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	<title>CentPapiers &#187; Italie</title>
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		<title>Italie – Un néo-nazi massacre des Sénégalais dans un marché</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 10:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allain Jules</dc:creator>
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<div id="attachment_24215"><a href="http://allainjules.files.wordpress.com/2011/12/gianluca-casseri.jpg"><img title="Gianluca Casseri" src="http://allainjules.files.wordpress.com/2011/12/gianluca-casseri.jpg?w=594" alt="" /></a>Piazza Dalmazia</p>
</div>
<p><strong>Gianluca Casseri, la cinquantaine, look rocker et cheveux poivre-sel, est surtout connu en Italie comme un adorateur d’Hitler, donc, antisémite et militant d’extrême droite. Hier, il a franchi le pas mais, contrairement à ses habitudes,  il s’en est pris cette fois-ci à des noirs, pour mettre fin à leur vie. Décrit comme solitaire et déprimé (on leur trouve toujours des excuses quand ils tuent des étrangers), il a déboulé sur un marché de Florence, en Italie, et ouvert le feu sur des vendeurs ambulants Sénégalais.</strong></p>
<p><strong> Avec son 357 Magnum, il a tué deux, et en a blessé un grièvement. Il s’est enfui à bord d’un véhicule blanc, pour se rendre à un autre marché de la ville pour poursuivre son expédition meurtrière. Dans ce deuxième lieu, il a tiré sur trois autres vendeurs ambulants sénégalais. A l’arrivée des carabiniers (police), l’homme a retourné son arme contre lui, avant de se suicider.</strong></p>
<p><strong>On ne sait pas si les blessés s’en sortiront pour l’instant. Après la tragédie, un cortège (vidéo) spontané de 200 personnes, dont une majorité de Sénégalais et de proches des victimes, s’est ébranlé depuis Piazza Dalmazia vers le centre aux cris de “Honte! Honte!” et “Racistes”.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/U1pmggI8dNs?feature=player_embedded" frameborder="0" width="640" height="360"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/8FNcQTAFzrc?feature=player_embedded" frameborder="0" width="640" height="360"></iframe></p>
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		<title>Berlusconi  contraint  à  la  démission</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 16:50:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frederic Frep</dc:creator>
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		<title>L’ère autoritaire</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 04:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dazibaoueb</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Auteur : Jean Luc Mélenchon - Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/lere-a&#8230; On le savait illégitime et inefficace. Le G20 réuni à Cannes a aujourd&#8217;hui également prouvé qu&#8217;il était capable du plus grand cynisme. Les chefs d&#8217;Etats du G20 ont renoué avec leurs promesses de pacotille. Depuis deux ans, le G20 promet de réguler les paradis fiscaux. Depuis deux ans, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99ere-autoritaire/86181/canne" rel="attachment wp-att-86182"><img class="alignnone size-medium wp-image-86182" title="Canne" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/Canne-510x258.jpg" alt="" width="510" height="258" /></a></div>
<div>Auteur : <strong><a title="Voir les articles de cet auteur" href="http://www.dazibaoueb.com/auteur.php?auteur=Jean%20Luc%20M%C3%A9lenchon">Jean Luc Mélenchon</a></strong> - Source : <a href="http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/lere-autoritaire/" target="_blank"><strong>http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/lere-a&#8230;</strong></a></div>
<p>On le savait illégitime et inefficace. Le G20 réuni à Cannes a aujourd&#8217;hui également prouvé qu&#8217;il était capable du plus grand cynisme.</p>
<p>Les chefs d&#8217;Etats du G20 ont renoué avec leurs promesses de pacotille. Depuis deux ans, le G20 promet de réguler les paradis fiscaux. Depuis deux ans, rien n&#8217;a changé. Ces nouvelles promesses n&#8217;y changeront rien non plus.</p>
<p>Pire, au lieu de lutter contre la crise, le G20 l&#8217;aggrave. Il confie aux responsables de la crise, le soin de la régler.</p>
<p>Le FMI a fait la démonstration de l&#8217;absurdité de sa politique en Grèce. Pourtant, le G20 veut encore augmenter ses moyens. Il augmente en fait son pouvoir de nuisance et confirme son rôle de gardien du dogme libéral. C&#8217;est désormais l&#8217;Italie qui verra sa souveraineté limitée.</p>
<p>Et alors que la finance est à l&#8217;origine de la crise, le G20 continue son entreprise de blanchiment des spéculateurs et des banquiers voyous. Il a ainsi décidé de nommer à la tête du Conseil de Stabilité Financière, un ancien de la banque Goldman Sachs et un ancien responsable de hedge fund.</p>
<p>Autant confier la lutte contre la drogue à Pablo Escobar.</p>
<p>En Grèce, un nouveau protectorat est commencé. Quelle histoire ! La Grèce d’abord a préfiguré le sort de tous ceux qui se feraient prendre hors des clous du système du Traité de Lisbonne. A présent elle est le premier état de l’Union qui se voit refuser son auto-détermination démocratique. J’avais parlé d’un coup d’Etat des financiers, en reprenant le vocabulaire des indignés de Madrid. Le rôle ubuesque des agences de notation comme agent d’exécution des diktats du système a été ensuite dix fois étalé au grand jour. Mais le rouleau compresseur a poursuivi sa route. La pente autoritaire en Europe est prise et déjà profondément enkystée. Le vocabulaire des commentateurs le montre assez. Papandréou est « invité à s’expliquer », Berlusconi est « convoqué » et ainsi de suite. Le président français joue le rôle de l’enthousiaste de service, passeur du plat allemand. Il a pourtant été sévèrement renvoyé dans ses cordes par les conclusions du précédent sommet européen totalement dominé par les pires conservateurs allemands entrés en campagne électorale. Jeudi, entre deux séances du G20 ce fut l’apothéose des brutalités. Ou bien Papandréou cédait ou bien il n’aurait pas d’argent. Il céda. En échange d’un blanc-seing de la droite de son pays. Deux mauvais coups en un de la part de ce néant ambulant du socialisme mondial. Le premier pour avoir avalisé la méthode des brutalités, le second pour avoir donné comme solution à la crise la coalition avec la droite.</p>
<p>Le référendum était sans doute une grande arnaque. Déjà les bons conseils n’avaient pas manqué pour la rédaction de la question. Les dirigeants socialistes français ne furent pas les derniers à proposer l’habituel dilemme qui tue. La question aurait été : « voulez-vous oui ou non l’Euro ». Avec l’alternative qui se déduit automatiquement : si vous voulez l’Euro, c’est l’austérité et le pillage du pays, si vous n’en voulez pas, c’est la catastrophe. Un vrai « débat » comme les aiment les increvables oui-ouistes, surtout en France.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Peut-être n’avez-vous pas eu le temps de prendre la mesure du zèle qui s’est manifesté de la part de certains éditorialistes. Aussitôt a recommencé la musique sur le thème « qui n’aime pas l’austérité n’aime pas l’Europe », « est un nationaliste » et que sais-je encore, déballé à toute vitesse des cartons d’archives de 2005. Evidemment, tout en subtilité, l’injure a connu ses surenchère habituelles.</p>
<p>Dont le paroxysme est l’inépuisable amalgame de fin de banquet au « Nouvel Observateur » : la mise dans le même sac de Marine Le Pen et du Front de Gauche. Comme pas une personne n’y croit ni ne peut le croire, on comprend que le but est autre. Il s’agit une fois de plus de délimiter un « cercle des raisonnables » partisan de « la seule politique possible » en promettant à tous ceux qui en sortiraient le pire de ce que craignent Marie Chantal et Jean Patou : l’opprobre et la stigmatisation de la bonne société, celle qui tient les postes et les honneurs à distribuer.</p>
