<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <rss version="2.0"
xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
><channel><title>CentPapiers &#187; maroc</title> <atom:link href="http://www.centpapiers.com/mot-cle/maroc/feed" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.centpapiers.com</link> <description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description> <lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 14:46:29 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator> <item><title>L&#8217;Union des Pays de L&#8217;Afrique du Nord (UPAN)</title><link>http://www.centpapiers.com/lunion-des-pays-de-lafrique-du-nord-upan/7107</link> <comments>http://www.centpapiers.com/lunion-des-pays-de-lafrique-du-nord-upan/7107#comments</comments> <pubDate>Sat, 25 Apr 2009 12:44:44 +0000</pubDate> <dc:creator>Mohamed Hadj bouhouch(TANGER)</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Opinions]]></category> <category><![CDATA[Politique]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[algérie]]></category> <category><![CDATA[égypte]]></category> <category><![CDATA[libye]]></category> <category><![CDATA[Maghreb]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category> <category><![CDATA[UMA]]></category> <category><![CDATA[UPAN]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=7107</guid> <description><![CDATA[Depuis leur accession à l’indépendance au milieu du siècle dernier, les pays du Maghreb n’ont pas cessé de rêver à une union qui ferait d’eux une région économiquement et stratégiquement importante. Lancée le 17 février 1989 à Marrakech, au Maroc, entre l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie, l’union du Maghreb arabe [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_7145" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-7145" title="1894940150_3e496f55f721" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/04/1894940150_3e496f55f721.jpg" alt="Photo : Flickr Gret@Lorenz" width="500" height="334" /><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr Gret@Lorenz</p></div><p>Depuis leur accession à l’indépendance au milieu du siècle dernier, les pays du Maghreb n’ont pas cessé de rêver à une union qui ferait d’eux une région économiquement et stratégiquement importante.</p><p>Lancée le 17 février 1989 à Marrakech, au Maroc, entre l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie, l’union du Maghreb arabe est restée jusqu’à présent, un projet encore au point mort et handicapé de naissance. Ayant suscité un immense espoir parmi la jeunesse de ces pays, l’UMA semble avoir été victime des ambitions et des susceptibilités de quelques-uns de ses propres fondateurs.</p><p>Les débuts furent pourtant prometteurs. De 1989 à 2002, les chefs d’Etats des cinq pays se sont rencontrés six fois :<br /> -	Sommet constitutif tenu à Marrakech les 16 et 17 février 1989, avec la signature du traité constitutif, entré en vigueur le 1er juillet de la même année.<br /> -	Sommet de Tunis tenu du 21 au 23 juillet 1990 concrétisé par l’établissement d’un accord de principe sur la création d’une union douanière, et sur la signature de  conventions (Échange de produits agricoles, garantie des investissements et la non double imposition.)<br /> -	Sommet de Ras Lanouf en Libye, les 10 et 11 mars 1991 qui a vu l’adoption des grandes lignes de la stratégie maghrébine commune de développement, et de deux conventions, l’une commerciale et tarifaire et l’autre sur la création d’une banque d’investissement et de commerce extérieur.<br /> -	Sommet de Casablanca les 15 et 16 septembre 1991 au cours duquel fut établi un accord sur le système de paiement bilatéral unifié entre les banques centrales d’investissement et un accord non écrit sur une distribution des postes, donnant le siège du secrétariat de l’UMA au Maroc, celui du secrétaire général à la Tunisie, celui du conseil consultatif à l’Algérie, de l’instance judiciaire et de la banque de développement et du commerce extérieur à la Mauritanie et à la Libye le siège de l’Académie des sciences et l’Université maghrébine<br /> -	Sommet de Nouakchott les 10 et 11 novembre 1992<br /> -	Sommet de Tunis les 2 et 3 avril 1994 qui a décidé la création d’une zone de libre-échange et adopté une convention sur la prévention des infractions douanières.<br /> -	Sommet d’Alger en juin 2002 qui a organisé les structures de l’Union (Conseil de la présidence, conseil des ministres des Affaires étrangères, un secrétariat général permanent, un comité de suivi, cinq commissions ministérielles, une assemblée constitutive, composée de 30 parlementaires par pays, avec une présidence tournante et une instance judiciaire.<br /> Ce fut là, la dernière rencontre plénière des chefs d’Etat de l’UMA.</p><p>En dehors de quelques rares réunions de ministres (Habitat, agriculture, énergie et mines, transport, connexion énergétique, promotion des investissements, intégration maghrébine, entre autres), aucune activité notable ou tentative de rapprochement n’ont été enregistrées. La période de 2002 à ce jour a connu une véritable léthargie.</p><p>La question du Sahara Occidental qui oppose actuellement le Maroc et le Polisario ou plus exactement le Maroc et l’Algérie, semble être la principale raison de ce blocage, lequel a certainement d’autres causes, restées jusqu’à ce jour cachées et inavouées. Comme l’a si bien dit Béchir Yahmed  dans Jeune Afrique du 26/6/2003, « L’UMA paralysée, ressemble à un bateau sur cale…fait semblant d’exister…pendant ce temps, les gens sérieux, Européens et Asiatiques dépassent leurs conflits séculiers et construisent de vraies unions ».</p><p>Dans un monde arabe déchiré par des problèmes de divergences religieuses et miné par les intrigues des puissances étrangères, une union des pays arabes de l’Afrique du Nord, comme celle des pays du Golfe, ne peut que favoriser leur intégration économique, harmoniser et coordonner leurs relations extérieures et leur permettre de mieux assurer leur sécurité et leur défense.</p><p><strong>POUR UN MAGHREB ÉTENDU À L’ÉGYPTE</strong></p><p>En attendant que la question du Sahara occidental trouve une solution équitable, un grand nombre d’observateurs politiques et économiques estiment que l’Égypte est un pays dont la vocation, sur les plans géographique, culturel et des conditions sociales, est de faire partie des pays du Maghreb, plutôt que d’être rattaché au Moyen-Orient avec les Peules desquels elle ne semble pas avoir beaucoup d’affinité.</p><p>Ainsi, on verrait naître un ensemble maghrébin avec intégration de l’Égypte et qui prendra l’appellation de : l’union des pays de l’Afrique du Nord. Comme on le constate, le vocable « arabe »  contesté par un certain nombre d’observateurs, disparaît de l’appellation, du fait dit-on, qu’un habitant sur trois  de cette région au moins, est d’origine berbère.</p><p><strong>PRÉSENTATION DE CET ENSEMBLE</strong></p><p>1-   SUR LES PLANS GÉOGRAPHIQUE ET DÉMOGRAPHIQUE<br /> L’UPAN s’étend de l’océan Atlantique à la mer Rouge, couvre une superficie de 6.300.000 km2 et compte 170 millions d’habitants. Située face à l’Europe et ouverte sur trois espaces maritimes d’une extrême importance, l’UPAN compte 9700 kilomètres de cotes environ, avec 3700 sur l’Atlantique, 5200 sur la Méditerranée  et 800 sur la Mer Rouge, avec deux passages stratégiques : le détroit de Gibraltar et le canal de Suez.</p><p>Les peuples de cette Union sont issus de la même ethnie et appartiennent à la même communauté de langues (arabe et berbère), et de religion (l’Islam), sont pratiquement au même stade de décollage économique et culturel. Ayant tous été colonisés, ils ont comme l’a souligné Nacera Rech, journaliste (Allemagne), ce trait commun d’être «  trop européanisés pour être Arabes, mais trop arabisés pour être Européens ». Ces pays connaissent également, aujourd’hui, un certain nombre de problèmes communs : développement de sectes religieuses, forte natalité, taux d’analphabétisme encore assez élevé, faible taux de croissance du PIB, émigration vers l’Étranger, disparité des classes sociales, institutions démocratiques encore très timides, pouvoir personnel des chefs d’Etat contrastant avec le besoin d’émancipation d’une jeunesse aux ambitions démesurées, qui aspire à un présent assuré et un avenir meilleur.</p><p>2-      SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE<br /> Les richesses de la région nord-africaine sont variées et assez importantes :<br /> AGRICULTURE : Céréales, maraîchage, agrumes, vigne, olivier, coton, arbres fruitiers, élevage.<br /> MINES                : Hydrocarbures (Algérie et Libye), phosphate (Maroc), fer (Mauritanie) etc.<br /> POISSON           : grande richesse halieutique (côtes très poissonneuses notamment au Maroc et en Mauritanie<br /> INDUSTRIE       : Confection, agroalimentaire, pétrochimie, matériaux de construction, petite et moyenne entreprises.<br /> TOURISME        : Région très sollicitée pour son climat et son infrastructure touristique<br /> (Égypte, Maroc, Tunisie).</p><p><strong>LA LIBÉRATION DES PEUPLES PASSE CEPENDANT<br /> AVANT L’UNION DES ÉTATS</strong></p><p>Les six pays de l’Afrique du Nord présentent donc beaucoup de points communs et possèdent tous les moyens humains et les richesses pour constituer une communauté économique fiable. Mais est-ce suffisant pour pouvoir édifier une société de peuples libres, gérée par des institutions réellement démocratiques, une société où le citoyen a le droit de s’exprimer librement et de choisir librement ses représentants.</p><p>Les six États concernés par l’Union des Pays l’Afrique du nord, objet de cet article, ne présentent pas, aujourd’hui tous les critères  pour constituer une entité démocratique. L’Égypte, la Libye, la Tunisie sont présidées par des militaires dont les mandats durent depuis plusieurs années. Les présidents égyptien et libyen espèrent même se faire succéder à la tête de l’État par leurs propres fils. En Algérie ce sont toujours les hommes du FLN qui détiennent  le pouvoir, chapeautés par les hauts gradés de l’armée. Pour des raisons que seuls les généraux connaissent Chadli Benjedid a été écarté de la présidence sans aucune explication et le président Boudiaf a été assassiné, et tous les deux pour avoir voulu se libérer de l’emprise de la junte militaire. En Mauritanie le seul président issu, soi-disant, d’élections libres vient d’être limogé par l’armée, maîtresse du terrain et des institutions. Au Maroc, le premier ministre n’a aucun pouvoir réel. Le gouvernement marocain fragilisé dés sa formation, par sa composition hétéroclite, semble n’être en fait qu’une institution de façade.</p><p>Comment dans de telles conditions peut-on faire démarrer le train de l’Union ? Comment peut-on concevoir, dans cet ensemble déchiré, aux membres enfermés sur eux même, une politique étrangère ou de sécurité commune et une économie intégrée ?