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	<title>CentPapiers &#187; jimmy carter</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Aux origines du paysage politique actuel au Moyen orient: retour sur les négociations de Camp David</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Mar 2011 05:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alter Info</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-63538" href="http://www.centpapiers.com/aux-origines-du-paysage-politique-actuel-au-moyen-orient-retour-sur-les-negociations-de-camp-david/63537/2756472-3901260"><img class="alignnone size-full wp-image-63538" title="2756472-3901260" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/03/2756472-3901260.jpg" alt="" width="274" height="184" /></a></p>
<p>Source: <a href="http://www.alterinfo.net/Aux-origines-du-paysage-politique-actuel-au-Moyen-orient-retour-sur-les-negociations-de-Camp-David_a56053.html">Alter Info</a></p>
<div>
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<div dir="ltr">
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<div><em>Je   ne vais pas être long dans la présentation de ce texte   intéressant  que  publie l’indispensable Philip Weiss. Il est question   ici d’une  vision de  l’intérieur des discussions de camp David qui ont   débouché  sur l’accord  de paix entre l’Egypte et l’entité sioniste et   qui  ouvrira la voie à un  accord du même type avec la Jordanie.<br />
</em></div>
<div><em>Deux  points me semblent  importants à relever. Le premier c’est   une bonne  volonté semble-t-il  indéniable des autorités US, disposition   d’esprit  contrecarrée cependant  par l’action du lobby sioniste. C’est   dans ce  contexte qu’il faut  comprendre l’apparente habileté de Begin   qui a  en réalité la partie  facile car, à la différence de Jimmy Carter   et  du raïs Egyptien il n’est  absolument pas demandeur d’un accord de    paix global et il n’est donc  pas du tout pressé de conclure quoi que ce    soit qui ne l’arrangerait  pas.<br />
</em></div>
<div><em>Le deuxième  point est que  l’histoire du Mashrek, du moins   celle qui a précédé la  déposition du  président Moubarak, est le   résultat direct des accords  de paix séparés  signés par l’Egypte et la   Jordanie et il faut y  inclure les agressions  contre le Liban, la   poursuite de la  colonisation de la Cisjordanie, le  blocus de Gaza,   l’agression  occidentale contre l’Irak…</em></div>
<div><em><br />
</em></div>
<h3><a href="http://mondoweiss.net/2011/03/the-history-of-the-camp-david-accords-reveals-that-the-president-is-incapable-of-standing-up-for-the-palestinians.html">L’histoire     des accords de Camp David révèle que même un président sympathique  ne    pouvait pas prendre position en faveur des palestiniens</a></h3>
<div>par Scott McConnell, MondoWeiss 6 mars 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri</div>
<div></div>
<div></div>
<div>En   pleine révolution égyptienne, un Benjamin Netanyahou soucieux   avait   déclaré à son cabinet que la paix israélo-égyptienne de 1979   était  « la  pierre angulaire de la paix et de la stabilité, pas   seulement  entre les  deux pays mais aussi dans l’ensemble du Moyen   Orient » –  des propos qui  s’étaient vite frayé un chemin vers la une du   New York  Times. Dans le  même temps, les populations du Liban, de   l’Irak, de  Gaza et de  Cisjordanie auraient pu se demander quel genre de   paix et  de stabilité  elles ont retiré de l’accord. Camp David a en   fait  marqué le début d’un  âge d’or pour Israël qui a été libre de    poursuivre des politiques  d’agression sans avoir à se préoccuper de la    plus grande armée du monde  arabe.</div>
<div>Comment  est-ce arrivé?  Un Etat d’Israël stratégiquement dominant   n’était pas un  des  objectifs recherchés par Jimmy Carter et les autres   Américains qui   négociaient les accords de Camp David. Washington avait   été effrayée  par  la guerre de 1973 et touchée par l’embargo pétrolier   arabe ; les   stratèges étaient inquiets de voir l’instabilité   persistante dans la   région permettre à l’Union Soviétique de mettre en   péril   l’approvisionnement de l’occident en énergie. Pendant la décennie   qui   avait précédé, le consensus dans les cercles dirigeants était    qu’Israël  devait rendre le territoire qu’elle avait conquis pendant la    guerre de  1967 en échange d’une paix globale avec ses voisins et de    garanties en  matière de sécurité. Les dirigeants Palestiniens    continuaient à évoluer  vers l’acceptation d’une solution à deux Etats.    Washington cherchait  depuis l’époque d’Eisenhower, une solution au    problème des réfugiés  Palestiniens, amplifié par l’occupation    israélienne de la Cisjordanie.</div>
<div></div>
<div>Les  accords de Camp David  sont donc un casse-tête en forme de   puzzle, parce  que leurs résultats  – qui ont modelé le Moyen Orient une   génération  durant – ont été  très différents de ceux que leurs parrains   Américains  recherchaient.   Rassembler les morceaux du puzzle révèle les   contraintes  qui pèsent  sur un président Américain quand il traite avec   Israël. En  fait, une  leçon fondamentale à tirer de Power and   Principle, les  mémoires de  Zbigniew Brezinski sur ses fonctions en tant   que conseiller à  la  sécurité nationale de Carter, et des mémoires de   son principal   assistant pour le Moyen Orient William Quandt (In Peace   Process) est  que  les Arabes devraient cesser de se leurrer avec l’idée   que les  Etats  Unis utiliseront leur influence sur Israël pour parvenir à   une  paix  juste.</div>
<div></div>
<div>La cadre fixé par Camp David a  prévalu dans le  Moyen Orient   pendant trente années. Les Palestiniens  n’avaient pas  d’Etat en 1979,   et n’en ont toujours pas. Le lobby  israélien avait  montré sa capacité à   fixer les limites des objectifs  qu’un président  Américain pourrait   vraisemblablement atteindre Cela  s’était produit  avec une   administration dont les responsables de la  politique  étrangère   considéraient que la solution du problème  palestinien avait  une   importance stratégique et morale, sous un  président qui  ressentait une   chaleureuse proximité personnelle avec  Anouar Sadate  qu’il n’éprouvait   pas à l’égard des dirigeants Israéliens.</div>