<p>Le plus caricatural en la matière est le sieur Reynié directeur de la fondation de l’UMP, repeint en « politologue spécialiste des populismes » lorsqu’il intervient dans les médias. Celui-là n’est pas arrêté par les mots. Il n’hésite donc pas à dire qu’on trouve « dans le même sac », littéralement, Mélenchon et Marine Le Pen. Cet amalgame nous indigne. Il faut y répondre chaque fois qu’on le peut. Expliquer sans relâche est notre méthode en toutes circonstances. Sans illusion : le mal sera fait de toute façon. Ayons cependant à l’œil que l’effet inverse fonctionne en notre faveur. Chaque heure de calomnie enfonce l’image qui montre tous ces gens d’accord entre eux, coalisés dans l’injure, de l’UMP aux cercles de la bien-pensance socialiste. Ils se seront eux-même attachés ensemble. Le moment venu ils couleront ensemble.</p>
<p>Mais l’événement c’est le retrait du référendum davantage que la proposition de Papandréou de le faire ou même la question piégée qu’il s’apprêtait à poser. Car c’est dorénavant un symbole immense qui tombe. Dans l’Union Européenne, la démocratie est un problème, pas une solution. Le peuple lui-même est un problème. Par conséquent, un peu plus tôt un peu plus tard, la suite est écrite dans la certitude. Une politique sans alternative, et, qui plus est, imposée de force fait nécessairement éclater le système qui la contient. Si rien ne bouge, cela est aussi certain que le défaut à venir de la Grèce. La seule inconnue est : où et quand le détonateur fonctionnera-t-il ?</p>
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		<title>La réunion du G-20 ( Fidel Castro)</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 04:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le grand soir info</dc:creator>
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<div>Fidel CASTRO</div>
<div>
</div>
<div id="font-variable">
<p>C’EST demain que débute la réunion du G-20, des pays les plus développés et les plus riches de la planète : les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Union européenne comme organisation à part qui a le droit d’y participer, autrement dit les bastions fondamentaux de l’OTAN, plus leurs alliés : le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Turquie, à son double titre de pays en développement et de membre de l’OTAN, et l’Arabie saoudite – un gigantesque dépôt de pétrole léger aux mains des transnationales d’Occident qui en tirent 9,4 millions de baril par jour, dont la valeur aux cours actuels est d’un milliard de dollars – d’un côté de la table, et de l’autre côté un groupe de pays au poids économique et politique croissant qui sont en train de devenir, de fait, compte tenu du nombre de leurs habitants et de leurs ressources naturelles, une expression des intérêts de la majorité de notre monde victime et pillé : la République populaire de Chine, la Fédération de Russie, l’Inde, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine et le Mexique. L’Espagne, elle aussi alliée de l’OTAN, n’est que « pays invité ».</p>
<p>Il s’agit d’une réunion entre les gros producteurs de machines et d’articles industriels et les gros fournisseurs de matières premières qui, durant un demi-millénaire après la Conquête, furent des colonies européennes et qui, au siècle dernier, leur livraient des produits agricoles, des minerais et des ressources énergétiques, victimes d’un échange inégal impitoyable.</p>
<p>Cette sombre période de l’Histoire démarra à partir du jour où les descendants des tribus barbares qui peuplèrent l’Europe « découvrirent » et « conquirent » ce continent-ci, armés d’épées, d’arbalètes et d’arquebuses. Les « découvreurs », que le monde dit occidental couvre si largement d’éloges, comme si une partie de l’humanité ne vivait pas déjà sur ce continent depuis quarante mille ans, cherchaient une route plus courte pour commercer avec la Chine.</p>
<p>Ils auraient découvert dans ce pays, dont ils possédaient des échos à travers les commerçants de soie et d’autres produits précieux que convoitaient l’aristocratie et la bourgeoise européenne naissante, une civilisation fabuleuse dotée du langage écrit, d’un art raffiné, d’agriculture, de métaux, de poudre, ainsi que de principes fort avancés en matière d’organisation politique et militaire, dont des armées fortes parfois de dizaines, voire de centaines de milliers de cavaliers.</p>
<p>Ils étaient sur le point de naufrager quand ils touchèrent terre à proximité de Cuba, notre île dont Colomb prit possession peu après au nom du roi d’Espagne. Aurait-il pu le faire s’il était vraiment arrivé en Chine, selon son intention ? Son erreur a coûté à ce continent-ci des dizaines de millions de vie perdues dans le partage de l’Amérique, en vertu d’une bulle papale, entre deux règnes de la péninsule ibérique au milieu des conflits constants de la noblesse médiévale.</p>
<p>Comme le signalait le génial peintre indien Oswaldo Guayasamin, la conquête en soi et la recherche d’or et d’argent coûtèrent à ceux qui peuplaient ce continent, berceau d’importantes civilisations, soixante-dix millions de vies.</p>
<p>L’Afrique noire peut aussi dire à son tour ce qu’a signifié cette conquête pour des millions de ses enfants, arrachés de là et vendus comme esclaves sur ce continent-ci.</p>
<p>L’oligarchie multimillionnaire qui, représentée par des chefs d’État ou de gouvernement, se réunira à Canne avec les représentants de presque six milliards d’habitants qui aspirent à ce que leurs peuples puissent mener une existence digne, devrait réfléchir à ces réalités.</p>
<p>Ces pays prétendent monopoliser les technologies et les marchés par les brevets, les banques, les moyens de transport les plus modernes et les plus coûteux, la maîtrise cybernétique de complexes processus de production, le contrôle des communications et des médias afin de duper le monde.</p>
<p>Maintenant que les habitants de notre planète se montent à sept milliards, les États qui n’en représentent qu’un sur sept et dont les populations, à en juger par les protestations massives qui se déroulent en Europe et aux États-Unis, ne semblent guère satisfaits, mettent en danger la survie de notre espèce.</p>
<p>Qui pourrait oublier que les États-Unis ont saboté l’Accord de Kyoto à un moment où l’on disposait d’un peu plus de temps pour empêcher une catastrophe, compte tenu des changements climatiques qui se produisent à vue d’œil ?</p>
<p>Une autre réunion des chefs d’État et de gouvernement vient de se tenir les 28 et 29 octobre : ceux des pays ibéro-américains. Au nombre des calamités que les peuples hispanophones et lusophones ont dû supporter, il y a qu’ils vivent dans la région du monde où la distribution des richesses est la plus inégale. Bruno Rodriguez Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, après être intervenu à New York à la session de l’ONU sur le blocus appliqué à Cuba, s’est rendu à Asuncion, la capitale du Paraguay, où il s’est dit des choses extrêmement intéressantes sur la crise qui secoue l’Union européenne.</p>
<p>Le nouveau Premier ministre portugais s’est plaint amèrement que l’Union européenne se retrouve épuisée et sans fonds après avoir sauvé la Grèce à des coûts records, qu’elle pourrait faire face à une crise au Portugal, mais qu’elle se plongerait alors en pleine banqueroute, incapable de secourir l’Italie, la septième économie mondiale, ce qui entraînerait la France dont les banques accumulent le gros de la dette italienne.</p>
<p>Les dirigeants ibériques doutent que l’engagement contracté envers la Grèce puisse se concrétiser et augurent, dans ce cas, une crise plus prolongée que celle de 1929.</p>
<p>Les dépêches informaient ce matin des dures conséquences qu’ont entraînées les pluies sans précédent qui se sont abattues sur la Thaïlande, le plus gros exportateur de riz au monde, dont les ventes chuteront de 25 à 19 millions de tonnes.</p>
<p>En revanche, l’information que la Chine augmentait sa production de cuivre métallique de presque cinq millions de tonnes a eu des effets considérables. Il n’empêche : alors que les États-Unis conservent intact leur pouvoir de veto au Fonds monétaire international, celui-ci refuse à la Chine le simple droit d’adopter le yuan comme monnaie convertible ! Jusqu’à quand cette tyrannie durera-t-elle ?</p>