<br /> Aucune union entre ces Etats, ne sera durable tant que leurs dirigeants continueront de concentrer tous les pouvoirs entre leurs mains, tant qu’il n’y aura pas une totale liberté d’EXPRESSION et de RELIGION… L’UPAN, ce n’est pas six chefs d’Etats mais six peuples et 170 millions d’êtres humains qui doivent être les premiers concernés et maîtres de leur destin et de  toutes les décisions qui engagent l’avenir de leurs pays.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/lunion-des-pays-de-lafrique-du-nord-upan/7107/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Les Juifs marocains : citoyens à part entière</title><link>http://www.centpapiers.com/les-juifs-marocains-citoyens-a-part-entiere/3053</link> <comments>http://www.centpapiers.com/les-juifs-marocains-citoyens-a-part-entiere/3053#comments</comments> <pubDate>Sun, 02 Nov 2008 14:26:53 +0000</pubDate> <dc:creator>Mohamed Hadj bouhouch(TANGER)</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category> <category><![CDATA[Politique]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=4490</guid> <description><![CDATA[La présence juive au Maroc remonte aux temps les plus anciens. Arrivés avec les Carthaginois et les Phéniciens en Afrique du Nord dès le IVe siècle avant J.C, plusieurs familles juives s&#8217;installèrent au Maroc et s&#8217;adonnèrent à des activités commerciales. S&#8217;intégrant facilement aux populations locales, les juifs devenaient les meilleurs intermédiaires et interprètes entre les [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4490.jpg" border="0" /><p>La présence juive au Maroc remonte aux temps les plus anciens. Arrivés avec les Carthaginois et les Phéniciens en Afrique du Nord dès le IVe siècle avant J.C,  plusieurs familles juives s&#8217;installèrent au Maroc et s&#8217;adonnèrent à des activités commerciales.</p><p>S&#8217;intégrant facilement aux populations locales, les juifs devenaient les meilleurs intermédiaires  et interprètes entre les indigènes et les Etrangers qui se sont succédé dans la région et notamment avec les Romains implantés à Tinjis(Tanger), Volubilis (environ de Meknès), Chellah (Salé). Des inscriptions funéraires en hébreu remontant au IIe siècle avant J.C, ont été découvertes à Volubilis et à Tinjis.</p><p>Après la destruction du Temple de Jérusalem en 571 avant J.C, d&#8217;autres juifs ont fui le proche Orient et sont venus s&#8217;établir en Afrique du Nord et notamment au sud du Maroc et au Moyen Atlas où ils pratiquaient le commerce de l&#8217;or et du sel.</p><p>Bien sûr, la vie de cette population juive qui n&#8217;a pas toujours été sans problèmes, a connu une alternance de périodes de prospérité, comme avec les Romains et les Vandales, et des années d&#8217;infortune avec les Byzantins qui les auraient persécutés et dépossédés de leurs biens.</p><p><strong>LA SITUATION DES JUIFS AU MAROC</strong></p><p>Après l&#8217;arrivée des Arabes</p><p>Les premières expéditions arabes, conduites par Oqba ben Nafii, arrivèrent au Maroc en 682. Au début des années 700(705 selon certains historiens) la conquête du Maghreb el Aksa (le Maroc actuel) allait se faire avec Moussa ibn Noussaïr et Tarik ibn Zaydan et ce, après des batailles plus ou moins âpres, avec les berbères autochtones. Avec la conquête commença l&#8217;islamisation des habitants, ce qui fut fait, semble-t-il, sans grande difficulté, les indigènes ayant adhéré en masse à la nouvelle religion. Pour d&#8217;autres auteurs, les berbères ont embrassé l&#8217;islam pour éviter d&#8217;être réduits à l&#8217;esclavage.</p><p>Qu&#8217;en est-il maintenant des juifs et des chrétiens fixés depuis déjà très longtemps dans la région&nbsp;? Le cas des autres religions du Livre s&#8217;était posé bien avant dans les pays du Proche et du Moyen Orient. Les nouveaux gouvernants arabes leur avaient laissé le choix d&#8217;adhérer à l&#8217;Islam ou de garder leur religion, en étant soumis au kharaj, un impôt auquel étaient astreints les non musulmans, redevance supprimée d&#8217;ailleurs depuis longtemps.</p><p>La juifs installés au Maroc l&#8217;étaient et le sont de père en fils, depuis maintenant presque 2000 ans. Complètement intégrés aux populations et aux tribus berbères, ils en avaient adopté la langue, les habitudes et les modes de vie, bien entendu tout en gardant jalousement leurs propres coutumes ancestrales et leurs pratiques religieuses.</p><p>Comme tous les autres habitants, ils s&#8217;adonnaient à diverses activités économiques&nbsp;: agriculture, élevage, commerce, petits métiers. Mais avec le temps et la succession  de plusieurs dynasties, aux hautes instances de l&#8217;Etat, avec les heurts que cela entraînait entre gouvernants et gouvernés, les juifs ont commencé à se regrouper dans les centres urbains et à vivre en communauté, pour mieux être à l&#8217;abri.</p><p>Au IXe siècle, le roi Idriss II rassembla les juifs dans un quartier, appelé Mellah,  entouré de hauts murs pour les protéger d&#8217;éventuelles violences des arabes.</p><p>Depuis, d&#8217;autres Mellahs ont été édifiés dans les principales villes marocaines. A noter cependant que seuls les juifs de modeste condition résidaient en ces lieux.</p><p><strong>LES JUIFS COMME LES MUSULMANS</strong></p><p>La communauté juive du Maroc qui comptait environ 300.000 âmes dans la première moitié du siècle précédent, a de tout temps, bénéficié de la plus grande bienveillance des souverains chérifiens qui  considéraient les juifs comme des citoyensmarocains, au même titre que tous les autres habitants du Royaume. Cette sollicitude à l&#8217;égard des juifs a atteint son sommet avec le roi Mohammed V qui, durant la deuxième guerre mondiale et bien que se trouvant à la tête d&#8217;un royaume placé sous protectorat  français, a pesé de tout son poids pour protéger ses sujets juifs des persécutions des Allemands nazis. En effet, Philippe NOGUES, alors résident général de la France au Maroc, s&#8217;étant allié au Régime de Vichy, a signé l&#8217;armistice avec l&#8217;Allemagne hitlérienne et épousé ses thèses raciales, acceptant ainsi la déportation des juifs marocains dans des camps de concentration, décision que le Roi Mohammed V a repoussé et déployé toute sa perspicacité pour expliquer que ses sujets ne devaient pas être distingués par leurs race ou religion mais par leur seule qualité de Marocains, et, en tant que tels, aucun de ses sujets ne devait être inquiété.</p><p>Robert Satloff, auteur d&#8217;un livre sur les persécutions juives pendant la deuxième guerre mondiale, écrit dans un article, paru dans le Washington Post qu&#8217;il &#171;&nbsp;milite pour la reconnaissance officielle de ces héros arabes de l&#8217;holocauste qui, anonymes ou connus comme MOHAMMED V, méritent d&#8217;être inscrits parmi les justes des nations pour avoir ouvert le c&#339;ur aux juifs durant les persécutions nazies&nbsp;&#187;.</p><p>Apres l&#8217;indépendance du Maroc, le premier gouvernement du pays comportait parmi ses membres, un ministre de confession juive, en la personne de Léon Benzaquen, nommé au département des PTT.</p><p>En plus de Serge Berdugo nommé ministre du Tourisme sous le règne d&#8217;Hassan II, un grand nombre de juifs occupent encore aujourd&#8217;hui de hautes fonctions dans l&#8217;administration marocaine, sans parler d&#8217;André Azoulay, conseiller auprès, successivement des  Rois Hassan II et son fils Mohammed VI.</p><p>Après la naissance de l&#8217;Etat hébreu en 1948 et les conflits armés entre Israël et ses voisins arabes, un grand nombre de juifs, ayant pris peur ou victimes de propagandes, ont quitté le Maroc pour se rendre au nouvel Etat ou pour s&#8217;installer en Europe, aux USA et au Canada. Cet exode se fit en plusieurs étapes et notamment entre les années 1950 et 1960.</p><p><strong>PARTIS, MAIS RESTES  FIDELES A LEUR MAROCANITE</strong></p><p>Qu&#8217;ils soient aujourd&#8217;hui en Amérique, en Europe ou en Israël, les juifs marocains n&#8217;ont pas cessé, pour la plupart, de vivre comme à Casablanca et à Fès&nbsp;: cuisine marocaine, musique marocaine, dialecte marocain.</p><p>Un grand nombre parmi eux continuent de venir ou d&#8217;envoyer leurs enfants au Royaume, une sorte de pèlerinage à des lieux qu&#8217;ils ont tellement aimés et auxquels ils sont restés fidèlement attachés. La colonie marocaine des juifs d&#8217;Israël compte parmi les plus importantes de l&#8217;Etat hébreux. Ils ont emporté avec eux leurs habitudes et leur folklore. A l&#8217;occasion d&#8217;une fête familiale, tout le monde a l&#8217;impression de se trouver encore au Maroc.</p><p>Cette nostalgie de leur pays natal  s&#8217;explique aussi par les liens étroits qui ont toujours existé entre juifs et marocains qui ont longtemps vécu dans une totale symbiose, souvent associés dans un commerce ou voisins de palier. Des femmes musulmanes et juives, voisines ou habitant la même maison, donnaient leurs seins aux bébés, l&#8217;une de l&#8217;autre, chaque fois que l&#8217;une d&#8217;elles s&#8217;absentait. Que d&#8217;enfants juifs et musulmans sont aujourd&#8217;hui frères et s&#339;urs de lait sans le savoir. Cela n&#8217;existe dans aucun autre pays au monde.</p><p>Disons enfin que beaucoup de marocains qui se sont rendus au Canada ou aux Etats-Unis ont été surpris et émus par l&#8217;accueil chaleureux et fraternel des Israelites d&#8217;origine marocaine, résidant dans ces pays, auprès desquels ils disent avoir senti une sincère et profonde affection à leur égard.