<div></div>
<div>On  peut voir pourquoi les gens  intelligents croyaient que la   situation  était plus fluide. Dans le récit  de Brzezinski, des cadres de    l’administration centrale avaient à  plusieurs reprises avancé l’idée    de rompre ouvertement avec Israël puis  d’expliquer à l’opinion    américaine leur frustration devant  l’intransigeance israélienne. Et    pourtant, on sent bien que ce ne fut  jamais vraiment une option    sérieuse. Le premier ministre Israélien  Menahem Begin semblait le    savoir, tout comme Netanyahou et son équipe  aujourd’hui. A la fin,    Begin a parfaitement joué avec l’administration  US – exploitant son vif    désir pour un « succès » diplomatique,  manœuvrant en direction d’une    paix séparée qui écarterait l’Egypte de la  question palestinienne,    laissant à Israël les mains libres pour  coloniser la Cisjordanie,    annexer le plateau du Golan et lancer  plusieurs guerres contre le    Liban.</div>
<div></div>
<div>Personne ne peut imputer les  conséquences de Camp  David à un   manqué d’engagement de la part de Jimmy  Carter et de son  équipe de   politique étrangère. Le secrétaire d’Etat Cy  Vance et  Brzezinski   différaient sur la manière de traiter avec l’Union   Soviétique, mais   tous deux considéraient qu’un règlement global au  Moyen  Orient,   comprenant une patrie pour les Palestiniens ; était  d’un  intérêt vital   pour les Etats Unis. Chrétien fervent, Carter  ressentait  un certain   lien émotionnel avec Israël en tant que « terre  de la Bible »  et   n’appréciait pas le mépris qu’éprouvaient certains  dirigeants dans  le   monde, comme le président Français Giscard  d’Estaing, à l’égard de    l’Etat d’Israël. Mais il ressentait avec  force que les palestiniens    avaient été victimes d’une injustice.</div>
<div></div>
<div>Au  début de sa présidence, dans  une réunion en mars 1977, Carter   avait  déclaré, « il doit y avoir une  patrie pour les réfugiés   palestiniens  qui ont souffert pendant de  nombreuses années. »   Brzezinski avait  tout se suite compris que ces  propos déclencheraient   une tempête  politique et il se souvient que  « Vance et moi nous sommes   concertés  sur la meilleure façon de gérer ce  nouveau développement,   mais nous  avons reçu des instructions…  directement d’Air Force One   selon  lesquelles aucune élaboration ou  clarification ne devait être   faite  sur ce sujet. » (près de tente ans  après ce jour où Carter avait    évoqué la souffrance palestinienne, Barack  Obama, lors de sa venue en    Iowa pour sa campagne, avait utilisé le même  mot pour parler de la    détresse des Palestiniens. Comme Carter, il a  subi des attaques    virulentes de la part des partisans d’Israël. Si  certains diraient que    les choses ne changent jamais, il a cependant une  différence    significative.  Contrairement à Carter, Obama a par la suite     « clarifié » ses propos, affirmant qu’il voulait dire que les     palestiniens souffraient à cause des erreurs de leurs dirigeants).</div>
<div></div>
<div>A  son arrivée aux affaires, le  plan de l’administration Carter   était  de préparer le terrain pour une  conférence internationale à   Genève  sous la coprésidence de Washington et  de l’Union Soviétique.    L’administration savait qu’Israël résisterait,  mais pensait que ses    objections pouvaient être surmontées. Brzezinski se  souvient avoir dit    souvent à Carter qu’Israël aurait besoin de  « persuasion » en  ajoutant   que « compte tenu de la centralité de l’aide  américaine pour  la survie   d’Israël, la plupart des Israéliens  éviteraient d’instinct  de défier   ouvertement les Etats Unis sous réserve  qu’ils soient  convaincus   qu’Etats Unis signifie business. » (en  italique dans le  texte   original).</div>
<div>Mais la fenêtre au cours de  laquelle une  telle persuasion pouvait   être tentée était étroite. Dans un  bref  résumé de la force du lobby   israélien, Brzezinski observe, « La   configuration politique interne aux   Etats Unis était telle que le   président avait la plus grande marge   d’action pendant sa première  année  de mandat, moins pendant la deuxième   et ainsi de suite. » Plus  il avait  de temps pour persuader et pour que   les avancées  subséquentes vers la  paix soient manifestes, plus il   avait l’occasion  d’agir. Les frictions  avec Israël n’étaient guère de   mise pendant la  troisième et quatrième  année de présidence, parce que   ce genre de  conflits aurait eu des  répercussions défavorables dans les   mass media  et pour le soutien  financier au parti Démocrate. »</div>
<div></div>
<div>Les  chances pour  l’administration d’utiliser efficacement la   première  année de présidence  s’étaient sensiblement réduites après la   défaite  électorale en mais  1977 des travaillistes Israéliens devant la    coalition emmenée par le  Likoud dirigé par Menahem Begin. Washington    s’attendait à une épreuve de  force avec le faucon Begin. Brzezinski    poussait pour que davantage de  voix dans l’administration s’expriment    sur e Moyen Orient, et un  vice-président Mondale initialement réticent    fit un discours appelant  Israël à se retirer sue les lignes [d'avant    1967] et  à la mise en place  d’une « entité » palestinienne. Le  leader   de la Chambre des  Représentants Tip O’neill avait dit à  Brzezinski que   « si le choix  devait se faire entre le président et le  lobby   pro-israélien, le pays  choisirait clairement le président –  mais   seulement si le chois était  clairement posé. » Le sénateur  Abraham   Ribicoff,  un Juif libéral qui se  méfiait de Begin, avait  fait savoir   par Mondale que Carter devait  rester ferme. Cy Vance  avait fait passer   des échos transmis par Sol  Linowitz, un vieux  routier des arcanes de   Washington, selon lesquels la  communauté juive  était arrivée à la   conclusion que « s’ils  faisaient  suffisamment  pression, le président   réussirait. » C’est apparemment ce  qui s’était  dégagé d’une réunion que   Carter avait eue avec des  dirigeants Juifs,  au cours de laquelle il   avait assuré de son engagement  pour Israël  tout en exposant ses projets   de pressions sur Tel Aviv dans  le sens  d’un accord de paix.</div>