<p>C’est à travers ce prisme qu’il faut analyser chaque mot prononcé au Sommet du G-20.</p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 2 novembre 2011</p>
<p>20 h 54</p>
<p>(Traduction ESTI)</p>
<p><a href="http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexiones-2nov.html" rel="external">http://www.granma.cu/frances/reflexions/reflexiones-2nov.htm&#8230;</a></p>
</div>
</div>
<div>URL de cet article 15047<br />
<a href="http://www.legrandsoir.info/la-reunion-du-g-20.html">http://www.legrandsoir.info/la-reunion-du-g-20.html</a></div>
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		<title>La guerre de l’OTAN contre la Libye est dirigée contre la Chine</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 04:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mondialisation.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par F. William Engdahl

La séparation quasi-simultanée du sud-Soudan d’avec le Soudan et le renversement de Kadhafi en faveur de rebelles faibles et dépendants du support du pentagone était une priorité stratégique de première importance pour le plan de domination totale du pentagone. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>AFRICOM et la menace sur la sécurité énergétique nationale de la Chine</strong></p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/la-guerre-de-l%e2%80%99otan-contre-la-libye-est-dirigee-contre-la-chine/82943/attachment/26809" rel="attachment wp-att-82948"><img class="alignnone size-full wp-image-82948" title="26809" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/09/26809.jpg" alt="" width="501" height="313" /></a></p>
<p>Par F. William Engdahl, <a href="http://www.mondialisation.ca/">Mondialisation.ca</a></p>
<p align="justify"><em>La décision prise de Washington pour l’OTAN de bombarder la Libye de Kadhafi et de la soumettre à ses diktats ces derniers mois, ceci à un coût estimé d’au moins un milliard de dollars qui seront épongés par le contribuable américain, n’a pas grand chose à voir avec ce que le gouvernement d’Obama proclame être une “mission de protection de civils innocents”. En réalité, ceci fait partie d’un plus vaste plan stratégique de l’OTAN et du Pentagone en particulier de contrôler le talon d’Achille de la Chine, à savoir sa dépendance stratégique en de grands volumes d’importation de pétrole brut et de gaz. Aujourd’hui, la Chine est le second importateur de pétrole au monde derrière les Etats-Unis et le fossé se comble rapidement.</em></p>
<p align="justify">Si nous regardons attentivement une carte de l’Afrique et si nous observons l’organisation africaine du nouveau commandement africain du Pentagone AFRICOM, il émerge que le stratégie est de contrôler une des ressources stratégiques les plus importantes de la Chine en ce qui concerne le pétrole et les matières premières.</p>
<p align="justify">La campagne de Libye de l’OTAN est au sujet du pétrole et rien que du pétrole; mais pas à propos de contrôler le brut de haute qualité libyen (demandant peu de rafinage), parce que les Etats-Unis sont nerveux à propos de sources d’approvisionnement étrangères. C’est plutôt au sujet du contrôle de l’accès de la Chine à des importations de brut de longue durée depuis l’Afrique et le Moyen-Orient. En d’autres termes, tout ceci est au sujet de contrôler la Chine elle-même.</p>
<p align="justify">La Libye est bordée au nord par la Mer Méditérannée, directement de l’autre côté de l’Italie, dont la compagnie pétrolière ENI a été le contracteur étranger le plus important en Libye pendant des années. A l’Ouest, la Libye est bordée par la Tunisie et l’Algérie; au sud par le Tchad, à l’Est, elle est bordée par à la fois l’Egypte et le Soudan (aujourd’hui le Soudan et le Soudan du sud). Ceci devrait en dire long sur l’importance  stratégique à long terme de la Libye pour l’AFRICOM et le Pentagone quant à leur possibilité de contrôle de l’Afrique et de ses ressources et quel pays est capable d’obtenir ces ressources.</p>
<p align="justify">La Libye de Kadhafi a maintenu un contrôle étatique strict sur ses réserves très importantes de pétrole brut de haute qualité. D’après des données d’étude datant de 2006, la Libye possède les plus grosses réserves pétrolières du continent africain, environ 35% de plus que celles estimées du Nigéria. Les concessions d’exploitation de ce pétrole ont été étendues aux compagnies pétrolières d’état chinoise et russe ainsi qu’à d’autres ces dernières années.</p>
<p align="justify">De manière attendue, un porte-parole de la soi-disante opposition qui clâme victoire sur Kadhafi, Abdel Jalil Mayouf, le représentant en Relation Publique de la firme pétrolièee libyenne AGOCO, a dit à l’agence Reuters: <em>“Nous n’avons aucun problème avec les pays entreprises occidentales comme celles de l’Italie, la France ou du Royaume-Uni; mais nous pourrions avoir quelques problèmes politiques avec celles venant de Russie, de Chine et du Brésil.”</em> La Chine, la Russie et le Brésil se sont soit opposés aux sanctions de l’ONU sur la Libye ou on fait pression pour la résolution du conflit en interne et un arrêt des bombardements de l’OTAN.</p>
<p align="justify">Comme je l’ai déjà détaillé auparavant,1. Kadhafi, ancien adhérent du socialisme pan-arabe dans la ligne de l’Egyptien Gamal Nasser, a utilisé les revenus du pétrole pour améliorer de beaucoup les conditions de vie de ses compatriotes. Les soins médicaux étaient gratuits tout comme l’était l’éducation. Chaque famille libyenne recevait une bourse d’état de 50 000 US$ afin d’acheter une nouvelle maison et tous les prêts bancaires étaient en accord avec les lois anti-usurières de l’islam, et donc sans taux d’intérêt. L’état n’était pas non plus endetté. Ce n’est seulement qu’au prix d’une corruption forcenée et d’une infiltration massive dans l’Est du pays, que la CIA, le MI6 et les autres agences de renseignement de l’OTAN ont pu, au coût de plus d’un milliard de dollars et de bombardements massifs des populations civiles par les forces de l’OTAN, déstabiliser les liens entre Kadhafi et son peuple.</p>
<p align="justify">Pourquoi donc l’OTAN et le pentagone ont-ils mené une campagne si meurtrière sur un pays souverain ? Une évidence est que cela servait à encercler les ressources énergétiques et de matières premières de la Chine sur le continent en en Afrique du nord.</p>
<p align="justify"><strong>L’alerte du Pentagone à propos de la Chine</strong></p>
<p align="justify">Pas à pas depuis ces dernières années, Washington a commencé à créer la perception que la Chine, qui était “le très cher ami et allié de l’Amérique” il y a encore moins de dix ans, était en train de devenir la plus grande menace pour la paix mondiale le tout à cause de son énorme expansion économique. Dépeindre la Chine comme le “nouvel ennemi” a été compliqué car Washington est dépendant de la Chine pour qu’elle achète la part du lion de sa dette gouvernementale sous forme d’obligations et bons du trésor.</p>
<p align="justify">En Août, le pentagone a publié pour le congrès son rapport annuel sur le statut militaire de la Chine.2  Cette année, ce rapport a déclanché des sonnettes d’alarme stridentes à travers la Chine. Le rapport stipule entr’autres choses, que “depuis la dernière décennie, l’armée chinoise a bénéficié d’investisseemtns robustes en terme de matériel moderne et de technologie. Bon nombre de systèmes modernes ont atteint un bon niveau de maturité et d’autres seront opérationnels dans quelques années”, a dit le pentagone dans ce rapport. Il a aussi ajouté qu’ “il y a une certaine incertitude sur le comment la Chine va utiliser ses capacités croissantes… La Chine comme majeur acteur international peut très bien se dresser comme une caractéristique stratégique de ce début de XXI ème siècle.”3</p>
