera pour réduire ses prix de façon à gagner des parts de marché de ses concurrents et ce seront l’ensemble des consommateurs de cordonnerie qui en bénéficieront. Ceux-ci pourront utiliser ces économies comme bon leur semble, ce qui résultera en une augmentation de l’activité économique.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Le profit :</span></em></p>
<p>Mais comment s’assurer que le capital soit bien investit et qu’il ne soit pas gaspillé? Ce rôle est joué par le <a href="http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/03/limportance-du-profit/" target="_blank">profit</a>; la récompense qui indique si le capital est bien utilisé. L’absence de profit montre que l’entrepreneur ne répond pas aux exigences de ses consommateurs et que, par conséquent, il utilise mal son capital. Le capital lui sera alors retiré et sera réalloué à d’autres entrepreneurs plus efficaces. De cette façon, les marchés des capitaux font en sorte que les épargnes soient correctement alloués pour maximiser la création de richesse. Pour plus de détails sur ce mécanisme, voir mon <a href="http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/25/le-role-economique-du-marche-des-capitaux/" target="_blank">billet </a>sur le sujet.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">La richesse :</span></em></p>
<p>Donc, le capital permet de créer de la richesse. Pour être plus riches, il faut être plus productif et pour cela il faut du capital. Le capital permet de développer de nouvelles technologies qui augmentent notre productivité. Ces innovations nous rendent collectivement plus riches en rendant plus de biens disponibles à plus bas prix. Cela nous permet d’améliorer notre niveau de vie (soit en consommant plus, soit en travaillant moins).</p>
<p>On peut donc dire que la création de richesse dépend de la qualité de notre capital productif; et qu&#8217;elle ne profite pas seulement aux propriétaires du capital, mais à tous ceux qui échangent avec eux.</p>
<p>Évidemment, tout ce beau système ne vaut rien lorsqu’il est manipulé par l’interventionnisme étatique qui brime les libertés économiques. En manipulant la monnaie, les banques centrales peuvent faire complètement dérailler le mécanisme. En créant de la monnaie, elles font baisser les taux d’intérêt, ce qui décourage l’épargne et, par le fait même, les investissements viables dans du capital productif créateur de richesse.</p>
<p>D&#8217;autre part, en protégeant et/ou favorisant certaines industries ou entreprises, le gouvernement réduit (voire élimine) l&#8217;effet de la concurrence, ce qui permet à ces privilégiés de s&#8217;enrichir sur notre dos. Cette tricherie permet à certains de s&#8217;appropier du capital indument et contribue aussi à engendrer la pauvreté et des inégalités sociales.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">La redistribution de richesse :</span></em></p>
<p>Cependant, certains jettent un regard envieux sur le capital des entrepreneurs (et des épargnants) et sur la richesse qu’il crée. Certains voudraient utiliser cette richesse au nom de la « justice sociale » (les socialistes) alors que d’autres voudraient se l’approprier pour leurs propres intérêts (les pilleurs).</p>
<p>Les socialistes utilisent les taxes et impôts pour arriver à leurs fins. L’argument principal des socialistes repose sur le concept de l’utilité marginale décroissante de la richesse. Cela implique qu’un dollar supplémentaire est moins « utile » pour un riche que pour un clochard. Cependant, les socialistes ne réalisent pas que la valeur de ce dollar n’est pas la même dans les poches du riche que dans les poches du clochard. Le clochard va fort probablement dépenser ce dollar très rapidement sous forme de consommation alors que le riche va probablement l’épargner et le convertir en capital productif. Les riches ne mettent pas leur argent sous leur matelas, ils l’investissent. Ce dollar devient donc du capital productif créateur de richesse.</p>
<p>Donc, ce n’est pas qu’un dollar que les socialistes prennent au riche pour le donner au pauvre, c’est aussi toute la richesse que ce capital aurait pu créer. D’ailleurs, lorsque subtilisé par l’État, ce dollar passera entre beaucoup de mains avant d’arriver à ceux qui en dépendent (et il en restera bien peu). L’État ne subit pas les contraintes de l’entrepreneur (concurrence / profit) et la taille de sa bureaucratie n’a pas de limite. Aucun mécanisme ne fait en sorte d’assurer son efficacité.</p>
<p>Les pilleurs quant à eux (que je nomme souvent « corporatistes ») utilisent les subventions, le protectionnisme, la réglementation, la banque centrale et la corruption pour extorquer le capital. Dans certains cas, l’extorsion est si profonde qu’il ne reste presque plus de capital, laissant la population dans une situation de pauvreté extrême (comme au Bangladesh ou en Haïti par exemple). Pour ce faire, ils doivent enfreindre les droits de propriété des gens et nier leur liberté économique, ce qui nuit grandement au climat économique et décourage l’investissement (et la création de richesse qui l’accompagne).</p>
<p>Qu’elle soit effectuée par les socialistes ou par les pilleurs, la redistribution de richesse par la force coercitive de l’État a un effet indésirable et inévitable : la destruction du capital productif de l’économie. Cette destruction entraîne une réduction du niveau de vie de la population qui dépasse largement la ponction faîte par l’État. Ainsi, plus le capital est dilapidé, moins il y a de richesse et plus il y a de pauvres dépendants de l’État; s’enclenche alors le cercle vicieux de l’État-providence.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Conclusion :</span></em></p>
<p>C’est le capital qui permet au travailleur de créer de la richesse. Notez qu’ici je parle évidemment de richesse « économique ». La définition de richesse est subjective : certains se considèrent riches parce qu’ils ont beaucoup de temps libre, de beaux enfants ou un talent artistique quelconque. Ce qui m’intéresse ici, c’est ce qui permet de mettre du pain sur la table et un toit au-dessus de sa tête…</p>
<p>En étudiant la structure économique de plusieurs pays du tiers-monde, j’ai réalisé que la cause de leur pauvreté est reliée à leur incapacité à se bâtir un capital productif. L’État corrompu exproprie toute la richesse, tue l’entreprenariat et annihile la liberté économique, faisant disparaître le capital en fumée. C’est ce que nous verrons dans une série d’articles que je publierai bientôt.</p>
<p>Je vous laisse sur une citation empruntée à <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2010/04/15/les-heritiers-blases/" target="_blank">Philippe David</a> :</p>
<p><em>Nous sommes devenus des héritiers blasés le jour ou nous avons décidé que la gratification immédiate de la consommation est plus importante que la richesse future générée par l’accumulation de capital. Et c’est pour ça que notre niveau de vie ne cesse de se dégrader depuis plusieurs décennies. Nous gaspillons notre richesse en consommation immédiate.</em></p>
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<dl id="attachment_1607" style="width: 460px;"><strong>Minarchiste</strong></dl>
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