<div></div>
<div>En août, selon les notes du  journal de  Brzezinski, Carter « avait   fait connaître son insatisfaction   croissante devant la position   israélienne et son refus de continuer  une  politique par laquelle nous   finançons de fait leurs conquêtes  tandis  qu’ils nous ignorent tout   simplement par leur intransigeance  et se  moquent généralement de notre   avis et de nos préférences. Il  était  extrêmement dur sur ce sujet et   Vance lui faisait écho en  suggérant que,  en cas de lancement d’une   seule nouvelle colonie par  les Israéliens…  nous devrions initier des   discussions avec l’OLP. »</div>
<div></div>
<div>Montrer  sa fermeté dans une  réunion où les gens sont d’accord sur    l’essentiel avec vous est une  chose. Carter pourrait avoir survécu à    une épreuve de force avec les  dirigeants Juifs Américains au sujet de    l’intransigeance d’Israël – nous  ne le saurons jamais. Il est certain    que de nombreux Juifs  considéraient l’attitude de Begin comme    irresponsable. Mais il est  difficile d’imaginer n’importe quel    président Américain,  particulièrement un Démocrate, avoir assez de cran    pour une telle  épreuve de force.</div>
<div>En novembre 1977, le  président  Egyptien Anouar Sadate, par un   geste spectaculaire, tenta  de faire  sauter le blocage en allant à   Jérusalem. Dans son discours à  la Knesset,  Sadate avait dit clairement   qu’en échange d el paix,  Israël devrait  effectuer un retrait complet et   permettre aux  palestiniens de bâtir un  Etat à Gaza et en Cisjordanie.   Il se peut  que Sadate, dont le souci  premier était la récupération par   l’Egypte  de son propre territoire,  avait déjà décidé de signer une paix    séparée, un accord de moindre  ampleur. Dans la foulée du discours de    Sadate à Jérusalem, Begin s’était  rendu à Washington où Carter insista    auprès de lui sur la question  palestinienne. Begin évoqua une notion    floue « d’autonomie » – une  formule vague que Brzezinski, pensant    qu’elle pouvait receler des  possibilités, chercha à dégrossir.    L’autonomie, disait Brzezinski,  pouvait dire un peu tout ; depuis un    « Basutoland sous contrôle  israélien » à une étape sur le chemin d’une    véritable construction  étatique.</div>
<div></div>
<div>Le printemps 1978 avait  été  occupé par un conflit sur des ventes   d’armes américaines à  l’Arabie  Saoudite et à la Jordanie auxquelles   Israël était opposée.  Brzezinski  écrivait, « durant cette période, nous   avons tous fait  l’objet de rudes  attaques de la part du lobby juif, et   beaucoup de  temps a été consacré à  des réunions et des explications.   Elles  étaient rarement agréables,  même si les hauts responsables Juifs    étaient plus compréhensifs de notre  besoin de développer des liens avec    des Etats arabes plus modérés ».   Lors d’un dîner, Brzezinski  s’était   plaint vivement à Moshe Dayan des  efforts israéliens pour  empêcher les   ventes d’armes, assurant que le  président gagnerait à  une confrontation   et menaçant d’évoquer  publiquement l’arsenal  nucléaire d’Israël. A la   fin, les contrats  d’armement purent être  signés moyennant des avions   supplémentaires pour  Israël</div>
<div></div>
<div>A  l’arrivée de l’été, quel que  soit l’élan qu’avait créé le geste   de  Sadate, il s’était évaporé.  L’équipe de Carter espérait dévoiler une    proposition rapprochant les  positions israéliennes et égyptiennes    antérieures, une confirmation de  la résolution 242 de l’ONU (qui    appelait Israël à se retirer des  territoires conquis et les Arabes à    faire la paix avec Israël – les  territoires contre la paix) par le    retrait israélien du Sinaï et une  avancée sur le chemin de    l’auto-détermination pour les Palestiniens. « A  quel point sommes-nous    prêts à faire face à un refus israélien ? »  demandait Brzezinski à    Carter dans un mémo de juillet. « Avons-nous la  force politique pour    gérer une tension prolongée dans les relations  entre Israël et les    Etats Unis ? Quel genre de forces pouvons-nous  mobiliser et de quelle    manière pour faire valoir nos vues ? Ce sont des  questions centrales    qui touchent à des sensibilités aussi bien à  l’international que sur  la   scène politique domestique. Par-dessus tout,  vous devez décider si    vous êtes prêt à traiter cette affaire jusqu’au  bout… si nous  agissons   publiquement et ne parvenons pas à nous imposer,  notre  politique pour   le Moyen Orient sera en panne… si nous agissons   ‘publiquement’, nous   devons imposer nos vues. »</div>
<div></div>
<div>Brzezinski  posait tout  simplement trop de questions à   l’administration Carter –  leur apporter  une réponse exigeait   d’échafauder une stratégie sur la  manière de  neutraliser un segment   importante de l’establishment  américain et une  partie importante de la   coalition démocrate. De  toutes façons, on n’a  aucune trace d’une   tentative éventuelle de les  explorer par  l’administration Carter.   Carter avait répondu en  suggérant la tenue  d’une rencontre au sommet   avec Begin et Sadate,  une rencontre historique  où Carter lui-même   pourrait débloquer  l’impasse. Brzezinski avait  conseillé à   l’administration de se  préparer à l’échec, de bien faire  comprendre que   le « refus  d’accepter nos propositions pourrait remettre  en cause les   relations  entre Israël et les Etats Unis. »</div>
<div>Les invitations pour Camp  David  furent envoyées en août 1978. Ces   13 journées de septembre  furent une  première dans les annales de la   diplomatie : trois chefs  d’Etat et de  gouvernement avec leurs équipes   chargées de la sécurité  nationale   isolés dans un site des collines du   Maryland, à l’abri des  journalistes.  Carter travaillait comme un   possédé, rédigeant les  documents de base et  tenant en continu des   réunions avec les  responsables Egyptiens et  Israéliens pour chercher   des formulations  mutuellement acceptables En  matière de divertissement,   les Américains  jouèrent beaucoup au tennis ;  Brzezinski joua trois   parties d’échecs  avec Menahem Begin.</div>
<div></div>