<p align="justify">Dans un intervalle de peut-être deux à cinq ans, selon comment le reste du monde réagit et joue ses cartes, la République Populaire de Chine émergera dans les médias européens sous contrôle comme étant la nouvelle “Allemagne hitlérienne”. Si cela est peut-être difficile à croire aujourd’hui, réfléchissez un peu comment cela a été fait avec l’ancien allié et ami de Washington Hosni Moubarak et même auparavant avec Saddam Hussein. En Juin de cette année, l’ancien secrétaire d’état à la marine et maintenant Sénateur américain pour la Virginie, James Webb, a surpris beaucoup de monde à Pékin quand il déclara à la presse que la Chine était en train d’approcher ce qu’il appelait “un moment de Munich”, quand Washington devra décider de garder un équilibre stratégique, ce en référence à la crise de 1938 sur la Tchécoslovaquie, quand Chamberlain opta pour l’apaisement avec Hitler sur la question des Sudètes. Webb ajouta: “Si vous regardez les dix dernières années, le vainqueur stratégique a été la Chine”.4</p>
<p align="justify">Le même rouleau compresseur propagandiste du pentagone, emmené par CNN, BBC, le New York Times et le Guardian de Londres, va obtenir les ficelles subtiles de la part de Washington pour “peindre la Chine et ses leaders en noir”. La Chine devient bien trop puissante et bien trop indépendante pour beaucoup à Washington et à Wall Street. Pour contrôler cela et par dessus tout la dépendance énergétique de la Chine, ses imports de pétrole ont été identifiés comme étant son talon d’achille. L’affaire libyenne est un coup monté directement pour frapper ce talon d’Achille.</p>
<p align="justify"><strong>L’introduction de la Chine en Afrique</strong></p>
<p align="justify">L’implication des compagnies énergétiques et d’imports de matières premières chinoises à travers le continent africain est devenue une cause majeure de souci pour Washington où une attitude de négligence maligne a dominé la politique africaine depuis l’ère de la guerre froide. Comme ses besoins énergétiques futurs étaient devenus évidents depuis plusieurs années, la Chine a commencé une véritable et dominante diplomatie économique en Afrique, qui s’est vraiment développée depuis 2006 lorsque Pékin a littéralement déroulé le tapis rouge pour les chefs d’état de plus de quarante pays africains et discuté de très larges sections de relations commerciales avec ces pays. Rien n’était plus important pour Pékin que de sécuriser de futures ressources pétrolières pour la forte industrialisation de la Chine dans son ensemble. La China fit donc mouvement vers des pays abandonnés par leurs anciennes puissances coloniales européennes comme la France, le Royaume-Uni ou le Portugal.</p>
<p align="justify">Le Tchad par exemple est un cas d’école. Un des pays les plus pauvres et les plus isolés d’Afrique; le Tchad fut courtisé par Pékin qui rétablit les relations diplomatiques avec ce pays en 2006.</p>
<p><span style="font-family: Arial;"><img id="il_fi" src="http://lh4.ggpht.com/_ZL3Kngb81qo/She9ePhYXFI/AAAAAAAAQL0/FWJaWpHy2M0/Chinese%20investments%20in%20Africa%20BBC%20co%20uk%20map%5B4%5D.png" alt="" width="441" height="450" /></span></p>
<p>En Octobre 2007, le géant du pétrole d’état chinois CNPC signa un contrat pour construire une rafinerie de pétrole en conjonction avec le gouvernement tchadien. Deux ans plus tard, ils commencèrent la construction d’un pipeline pour amener le pétrole d’un nouveau champs d’exploitation chinois dans le sud à quelques 300 km de la rafinerie. Les ONG supportées par les gouvernements occidentaux commencèrent à crier au loup concernant l’impact écologique de pipeline chinois. Ces mêmes ONG étaient curieusement silencieuses lorsque Chevron découvrit du pétrole au Tchad en 2003.</p>
<p align="justify">En Juillet 2011, les deux pays, le Tchad et la Chine célébraient l’ouverture de la rafinerie commune sino-tchadienne juste à côté de la capitale N’djamena.5</p>
<p align="justify">Les activités pétrolières tchadiennes chinoises sont également très proches d’un autre projet pétrolier majeur chinois, celui de la région du Darfour au Soudan, limitrophe au Tchad.</p>
<p align="justify">Le Soudan a été une source très importante et grandissante de pétrole pour la Chine depuis le début d’une coopération entre les deux pays au début des années 1990, après que Chevron eut abandonné ses options là-bas. Dès 1998, CNPC construisait un pipeline pétrolier de 1500 km depuis les champs d’exploitation du sud-Soudan jusqu’à Port Soudan sur les rives de la Mer Rouge ainsi qu’une rafinerie près de Khartoum. Le Soudan fut la première grande opération pétrolière gérée à l’étranger par la Chine. Au début 2011, le pétrole soudanais, en provenance de la zone de conflit du sud, couvrait environ 10% des imports pétroliers de la Chine en prenant plus de 60% de la production quotidienne du Soudan de 490 000 barils / jour. Le Soudan est devenu un point vital de la sécurité énergétique nationale chinoise.</p>
<p align="justify">D’après des estimations géologiques, le sous-sol qui va du Darfour, dans ce qui était le sud du Soudan, jusqu’au Cameroun en passant par le Tchad est un immense champ pétrolier d’une ampleur telle que cela pourrait bien être une nouvelle Arabie Saoudite.</p>
<p>Contrôler le sud-Soudan, ainsi que le Tchad et le Cameroun est vital pour la stratégie du pentagone de “refus stratégique” à la Chine de futurs approvisionnements en pétrole. Aussi loin qu’un régime fort et robuste de Kadhafi demeurait en place à Tripoli, le contrôle de cette région demeurait un problème majeur. La séparation quasi-simultanée du sud-Soudan d’avec le Soudan et le renversement de Kadhafi en faveur de rebelles faibles et dépendants du support du pentagone était une priorité stratégique de première importance pour le plan de domination totale du pentagone.</p>
<p><span style="font-family: Arial;"><img src="http://www.globalresearch.ca/articlePictures/africamap.gif" alt="" width="498" height="606" border="0" /></span></p>
<p align="justify"><strong>L’AFRICOM répond</strong></p>
<p align="justify">La force principale derrière la récente vague d’attaques contre la Libye ou les changements de régimes plus discrets en Tunisie, en Egypte et le fameux referendum sur le Soudan du sud qui a maintenant fait de cette région pétrolière, une région “indépendante”, a été l’AFRICOM, le commandement spécial de l’armée américaine établi par le gouvernement Bush en 2008 explicitement pour contrer spécifiquement l’influence chinoise sur les réserves de pétrole et de matières premières en Afrique.</p>
<p align="justify">Fin 2007, Le Dr. Peter Pham, un initié de Washington qui conseille les départements d’état et de la défense américains, explique de manière ouverte que “parmi les buts ultimes de l’AFRICOM , était le but de protéger les accès en hydrocarbures et autres ressources stratégiques dont l’Afrique est riche, une tâche qui incluait de s’assurer contre la vulnérabilité de ces richesses naturelles et de s’assurer qu’aucunes tierces parties comme la Chine, L’inde, le Japon ou la Russie, ne puissent obtenir un monopole ou des traitements de faveur.”6</p>
<p align="justify">Témoignant devant le congrès américain pour soutenir le projet de création de l’AFRICOM, Pham, qui est associé avec la fondation néo-conservatrice pour la défense des démocraties a déclaré:</p>
<p align="justify"><em>“Ces ressources et richesses naturelles font de l’Afrique une cible facile pour les attentions de la République Populaire de Chine, dont la dynamique économique… a une soif quasi insatiable de pétrole et de besoins pour d’autres ressources naturelles. La Chine importe à l’heure actuelle aproximativement 2,6 millions de barils de pétrole brut par jour, environ la moitié de cette consommation, de l’ordre de 765 000 barils par jour, environ un tiers de ses importations, proviennent de ses sources africaines, spécialement du Soudan, de l’Angola et du Congo (Brazzaville). Est-ce étonnant donc par conséquent qu’aucune région du monde autre que l’Afrique ne rivalise avec l’intérêt stratégique de la Chine ces dernières années… De manière intentionnelle ou non, beaucoup d’analystes attendent que l’Afrique, spécifiquement les états du long de sa très riche côte occidentale, va devenir le théâtre d’une concurrence stratégique entre les Etats-Unis et sa seule réelle concurrence à l’échelle globale, la Chine, alors que les deux pays cherchent à étendre leur influence et sécuriser l’accès aux ressources.”7</em></p>