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/les-juifs-marocains-citoyens-a-part-entiere/3053/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>L&#8217;incroyable saga d&#8217;Abdelkader Belliraj, &#171; informateur belge &#187;, accusé de terrorisme au Maroc</title><link>http://www.centpapiers.com/lincroyable-saga-dabdelkader-belliraj-informateur-belge-accuse-de-terrorisme-au-maroc/3487</link> <comments>http://www.centpapiers.com/lincroyable-saga-dabdelkader-belliraj-informateur-belge-accuse-de-terrorisme-au-maroc/3487#comments</comments> <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 10:49:59 +0000</pubDate> <dc:creator>Pierre R. Chantelois</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Politique]]></category> <category><![CDATA[belgique]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=3290</guid> <description><![CDATA[L&#8217;histoire passionne la Belgique et le Maroc. Abdelkader Belliraj est accusé par le Maroc d&#8217;être le cerveau d&#8217;un réseau terroriste. Belge d&#8217;origine marocaine, Abdelkader Belliraj a habité à Evergem (près de Gand) jusqu&#8217;à la fin janvier. Le 18 février dernier, le Maroc le met aux arrêts et le place en détention à la prison civile [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3290.jpg" border="0" /><p style="text-align: justify">L&#8217;histoire passionne la Belgique et le Maroc. Abdelkader Belliraj est accusé par le Maroc d&#8217;être le cerveau d&#8217;un réseau terroriste. Belge d&#8217;origine marocaine, Abdelkader Belliraj a habité à Evergem (près de Gand) jusqu&#8217;à la fin janvier. Le 18 février dernier, le Maroc le met aux arrêts et le place en détention à la prison civile de Salé, démantelant une cellule terroriste présumée de 35 membres. Or il semble qu&#8217;Abdelkader Belliraj était également fort bien connu des autorités belges. La presse belge, intéressée par cette affaire, rapporte que Belliraj était &#171;&nbsp;<i>un indicateur officiel rémunéré de la Sûreté belge</i>&nbsp;&#187;. <span> </span><span> </span><span> </span><span> </span></p><p style="text-align: justify">Le ministre marocain de l&#8217;intérieur, Chakib Benmoussa, a affirmé, dans une interview accordée à l&#8217;hebdomadaire Jeune Afrique, que, selon lui, &#171;&nbsp;<i>il est évident que les services de renseignements belges le connaissaient</i>&nbsp;&#187;. Abdelkader Belliraj, aujourd&#8217;hui âgé de 50 ans, est soupçonné par le Maroc d&#8217;avoir exécuté ou fait exécuter six personnes, dont au moins quatre à caractère politique, sur le territoire belge depuis la fin des années 80. Abdelkader Belliraj aurait agi pour le compte d&#8217;Al-Qaïda. Les autorités belges ont-elles délibérément &#171;&nbsp;<i>fermé les yeux</i>&nbsp;&#187; sur ce sextuple assassinat&nbsp;? &#171;&nbsp;<i>La Belgique aurait-elle couvert des faits de grand banditisme pour protéger un informateur&nbsp;?</i>&nbsp;&#187;</p><p style="text-align: justify">Belliraj aurait été &#171;&nbsp;<i>un tuyauteur en or</i>&nbsp;&#187; pour la Sûreté. Il aurait été informateur pendant huit ans. Ce qui provoque une vive polémique dans le plat pays. Surtout à la lumière du fait que, lorsqu&#8217;Abdelkader Belliraj a acquis la nationalité belge, un avis a été émis, en 2000, à l&#8217;attention du Procureur du Roi, soulignant les liens de l&#8217;intéressé avec &#171;&nbsp;<i>la mouvance islamiste algéro-marocaine et les milieux marocains pro-iraniens</i>&nbsp;&#187;.</p><p style="text-align: justify">Les révélations de cette <i>affaire,</i> particulièrement délicate pour la Belgique, ont été suivies d&#8217;effets&nbsp;: Jo Vandeurzen, le ministre de la justice, a demandé l&#8217;ouverture d&#8217;une enquête sur &#171;&nbsp;<i>la manière dont les services de renseignement</i>&nbsp;&#187; de son pays &#171;&nbsp;<i>ont collecté et traité les informations concernant le dossier de Belliraj</i>&nbsp;&#187;. En commentaire, le ministre a déclaré&nbsp;: &#171;&nbsp;<i>Il ne sert à rien d&#8217;avoir des méthodes particulières de recherche si la Sûreté ne communique pas ses informations au pouvoir judiciaire</i>&nbsp;&#187;.</p><p style="text-align: justify">Investi du mandat de dénoncer et démasquer les réseaux de trafic de cannabis en partance du Nord du Maroc pour l&#8217;Europe, particulièrement la Belgique, Belliraj, selon le quotidien &#171;&nbsp;Tijd&nbsp;&#187;, dans son édition du vendredi 7 mars, aurait de plus aidé la Sûreté de l&#8217;État belge à déjouer un attentat en Europe. Le quotidien belge Le Soir a révélé que les informateurs recrutés par la sûreté de l&#8217;État percevaient une somme allant de 500 à 2.500 euros par information. Le présumé terroriste a livré à la police marocaine les noms de 20 complices qui l&#8217;auraient aidé à commettre six meurtres et autres méfaits en Belgique. Belliraj, aidé d&#8217;un commando de trois hommes, travaillait en plus avec des &#171;&nbsp;<i>collaborateurs occasionnels </i>&nbsp;&#187; qui ont, par la suite, disparu de son entourage. Les victimes de ces meurtres sont un représentant de la communauté juive, deux responsables musulmans qui avaient pris leurs distances avec la fatwa prononcée à l&#8217;époque par l&#8217;Iran à l&#8217;encontre de Salman Rushdie, après la publication des &#171;&nbsp;<i>Versets Sataniques</i>&nbsp;&#187;, et un chauffeur égyptien de l&#8217;ambassadeur d&#8217;Arabie Saoudite en Belgique, qui aurait été pris pour un diplomate saoudien. Au moins trois des six meurtres ont été commis avec la même arme. Cet élément avait déjà été mis en évidence par l&#8217;enquête judiciaire menée en 1989, rapporte <i>Het Laatste Nieuws</i>.</p><p style="text-align: justify">Le rôle obscur joué par Abdelkader Belliraj aurait &#171;&nbsp;<i>protégé</i>&nbsp;&#187; la Belgique contre une quelconque attaque terroriste. Le journal &#171;&nbsp;<i>La libre Belgique</i>&nbsp;&#187; a publié un entretien avec le patron des services secrets belges, Alain Winants, dans lequel, ce dernier estime que &#171;&nbsp;<i>la divulgation de l&#8217;information sur le statut d&#8217;informateur d&#8217;Abdelkader Belliraj est une irresponsabilité totale</i>&nbsp;&#187;. Alain Winants a, de plus, affirmé avoir porté plainte devant la justice après la parution de renseignements &#171;&nbsp;<i>hautement classifiés</i>&nbsp;&#187; dans la presse. &#171;&nbsp;<i>La Sûreté de l&#8217;État a décidé de porter plainte avec constitution de partie civile pour atteinte à la loi du 11 décembre 1998 sur la classification, et atteinte à la loi du 30 novembre 1998 du code pénal sur le secret professionnel</i>&nbsp;&#187;. Ce recours à la justice intervient sur ce qui apparaît être une querelle entre la Sûreté de l&#8217;État et la police judiciaire. Position appuyée par le président du Sénat, Armand De Decker, qui a déclaré à la télévision RTBF qu&#8217;un service de renseignement, par définition, ne révèle jamais qui sont ses informateurs.</p><p style="text-align: justify">Une double enquête va être menée en Belgique pour démêler l&#8217;écheveau. Le parquet fédéral belge va tenter de déterminer quels sont les actes de terrorisme qui peuvent être imputés à Belliraj et commis en Belgique. Une commission rogatoire pourrait se rendre au Maroc, à Rabat, pour mener cette enquête. Parallèlement, le parquet de Bruxelles doit décider s&#8217;il va regrouper les six dossiers d&#8217;assassinats imputés également à Belliraj qui n&#8217;aurait cependant avoué que quatre de ces meurtres. Déjà, une première équipe de policiers de la section <i>antiterrorisme</i> de la police fédérale, s&#8217;est rendue au Maroc et a affirmé avoir eu une très bonne, voire une excellente coopération de la part de leurs homologues marocains. Le caractère international de l&#8217;affaire fait en sorte qu&#8217;une délégation d&#8217;agents de la police fédérale américaine (FBI) et de la Centrale du renseignement (CIA) a également été dépêchée au Maroc pour enquêter sur ce réseau.</p><p style="text-align: justify">Selon le ministre marocain de l&#8217;Intérieur, Chakib Benmoussa, le présumé terrroriste Abdelkader Belliraj a séjourné en 2001 en Afghanistan. Il a reçu ses ordres directement d&#8217;Al-Qaïda alors qu&#8217;il travaillait comme informateur pour la Sûreté de l&#8217;État en Belgique. Selon une source policière belge, citée par <i>De Morgen</i>, Belliraj a rendu visite à Ayman al-Zawahiri, le numéro deux du réseau terroriste Al Qaïda et collaborateur direct de son dirigeant Oussama Ben Laden. &#171;&nbsp;<i>Zawahiri a alors confié certaines missions à Belliraj, selon des éléments de l&#8217;enquête judiciaire menée au Maroc autour du groupe terroriste dirigé par Belliraj</i>&nbsp;&#187;, a expliqué la source policière. Selon <i>La Dernière Heure</i>, Belliraj a également rejoint en 2005 le maquis du Groupe Salafiste algérien pour la Prédication et le Combat.</p><p style="text-align: justify">Au Maroc, par suite de la révélation des activités d&#8217;Abdelkader Belliraj, les partis du Mouvement populaire (MP) et du Rassemblement national des indépendants (RNI) ont dénoncé les actes terroristes que comptait perpétrer sur son territoire le réseau terroriste de Belliraj. &#171;&nbsp;<i>L&#8217;ampleur des actes que préparait ledit réseau montre clairement que le Maroc est encore visé par le terrorisme, ce qui appelle à davantage de vigilance de la part des citoyens et de toutes les forces vives du pays</i>&nbsp;&#187;, déclarait dans un communiqué le parti du Mouvement populaire (MP).</p><p style="text-align: justify">Le ministre de l&#8217;Intérieur, Chakib Benmoussa, a révélé que le réseau terroriste <i>Belliraj</i> avait en effet mis au point un plan à long terme visant &#171;&nbsp;<i>l&#8217;infiltration des institutions de l&#8217;État, des partis politiques et de la société civile </i>&nbsp;&#187;. Selon le ministre Benmoussa, &#171;&nbsp;<i>les investigations menées par les autorités compétentes ont établi que le réseau Belliraj a tissé des liens avec des groupes et organisations terroristes internationaux, particulièrement Al Qaïda en Afghanistan en 2001, le Groupe Islamique Combattant Marocain (GICM) durant la même année ainsi qu&#8217;en 2003 et 2004, et le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) à la même période</i>&nbsp;&#187;. Des membres du réseau <i>Belliraj</i> ont eu aussi des contacts avec le Hezbollah en 2002, le but étant d&#8217;envoyer au Liban des membres du réseau pour entraînement.</p><p style="text-align: justify">L&#8217;affaire <i>Belliraj</i> crée des remous au Maroc. <a href="http://www.telquel-online.com/313/maroc1_313.shtml" target="_blank"><span style="color: blue">TelQuel Online</span></a> ne cache pas son scepticisme face aux nombreuses zones d&#8217;ombre qui subsistent dans ce dossier. &#171;&nbsp;<i>Déjà, la présomption (d&#8217;innocence) a été bafouée dans les organes de presse officiels et dans les déclarations, tant du ministre de l&#8217;Intérieur que du porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri</i>&nbsp;&#187;, tonne l&#8217;un des avocats des personnes suspectées de terrorisme et mises sous arrêts. <a href="http://www.telquel-online.com/313/edito_313.shtml" target="_blank"><span style="color: blue">TelQuel Online</span></a> poursuit ses interrogations&nbsp;: &#171;&nbsp;<i>Qui a introduit ces armes au juste, et quand, et dans quel but, et pourquoi et comment ces gens ont eu l&#8217;infinie patience de rester cois si longtemps&#8230; Tout ce dont on dispose, à cette heure, pour répondre à ces questions cruciales, ce sont les déclarations du ministre de l&#8217;Intérieur, Chakib Benmoussa. Un honnête homme, sans aucun doute, qui, plus d&#8217;une semaine après les premières arrestations, ne donne toujours aucun détail sur les éléments dont dispose(raie)nt ses services, s&#8217;abritant, un coup derrière le secret de l&#8217;instruction, un coup derrière sa méconnaissance des détails opérationnels de l&#8217;enquête. Désolé, Monsieur le ministre, mais il nous en faut plus. En quoi consistent ces &#171;&nbsp;éléments&nbsp;&#187;&nbsp;? S&#8217;agit-il de documents&nbsp;? D&#8217;écoutes téléphoniques&nbsp;? D&#8217;aveux&nbsp;? Dans ce dernier cas, qui a avoué quoi&nbsp;? Et dans quelles conditions&nbsp;? Quand on connaît les méthodes d&#8217;interrogatoire des services anti-terroristes (suffisamment d&#8217;ONG ont rapporté suffisamment d&#8217;horreurs là-dessus), il est légitime d&#8217;entretenir quelques doutes&#8230; pour le moins</i>&nbsp;&#187;.