<div>Israël allait au sommet avec un  seul  objectif. Avant même le geste   de paix de Sadate, le ministère   israélien des affaires étrangères   travaillait à une sortie de l’Egypte   du conflit en élaborant l’idée   d’une paix séparée. Un accord de ce  genre  était complètement conforme   aux intérêts d’Israël – ce que  Begin et son  gouvernement   reconnaissaient alors même qu’ils  chicanaient sur chaque  colline,   chaque colonie et sur le calendrier  d’application du retrait.  Mais le   marchandage servait des fins bien  plus larges, ainsi que William    Quandt, l’adjoint de Brzezinski, le  souligne dans son analyse de Camp    David :</div>
<div>« Begin,  plus  que tout autre négociateur, semblait être doué pour   utiliser le  temps  de  manière stratégique, amenant les négociations au   bord de la   rupture sur des questions secondaires pour éviter de subir   des  pressions  sur les questions clefs. Sadate, à l’opposé, refusait de    négocier sur  les questions qui lui importaient le plus : la    souveraineté et le  territoire égyptiens – tout en laissant à ses    assistants la tâche  ingrate d’essayer de tenir tête à Begin sur la    question palestinienne.  La position e Begin était aussi renforcée par    sa disposition à accepter  un échec des discussions. Sadate et Carter    tenaient beaucoup plus à une  issue positive, et Begin pouvait utiliser    de manière crédible la menace  de quitter la négociation, comme il le    fit, pour extorquer des  concessions. »</div>
<div></div>
<div>A un moment,  alors que les  négociations étaient avancées, Sadate,   irrité par le  refus de Begin de  céder du terrain sur la Cisjordanie   avait fait ses  valises et se  préparait à partir. Carter s’était   précipité vers le  chalet de Sadate  pour lui expliquer que son départ   pourrait signifier  la fin des  relations égypto-américaines – que la   responsabilité de  l’échec des  négociations serait imputée à Sadate. Ce   moment était  très parlant : en  dépit du fait que les positions de   Sadate étaient  bien plus proches des  propres positions de la Maison   Blanche que ne  l’étaient celles d’Israël,  au moment où il fallait   s’imposer, un  président Américain pouvait  menacer l’Egypte et n’avait   pas hésité à  le faire. La même chose n’était  pas vraie pour Israël.</div>
<div></div>
<div>Les  négociations sur Gaza et la  Cisjordanie ne sont vraiment   intervenues  que vers la fin de la deuxième  semaine. Avant cela, les   Israéliens  persistaient à soutenir que la  guerre de 1967 leur avait   donné le  droit de modifier les frontières.  Begin refusait d’accepter    l’applicabilité de la résolution 242 de l’ONU  pour la Cisjordanie.    Quand l’Israélien a présenté sa vision des choses  pour la Cisjordanie,    en insistant sur tous les contrôles, droits de veto  et privilèges qui    resteraient à Israël, Carter avait explosé « Ce que  vous voulez,  d’est   faire de la Cisjordanie une partie d’Israël. » Vance  avait  appuyé le   président. Brzezinski avait ajouté « C’est profondément   affligeant –   vous voulez réellement garder un contrôle politique, un   droit de veto,   un gouverneur militaire, le maintien de l’ordre public   défini au sens   large. Nous pensions que vous accepteriez d’accorder  une  véritable   autonomie. » Moshe Dayan, toujours diplomate, avait  répondu    « professeur Brzezinski, nous ne cherchons pas un contrôle  politique. Si    ça en a l’air pour vous, alors nous allons réexaminer  les choses. » La    rupture avait été évitée. Carter s’était remis à  l’ouvrage, en se    concentrant sur l’idée que la proposition  israélienne d’autonomie    interne pourrait être mise en œuvre pendant  une période de transition de    cinq ans. Au septième jour des  négociations, les israéliens   objectaient  encore à toute proposition  qui insistait sur les mots « la   non  acceptabilité de l’acquisition de  territoires par la guerre. »   Dayan  avait dit à Vance que le sommet  allait se terminer par un échec   et qu’on  en ferait porter la faute à  l’intransigeance de Carter.</div>
<div>Mais le 16 septembre, au onzième   jour sur les collines de Camp   David, survint le compromis décisif,  en  fait une concession américaine.   Selon le récit de Bill Quandt,  c’est  alors que le projet de texte   américain concernant Gaza et la  Cisjordanie  a été fondamentalement   transformé. « Les éléments de la  242 qui étaient  auparavant inclus,   dont le retrait, avaient été  effacés. Le texte avait  été modifié de   sorte à rendre clair que les  négociations, mais pas  forcément les   résultats des négociations,  devraient être basées sur les  principes de   la 242. Et les  négociations sur Gaza et la Cisjordanie  furent   astucieusement  renvoyées aux calendes grecques en créant deux    modalités, une  impliquant des négociations pour un traité de paix entre    Israël et la  Jordanie et l’autre impliquant des discussions entre   Israël  et des  représentants des Palestiniens. Quandt concluait, « Il   faudrait   peut-être un avocat pour expliquer comment, mais Begin avait   défendu   avec succès sa position sur le caractère non applicable de la   242 pour   les négociations sur l’avenir de la Cisjordanie, les   Américains se   satisfaisaient de l’ambigüité, et Sadate se demandait   sans doute quel   était l’objet de toute cette gymnastique verbale. »</div>
<div>Le  moins que l’on puisse dire  est que l’ambigüité ne sautait pas   aux  yeux après une simple lecture des  accords de Camp David. Le   document  semble effectivement faire  apparaître que les négociations sur   la  Cisjordanie sont basées sur la  242 et ouvrent la voie d’une   certaine  manière à l’autodétermination des  Palestiniens. Mais à la   différence  des clauses spécifiques à un retrait  israélien du Sinaï, il   n’y a  aucun engagement explicite pour que des  négociations aboutissent    réellement quelque part. Carter pensait tout au  moins parvenir à    obtenir le résultat  qui avait sa préférence en  stoppant le plan de    colonisation de la Cisjordanie que Begin avait lancé  récemment. Carter    avait soutiré à Begin, du moins le croyait-il, la  promesse de geler  la   construction de nouvelles colonies pendant les cinq  années durant    lesquelles devaient se tenir les négociations pour une  autonomie    palestinienne.</div>
<div></div>