<p align="justify">Il est très opportun ici de se rappeler la séquence des révolutions “Twitter” téléguidées depuis Washington dans le mouvement toujours actif de ce que l’on a appelé le printemps arabe. D’abord la Tunisie, un bout de terrain en apparence insiginifiant d’Afrique du Nord sur les bords de la Méditérannée. Quoi qu’il en soit, la Tunisie se situe sur la frontière Ouest de la Libye. Le second domino qui tomba fut l’Egypte de Moubarak. Ceci créa une instabilité majeure au Moyen-Orient et en Afrique du Nord car Moubarak, malgré ses grands défauts, avait résisté la politique moyen-orientale de Washington; Israël perdît aussi un précieux allié lorsque Moubarak tomba.</p>
<p align="justify">Puis en Juillet 2011, le sud-Soudan se déclare lui-même la République indépendante du Sud-Soudan, se séparant du Soudan après des années d’insurrection soutenues par les Etats-Unis contre le régime de Khartoum. La nouvelle république prend avec elle la grande majorité des ressources pétrolières, ce qui ne réjouit pas Pékin bien évidemment. L’ambassadrice états-unienne à l’ONU Susan Rice, mena la délégation américaine pour la célébration de l’indépendance. L’appelant un “testament pour le peuple du sud-Soudan”. Elle ajouta, afin d’entériner le processus de sécession que “les Etats-Unis ont été aussi actifs que tout le monde”. Le président Obama ouvertement supporta la sécession du sud. Celle-ci était un projet guidé et financé depuis Washington depuis que le gouvernement Bush eut décidé d’en faire une priotité en 2004.8</p>
<p align="justify">Maintenant, le Soudan a perdu d’un seul coup ses revenus du pétrole. La sécession du sud où les trois-quarts des 490 000 barils / jour sont produits, a aggravé les problèmes économiques de Khartoum en coupant d’un coup environ 37% des revenus nationaux. Les rafineries du Soudan et la seule route d’exportation va des champs d’exploitation du sud vers Port Soudan sur la Mer Rouge au Nord du Soudan. Le sud-Soudan est maintenant encouragé par Washington de bâtir un nouveau pipeline d’exportation indépendant de celui de Khartoum en passant par le Kenya. Le Kenya est une des zones d’influence américaines très forte en Afrique.9</p>
<p align="justify">Le but du changement de régime en Libye, supporté par les Etats-Unis, ainsi que de tout le projet pour le Moyen-Orient qui repose derrière le printemps arabe, est de pouvoir contrôler à termes les champs pétroliers les plus importants connus à ce jour et ainsi de contrôler la politique future, surtout dans des pays comme la Chine. Comme le secrétaire d’état des années 1970 Henri Kissinger a déclaré, quand il était à l’époque plus puissant que le président des Etats-Unis lui-même: “Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations ou des groupes de nations”.</p>
<p align="justify">Pour le futur du plan de sécurité national énergétique de la Chine, la réponse ultime est de trouver des réserves énergétiques en Chine. Fort heureusement, il existe de nouvelles méthodes révolutionnaires pour détecter et évaluer quantitativement la présence de pétrole et de gaz, là où la géologie actuelle dit qu’il n’est pas possible de trouver du pétrole à ces endroits. Là est peut-être la sortie logique du piège pétrolier qui a été placé pour la Chine, Dans mon nouveau livre “Les guerres pour l’énergie”, je détaille ces méthodes pour ceux qui sont intéressés.</p>
<p align="justify">Article original en anglais : <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=26763" target="_new">NATO&#8217;s War on Libya is Directed against China: AFRICOM and the Threat to China&#8217;s National Energy Security</a>, publié le 25 septembre 2011.</p>
<p><em>Traduction par </em><a href="http://resistance71.wordpress.com/" target="_new"><em>Résistance 71</em></a><em>.<br />
</em></p>
<p><em><strong>F. William Engdahl</strong> est l’auteur de Full Spectrum Dominance: Totalitarian Democracy in the New World Order</em></p>
<p align="left">Notes</p>
<p align="left">1 F. William Engdahl, <em>Creative Destruction: Libya in Washington’s Greater Middle East Project–Part II</em>, March 26, 2011, accessed in <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=23961">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=23961</a></p>
<p align="left">2 Office of the Secretary of Defense, <em>ANNUAL REPORT TO CONGRESS: Military and Security Developments Involving the People’s Republic of China 2011</em>, August 25, 2011, accessed in <a href="http://www.defense.gov/pubs/pdfs/2011_cmpr_final.pdf">www.defense.gov/pubs/pdfs/<strong><span style="color: #e4d3a6;">2011</span></strong>_cmpr_final.pdf</a><em>.</em></p>
<p align="left">3 Ibid.</p>
<p align="left">4 Charles Hoskinson, <em>DOD report outlines China concerns</em>, August 25, 2011, accessed in <a href="http://www.politico.com/news/stories/0811/62027.htmlhttp://www.politico.com/news/stories/0811/62027.html">http://www.politico.com/news/stories/0811/62027.htmlhttp://www.politico.com/news/stories/0811/62027.html</a></p>
<p align="left">5 Xinhua, <em>China-Chad joint oil refinery starts operating</em>, July 1, 2011, acessed in <a href="http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90883/7426213.html">http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90883/7426213.html</a>. BBC News, Chad pipeline threatens villages, 9 October 2009, accessed in <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/8298525.stm">http://news.bbc.co.uk/2/hi/8298525.stm</a>.</p>
<p align="left">6 F. William Engdahl, <em>China and the Congo Wars: AFRICOM. America’s New Military Command</em>, November 26, 2008, accessed in <a href="http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=11173">http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&amp;aid=11173</a></p>
<p align="left">7 Ibid. 8 Rebecca Hamilton, <em>US Played Key Role in Southern Sudan’s Long Journey to Independence</em>, July 9, 2011, accessed in</p>
<p align="left"><a href="http://pulitzercenter.org/articles/south-sudan-independence-khartoum-southern-kordofan-us-administration-role">http://pulitzercenter.org/articles/south-sudan-independence-khartoum-southern-kordofan-us-administration-role</a></p>
<p align="left">9 Maram Mazen, <em>South Sudan studies new export routes to bypass the north</em>, March 12, 2011, accessed in <a href="http://www.gasandoil.com/news/2011/03/south-sudan-studies-routes-other-than-north-for-oil-exports">http://www.gasandoil.com/news/2011/03/south-sudan-studies-routes-other-than-north-for-oil-exports</a></p>
<p><em>F. William Engdahl est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=listByAuthor&amp;authorFirst=F.%20William&amp;authorName=Engdahl">Articles de F. William Engdahl publiés par Mondialisation.ca</a></em></p>
<p>© Droits d&#8217;auteurs F. William Engdahl, Mondialisation.ca, 2011</p>
<p>L&#8217;adresse url de cet article est: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=26809">www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=26809</a><em></em></p>
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		<title>Protection civile à Pise : le commandement étasunien s’en occupe</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 04:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mondialisation.ca</dc:creator>
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Par Manlio Dinucci]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/protection-civile-a-pise-le-commandement-etasunien-s%e2%80%99en-occupe/82645/attachment/26754" rel="attachment wp-att-82646"><img class="alignnone size-full wp-image-82646" title="26754" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/09/26754.jpg" alt="" width="184" height="184" /></a></p>
<p>Par Manlio Dinucci, <a href="http://www.mondialisation.ca/">Mondialisation.ca</a>, <a href="http://www.ilmanifesto.it/">ilmanifesto.it</a></p>