</p><p style="text-align: justify">Lapidaire, <a href="http://www.telquel-online.com/313/edito_313.shtml" target="_blank"><span style="color: blue">TelQuel Online</span></a> pousse le scepticisme jusqu&#8217;à se demander, en éditorial&nbsp;: &#171;&nbsp;<i>Franchement, qui peut croire que la justice marocaine sera suffisamment indépendante pour examiner objectivement les &#171;&nbsp;éléments&nbsp;&#187; du ministère de l&#8217;Intérieur, quitte à les invalider&nbsp;? Personne, et notamment pas l&#8217;auteur de ces lignes. Et notamment pas non plus la justice belge, qui ne sait plus comment dire sa &#171;&nbsp;précaution&nbsp;&#187; face aux &#171;&nbsp;informations&nbsp;&#187; transmises par les Marocains</i>&#8230;&nbsp;&#187;.</p><p style="text-align: justify">Pour informations complémentaires&nbsp;: <a href="http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=5963" target="_blank"><span style="color: blue">Le Reporter</span></a></p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/lincroyable-saga-dabdelkader-belliraj-informateur-belge-accuse-de-terrorisme-au-maroc/3487/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>De Facebook à la prison</title><link>http://www.centpapiers.com/de-facebook-a-la-prison/2036</link> <comments>http://www.centpapiers.com/de-facebook-a-la-prison/2036#comments</comments> <pubDate>Sun, 24 Feb 2008 11:08:27 +0000</pubDate> <dc:creator>Léquipe de CentPapiers</dc:creator> <category><![CDATA[Billets]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category> <category><![CDATA[Technologie]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=3146</guid> <description><![CDATA[On ne rit pas avec la Royauté au Maroc. C&#8217;est connu. &#171;&#160;Aux États-Unis, au Canada, en Europe, de pareils faits ne font pas l&#8217;objet de procès. Sur Facebook vous trouvez des sites de Sarkozy, Bush ou Blair ainsi que de stars du sport ou du cinéma sans que l&#8217;on puisse certifier qu&#8217;ils soient vrais&#160;&#187;, déclare [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3146.jpg" border="0" /><p style="text-align: justify;">On ne rit pas avec la Royauté au Maroc. C&#8217;est connu. &#171;&nbsp;Aux États-Unis, au Canada, en Europe, de pareils faits ne font pas l&#8217;objet de procès. Sur Facebook vous trouvez des sites de Sarkozy, Bush ou Blair ainsi que de stars du sport ou du cinéma sans que l&#8217;on puisse certifier qu&#8217;ils soient vrais&nbsp;&#187;, déclare Me Ali Ammar qui a défendu devant un tribunal de Casablanca un jeune ingénieur marocain qui s&#8217;était fait passer pour le frère cadet du roi Mohammed VI sur le site bien connu. Interrogé par le président du tribunal sur les raisons qui l&#8217;avaient poussé à créer un site au nom du prince Moulay Rachid, Fouad Mourtada a répondu&nbsp;: &#171;&nbsp;<i>Je l&#8217;admire, je l&#8217;aime bien et je ne lui ai causé aucun tort, c&#8217;était juste une plaisanterie. Je suis innocent</i>&nbsp;&#187;.</p><p style="text-align: justify;">De son côté, le procureur, qui a un sens poussé de l&#8217;humour, a réclamé &#171;&nbsp;<i style="">un châtiment exemplaire pour utilisation de données informatiques falsifiées et usurpation d&#8217;identité princière</i>&nbsp;&#187;. Et le bon juge a condamné Fouad Mourtada à trois ans de prison et 1350 $ d&#8217;amende. Âgé de 27 ans, cet ingénieur informaticien, diplômé de la prestigieuse Ecole Mohammedia des Ingénieurs (EMI) de Rabat, peut voir son avenir maintenant derrière lui. Pourtant, pourtant Mourtada &#171;&nbsp;<i style="">n&#8217;a commis ni escroquerie, ni porté atteinte à quiconque. Preuve en est qu&#8217;il n&#8217;y a ni plaignant, ni partie civile à ce procès</i>&nbsp;&#187;, a ajouté l&#8217;avocat. La Royauté marocaine ne rit pas et la justice ne rit pas avec la Royauté marocaine.</p><p<br /> class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Selon des informations disponibles sur le site <a<br /> href="http://www.helpfouad.com/"<br /> target="_blank"><span style="color: blue">Helpfouad &#8211; Soutenez la libération de Fouad</span></a>, ouvert par des amis, Mortada aurait été arrêté le 5 février et emmené dans un bâtiment tenu secret où il a été battu et insulté.</p><p style="text-align: justify;">Sources&nbsp;: <a href="http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/texte_complet.php?id=81,12399,0,022008,1417475.html&amp;ref=cyberpresse" target="_blank"><span style="color: blue">Technaute</span></a>, <a<br /> href="http://today.reuters.fr/news/newsArticle.aspx?type=technologyNews&amp;storyID=2008-02-23T091334Z_01_CHE333204_RTRIDST_0_OFRIN-MAROC-FACEBOOK-20080223.XML&amp;archived=False"<br /> target="_blank"><span style="color: blue">Reuters</span></a>.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/de-facebook-a-la-prison/2036/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Sahara occidental : pourparlers privés du 7 au 9 janvier</title><link>http://www.centpapiers.com/sahara-occidental-pourparlers-prives-du-7-au-9-janvier/1768</link> <comments>http://www.centpapiers.com/sahara-occidental-pourparlers-prives-du-7-au-9-janvier/1768#comments</comments> <pubDate>Sat, 05 Jan 2008 08:19:59 +0000</pubDate> <dc:creator>bolenkyeconomics</dc:creator> <category><![CDATA[Billets]]></category> <category><![CDATA[Politique]]></category> <category><![CDATA[afrique]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=2734</guid> <description><![CDATA[Selon le Service des communications de l&#8217;O.N.U &#171;&#160;Comme ce fut le cas lors des rencontres précédentes, et en raison du caractère délicat des discussions en cours, les pourparlers seront encore une fois privés&#160;&#187;, a informé Michèle Montas. A ce titre, aucun accès pour les médias ne sera prévu sur le site, et seuls les parties [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2734.jpg" border="0" /><p><strong>Selon le Service des communications de l&#8217;O.N.U</strong></p><p>&#171;&nbsp;Comme ce fut le cas lors des rencontres précédentes, et en raison du<br /> caractère délicat des discussions en cours, les pourparlers seront<br /> encore une fois privés&nbsp;&#187;, a informé Michèle Montas.<br /> A ce titre, aucun accès pour les médias ne sera prévu sur le site, et<br /> seuls les parties et responsables de l&#8217;ONU pourront pénétrer dans la<br /> propriété de Greentree Estate, a-t-elle prévenu.<br /> Des discussions ont déjà eu lieu entre le Maroc et le Front POLISARIO<br /> en juin et août 2007.<br /> Le 31 octobre dernier, le Conseil de sécurité avait demandé aux parties<br /> de &#171;&nbsp;poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire<br /> général, sans conditions préalables et de bonne foi&nbsp;&#187;</p><p>La situation du Sahara occidental, territoire que se disputent le Maroc<br /> et le Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du<br /> Rio de Oro (Front POLISARIO), a fait l&#8217;objet de nombreux débats et a<br /> conduit à l&#8217;adoption de plus de 70 résolutions aux Nations Unies, ainsi<br /> qu&#8217;à l&#8217;établissement de la Mission des Nations Unies pour l&#8217;organisation<br /> d&#8217;un référendum au Sahara occidental (MINURSO) chargée de l&#8217;organisation d&#8217;un référendum, et toujours déployée dans le territoire.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/sahara-occidental-pourparlers-prives-du-7-au-9-janvier/1768/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Islamistes Kamikazes, l&#8217;autopsie d&#8217;une tragédie contemporaine</title><link>http://www.centpapiers.com/islamistes-kamikazes-lautopsie-dune-tragedie-contemporaine/1710</link> <comments>http://www.centpapiers.com/islamistes-kamikazes-lautopsie-dune-tragedie-contemporaine/1710#comments</comments> <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 08:50:21 +0000</pubDate> <dc:creator>Zahir Boukhelifa</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Politique]]></category> <category><![CDATA[à la une]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=2644</guid> <description><![CDATA[Comme si les causes qui amènent les musulmans à devenir kamikazes sont extra religieuses et ne trouvent leurs racines que dans les conditions sociales, économiques et à un degré moindre politiques de ses population. L&#8217;intellectuel trouve même qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;un problème culturaliste lié à la langue, donc à l&#8217;identité de ces jeunes&#160;: &#171;&#160;[ce jeune [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2644.jpg" border="0" /><p>Comme si les causes qui amènent les musulmans à devenir kamikazes sont extra religieuses et ne trouvent leurs racines que dans les conditions sociales, économiques et à un degré moindre politiques de ses population. L&#8217;intellectuel trouve même qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;un problème culturaliste lié à la langue, donc à l&#8217;identité de ces jeunes&nbsp;: &#171;&nbsp;[ce jeune ndlr] &#8230;s&#8217;exprime en arabe dialectal dans son foyer, en arabe classique à l&#8217;école et qui doit savoir s&#8217;exprimer convenablement en français pour communiquer avec son environnement et avoir une chance pour décrocher un emploi&#8230;&nbsp;&#187; .</p><p>Il en est quoi de leur religiosité, de l&#8217;islamisme, des  prêcheurs de la mort, dans les mosquées de ces bidonvilles&nbsp;?<br /> Ce discours est l&#8217;exemple type de l&#8217;hypocrisie et de malhonnêteté intellectuelle de certains penseurs musulmans. Cette peur des mots entraîne le travestit des maux sociaux et par conséquence l&#8217;inadéquation des solutions proposées.</p><p>Le phénomène kamikaze islamiste est propre à l&#8217;islamisme politique, ils ont la même essence. Il constitue le moyen de la mouvance islamiste pour accéder au pouvoir, du moins à déstabiliser assez ceux en place, pour permettre aux intégristes dits modérés d&#8217;avancer leurs pions dans le cadre de la politique de l&#8217;entrisme. Par contre il n&#8217;est pas propre à une société, à un peuple ou à une région. A l&#8217;image du Djihad décrété par la nébuleuse intégriste El Quaêda, il est global. Sa nature supra-national lui confère une forme de mondialisation de la terreur islamiste, qui s&#8217;imprègnent des travers des société dans lesquelles il agit.</p><p>Se borner à circoncire le phénomène à la périphérie des villes comme s&#8217;il existe un phénomène local, tel la délinquance des favelas brésiliennes liée à la drogue et à la misère sociale c&#8217;est omettre volontairement ces racine religieuses. Etudier séparément les comportements qui produisent des kamikazes islamistes dans les bidonvilles Sekouila de Casablanca au Maroc, de la Montagne sur les hauteurs d&#8217;Alger en Algérie, de la banlieue de Leeds en Angleterre ou de la mosquée rouge au Pakistan c&#8217;est courir le risque de sous-estimer les vraies causes au détriment des causes non-religieuses.