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S’instruire appauvrit

M?lissa Gr?goire,?Yvon Rivard,?12 septembre 2013 Que vise le gouvernement Marois en ne reconnaissant plus aux professeurEs de c?geps leurs dipl?mes de ma?trise et de doctorat (Baisse salariale en vue pour les profs de c?gep, Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, 7 septembre 2013)?? ?pargner quelques millions de dollars?? D?valoriser l?enseignement au coll?gial?? ...

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En Libye, deux ans apr?s les bombes de l?Otan, le chaos

Par?Rosa Moussaoui Les autorit?s sont d?pass?es par les milices. Le Sud, plaque tournante du trafic d?armes, est devenu un sanctuaire de djihadistes. ??Vous avez voulu la paix, vous avez voulu la libert?, vous voulez le progr?s ?conomique. La France, la Grande-Bretagne, l?Europe seront toujours aux c?t?s du peuple libyen.?? Le ...

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L??l?phant est au cirque et le cirque est dans les ?l?phants

  ?La r?mun?ration des enseignants devrait varier en fonction des r?sultats de leurs ?l?ves?. L?id?e vient de « refaire surface »: devant la m?diocrit? du RENDEMENT du Minist?re de L??ducation des Loisirs et des Sports (le MELS) du Qu?bec, on songe ? am?liorer la « performance » des ?l?ves en ?levant le salaires des ...

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La m?re de toutes les crises de la dette !

Oublions la Grèce, l’Irlande ou l’Islande. La dette publique japonaise est aussi importante que celles de la France, de la Grande Bretagne et de l’Allemagne réunies ! Même si, en tout cas pour le moment, les marchés et les investisseurs ont délibérément fait le choix d’ignorer les faits, qui sont potentiellement catastrophiques. Et qui se déclinent [...]

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Rentr

Tout à l’heure, elle a préféré qu’on ne l’accompagne pas dans la cour de récréation.

Éclaboussures C’est assez logique : elle revient en territoire connu, c’est sa dernière année d’école, celle d’avant le grand saut dans l’inconnu, celle où elle fait enfin partie des grands avant de redevenir une petite nouvelle.

La rentrée, c’est toujours pareil et c’est toujours différent. Ou alors, c’est nous qui changeons et c’est cette récurrence des cycles de vie qui nous informe que la grande horloge continue de tourner inexorablement vers l’heure de la sortie.
J’ai eu mon content de petits matins de septembre frisquet, de platanes jaunissants, de cette formidable impatience de devoir tout recommencer tout en sachant que ce sera totalement différent.

J’ai toujours aimé ces derniers jours d’été, où la chaleur se fait moins mordante, mais où le ciel est d’un bleu implacable. J’ai toujours, en même temps, regretté ce moment de l’année où je remarque à de petits signes que les jours sont nettement plus courts. J’aime le rythme de l’été, ces matins à peine frais où l’on est réveillé de bonne heure par la lumière du jour et on l’on étire les soirées dans un crépuscule lent et paresseux, à l’ombre des étoiles pâles. Mais j’aimais aussi, en même temps, cette sorte de retour à la vie, à frénésie du troupeau, à la nécessité du temps, tout en rejetant formellement la dictature de l’horloge. Je crois que j’aurais voulu vivre toute l’année des journées de juillet avec les couleurs et les sons de septembre, juste pour en avoir un peu plus, un peu plus longtemps.

Quand j’étais gosse, les vacances me faisaient un peu suer. Non pas que je n’aimais pas retrouver mon père et nos amis communs ou que je n’appréciais pleinement la rupture des rythmes, le changement de décor, d’activités, de socialité et l’exquis sentiment d’étrangeté à moi-même que cela me procurait, mais en même temps, je trouvais trop long ce temps hors du temps, hors de la vraie vie, celle des copains, du quotidien parfois ennuyeux, et de l’apprentissage, de ces connaissances que l’école ne distribuait pourtant qu’avec une parcimonie mesquine.
Après le 15 aout, déjà, j’avais envie d’ombre, de papier neuf et craquant et de l’odeur follement enivrante des manuels scolaires fraichement sortis de la presse. Que je sois parachutée dans une école où je ne connaissais rien ni personne — ce qui m’est arrivé bien souvent — ou que je retourne en terrain conquis, auprès de ces amis que j’aurais tant voulu garder toute ma vie, je finissais toujours par crever d’impatience de replonger dans le carcan rigide et rassurant de l’Éducation nationale, ne serait-ce que parce que là, j’avais enfin des règles à enfreindre et d’autres à inventer.