<p align="justify">Ce soir (vendredi 23 septembre 2011) un avion va tomber sur Pise  : une simulation dans le cadre du « Plan de protection civile en cas d’accident aérien », dont la Municipalité est fière car il s’agit du premier du genre promu en Italie par une administration communale. Opération de tranquillisation, dans une ville qui, depuis qu’a commencé la guerre en Libye, est continuellement survolée par des C-130J et autres avions cargos militaires. L’intensification de ces vols -dénonce le Comité No Hub- est due au fait que, comme l’a déclaré le Pentagone lui-même, les USA fournissent des bombes « intelligentes » aux alliés et que celles-ci sont stockées dans la base  limitrophe de Camp Darby. Ceci donne une idée de ce qui adviendra quand entrera en fonction à Pise le nœud aéroportuaire de toutes les missions militaires à l’étranger, qui sera mis « à disposition de l’OTAN », c’est-à-dire avant tout de Camp Darby.</p>
<p align="justify">Le maire Filippeschi (Partito democratico) a déclaré avoir reçu des assurances de la part des commandants de Camp Darby et de la 46ème Brigade aéroportée qu’aucun  avion ne survolerait la ville en transportant des bombes. Il  a cependant ajouté que les transports sont effectués par le Canal des Navicelli et par chemin de fer. Le ministre de la Défense La Russa a assuré qu’il n’y aura pas de nouvelle militarisation du territoire, mais seulement la réalisation d’un terminal. Il oublie quand même que le programme, qu’il a lui-même présenté au parlement, parle d’un Hub aérien national de grandes dimensions. Mais ce qui devrait tranquilliser le plus les Pisans est de savoir que, parmi les protagonistes du système de protection civile lancé par la Mairie, se trouve le commandement de la base étasunienne de Camp Darby.</p>
<p align="justify">Ce qu’est le trafic de la base est documenté en partie par ce même commandement : de juillet 2009 à juillet 2011, le 839ème Bataillon de transport a effectué plus de 7 mille opérations (300 par mois), en déplaçant plus de 120 mille containers (5 mille par mois) et 15 mille véhicules militaires (625 par mois). Les matériels de guerre sont expédiés dans plus de 40 pays européens et africains à travers le port de Livourne, relié à la base par le Canal des Navicelli. C’est la Région Toscane qui pourvoit à son dragage et à son élargissement avec 5 millions d’euros, officiellement pour soutenir le secteur des chantiers en crise, en réalité pour répondre à la demande de la base étasunienne de potentialiser la liaison avec le port de Livourne. En même temps Camp Darby achemine les matériels de guerre par chemin de fer et par l’aéroport militaire (<em>italien, NdT</em>) de Pise qui, d’après un de ses commandants (<em>étasuniens, NdT</em>), nous offre « des capacités logistiques uniques car il est à 30 minutes de notre dépôt ». Dans la base (étasunienne, NdT) se trouve en outre le quartier général responsable de l’approvisionnement en carburant des forces aériennes et terrestres.</p>
<p align="justify">Camp Darby contribue ainsi à la protection civile de Pise. Aux côtés de nos Pompiers qui, il y a trois jours, sont passés dans la ville avec leur « Via Crucis » (<em>Chemin de Croix, NdT</em>) , pour dénoncer à quel point ils sont proches de l’effondrement à cause des coupes budgétaires imposées par le gouvernement. Lequel a des frais : il doit quand même payer les bombes (étasuniennes « intelligentes », NdT) qu’il largue sur la Libye.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Edition de vendredi 23 septembre de il manifesto</p>
<p align="justify"><em>Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio</em></p>
<p align="justify">© Droits d&#8217;auteurs Manlio Dinucci, <a href="http://www.ilmanifesto.it/">ilmanifesto.it</a>, 2011</p>
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		<title>Nasa : le satellite US pourrait retomber au-dessus de l’Italie</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 04:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonatan</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://leveil2011.syl20jonathan.net/?p=4085">L&#8217;éveil 2011</a></p>
<p><strong><em>Le ciel nous tombe sur la tête par toutatis!!!</em></strong></p>
<p><img src="http://www.leparisien.fr/images/2011/09/17/1612940_uars.jpg" alt="Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) devrait retomber sur terre le 23 septembre. Le danger pour la population serait «infime», a rassuré la NASA." width="350" /></p>
<p>Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) devrait retomber sur terre le 23 septembre. Le danger pour la population serait «infime», a rassuré la NASA.</p>
<p>On en sait maintenant un peu plus sur l’endroit où doivent retomber les débris du satellite américain, dont la chute sur Terre est prévue vendredi. D’après le site de Maxisciences.com, qui précise qu’il s’agit-là de premières simulations menées par plusieurs agences spatiales, les morceaux de l’engin devraient entrer en fusion dans l’atmosphère au-dessus de l’Italie.</p>
<p>La Nasa, elle, ne veut pas s’avance<a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/nasa-le-satellite-us-pourrait-retomber-au-dessus-de-l%e2%80%99italie/82611/1612940_uars" rel="attachment wp-att-82613"><img class="alignnone size-full wp-image-82613" title="1612940_uars" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/09/1612940_uars.jpg" alt="" width="394" height="217" /></a>r trop vite. Pour ses ingénieurs, la zone d’impact finale ne pourra être localisée que 20 minutes avant la chute. «Cette incertitude s’explique notamment par la trajectoire vagabonde du satellite et par ses culbutes qui nous empêchent de savoir comment il va évoluer», explique Mark Matney, spécialiste des débris spatiaux.</p>
<p><strong>0,03% de risque qu’un humain soit touché</strong></p>
<p>L’agence spatiale américaine se veut avant tout rassurante. Elle affirme que jusqu’ici, «il n’y a jamais eu d’accident provoqué par un satellite revenant dans l’atmosphère». «Des engins de cette taille retombent en moyenne une fois par an», souligne encore Mark Matney. Sur une planète à 90% inhabitée, il n’y aurait que 0,03% de risque qu’un humain soit touché par cette pluie mécanique. Par mesure de précaution, l’agence spatiale américaine recommande aux gens qui seraient en contact avec les débris de ne pas y toucher. Non parce qu’ils sont toxiques ou inflammables mais parce qu’ils pourraient être coupants et «ils appartiennent formellement au gouvernement américain».</p>
<p>Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) est un satellite d’une dizaine de mètres pesant près de six tonnes. Il a été mis en orbite en 1991 par la navette Discovery pour étudier la haute atmosphère. UARS a fini sa mission en 2005 et, faute de carburant, doit retomber sur Terre vers le 23 septembre.<br />
Le plus gros engin spatial à être retombé sur terre reste la station spatiale soviétique Salyut 7, dont les débris ont arrosé une ville d’Argentine en 1991, sans faire de victime.</p>
<p>VIDEO. La trajectoire du satellite UARS:</p>
<p><object width="500" height="284" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5laK2JopaVE?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="284" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/5laK2JopaVE?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>VIDEO. Le satellite de six tonnes va s’écraser sur terre</p>
<p><object width="500" height="284" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/GCd4VwmNATU?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="500" height="284" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/GCd4VwmNATU?version=3&amp;hl=en_US&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>VIDEO. Débris spatiaux</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x5g0yw" frameborder="0" width="480" height="360"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x5g0yw_debris-spaciaux_tech" target="_blank">Débris spaciaux</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/gaune_692" target="_blank">gaune_692</a></em></p>