</p><p>Le kamikaze qui a sauté devant le siège du gouvernement à Alger n&#8217;a rien à voir avec ceux du bus et du métro londonien. Merouane  est algérien originaire du bidonville de la Montagne, il passait ses journée à se morfondre sur sa situation de chômeur. Il passait ses soirées à boire de l&#8217;alcool et à fumer, portrait type du paumé, ces recruteurs l&#8217;ont repéré par rapport à sa condition sociale, mais ils ont usé de subterfuges religieux pour l&#8217;amener à l&#8217;irréparable. Quant à ceux de Londres, ils sont Anglais intégrés issus dan leur majorité de la classe moyenne, donc sans difficultés financières.</p><p>A première vue rien n&#8217;est ne rapproche  ces individus, hors que, il existe bien un dénominateur commun, le fondamentalisme islamiste. L&#8217;enquête a révélé le séjour des kamikazes de Londres  au Pakistan pour suivre des cours de religion dans une école coranique. Pour Merouane l&#8217;Algérien issu d&#8217;un bidonville acquis dans sa majorité aux thèses du parti islamiste algérien FIS (front islamique du salut) au début des années quatre vingt dix, avant de devenir le bastion des groupes islamistes armés.</p><p>Les kamikazes du cybercafé de Casablanca, cherchaient à accéder sur un site islamiste, avant de se venger sur la matériel informatique quand l&#8217;accès leur a été refusé par le logiciel de filtrage, la suite est connue. Le site en question est le même que les milliers qui pullulent la toile qui sont alimentés par les étudiants extrémistes de la mosquée rouge de Peshawar ou des télévision confessionnelle émettant à partir des pays du Golf. Plus explicite encore, le site inter-net du Hamas palestinien qui propose le guide du bon kamikaze.</p><p>Dans le cas de Nabil Belakacemi, le kamikaze qui s&#8217;est fait exploser dans la caserne des gardes-côtes de Dellys en Kabylie( Algérie), le constat est plus cinglant. Agé à peine d&#8217;une quinzaine d&#8217;années, ce fils de marin a du sa perte à la fréquentation d&#8217;une mosquée d&#8217;Apreuval de Kouba, dans la banlieue d&#8217;Alger. Selon sa mère, il avait disparu après avoir passé la nuit dans cette mosquée. Cette ville où le numéro deux du FIS  Ali Belhadj est considéré comme le guide spirituel, et qui continue à diffuser sa pensée résolument djihadiste sur les ondes des médias, sans être inquiété.</p><p>Nabil est comme tous les écoliers algérien, hormis les enfants des dirigeants qui préfèrent les écoles occidentales, confronté à un système éducatif qui fait la part du lion au bourrage de crâne par des concepts religieux. La réforme de ce système s&#8217;est confrontée à l&#8217;intransigeance des milieux islamistes dits modérés. Si cet enfant s&#8217;est avéré une proie facile aux prêcheurs islamistes, ce n&#8217;est pas à cause de sa condition sociale. Il habite un appartement dans une cité, celle des fonctionnaires son père marin arrive à subvenir aux besoins de sa famille pas nombreuse. L&#8217;école algérienne a livré cet enfant pieds et mains liés au fondamentalisme islamiste qui en a fait un kamikaze.</p><p>Pour combattre efficacement les attentas kamikazes, il faut commencer par définir objectivement le fléau  à combattre, l&#8217;islamisme politique. Cette doctrine est le fascisme vert du vingt et unième siècle qui pourvoie en idéologie de la haine le djihad, le terrorisme islamiste.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/islamistes-kamikazes-lautopsie-dune-tragedie-contemporaine/1710/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Les Marocains se définissent d&#8217;abord comme musulmans</title><link>http://www.centpapiers.com/les-marocains-se-definissent-dabord-comme-musulmans/1692</link> <comments>http://www.centpapiers.com/les-marocains-se-definissent-dabord-comme-musulmans/1692#comments</comments> <pubDate>Wed, 19 Dec 2007 06:35:40 +0000</pubDate> <dc:creator>Pierre R. Chantelois</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=2613</guid> <description><![CDATA[Au Maroc, un sondage a été mené, au début du mois de décembre, par Tel Quel pour répondre à la question suivante&#160;: &#171;&#160;Quels musulmans sommes-nous&#160;?&#160;&#187; Quel est l&#8217;intérêt de ce sondage&#160;? D&#8217;abord son exercice. D&#8217;abord le mérite de consulter une population qui n&#8217;est pas toujours libre d&#8217;exprimer pleinement son opinion. Ensuite d&#8217;en connaître les résultats [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2613.jpg" border="0" /><p style="text-align: justify">Au Maroc, un sondage a été mené, au début du mois de décembre, par <a href="http://www.telquel-online.com/301/couverture_301.shtml" target="_blank"><span style="color: blue">Tel Quel</a> pour répondre à la question suivante&nbsp;: &#171;&nbsp;<em>Quels musulmans sommes-nous&nbsp;?</em>&nbsp;&#187; Quel est l&#8217;intérêt de ce sondage&nbsp;? D&#8217;abord son exercice. D&#8217;abord le mérite de consulter une population qui n&#8217;est pas toujours libre d&#8217;exprimer pleinement son opinion. Ensuite d&#8217;en connaître les résultats pour mieux cerner une partie de la communauté musulmane du monde. Comme l&#8217;indique avec à-propos <a href="http://www.telquel-online.com/301/couverture_301.shtml" target="_blank"><span style="color: blue">Tel Quel</a> dans sa courte présentation&nbsp;: &#171;&nbsp;<em>La vérité des chiffres, largement inédite, offre une nouvelle lecture de nos m&#339;urs, nos jugements et nos traditions. Le détail anecdotique (combien parmi nous ont un exemplaire du Coran et combien l&#8217;ont appris par c&#339;ur), les réflexes de <u>culture</u> (combien approuvent la mixité dans les écoles, les plages, etc.), les opinions bien arrêtées (combien admettent l&#8217;ingérence de la religion en politique), les questions de société (voile, jeûne), les sujets d&#8217;actualité (combien sommes-nous à <u>sympathiser</u> avec le jihad, à appeler au takfir, à approuver encore la polygamie), etc.</em>&nbsp;&#187;</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 1</strong>. &#8211; <span> </span><strong>Le Coran à la maison</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>Un peu moins de 60 pour cent (58,9%) des personnes sondées avouent qu&#8217;elles ne lisent pas le Coran à tous les jours contre 28,1% qui avouent le lire de temps à autre. 82% des personnes sondées ont révélé ne mémoriser que quelques sourates contre 1,4&nbsp;% qui ont mémorisé la totalité du Coran et 5,6&nbsp;% qui en ont mémorisé quelques ahzab. Le taux de ceux qui n&#8217;ont rien mémorisé du Coran est de 6,8% des personnes scolarisées contre 22,9% de non scolarisées chez les 18-24 ans, alors que chez les 60 ans et plus, le taux de non-mémorisation est de 16,7% chez les personnes non scolarisées contre 0% chez les scolarisées d&#8217;entre elles.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 2</strong>. &#8211; <span> </span><strong>La pratique du jeûne</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>59,9% des personnes sondées désavouent comme musulman quiconque ne fait pas le jeûne contre 27,9% qui pensent le contraire. 44,1% considère qu&#8217;une personne qui ne pratique pas le jeûne doit être punie jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elle reprenne le droit chemin, 40,8% croient qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une question privée et qu&#8217;on est libre de ne pas jeûner et 14,2% en viennent à penser qu&#8217;il faut jeûner par conformisme. Par ailleurs, 82,7% des personnes sondées se disent en désaccord pour que les cafés et les restaurants restent ouverts, le jour, pendant le mois de ramadan, pour les musulmans qui ne pratiquent pas le jeûne. S&#8217;agissant de leur ouverture pour des non musulmans, le taux des &#8220;non tolérants&#8221; baisse (41,7%).</p><p style="text-align: justify">(&#8230;) Le rapport particulier au jeûne du ramadan transparaît à propos du degré de tolérance envers sa propre progéniture. Si moins de 1% des femmes consentiraient à préparer le repas à leurs enfants non jeûneurs et seulement 11% accepteraient qu&#8217;ils le préparent eux-mêmes à la maison pendant le mois de ramadan, 70% d&#8217;entre elles refusent toute idée de complicité active ou passive avec leurs propres enfants.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 3</strong>. -<span> </span><strong>La mixité des plages</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>La mixité est approuvée par 50,7% des répondants lors des mariages alors que 40,9% la rejettent. Dans la pratique, 67,1% des répondants assistent à des cérémonies mixtes. On peut parler, à cet égard, d&#8217;un léger décalage entre l&#8217;idéal &#8211; la séparation des sexes &#8211; et le comportement qui serait davantage orienté par des contraintes sociales et familiales. La plage, espace où le corps, notamment celui de la femme, poserait problème, constitue un lieu où la mixité acquiert un sens particulier. 57,4% des répondants<span> </span>désapprouvent la mixité sur les plages. Par ailleurs, la mixité à l&#8217;école est largement approuvée (77,2%). L&#8217;attitude à l&#8217;égard de la mixité n&#8217;est pas absolue et elle varie selon les lieux et les contextes.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 4</strong>. &#8211; <span> </span><strong>La télévision, première source d&#8217;information religieuse</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>Pour 34,5% des personnes sondées, l&#8217;avènement de la télévision constitue maintenant la source première de l&#8217;information religieuse. Parmi ces dernières, 61,2% citent des chaînes arabes orientales spécialisées en matière religieuse, 47% des chaînes marocaines, et 24,1% des chaînes arabes orientales généralistes. Pour les plus traditionnalistes, 24,7% puisent encore la principale source en matière religieuse des imams dans les mosquées et pour 5,8% des prédicateurs. Les autres nouveaux supports, comme la cassette audio (11,9%), le DVD (6,1%) et l&#8217;Internet (1,7%), sont peu utilisés.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 5</strong>. -<span> </span><strong>Le port du voile</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>83,2% des personnes sondées approuvent le port du hijab dont 64,9% pour des raisons religieuses et 17,2% pour des raisons non religieuses (pudeur, respect). Approuver le port du hijab est une chose, mais en faire une obligation pour la femme musulmane en est une autre. En effet, 75% des répondants trouvent qu&#8217;une femme peut être considérée comme musulmane sans porter le hijab, alors que 9,9% pensent le contraire.