<div>Carter s’était empressé de  transmettre cette  promesse orale à   Sadate au cours de ses allées et  venues entre les  chalets des deux   hommes. Les Israéliens lui avaient  promis une lettre  de confirmation de   leur promesse pour le lendemain.  Mais la lettre  que transmirent les   Israéliens ne contenait rien de tel.  Au  contraire, elle liait le gel de   la colonisation à la durée des   négociations sur le Sinaï qui devaient   être bouclées dans les trois   mois. Carter refusa d’accepter la lettre   et en demanda une autre.    Quandt écrit « la sonnette d’alarme avait été   tirée, mais il y avait   tant d’autres problèmes sur l’agenda ce jour   là, en particulier un   argument dilatoire sur Jérusalem qui avait été   mis sur la table dans   l’après-midi, que Carter et Vance continuèrent à   agir comme s’il y  avait  eu un simple quiproquo qui serait éclairci dès   que Begin aurait  envoyé  une nouvelle version de la  lettre. »</div>
<div></div>
<div>Les  Américains n’ont jamais reçu  la lettre confirmant ce que   Carter  croyait que Begin avait promis. Mais  pour le reste du monde,   (sauf,  c’est significatif, pour le monde arabe)  Carter semblait avoir   obtenu  ce qu’il voulait. Comme le sommet tirait à  sa fin, Brzezinski   fit un  topo pour la presse. « L’embarras était  palpable quand j’ai   annoncé  les conditions de l’accord israélo-égyptien,  particulièrement   sur le  point selon lequel le traité de paix serait  signé dans les trois    mois. Les journalistes avaient du mal à y croire.  Un sentiment    d’excitation montait pendant le déroulement du briefing et  j’avais du    mal à m’en dégager moi-même…. A 10h30, le président qui  venait juste    d’arriver par hélicoptère est entré avec Sadate et Begin.  Il y eut un    tonnerre d’applaudissements lorsqu’il annonça le succès… »</div>
<div></div>
<div>Moins  d’une semaine avec ce  moment de triomphe, Carter et   Brzezinski  s’inquiétaient ouvertement de  ce qu’ils avaient fait. Begin   avait  entamé immédiatement une tournée des  media aux Etats Unis,   affirmant  le droit d’Israël à rester indéfiniment  en Cisjordanie et à    poursuivre la construction de colonies. Brzezinski  notait dans son    journal que Begin « tente de créer l’impression que le  seul accord qui    compte vraiment est l’accord israélo-égyptien. S’il peut  s’en tirer    comme ça, il obtiendra un traité de paix séparé, puis  l’ensemble de    l’édifice pour la paix au Moyen orient s’écroulera. » Mais  il s’en est    tiré comme ça. Bien sûr, l’édifice de la paix ne s’est pas   complètement   écroulé. Israël a prospéré. Begin et Ariel Sharon ont  lancé  une   expédition sanglante au Liban afin d’éliminer l’OLP et le   nationalisme   arabe une fois pour toutes. L’occupation de la  Cisjordanie a  été   renforcée par des centaines de milliers de colons,  avec les réseaux  de   check points et de routes qui leur sont associés.  L’extrémisme    islamique, dont l’Amérique a goûté le fruit amer le 11  septembre, a    commencé à se développer dans les espaces souterrains de  la dictature de    Moubarak, le seul genre de régime égyptien qui  pouvait accepter Camp    David comme ligne directrice de sa stratégie  régionale.</div>
<div></div>
<div>Moins de deux mois après  l’adoption du cadre  fixé à Camp David,   (mais avant la signature du  traité définitif)  Carter et son équipe de   politique étrangère  discutaient du câble de  Samuel Lewis, l’ambassadeur   en Israël, qui  parlait de demandes  d’argent israéliennes de plus en   plus insistantes et  de l’entêtement  israélien sur la Cisjordanie.   Brzezinski se souvient  avoir soulevé la  question de savoir « si nous   devions vraiment pousser  si fort pour  un traité israélo-égyptien si   notre intention est aussi de  résoudre  le problème de la Cisjordanie.   Une fois un tel traité signé,  nous  aurons moins d’influence. » Carter   disait que les israéliens ne   voulaient pas céder sur la Cisjordanie et   que Dayan avait pris   l’initiative en matière de relations publiques   pour donner son   interprétation à l’opinion. Brzezinski écrit »Quand je   disais que je   pensais que les Israéliens voulaient avant tout une paix   séparée, puis   l’argent des Etats Unis et enfin avoir les mains libres   en  Cisjordanie,  le président disait que mes propos étaient d’une    franchise brutale et  peut-être énoncés de façon beaucoup trop    simpliste. Quand je lui avais  répondu sarcastiquement ‘Merci’, il    m’avait regardé  avec beaucoup de  sérieux et avait dit ‘Oui, mais je    suis d’accord avec vous.’ »</div>
<div></div>
<div>Mais bien sûr, une fois engagé   dans Camp David, Carter n’avait pas   vraiment d’autre choix que d’aller   jusqu’au bout. L’honnêteté quant   aux relations entre Israël et les  Etats  Unis devait rester à l’abri de   portes closes. Une fois l’accord   finalement signé en mars suivant,   Israël procéda à un retrait du  Sinaï.  De manière assez prévisible, les   discussions sur l’autonomie   palestinienne n’allèrent nulle part. Begin   avait nommé son ministre de   l’intérieur, Yosef Burg, su parti   nationaliste religieux, pour les   conduire. Burg croyait que le droit   d’Israël sur la Cisjordanie était   inscrit dans les écritures sacrées.   La construction de colonies   s’accéléra. Moshe Dayan, qui devait avoir   une vision plus ouverte de  que  pouvait signifier l’autonomie pour les   Palestiniens, démissionna  du  gouvernement en signe de protestation. Dès   lors, le cabinet  israélien se  trouvait entre les mains des colons. En   pleine  campagne  électorale de  1980 ; Carter n’a bien entendu rien   fait.</div>
<div></div>