<p><a href="http://www.leparisien.fr/societe/videos-nasa-le-satellite-us-pourrait-retomber-au-dessus-de-l-italie-17-09-2011-1612940.php"><strong>SOURCE</strong></a></p>
<hr style="width: 500px;" width="500" />
<p><em><strong>Tout d’un coup c’est la Kachina des Hopis! <img src='http://www.centpapiers.com/wp-content/plugins/smilies-themer/kopete/smile.png' alt=':)' class='wp-smiley' /> </strong></em><br />
<em><strong> Et si il tombait sur la Vatican de Rome! :lol:</strong></em><br />
<em><strong> Tous à vos parapluies! ou plutôt à vos parasatellites! <img src='http://www.centpapiers.com/wp-content/plugins/smilies-themer/kopete/wink.png' alt=';)' class='wp-smiley' /> </strong></em></p>
<p><em><strong>Jo ^^</strong></em></p>
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		<title>Sabra et Chatyla. Contre l’oubli.</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 04:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mondialisation.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Stefano Chiarini]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/sabra-et-chatyla-contre-l%e2%80%99oubli/82302/attachment/26662" rel="attachment wp-att-82303"><img class="alignnone size-full wp-image-82303" title="26662" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/09/26662.jpg" alt="" width="274" height="184" /></a></p>
<p>Par Stefano Chiarini, <a href="http://www.mondialisation.ca/">Mondialisation.ca</a>, <a href="http://www.ilmanifesto.it/">ilmanifesto.it</a></p>
<p><em><img id="il_fi" src="http://www.lasestina.unimi.it/lasestina/wp-content/themes/mimbo2.2/images/2011/03/Stefano_Chiarini.jpg" alt="" width="186" height="191" /></p>
<p>Stefano Chiarini</p>
<p></em></p>
<p align="justify">« La première impulsion pour commencer ce projet d’histoire orale fondé sur les témoignages des survivants du massacre de Sabra et Chatyla me vint pendant ces journées tragiques de septembre 1982, et c’était pour sortir de ce sentiment d’impuissance qui nous tenaillait face à tant d’horreur, et pour rappeler que le sang palestinien, libanais et arabe est égal à celui de tous les autres hommes. Le monde ces jours-ci, commémore à juste titre les victimes des Tours Jumelles mais les réfugiés palestiniens massacrés à Beyrouth, à peu près le même nombre, ont été totalement oubliés. Personne n’a payé, le principal responsable, Ariel Sharon, a même été défini par le président Bush comme un ‘homme de paix’ ».</p>
<p align="justify"><img src="http://www.ism-france.org/photos/sabra120910.jpg" alt="Sabra et Chatyla. Contre l’oubli" /></p>
<p align="justify">
<strong>Septembre 2004</strong></p>
<p>Bayan el Hout –originaire de<strong> Jérusalem</strong>, élève de Edward Saïd, enseignante à la Faculté de Sciences politiques de Beyrouth depuis 1979- depuis sa maison tranquille de Beyrouth, proche du quartier de Fakhiani, cœur de la résistance palestinienne jusqu’à l’été 1982, raconte les motivations qui l’ont amenée à découvrir, vérifier et publier, d’abord en arabe et maintenant en anglais, non seulement les noms des 906 personnes tuées et des 484 disparus, mais aussi les circonstances de leur mort et la responsabilité du commandement israélien.</p>
<p>C’est difficile à croire mais jusqu’à présent personne n’avait jamais voulu savoir le nombre des victimes du massacre du 16 au 18 septembre 1982 dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatyla encerclés par l’armée israélienne : certainement pas le gouvernement de Tel Aviv, ni celui de Washington qui en arriva même à menacer le gouvernement belge de déplacer le commandement OTAN de Bruxelles à Varsovie s’il ne bloquait pas le procès intenté à Ariel Sharon ; certainement pas les gouvernements des USA, France et Italie qui, en septembre 1982, avaient en toute hâte retiré leurs troupes, laissant ainsi les camps de réfugiés sans aucune défense ; certainement pas les exécutants matériels des Phalanges libanaises, ni le gouvernement de Beyrouth aux fragiles équilibres et nullement intéressé par le sort des Palestiniens ; et pas même l’ANP, toujours prise dans des nécessités de plus en plus pressantes et tragiques, mais apeurée aussi par les pressions états-uniennes et israéliennes. Mais certains ont brisé cette étouffante <em>omertà</em>.</p>
<p>La vie de Bayan el Hout allait changer pour toujours à treize heures ce samedi 18 septembre 1982. «<em> J’étais chez moi, à la Corniche el Mazra, l’immeuble était complètement vide, seule avec une voisine et ses trois enfants, quand j’ai reçu la visite d’une patrouille israélienne conduite par un officier qui cherchait mon mari, directeur du bureau de l’OLP au Liban. Au moment de sortir l’officier me dit brusquement : &laquo;&nbsp;Vous voyez comme nous sommes civils… ce n’est pas ce que vous pensez.&nbsp;&raquo; J’avais à peine fermé la porte qu’un journaliste à la radio, la voix brisée, commença à parler du massacre dans les camps de Beyrouth. Toute cette hypocrisie me fût insupportable : de quelle civilité avait-il parlé ? Peut-on se trouver civils du simple fait qu’on appuie sur un bouton et qu’on ne sent pas dans les narines l’odeur de la chair brûlée des bombes au phosphore ? Ou parce qu’il y a des killers locaux pour ‘finir le travail’ sans se salir les mains avec le sang des victimes ?</em> ».</p>
<p>La période la plus difficile et dangereuse de la recherche fut sans aucun doute le début, au lendemain du massacre. Beyrouth Ouest était encore occupée par les Israéliens, et au gouvernement, avec Amin Gemayel, il y avait les Forces Libanaises, les hommes qui avaient accompli le massacre.</p>
<p>« <em>Nous rencontrions les témoins en secret, hors des camps où nous aurions risqué d’être tués ou arrêtés </em>-poursuit Bayan el Hout- <em>et les enregistrements étaient immédiatement copiés pour empêcher qu’ils ne puissent être détruits </em>». « <em>Les Israéliens </em>-ajoute l’historienne palestinienne- <em>ont toujours tout fait pour effacer notre existence mais aussi notre mémoire. Leur premier objectif à Beyrouth fut justement les instituts de recherche, le centre d’études palestiniennes, les archives cinématographiques, photographiques et les documents papier </em>». Les copies des bandes d’enregistrement étaient ensuite rangées, par dix, dans des paquets cadeau aux couleurs vives et offerts à des amis et connaissances à l’occasion de quelque fête ou anniversaire. Pour une plus grande sécurité il fallait cependant en transcrire le contenu, « <em>mais la terreur était telle </em>-rappelle en souriant Bayan el Hout- <em>que nous ne trouvâmes aucune dactylo prête à le faire. Une connaissance nous dit même qu’elle ne se sentait pas de nous aider parce que son voisin aurait pu entendre le bruit de la machine à écrire et la dénoncer. Finalement, une jeune fille se proposa de le faire, en écrivant tous les enregistrements à la main pendant que sa famille dormait.</em> »</p>
<p>La recherche sur Sabra et Chatyla, commencée comme un projet d’histoire orale, allait devenir en 1983 une véritable enquête pour identifier les victimes du massacre et le déroulement des événements. Le virage eut lieu à l’occasion de la publication du rapport israélien sur le massacre, selon lequel il n’y aurait pas eu plus de 700-800 morts : « <em>Ce qui me mit hors de moi, en particulier </em>-déclare Bayan el Hout- <em>c’est quand ils dirent que pas plus d’une vingtaine d’enfants et une quinzaine de femmes avaient été tués. C’est là que je compris à quel point il était important d’établir scientifiquement les noms et le nombre des victimes </em>».</p>
<p>Il fallait cependant croiser les témoignages oraux avec les listes officielles, même partielles, toutes top secret. Le travail était sur le point de s’arrêter quand, par un de ces hasards surprenants qui arrivent souvent dans des moments aussi dramatiques, un des « techniciens » présents dans l’équipe gouvernementale, le psychiatre Abdul Rahman al-Labbani, Ministre des Affaires sociales, réussît à se faire remettre, pour les faire suivre ensuite à Bayan el Hout, les listes de noms des victimes faites par la Croix-Rouge et par la Défense civile et une autre liste. Toutes les trois aujourd’hui (l’article a été écrit en 2004, NdT) encore inédites. En ce point, les aspects et les dimensions du massacre commencèrent à apparaître pour ce qu’ils étaient et la recherche put repartir en utilisant aussi les autres listes palestiniennes et les registres d’un cimetière voisin.</p>