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 6</strong>. &#8211; <span> </span><strong>La religion et la politique</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>À la question&nbsp;: &#171;&nbsp;<em>A votre avis, la religion doit-elle guider la vie personnelle seulement ou la vie politique aussi</em>&nbsp;&#187;, 26,3% des personnes sondées ont répondu que la religion doit être limitée à la vie personnelle alors que 28,9% croient qu&#8217;elle doit guider la vie politique. Point à remarquer, 44,8% ont répondu ne pas savoir quelle position prendre. Sur le rapport entre la religion et la politique, une portion de 24,9% trouve que la religion devient dangereuse quand elle se mêle de politique et 26,1% pensent le contraire. Dans ce cas aussi, 48,8% des répondants se disent sans opinion.</p><p style="text-align: justify">41,5% pensent que les hommes politiques ne doivent pas se mêler de la religion et 18,1% pensent le contraire. 35,4% pensent que les spécialistes du religieux (oulémas, prédicateurs&#8230;) ne doivent pas traiter de politique et 25,2% pensent le contraire. Concernant particulièrement le prêche du vendredi, 33,4% pensent qu&#8217;il doit éviter les questions politiques alors que 32% pensent le contraire. Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de partis politiques qui se présentent comme religieux&nbsp;: 47,6% sont contre ce type de parti politique, 10,3% y sont favorables et 39,6% n&#8217;ont pas d&#8217;opinions.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 7</strong>. &#8211; <span> </span><strong>Interaction entre juifs marocains et musulmans marocains</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>Récemment, les pèlerinages de Marocains juifs de la diaspora (résidant en Europe, au Canada, aux USA et en Israël) ont donné une nouvelle impulsion aux fêtes célébrées en l&#8217;honneur de saints juifs. 40,0% des personnes sondées sont au courant de l&#8217;existence de ce type de sanctuaires. La question d&#8217;interdire les cultes juifs ne se pose pas, la tolérance est plus facile à afficher lorsque chacun prie dans son sanctuaire. Dans le cas des cultes interconfessionnels, 41,6% pensent qu&#8217;il faut les interdire et 19,2% pensent qu&#8217;il faut les maintenir. 45,6% des répondants n&#8217;approuvent pas que des chaînes de télévision marocaines retransmettent ces cérémonies et fêtes alors qu&#8217;ils sont 24,1% à l&#8217;approuver. 40% au moins des répondants désapprouvent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains, ceux-ci ne doivent partager ni un sanctuaire, ni un rituel, ni le petit écran. Chacun devrait pratiquer séparément sa religion et ses coutumes.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 8</strong>. &#8211; <span> </span><strong>La polygamie</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>Plus les personnes avancent en âge, plus le taux de celles d&#8217;entre elles qui sont favorables à la polygamie augmente. En effet, 44&nbsp;% des personnes sondées (36,9% chez la tranche d&#8217;âge 18-24 ans et de 60% chez les 60 ans et plus) se disent en faveur de la polygamie. L&#8217;opinion favorable à la polygamie se trouve également plus confirmée chez les catégories scolarisées de la population que chez les catégories non scolarisées&nbsp;: 38,1% de scolarisés contre 32,9% de non scolarisés chez les 18-24 ans, 70,3% de scolarisés contre 56,5% de non scolarisés chez les 60 ans et plus.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 9</strong>. &#8211; <span> </span><strong>Les mouvements &#171;&nbsp;jihadistes&nbsp;&#187;</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>À la question&nbsp;: &#171;&nbsp;<em>Êtes-vous d&#8217;accord ou non avec les mouvements &#171;&nbsp;jihadistes </em>&nbsp;&#187;, 17,6% de la population répondent par &#171;&nbsp;<em>oui</em>&nbsp;&#187;, 28,9% par &#171;&nbsp;<em>non</em>&nbsp;&#187;, 32,2% par &#171;&nbsp;<em>ne sait pas</em>&nbsp;&#187; et 20,8% sont sans opinion. Plus on est jeune, plus on est d&#8217;accord avec les mouvements jihadistes. Ainsi sont d&#8217;accord ces 21,8% des 18-24 ans contre 9,7% des 60 ans et plus. Plus on descend dans la hiérarchie des âges et plus ce désaccord s&#8217;amplifie&nbsp;: 31,4% chez les 18-24 ans contre 20% chez les 60 ans et plus.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 10</strong>. -<span> </span><strong>Musulman afghan, chrétien palestinien ou juif marocain&nbsp;?</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>Sur la question de &#171;&nbsp;<em>désigner, sur la base d&#8217;un critère religieux, la personne la plus proche de soi&nbsp;: un musulman afghan  un chrétien palestinien ou un juif marocain </em>&nbsp;&#187;, 66,3% des Marocains se considèrent plus proches d&#8217;un musulman afghan que d&#8217;un juif marocain (12,9%) ou d&#8217;un chrétien palestinien (6,3%). Les plus âgés d&#8217;entre eux sont les plus catégoriques à cet égard&nbsp;: 82,1% des 60 ans et plus s&#8217;identifient à un musulman afghan, 6,9% à un juif marocain et seulement 2,1% à un chrétien palestinien contre successivement 52,9%, 16,7% et 12,3% chez les 18-24 ans. Les plus jeunes se déclarent proches d&#8217;un juif marocain dans une proportion plus élevée que les générations plus âgées.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 11</strong>. -<span> </span><strong>La contraception et l&#8217;avortement</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>Les femmes sont à 89% pour la contraception, soit dix points de plus que les hommes. Sur les 11% (des femmes) qui y sont opposées, 71% le sont pour des raisons religieuses et 25% pour des raisons de santé. Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de l&#8217;IVG (interruption volontaire de la grossesse ou avortement), 94% des femmes y sont opposées, presque autant que les hommes. 87% des femmes y sont opposées uniquement pour des raisons religieuses et 7% associent dans la même réponse questions de santé et questions de religion.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 12</strong>. -<span> </span><strong>Le crédit bancaire</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>Ils sont 45% de la population sondée à envisager de contracter un crédit bancaire avec intérêt, en cas de besoin, 37,5% d&#8217;entre eux rejettent l&#8217;idée de le contracter et 22% qui ne savent pas quoi faire. Mais le rejet du crédit bancaire n&#8217;a pas que des raisons religieuses. Bien au contraire, l&#8217;argument religieux n&#8217;apparaît que chez une minorité de ceux qui n&#8217;envisagent pas de prendre de crédit bancaire lorsqu&#8217;ils ont besoin d&#8217;argent. 65,8% des personnes sondées avancent des raisons non religieuses à leur rejet du crédit bancaire contre seulement 32,6% qui évoquent une raison religieuse.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 13</strong>. -<span> </span><strong>Présence des imams femmes</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>84,5% des femmes sondées sont contre une telle pratique, presque autant que les hommes&nbsp;! 80% des femmes ont par ailleurs une opinion sur le costume islamique masculin, 50% d&#8217;entre elles pensent que les hommes n&#8217;ont pas d&#8217;obligation dans ce domaine. Elles sont 91% à avoir une opinion sur le costume dit autorisé pour les femmes et 63% d&#8217;entre elles à penser qu&#8217;il est obligatoire, un peu moins que les hommes qui partagent le même avis à hauteur de 69%. Sur la question du hijab, toutes les femmes interrogées se sont prononcées&nbsp;: elles sont 84% à penser qu&#8217;il est souhaitable de le mettre et 8% à se déclarer opposées à son port.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 14</strong>. &#8211; <span> </span><strong>Dans l&#8217;islam, il y a solution à tout</strong></p><p style="text-align: justify"><span> </span>La majorité des Marocains considère la religion musulmane comme une religion supérieure, valable en tout temps et en tout lieu. Les musulmans, qu&#8217;ils soient théologiens ou adeptes, ont toujours donné cette définition à l&#8217;islam. 66% des personnes sondées pensent que, dans l&#8217;islam, il y a solution à tout, contre seulement 5,8% qui pensent le contraire, alors que 20,9% des sondées déclarent ne pas savoir et 6,9% n&#8217;ont pas d&#8217;opinion. &#171;&nbsp;<em>S&#8217;il y a dans l&#8217;islam une solution à tout, cela se retrouverait dans quel domaine&nbsp;?</em>&nbsp;&#187; La réponse est&nbsp;: 99,3% pour les relations sociales (mou&#8217;amalât), 95,7% pour la santé et la médecine, 91,7% pour l&#8217;économie, 88% pour la politique et 77,7% pour la technologie.</p><p style="text-align: justify"><strong>Q 15</strong>. &#8211; <span> </span><strong>Musulmans, ensuite Marocains, arabes, etc.</strong></p><p style="text-align: justify"><strong><span> </span></strong>La majorité des Marocains se définissent d&#8217;abord comme musulmans, puis comme Marocains. Les identités arabe, berbère et africaine viennent successivement en troisième, quatrième et cinquième positions. L&#8217;identité musulmane est placée au premier rang par 66,9% des 60 ans et plus et par seulement 49,8% chez les 18-24ans. 15,7% de cette dernière population l&#8217;ont même classée en troisième position comme l&#8217;ont fait 6,9% des 60 ans et plus. En revanche, l&#8217;identité marocaine est classée au premier rang par 32,1% des 18-24 et par 22,1% des 60 ans et plus. L&#8217;identité arabe est placée en tête des identités par 7,8% de la population des 18-24 ans et, fait très frappant, par 0,7% des 60 ans et plus. Au final, l&#8217;identité musulmane est très affirmée par les vieux comme par les jeunes</p><p style="text-align: justify">Ce sondage inquiète la rédaction du journal <a href="http://www.telquel-online.com/301/couverture_301.shtml" target="_blank"><span style="color: blue">Tel Quel</a>. Karim Boukhari et Youssef Mahla notent&nbsp;: &#171;&nbsp;<em>Certaines vérités méritent d&#8217;être isolées et traitées à part, sans tarder, parce qu&#8217;elles se suffisent à elles-mêmes. A la question, par exemple, de savoir quelles sont, dans l&#8217;ordre, les trois qualités principales de l&#8217;homme politique, les &#8220;répondants&#8221; ont classé l&#8217;honnêteté en tête (46,1%), ensuite la piété (37%) et enfin l&#8217;efficacité (14,4%). Voilà au moins qui va plus loin que le vague sentiment que l&#8217;on n&#8217;est pas tout à fait ancrés dans des valeurs de travail et de rendement. Une autre vérité, déjà effleurée, est ici confortée&nbsp;: notre identité musulmane prime sur la marocaine. C&#8217;est que la nation, socle indispensable de la construction de la modernité, a encore du chemin à parcourir avant de devenir la première de la classe. Par ailleurs, L&#8217;islam au quotidien nous rappelle combien le recensement de certaines hétérodoxies religieuses reste illusoire&nbsp;: combien de Marocains n&#8217;observent pas le jeûne pendant le ramadan&nbsp;? Combien ne croient pas en Dieu&nbsp;? Ces questions demeurent insondables, parce que criminalisées par la loi ou, sont simplement prisonnières du tabou mental et culturel. Que toutes ces angoisses ne nous fassent pas perdre de vue l&#8217;essentiel&nbsp;: une société qui diagnostique (de plus en plus) ses retards se donne une chance de les combler </em>&nbsp;&#187;.