<div>Rappeler  cette histoire, c’est  reconnaître que tant que le lobby   israélien  sera plus puissant que celui  de la justice, les Etats Unis   sont par  essence incapables d’assurer une  médiation honnête au Moyen   Orient.  Cette réalité dure à avaler s’est  confirmée à plusieurs   reprises,  avec Carter, Brzezinski et Vance, avec  George H.W. Bush et   James  Baker, et avec les présidents Clinton et  Obama. Si une tendance   doit  être observée, c’est que les années passant,  les Etats Unis sont    devenus de moins en moins capables de tenir tête à  Israël. Et pourtant,    considérée sous un autre angle, la situation semble  comme jamais    fluide et propice à l’intervention des hommes. Si  l’influence d’Israël    sur l’Etat américain (cf. les capitulations  répétées d’Obama devant    Netanyahou) semble actuellement décisive, son  emprise sur les    représentations sociales aux Etats Unis est bien plus  ténue qu’au    moment de l’accession de Jimmy Carter à la maison Blanche.  La    connaissance du crime commis contre le peuple palestinien s’est     considérablement développée ces trente dernières années. A un moment     donné, in y aura un rééquilibrage quand le gouvernement américain     commencera à prendre en compte cette évolution. Le tumulte du mois     dernier dans le monde arabe a valeur d’un rappel, si tant est qu’il soit     nécessaire, qu’aucune injustice ne peut durer éternellement.</div>
<div></div>
<div>« Les   relations Brzezinski – Begin touchent à la relation   historique  complexe  entre la communauté juive polonaise et les élites    catholiques  Polonaises. Pendant la première visite de Begin aux Etats    Unis en  qualité de premier ministre, devant une rangée de caméras, il    s’était  rapproché de Brzezinski et lui avait présenté des documents,    trouvés  dans une archive de Jérusalem, qui traitaient de l’activité  de   son père,  diplomate Polonais en poste en Allemagne dans les années    1930, qui  s’impliquait dans le sauvetage de vies juives. Brzezinski    avait été  profondément touché par ce geste de sensibilité humaine,     particulièrement du fait qu’il intervenait au lendemain d’attaques     personnelles sur moi et sur mon rôle dans la promotion de la recherche     d’un règlement pacifique au Moyen Orient. »</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p><a href="http://mounadil.wordpress.com/"> <img src="http://www.alterinfo.net/_images/ext/unknown.gif" alt="http://mounadil.wordpress.com/" /> http://mounadil.wordpress.com/ </a></p>
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		<title>Dalaï-lama: Un moine de la CIA &amp; Relations US-Chine qui dégénèrent</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 05:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Marginean</dc:creator>
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François Marginean
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-4559" href="http://www.centpapiers.com/emois-journalistiques/4556/4556-revision/"><img class="alignnone size-full wp-image-4559" title="US CHINA DALAI LAMA" src="http://les7duquebec.files.wordpress.com/2010/02/4370069238_726e7d9514.jpg?w=500&amp;h=348" alt="" width="500" height="348" /></a></p>
<p><span style="font-size:xx-small;">(Photographer:  Pete Souza/The White House via Bloomberg)</span></p>
<p><strong>François Marginean</strong></p>
<p>La version hollywoodesque du Dalaï-lama a conduit des millions de  personnes autour du monde à croire que cet homme est un Saint. Pourtant,  la vérité est loin de là. Ce moine tibétain a participé et même dirigé  <a href="http://www.greenleft.org.au/1996/248/13397">un régime féodal</a> répressif <a href="http://www.michaelparenti.org/Tibet.html">contre le peuple tibétain dans les années  ‘50</a>, alors qu’il organisait une insurrection contre la Chine avec le  soutient de la CIA. Il a avoué lui-même <a href="http://www.nytimes.com/1998/10/02/world/world-news-briefs-dalai-lama-group-says-it-got-money-from-cia.html?pagewanted=1">recevoir  annuellement des millions de dollars de la CIA</a> pour entrainer ses  troupes de guérillas pour se séparer de la Chine. Il appartenait alors à  la classe riche et dominante tibétaine, mais lorsqu’il s’aperçut que  l’insurrection ne fonctionnerait pas dû au manque de soutien populaire  de la masse, il décida de s’enfuir avec cette caste d’aristocrates  tibétains en Inde en 1959.</p>
<p>Oui, un moine tibétain créé en partie par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Allen_Dulles">Allen Dulles</a> qui est sur la liste de  paye de la CIA, vous avez bien lu, sans oublier l’argent des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Soros">George  Soros</a> de ce monde et de leurs révolutions colorées financées par <a href="http://www.thirdworldtraveler.com/CIA/National%20EndowmentDemo.html">le cheval de Troie</a> de la CIA qu’est la <a href="http://www.friendsoftibet.org/databank/usdefence/usd4.html">NED</a>,  etc… Pas ce qu’il a de plus spirituel.</p>
<p>Dans le contexte où <a href="http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2010/02/02/un-petit-air-de-guerre-froide-avec-washington">Obama a reçu le Dalaï-lama à  Washington</a>, cela sert de provocation directe à la Chine. Cela, combinée à  l’affaire Google, <a href="http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/2642567/Armes-vendues-a-Taiwan-Pekin-suspend-ses-echanges-militaires-avec-Washington.html">des  armes vendues à Taïwan par le</a><a href="http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/2642567/Armes-vendues-a-Taiwan-Pekin-suspend-ses-echanges-militaires-avec-Washington.html"> Pentagone</a> (114  missiles  Patriot (2,81 milliards de dollars), de 60 hélicoptères Black  Hawk (3,1  milliards), d’équipements de communication pour les chasseurs  F-16 taïwanais et  de navires chasseurs de mines sous-marines, pour un  montant global de 6,4  milliards de dollars), <a href="http://cemoti.revues.org/document54.html">des troubles au Xinjiang</a> avec le mouvement séparatiste des Ouïgours, on peut s’apercevoir que  les États-Unis ont peur de la Chine qui est en passe de devenir la plus  grande puissance industrielle et économique du monde.</p>
<p>Les États-Unis n’y peuvent rien pour empêcher cette émergence et tentent  donc de jouer la carte de la déstabilisation et essaient ainsi de  contenir les efforts chinois de mettre la main sur les ressources et le  pétrole des régions avoisinantes, dont le précieux pétrole iranien. Ils  espèrent ainsi couper les routes d’alimentation en énergie, de briser et  éviter les accords commerciaux que la Chine tisse avec plusieurs pays  du monde ainsi que de ternir ses liens diplomatiques grandissants avec  ses voisins.</p>