Je ne me souviens pas d’un temps où je n’ai pas aimé profondément ce lieu où l’on détient pourtant tant d’enfants contre leur gré. Je crois que j’ai même dû aimer l’effroi du premier plongeon dans l’inconnu, de la première séparation, de cette promesse de conquête d’une nouvelle autonomie, de découverte d’un nouveau monde, de nouveaux visages, de nouvelles sensations. J’ai toujours aimé la manière dont le piaillement aigu des enfants rebondit sous le préau, les jours de crachin, le grondement rocailleux des pieds de chaises que l’on traine sur le parquet balafré par les générations, la pluie mate des semelles de basket dans les escaliers, le murmure des files d’attente dans les couloirs, les hurlements de délivrance lors de la dernière sonnerie du soir, la cacophonie indigeste et métallique de la cantine aux heures de pointe, les chuchotements sous la couette, le soir, après l’extinction des feux, le bourdonnement du silence pendant les interros, tout ce brouhaha de la vie en collectivité.

 La gosse m’a l’air bien moins émotive en ce premier jour de sa dernière année d’écolière. Envie de voir les potes, certes, de raconter nos petites aventures de l’été, mais pas de réelle impatience, plutôt une sorte de volonté contrôlée de vivre le moment, juste le moment.
Elle n’avait pas besoin du rituel du premier jour, un peu comme si elle l’économisait pour le grand saut dans le monde de l’année prochaine.
Je la regarde traverser les mêmes instants que ceux par lesquels je suis passée. C’est la même chose, mais c’est définitivement différent. Chaque moment est complètement différent parce que c’est un peu comme si, aujourd’hui, je le revivais, mais de l’autre côté du miroir.

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GLOBUMANISME, LA THEORIE DE L?ESPERANCE

GLOBUMANISME , LA THEORIE DE L?ESPERANCE La d?mocratie comme syst?me de gouvernation? ?choua. Les successifs gouvernants ?lus, le long des derni?res d?cennies, en terres de France et dans le reste de l?Europe, ne d?fendirent pas la volont? de la citoyennet?. En devenant de simples fonctionnaires du Capital Global ils impos?rent ...

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Strat?gie du choc : comment le Fmi et l’Union europ?enne bradent la Gr?ce aux plus offrants

Vente ? la d?coupe Agn?s Rousseaux C’est l’heure des soldes. La plus grande promotion du 21?me si?cle. Tout doit dispara?tre?! Pour tenter de r?duire sa dette, la Gr?ce liquide tous ses biens publics?: ?nergies, transports, compagnies des eaux, universit?s, rivages pr?serv?s… Le pays s’enfonce toujours plus dans une crise ?conomique ...

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Effet ciseau

  MONOLECTE: Et là, est-ce que tu commences à bien la sentir, la main invisible du marché ? Est-ce que tu la sens bien, son étreinte implacable qui t’a choppé par les balloches et qui te broie, continuellement,inexorablement, jusqu’à ce que tu mettes … Lire la suite

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La mer : une merveilleuse artiste

  C?est un fait, la mer est une artiste de talent. Une grande artiste dont les ?uvres ne seront jamais vendues aux ench?res chez Christie?s ou Sotheby?s. Une artiste dont? les promeneurs curieux ne se lassent pas d?admirer les cr?ations en fl?nant au long des gr?ves et des plages. Bienvenue ...

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Schumpeter: la destruction cr?ative durant les r?cessions.

  MINARCHISTE: En 2009, le magazine hedbomadaire The Economist* a inauguré une nouvelle chronique intitulée « Schumpeter » en l’honneur de l’économiste Joseph Schumpeter, connu pour sa fameuse théorie de la destruction créatrice. Voici un résumé de cette théorie (Wikipedia): Les crises ne … Lire la suite

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Un roman de 1969 pr?dit les ?v?nements de notre ?poque !

John Brunner se doutait-il en r?digeant son roman de science-fiction en 1969, que ce qu’il d?crivait comme un futur imaginaire serait aujourd’hui notre quotidien?? Situ?e en 2010, l’intrigue de Stand on Zanzibar avait tout pr?dit. Les ?uvres de science-fiction sont faites pour s’?vader, sortir de notre quotidien en nous emmenant ...

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