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/les-marocains-se-definissent-dabord-comme-musulmans/1692/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>Visibilité médiatique des minorités : L&#8217;enfer c&#8217;est les autres</title><link>http://www.centpapiers.com/visibilite-mediatique-des-minorites-lenfer-cest-les-autres/3389</link> <comments>http://www.centpapiers.com/visibilite-mediatique-des-minorites-lenfer-cest-les-autres/3389#comments</comments> <pubDate>Sat, 24 Nov 2007 06:32:45 +0000</pubDate> <dc:creator>Jim Selouane</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Médias]]></category> <category><![CDATA[afrique]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=2482</guid> <description><![CDATA[Cadre futuriste, lumières intimistes, cadreurs armés d&#8217;appareils sophistiqués, techniciens couronnés de casques, pigistes pressés&#8230; l&#8217;ambiance classique d&#8217;un plateau de télévision. Le personnel se libère d&#8217;un ultime briefing et s&#8217;apprête à diffuser un programme de divertissement. La présentatrice, jeune et télégénique, vient affronter, fiches en main, la farandole de caméras braquées sur sa frimousse. Elle en [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2482.jpg" border="0" /><p>Cadre futuriste, lumières intimistes, cadreurs armés d&#8217;appareils sophistiqués, techniciens couronnés de casques, pigistes pressés&#8230; l&#8217;ambiance classique d&#8217;un plateau de télévision. Le personnel se libère d&#8217;un ultime briefing et s&#8217;apprête à diffuser un programme de divertissement. La présentatrice, jeune et télégénique, vient affronter, fiches en main, la farandole de caméras braquées sur sa frimousse. Elle en fixe une, puis annonce le sommaire de l&#8217;émission dont &#171;&nbsp;la symbolique du chiffre 5 dans les sociétés amazighes (berbères)&nbsp;&#187;.</p><p>&#171;&nbsp;Lorsque l&#8217;animatrice présente le magazine, elle s&#8217;adresse, paraît-il, à l&#8217;ensemble des téléspectateurs.&nbsp;&#187; C&#8217;est l&#8217;argument fourre-tout auquel s&#8217;accrochent les dirigeants de chaînes et les producteurs, les responsables des sociétés de radiodiffusion et les ministres de tutelle, de manière générale, lorsqu&#8217;on les interpelle sur le déficit de représentativité et de visibilité des Amazighs (Berbères) et de l&#8217;amazighité (berbérité) dans les mass-médias nord-africains.</p><p>Paraît-il en effet car en réalité, si les deux tiers de la population du Maroc, par exemple, sont amazighophones (berbérophones), un tiers seulement est bilingue. Cela signifie que les locuteurs de la langue de Saint-Augustin resteront exclus du paysage audiovisuel tant qu&#8217;ils ne maîtriseront pas celle de Mahomet. En d&#8217;autres termes, ils s&#8217;arabisent et s&#8217;assimilent ou ils se désintègrent et disparaissent.</p><p>Puisque le sujet a trait à la société amazighe (berbère) en des termes valorisants, le tiers du public en aura une perception positive qu&#8217;il renverra naturellement à son tour.</p><p>Cependant, un problème persiste. Malgré les bonnes intentions, c&#8217;est encore les autres qui débattent à propos et au nom des intéressés. Ces autres décident, de façon unilatérale, de dépeindre ou pas un peuple minorisé, en bien ou en mal, en présence de témoins ou non. Qui plus est, en arabe, idiome a postériori étranger, associé à des symboles idéologiques et historiques, culturels et cultuels lourds de conséquences sur l&#8217;identité amazighe. Ces autres-là doivent se dépoussiérer et désormais embrasser l&#8217;idée qu&#8217;exprime la majorité amazighophone de témoigner elle-même, via les médias nationaux, dans ses langues propres, de ce qui la préoccupe et de ce à quoi elle aspire.</p><p>La réhabilitation du rôle et du statut des autochtones derrière et devant le petit écran n&#8217;est pas de nature à ébranler la stabilité d&#8217;un Etat, comme s&#8217;en enorgueillissent les artisans de l&#8217;apartheid cathodique. Néanmoins, ces derniers seraient remerciés de leur sollicitude. Les concernés auraient apprécié le geste et souhaitent, toutefois, assumer eux-mêmes la charge de leur image.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/visibilite-mediatique-des-minorites-lenfer-cest-les-autres/3389/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Brahim Labari : &#171; N&#8217;oublions pas que les fondateurs de l&#8217;Istiqlal étaient des salafistes&#8230; &#187;</title><link>http://www.centpapiers.com/brahim-labari-noublions-pas-que-les-fondateurs-de-listiqlal-etaient-des-salafistes/1416</link> <comments>http://www.centpapiers.com/brahim-labari-noublions-pas-que-les-fondateurs-de-listiqlal-etaient-des-salafistes/1416#comments</comments> <pubDate>Tue, 02 Oct 2007 07:25:55 +0000</pubDate> <dc:creator>lahsen oulhadj</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=2170</guid> <description><![CDATA[Les dernières élections législatives marocaines ont été marquées par un taux record d&#8217;abstention et un grand nombre de votes blancs, quelles en sont les raisons d&#8217;après vous&#160;? L&#8217;abstention est devenue au fil du temps une maladie dans les vieilles démocraties occidentales, qui ont fait, que ce soit dit en passant, du mandat représentatif le pivot [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2170.jpg" border="0" /><p><strong>Les dernières élections législatives marocaines ont été marquées par un taux record d&#8217;abstention et un grand nombre de votes blancs, quelles en sont les raisons d&#8217;après vous&nbsp;?</strong></p><p>L&#8217;abstention est devenue au fil du temps une maladie dans les vieilles démocraties occidentales, qui ont fait, que ce soit dit en passant, du mandat représentatif le pivot de leur système. Des campagnes de sensibilisation ont été organisées pour enrayer le phénomène et réconcilier le citoyen avec la politique. Souvent, un budget conséquent est consenti à cette fin. C&#8217;est dire que la démocratie représentative a un coût&nbsp;!</p><p>Au cours des récentes élections législatives au Maroc, l&#8217;abstention a assurément pris la forme non pas d&#8217;une maladie identifiable, mais bel et bien d&#8217;un symptôme dénotant un désintérêt certain des Marocains pour les élections et partant pour la politique. Seuls 37% ont cru bon d&#8217;user de leur bulletin pour marquer un choix politique. Ce qui est un chiffre stupéfiant quand il s&#8217;agit d&#8217;entamer la socialisation politique des masses. Les autres semblent préférer vaquer à leurs occupations plutôt que de se poser en garants des élections, qui ne changeraient en rien la précarité de leur quotidien et l&#8217;incertitude de leur avenir. Or, qui sont ces abstentionnistes qui ont volontairement boudé les urnes, qui ont refusé de confier leur secret à l&#8217;isoloir&nbsp;? Quelles subjectivités mobilisent-ils ce faisant&nbsp;? Une étude sociologique approfondie serait sans doute d&#8217;un intérêt majeur. À vos plumes chers sociologues&nbsp;!</p><p><strong>Dans notre monde moderne la seule légitimité qui tienne est celle des urnes, le régime marocain ne s&#8217;est-il pas déligitimé en raison justement de l&#8217;élecotrat qui lui a fait, massivement, défaut&nbsp;?</strong></p><p>N&#8217;oublions pas qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;élections législatives destinées à doter le pays d&#8217;un nouveau parlement&nbsp;! La question de la légitimité est difficile à réduire à une opération électorale. Certes, le mandat représentatif tire sa légitimité en premier lieu du vote, mais d&#8217;autres paramètres existent en dehors de la rationalité occidentale. Si l&#8217;on revient à la sociologie de Max Weber qui distingue trois idéal-types de légitimité (charismatique, traditionnel et légal-rationnel), on pourrait dire que le troisième caractérise avant tout la démocratie représentative, qui est née et a prospéré en Occident. Nonobstant, il n&#8217;est pas rare que l&#8217;on retrouve un magma des  trois dans un certain nombre de régimes. En terre d&#8217;islam, il est bien évident que le référent islamique est la première instance de légitimation. La question de la légitimité mesurée au taux d&#8217;abstention dans un pays islamique comme le Maroc me semble dénuée de portée heuristique. Il faut mettre en perspective l&#8217;avènement de ces élections, le contexte de leur déroulement, les forces politiques en présence et la lucidité des futurs députés à tenir compte des enseignements de ce scrutin. Autrement dit, sans arriver à l&#8217;explication de la déligitimation du politique, on peut raisonnablement avancer l&#8217;hypothèse d&#8217;un signal fort adressé à ceux qui sont appelés à proposer, à voter et à veiller à la bonne application des lois&nbsp;!</p><p><strong>Mais est-ce que, d&#8217;après vous, on est passé d&#8217;un électorat de quantité à un électorat de qualité, comme l&#8217;a affirmé l&#8217;ami du roi et le numéro deux du régime marocain, Fouad Ali El Himma&nbsp;?</strong></p><p>Il faut remplir précisément de sens les deux catégories énoncées. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un électorat de quantité et de qualité&nbsp;? L&#8217;électorat n&#8217;est pas une réserve classée sur le critère de sa qualité ou de son insignifiance. Une voix est une voix, peu importe le statut ou le rang de celle ou de celui qui l&#8217;exprime. C&#8217;est le fondement même du suffrage universel et du suffrage tout court. Chaque électeur accomplit, par son vote, un acte conscient et la logique veut que plus la participation au vote est massive (de quantité&nbsp;?), mieux le système politique se porte et plus l&#8217;élu se voit investi de cette noble fonction&nbsp;: servir et non se servir&nbsp;!</p><p><strong>Il n&#8217;y a strictement aucun enjeu  politique majeur pendant ces élections- le Maroc est une monarchie exécutive où le roi gouverne et règne-, pourquoi donc les organiser et dépenser les deniers publics dans un pays qui en a tellement besoin&nbsp;?</strong></p><p>À mon sens, l&#8217;enjeu principal est de sonder l&#8217;état de l&#8217;opinion en temps réel, de vérifier effectivement ce que tout le monde diagnostiquait, y compris au sein du sérail politico-médiatique, à savoir que les islamistes se tailleraient la part du lion dans le scrutin et pourraient ainsi voir l&#8217;un des leurs accéder à la primature. Cet enjeu implique la prise en charge économique du scrutin dans sa préparation, son organisation et ses retombées.