<p>Cela explique bien pourquoi les États-Unis sous Obama sont en train de  déplacer la guerre afghane vers le Pakistan, le nouveau théâtre  militaire américain, qui sert de transit au pétrole iranien vers la  Chine. La même chose peut être dite du cas du Yémen, le nouveau front de  la « guerre contre le terrorisme » du Pentagone, combiné à la guerre  silencieuse menée en Somalie. <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=17544">Le but étant évidemment de contrôler</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9troit_d%27Ormuz">le détroit  d’Ormuz</a>, où <a href="http://www.eia.doe.gov/cabs/World_Oil_Transit_Chokepoints/Hormuz.html">40% du pétrole transporté par voie maritime transige</a>, ce qui représente 20% des échanges de pétrole mondiaux.</p>
<p>Voici un passage révélateur des enjeux dans la région du Xinjiang:</p>
<p style="padding-left:30px;">Le Xinjiang est limitrophe de six pays où l’on trouve une forte  majorité musulmane: l’Afghanistan, le Pakistan, le Kazakhstan, la  Kirghizie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. En compagnie du  Turkménistan, ces quatre derniers pays forment le groupe de cinq pays de  l’Asie centrale qui, jusqu’en 1991, ont fait partie de l’Union  soviétique et constituent un pont entre la Chine et la Russie.</p>
<p style="padding-left:30px;">Depuis 1759, la province du Xinjiang a appartenu à la Chine sans  interruption, sauf entre 1932 et 1934 et entre 1944 et 1948, quand, en  raison de la guerre, le pays avait été frappé par le chaos.</p>
<p style="padding-left:30px;">Dans cette province du Xinjiang, les gens d’origine ouïgoure  constituent 45 pour cent de la population. Les Chinois han, le plus  important groupe de population de la Chine, représentent 40 pour cent.  Les 15 pour cent restants sont composés d’autres groupes ethniques  minoritaires, comme les Chinois hui.</p>
<p style="padding-left:30px;">Xinjiang est sans doute la province la plus vulnérable du pays. Elle a  5.000 kilomètres de frontières communes avec des pays qui sont tout,  sauf stables. Depuis trente ans, les États-Unis essaient d’assurer leur  contrôle sur cette région. C’est pourquoi, depuis 1979, la guerre y  sévit en permanence. Celui qui dominera cette région dominera en même  temps le bas-ventre de la Russie et, plus important encore, le chainon  entre l’Europe et l’Asie. L’Afghanistan, le Pakistan, la province du  Xinjiang et les cinq républiques de l’Asie centrale sont cruciales pour  le contrôle de la région du monde la plus vaste, la plus riche et la  plus peuple : l’Eurasie.</p>
<p style="padding-left:30px;">En 1997 est sorti aux États-Unis un bouquin qui a fait beaucoup de  bruit. Il a été rédigé par Richard Bernstein et Ross Munro et s’intitule  « The Coming Conflict with China » (Le conflit à venir avec la Chine). À  la page 5, on peut lire ceci : « Depuis un siècle déjà, les États-Unis  tentent d’empêcher qu’un seul pays asiatique puisse dominer la région.  C’est précisément ce que la Chine est occupée à faire aujourd’hui. Les  intérêts américains sont ici en jeu. »</p>
<p style="padding-left:30px;">Le vieux stratège américain Henry Kissinger déclarait, deux ans plus  tard : « Le domination sur l’une des parties eurasiatiques – l’Europe et  l’Asie – par un seul pays constitue un danger stratégique pour les  États-Unis. Car, ainsi, ce pays aurait la capacité de dépasser les  États-Unis économiquement et militairement. Et, quoi qu’il en soit, nous  devons combattre ce danger. »</p>
<p style="padding-left:30px;">Un autre vieux briscard dans ce domaine n’est autre que Zbigniew  Brzezinski. Il est aujourd’hui conseiller du président Barack Obama.  Dans son fameux ouvrage, « Le grand échiquier », il écrit : « Tous les  défis politiques et économiques potentiels de l’Amérique sont  eurasiatiques. »</p>
<p style="padding-left:30px;">Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur,  Brzezinski admettra en 1999 qu’en 1979, lui et le président Jimmy Carter  avaient provoqué la guerre de l’Union soviétique en Afghanistan.  Brzezinski : « C’était quand même une idée brillante ! Les Russes sont  tombés dans le piège afghan et vous voudriez que j’en éprouve du  regret ? »</p>
<p style="padding-left:30px;">Trente ans et des millions de morts plus tard, on peut regarder en  arrière. La guerre contre l’Afghanistan a été le début d’une cascade de  conflits : la guerre contre l’Union soviétique, la lutte post-djihadique  pour le pouvoir en Afghanistan, la guerre civile au Tadjikistan,  l’agitation terroriste en Asie centrale, dont la province chinoise du  Xinjiang reçoit également sa part.</p>
<h3 style="padding-left:30px;"><span style="font-size:small;">Le terrorisme, l’arme des  Américains</span></h3>
<p style="padding-left:30px;">L’«idée brillante» de Brzezinski consistait dans le soutien  militaire et logistique de ceux qui, plus tard, deviendraient les  Taliban et qui, aujourd’hui, s’appellent toujours «al-Qaïda». Le  Nouvel Observateur posait à Brzezinski la question que voici : «Mais  vous avez soutenu l’intégrisme musulman. Vous avez donné des armes à de  futurs terroristes. Vous n’en éprouvez aucun regret ?» Réponse de  Brzezinski : «Et pourquoi donc ? Qu’est-ce qui s’avérera comme la chose  la plus importante, dans l’histoire : les Taliban ou l’effondrement de  l’empire soviétique ?»</p>
<p style="padding-left:30px;">La tactique des Américains consistait donc à armer les intégristes  musulmans. Non seulement en ne tenant pas que l’Afghanistan à l’œil. En  1999, l’écrivain et spécialiste de l’islam Dilip Hiro résume la chose  dans le journal The Nation: «L’intention est de créer un mouvement  qui, avec un mélange de nationalisme et d’extrémisme religieux, doit  être en état de gagner toute l’Asie centrale.» À partir du milieu des  années 80, pour accélérer ce processus, des unités de moudjahidine  quittent l’Afghanistan pour gagner les républiques voisines de  l’Ouzbékistan et du Tadjikistan. On peut le lire à la page 170 de  l’ouvrage très encensé, «L’ombre des Taliban», d’Ahmed Rashid. Les  Américains confient la direction de cette opération à Gulbuddin  Hekmatyar, un proche ami d’Osama Bin Laden.</p>
<p style="padding-left:30px;">Leur mission : déstabiliser via des attentats terroristes. Dès la fin  des années 80, c’est ce qui se produit aussi dans la province chinoise  voisine, le Xinjiang.</p>