</p><p>Consécutivement, il y a aussi un autre enjeu que je qualifierais d&#8217;international&nbsp;: montrer une image pluraliste du Maroc à l&#8217;étranger passe par l&#8217;organisation périodique des élections. D&#8217;ailleurs la présence des observateurs internationaux dépêchés sur place pour contrôler la régularité du scrutin conforte le bien-fondé de cet enjeu.</p><p>La culture électorale dispose d&#8217;un certain enracinement au Maroc, quel que soit par ailleurs le degré de l&#8217;authenticité des scrutins et la loyauté des différentes parties prenantes aux processus électoraux. Il reste qu&#8217;après la chute du mur de Berlin, la plupart des pays affichent, à défaut d&#8217;épouser formellement, les canons de la démocratie représentative et la philosophie de l&#8217;économie du marché.</p><p><strong>Si on se fie aux résultats, le raz-de-marée islamiste n&#8217;a pas eu finalement lieu, mais par contre le vieux parti de l&#8217;Istiqlal a crée une grande surprise en devenant la première force politique du pays, comment pouvez-vous expliquer ce résultat on ne peut plus étonnant&nbsp;?</strong></p><p>Je vais encore secouer le sens commun en affirmant que la prime revient aux partis dont l&#8217;islamité est le dénominateur commun. Que ce soit l&#8217;Istiqlal ou a fortiori le PJD, le conservatisme religieux est érigé en valeur incontournable pour défendre un certain Maroc et tenter de le sortir de l&#8217;impasse.</p><p>N&#8217;oublions pas que les fondateurs de l&#8217;Istiqlal étaient des salafistes.  Allal El Fassi, son véritable fondateur, s&#8217;était clairement revendiqué de l&#8217;héritage de Mohammed Abduh, Jamal Dine Al Afghani et de son contemporain Rachid Réda. Il faut aussi avoir à l&#8217;esprit que la création de ce parti remonte aux années 1940 et qu&#8217;il a survécu à une scission survenue en 1959 qui l&#8217;a vidé de ses cadres jeunes turques avec la naissance de l&#8217;UNFP. C&#8217;est dire que l&#8217;Istiqlal est un vieil parti, tantôt gouvernemental, tantôt d&#8217;opposition à doses homéopathiques, dont on peut supputer une connaissance consommée du jeu électoral et détenant de surcroît un capital inégalé en termes de responsabilités politiques.</p><p>En plaçant ce parti à la tête du scrutin, les électeurs, les rares votants, ont joué la prudence et en même temps ont offert un ticket gagnant aux coalitions gouvernementales rendues nécessaires par le fait qu&#8217;aucun parti ne peut assumer à lui seul l&#8217;alternance. C&#8217;est une constante dans les expériences électorales du Maroc indépendant. Ce thème de la prudence nous amène tout droit au sociologue américain John Waterbury qui avançait l&#8217;hypothèse, fort discutable, que &#171;&nbsp;Le Marocain, qui n&#8217;est à l&#8217;aise qu&#8217;intégré à une collectivité et se sent démuni dans une action autonome, conçoit le pouvoir et l&#8217;autorité comme défensifs avant tout, servant à protéger et à conserver plus qu&#8217;à créer ou à détruire&#8230;&nbsp;&#187;, (Le commandeur des croyants. La monarchie marocaine et son élite, Paris, PUF, 1975.)</p><p>Par ailleurs, je peux dire que l&#8217;Istiqlal, à la faveur de sa longévité, dispose d&#8217;un socle électoral bien supérieur à celui des partis qui ne sont pas complètement aguerris au clientélisme électoral. Le PJD complète le tableau car les islamistes ont effectué assidûment pendant un certain nombre d&#8217;années un travail de terrain approfondi en direction des masses populaires. Ils ont semé leurs grains clientélistes dans les quartiers en difficulté, le contexte international et la consécration des thèmes à tonalité islamique trouvant un écho favorable auprès des diplômés dés&#339;uvrés et autres pans de la société épris d&#8217;une alternance authentique. N&#8217;étant pas associé aux expériences gouvernementales passées contrairement à l&#8217;USFP, le PJD attire les mécontents, séduit la &#171;&nbsp;classe moyenne&nbsp;&#187; et se pose par ailleurs en dénonciateur chevronné des retombées de la mondialisation sur le Maroc.</p><p><strong>Le chef de l&#8217;Istiqlal, Abbas El Fassi est finalement nommé premier ministre.  Beaucoup pensent que  c&#8217;est une erreur en raison de ses propos anti-berbères et de  son implication directe dans le scandale &laquo;&nbsp;Annajat&nbsp;&raquo; où 30 mille jeunes marocains ont été floués&nbsp;?</strong></p><p>On sait depuis Machiavel que la moralité publique n&#8217;est pas la voie la plus empruntée pour accéder aux responsabilités. Action partisane et vertu cardinale ne font pas forcément bon ménage. Les exemples ne manquent pas de par le monde&nbsp;!</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/brahim-labari-noublions-pas-que-les-fondateurs-de-listiqlal-etaient-des-salafistes/1416/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>1</slash:comments> </item> <item><title>Le Pentagone en quête de logement pour l&#8217;Africom</title><link>http://www.centpapiers.com/le-pentagone-en-quete-de-logement-pour-lafricom/1232</link> <comments>http://www.centpapiers.com/le-pentagone-en-quete-de-logement-pour-lafricom/1232#comments</comments> <pubDate>Tue, 21 Aug 2007 10:02:53 +0000</pubDate> <dc:creator>Agence de Presse Étudiante Mondiale (APEM)</dc:creator> <category><![CDATA[Articles]]></category> <category><![CDATA[Politique]]></category> <category><![CDATA[à la une]]></category> <category><![CDATA[affilié]]></category> <category><![CDATA[afrique]]></category> <category><![CDATA[algérie]]></category> <category><![CDATA[états-unis]]></category> <category><![CDATA[George W Bush]]></category> <category><![CDATA[maroc]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=1887</guid> <description><![CDATA[&#171;&#160;J&#8217;ai le plaisir aujourd&#8217;hui de faire part de ma décision de créer au sein du ministère de la défense un Commandement unifié des forces armées pour l&#8217;Afrique.&#160;&#187; C&#8217;est en ces termes que le président américain décidait de la création de l&#8217;Africom dans un communiqué publié le 6 février dernier. Il le présente comme étant un [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton1887.jpg" border="0" /><p><i>&#171;&nbsp;J&#8217;ai le plaisir aujourd&#8217;hui de faire part de ma décision de créer au sein du ministère de la défense un Commandement unifié des forces armées pour l&#8217;Afrique.&nbsp;&#187;</i> C&#8217;est en ces termes que le président américain décidait de la création de l&#8217;Africom dans un communiqué publié le 6 février dernier. Il le présente comme étant un moyen qui servira à renforcer la <i>&#171;&nbsp;coopération avec l&#8217;Afrique en matière de sécurité et nous offrira de nouveaux moyens d&#8217;accroître les capacités de nos partenaires en Afrique. Il nous permettra d&#8217;intensifier nos efforts en vue d&#8217;apporter la paix et la sécurité aux peuples d&#8217;Afrique et de promouvoir nos objectifs communs en matière de développement, de santé, d&#8217;éducation, de démocratie et de croissance économique en Afrique.&nbsp;&#187;</i> .</p><p>Les belles perspectives telles qu&#8217;identifiées par le président américain n&#8217;ont, pour l&#8217;instant, pas été suffisantes pour convaincre les chefs d&#8217;États africains sur une éventuelle acceptation d&#8217;hébergement du quartier général de l&#8217;Africa Command (Africom).</p><p>Les décisions de refus et de méfiance ne se sont pas fait attendre sur le continent africain. C&#8217;est d&#8217;abord au nord du continent, dans le Maghreb, zone qui est pour l&#8217;instant la plus touchée par les mouvements terroristes, que le projet créera les premières réticences. La décision de refus du président libyen, Mouammar Kadhafi, n&#8217;a pas surpris grand monde, notamment à cause du froid qui gèle toujours les relations américano-libyennes depuis maintenant des décennies, malgré les quelques tentatives de rapprochements qui ont été notées tout récemment.</p><p>Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a aussi décliné l&#8217;offre américaine. Cette déclinaison est la conséquence, d&#8217;après lui, d&#8217;un manque d&#8217;information sur l&#8217;existence même du projet américain. Aussi, les autorités algériennes accusent n&#8217;avoir pas été mis au courant à temps, ce qui leur donnent un argument pour refuser le choix d&#8217;Alger comme siège de l&#8217;Africom. Et même s&#8217;il était informé à temps, il n&#8217;est pas certain que le président Bouteflika soit favorable à la proposition, car comme il l&#8217;a dit lors d&#8217;un entretien avec le journal espagnol ABC&nbsp;: <i>&#171;&nbsp;nous ne sommes pas qualifiés pour décider à la place de l&#8217;Afrique&nbsp;&#187;</i>.</p><p>Ce refus peut être considéré comme majeur pour des raisons politico-stratégiques. En effet, l&#8217;Algérie, en refusant cette offre, semble réitérer son désir de s&#8217;affirmer face aux grandes puissances. Rappelons que tout récemment, le président Bouteflika a fait une critique sévère à l&#8217;endroit des autorités françaises qu&#8217;il accuse d&#8217;être atteintes de &#171;&nbsp;cécité mentale&nbsp;&#187;.</p><p>Sur le plan stratégique, la présence du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), qui est devenu depuis janvier 2007 l&#8217;Organisation Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), ne facilite pas le choix d&#8217;Alger comme siège du commandement. L&#8217;acceptation de cette proposition pourrait envenimer la situation déjà préoccupante en Algérie.</p><p>Le Maroc,  considéré comme le pays le plus proche de Washington,  reste aussi défavorable à cette idée. L&#8217;Egypte n&#8217;a pas été sollicité car elle fait déjà partie du centre de commandement central des États-Unis.</p><p>La déception des émissaires de Washington risque de ne pas durer. Apres cet échec au Maghreb, reste à explorer l&#8217;Afrique sub-saharienne. Et il est fort probable que cette proposition trouve acquéreur dans cette partie du continent si on considère le poids des décisions de Washington sur un bon nombre de ses alliés africains. Mais pour l&#8217;instant la plupart restent méfiants et on se demande bien quels sont les outils de pressions dont Washington dispose dans son armada en cas de refus généralisé. Reste que cette probabilité est très faible et on peut s&#8217;attendre à un transfert du commandement, actuellement à Stuttgart, en Allemagne, vers les tropiques d&#8217;ici le début des opérations qui sont programmées pour septembre 2008.</p><p>Selon certaines sources proches de Washington, la piste de la décentralisation du commandement d&#8217;Africom serait à l&#8217;étude. Mais ceci ne pourrait toujours pas garantir un accueil favorable au projet si des dispositions ne sont pas prises en vue de dissiper les craintes d&#8217;attaques terroristes et d&#8217;ingérence politique qui, vraisemblablement, motivent (ou motiveront) la plupart des refus.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/le-pentagone-en-quete-de-logement-pour-lafricom/1232/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> </channel> </rss>