<p style="padding-left:30px;">(Source: <a href="http://www.infochina.be/fr/node/318">http://www.infochina.be/fr/node/318</a>)</p>
<p>La déstabilisation via le terrorisme est une vieille arme politique utilisée par tous les empires que ce monde a connus pour faire avancer leur agenda. Elle est employée sans cesse par les États-Unis et Israël de nos jours.</p>
<p style="padding-left:30px;">La crise dans le Caucase est étroitement liée au contrôle  stratégique des oléoducs de ressources énergétiques et les couloirs de  transport.  Il est évident que l’attaque géorgienne du 7 août 2008 en  Ossétie du Sud avait été soigneusement planifiée.  Des consultations de  haut niveau ont été tenues avec les États-Unis et l’OTAN dans les mois  qui ont précédé les attaques.  Les attaques contre l’Ossétie du Sud sont  survenues une semaine après que les États-Unis et la Géorgie aient  terminé leurs imposants exercices militaires (du 15 au 31 juillet 2008).   Les attaques ont également été précédées par d’importantes réunions au  sommet organisées sous l’égide du GUAM, une alliance régionale  militaire parrainée par les États-Unis et l’OTAN. (Source: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=10025">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=10025</a>)</p>
<p style="padding-left:30px;">La Géorgie est un avant-poste des États-Unis et des forces de l’OTAN,  aux frontières immédiates de la Fédération Russe et à proximité du  théâtre de guerre du Moyen-Orient, en Asie Centrale. L’Ossétie du Sud  est aussi au carrefour stratégique de l’itinéraire des pipelines  pétrolier et gazier. (Source: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=9798">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=9798</a>)</p>
<p><a href="http://www.examiner.com/x-18425-LA-County-Nonpartisan-Examiner~y2010m2d18-Obama-Press-Secretary-threatens-US-attack-of-Iran-US-military-when-will-you-expose-these-war-lies">La rhétorique pour une guerre contre l’Iran provenant des États-Unis et d’Israël</a> augmente en crescendo, à laquelle <a href="http://www.examiner.com/x-18425-LA-County-Nonpartisan-Examiner~y2010m2d20-IAEA-report-zero-evidence-of-Iran-nukes-US-Orwellian-corporate-war-media-Iran-building-nukes">font écho les médias corporatifs occidentaux</a>, alors que l’Iran est considérée comme étant la principale source de pétrole pour la Chine. Les préparatifs de guerre en Israël ont été en cours depuis la fin 2004 et les États-Unis, eux, ont un plan militaire déjà préparé depuis longtemps, baptisé du nom de code TIRANNT, «Theater Iran Near Term» («Échéance  proche théâtre Iran»), par ses planificateurs militaires US. Ce plan a  déjà identifié des milliers de cibles en Iran dans le cadre d’un  Blitzkrieg (guerre-éclair) du type «Shock and Awe» («choc et effroi») qui en est à sa phase finale de préparation. (Source: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=4905">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=4905</a>) <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=5268">Les préparatifs et les pratiques militaires</a> sont continuellement mises à jour depuis au moins 2007.</p>
<p style="padding-left:30px;">Dans un document confidentiel du  Pentagone (<em>Nuclear Posture Review</em>)   présenté au Sénat au début  de l’année 2002, l’administration Bush a   mis en place des plans pour une  «première attaque offensive» avec des   armes nucléaires, non seulement  contre l’«axe du mal» (l’Irak,   l’Iran, la Libye, la Syrie et la Corée  du Nord), mais aussi contre la   Russie et la Chine.  (Source: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=7146">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=7146</a>)</p>
<p>Est-ce que l’OTAN, Israël et les États-Unis pourraient mettre le feu aux poudres et ainsi déclencher une <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=17720">Troisième guerre mondiale</a>? <a href="http://www.examiner.com/x-18425-LA-County-Nonpartisan-Examiner~y2010m2d18-British-military-insider-World-War-III-is-being-staged-starting-with-Israel-and-Iran">Cette menace est bien réelle</a>, considérant que la Deuxième guerre mondiale a été issue d’une série de petites occupations culminant en <a href="http://www.examiner.com/x-6495-US-Intelligence-Examiner~y2009m9d5-False-flag-operations">une attaque sous faux pavillon sur la Pologne</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/False_flag"><em>false flag attack</em></a>) et que la Première guerre mondiale démarra suite à un seul assassinat politique dans un contexte d’empires en compétition. Il se pourrait alors que les « joueurs d’échec » derrière la scène politique aient plus en tête qu’une simple visite entre le président Obama et un exilé religieux. Toutes les étapes de provocations sont en place.</p>
<div>Si une guerre était pour être initiée, une opération sous faux pavillon pour tuer des Américains et blâmée sur le dos de l’Iran serait un scénario fort probable. Ce scénario pourrait mener à une conflagration de tout le Moyen-Orient qui est déjà à feu et à sang, avec plusieurs pays sous occupations militaires. La question qui se pose est la suivant: combien faut-il de pays sous attaques militaires avant que l’on considère cela comme étant une guerre mondiale? Avec des fronts militaires contre l’Irak, l’Afghanistan, le Yémen, la Somalie, le Pakistan, la Palestine, et l’occupation militaire d’Haïti, la question se pose de soi.  Considérant le fait que des provocations et des plans d’attaques contre l’Iran, le Liban, la Syrie sont en place, que <a href="http://globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=17689">le Vénézuela soit dans la mire du Pentagone</a>, que la Chine soit visée et que <a href="http://news.antiwar.com/2010/02/19/russia-raises-prospect-of-missiles-in-kaliningrad/">la Russie soit l’objet d’une menace directe</a> par<a href="http://www.reuters.com/article/idUSTRE61K1EY20100221"> le déploiement de missiles Patriot américains en Pologne</a>, à moins de 56 km de la frontière russe et de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaliningrad">Kaliningrad</a>, la question est hautement légitime et d’une importance particulière à considérer.</div>
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