<p>Le nombre des noms des victimes palestiniennes et libanaises arriva ainsi, entre interviews et listes officielles, à 906 auquel furent ensuite ajoutés ceux des 484 autres « disparus » et « enlevés », à propos desquels étaient connues les circonstances de l’arrestation par les phalangistes ou les israéliens : ceci pour un total de 1390 victimes. En dehors de ce chiffre se trouvent ensuite ceux qui ont disparu sans laisser de trace et les membres de familles entières qui ont été enterrés avec des voisins et des connaissances dans les refuges où ils s’étaient abrités. Parmi les victimes dont on n’a aucune nouvelle se trouvent de nombreux habitants étrangers du camp, travailleurs immigrés ou volontaires unis à leurs voisins palestiniens par la misère commune ou par les mêmes idéaux. Parmi eux, six immigrés bengalais tués chez eux ou le jeune infirmier noir de nationalité britannique, volontaire au <strong>Gaza</strong> Hospital, que tout le monde appelait « Osman », enlevé et tué le matin de samedi 18 septembre 1982. Personne n’a jamais su qui il était. En tenant compte de ces éléments, le nombre total des victimes du massacre pourrait dépasser les 3.000 personnes.</p>
<p>Dans la recherche de Bayan el Hout, à côté des listes des tués, des disparus et des personnes enlevées, se trouvent aussi 47 histoires particulièrement représentatives du point de vue de leur contenu humain : pour l’atrocité des exécutions -de nombreuses femmes enceintes furent écartelées dans les rues, des nouveaux-nés coupés en morceaux et recomposés sur des tables comme des gâteaux, des adolescents furent attachés par les jambes à deux jeeps qui les tranchèrent en deux en partant en sens opposés- la responsabilité des commandements et des soldats israéliens mais aussi pour des gestes de pitié isolés et inattendus.</p>
<p>Certains soldats permirent à des familles de s’enfuir du camp, d’autres firent un rapport à leurs supérieurs, mais personne n’arrêta les &laquo;&nbsp;<em>killers</em>&laquo;&nbsp;. Sharon et ses généraux savaient bien ce qui était en train de se passer à Chatyla. Une lueur d’humanité brilla aussi parfois chez les bouchers des Forces Libanaises comme pour cet homme, au fond d’un puits où on jetait les vivants et les morts, qui fut sauvé par un phalangiste fils d’un collègue de travail avec qui il passait tous ses dimanches, avant la guerre.</p>
<p>« <em>Au cours de la recherche</em>, nous dit Bayan el Hout, <em>ont émergé de nombreux détails inédits de grand intérêt : comme par exemple le fait que le massacre ne concerna pas seulement Sabra et Chatyla, mais aussi plusieurs quartiers voisins ; ou que les assassins, pour ne pas alarmer les habitants du camp et pouvoir les surprendre chez eux, essayèrent dans les premières heures, semble-t-il sur le conseil de certains experts israéliens, de n’utiliser que des armes blanches comme des couteaux et hachettes, mais qu’ils furent obligés ensuite d’ouvrir le feu à cause de la résistance désespérée d’une quinzaine d’adolescents palestiniens : rien à voir avec les 2.500 terroristes armés dont faisait état Ariel Sharon </em>». Un geste héroïque qui permit à beaucoup de se mettre à l’abri.</p>
<p>Le massacre, d’après la recherche, a eu en réalité plusieurs phases : « <em>Au début,</em> nous dit Bayan el Hout en nous montrant des graphiques, <em>ils ne voulaient laisser personne en vie, et c’est pour ça que le premier jour le nombre des tués est beaucoup plus important que celui des personnes enlevées ou disparues. Puis au fil des heures, le rapport s’inverse soit à cause d’une certaine fatigue ou satiété chez les tueurs, soit parce que les commandements israéliens, avec les journalistes qui commençaient à se diriger vers Chatyla, décidèrent de faire faire ‘le travail’ ailleurs, loin des regards indiscrets </em>».</p>
<p>Sur le thème, central, des rapports entre commandements israéliens et responsables des Forces Libanaises, au premier rang desquels Elie Hobeika, tué il y a deux ans (2002, NdT) à Beyrouth la veille d’un possible voyage en Belgique pour témoigner contre Ariel Sharon, sont sortis récemment d’importants documents de preuves, qui sont arrivés chez les avocats des victimes par une source anonyme des services secrets états-uniens ou israéliens. Jusqu’à présent cependant, pas le moindre élément de vérité n’est arrivé ni du côté israélien, ni du côté phalangiste : donnée que la publication de cette recherche en anglais, et le temps qui passe, pourraient changer. « <em>Après avoir fini ce travail de vingt années </em>-nous dit Bayan el Hout avant de retourner à ses travaux- <em>j’espère que maintenant, grâce aussi à la mobilisation internationale &laquo;&nbsp;Per non dimenticare Sabra e Chatyla&nbsp;&raquo;</em> (Pour ne pas oublier Sabra et Chatyla, organisation toujours active, fondée par l’auteur de l’article, NdT) <em>qui voit arriver aujourd’hui des délégations provenant de plusieurs pays, Italie, Espagne, Usa, Malaisie, France, le monde commencera à donner la même valeur au sang des Palestiniens, et surtout que les responsables de ce crime atroce seront jugés et qu’ils paieront pour leur crime. Il n’y a pas d’autre voie, si nous voulons la paix, que de passer par la porte étroite et inconfortable de la mémoire et de la justice </em>».</p>
<p><em>Cet article a été publié le 14 septembre 2004 par il manifesto, et republié le 3 février 2009, à l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Stefano Chiarini, journaliste au manifesto, spécialiste du Moyen-Orient et fondateur de l’association ‘<strong><em>Per non dimenticare Sabra e Chatyla </em></strong>&#8216; : </em><em>Pour ne pas oublier Sabra et Chatyla</em>.</p>
<p>Un voyage est organisé chaque année à cette date, pour soutenir les projets initiés par Stefano dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban ; une délégation y était en septembre 2010.</p>
<p align="justify">Source : <a href="http://www.archiviostorico.info/index2.php?option=com_content&amp;do_pdf=1&amp;id=3080" rel="nofollow" target="_blank">il manifesto</a></p>
<p align="justify"><em>Traduction : Marie-Ange Patrizio</em></p>
<p align="justify">© Droits d&#8217;auteurs Stefano Chiarini, <a href="http://www.ilmanifesto.it/">ilmanifesto.it</a>, 2011</p>
<p>L&#8217;adresse url de cet article est: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=26662">www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=26662</a></p>
<p align="justify">
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		<title>La prochaine étape de la crise</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 04:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Horizons &#38; Débats (Zürich) , Mecanopolis La crise financière se trouve maintenant dans sa troisième phase. Dans la première phase, les banques se trouvèrent en difficulté du fait des amortissements conséquents pour les emprunts hypothécaires garantis et furent sauvées grâce à la communautarisation de leurs pertes, Lehmann Brother mis à part. Dans une deuxième [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/la-prochaine-etape-de-la-crise/81712/crisis" rel="attachment wp-att-81713"><img class="alignnone size-full wp-image-81713" title="crisis" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/09/crisis.png" alt="" width="400" height="257" /></a></p>
<p>Par Horizons &amp; Débats (Zürich) , <a href="http://www.mecanopolis.org/?p=24290">Mecanopolis</a></p>
<p><strong>La crise financière se trouve maintenant dans sa troisième phase. Dans la première phase, les banques se trouvèrent en difficulté du fait des amortissements conséquents pour les emprunts hypothécaires garantis et furent sauvées grâce à la communautarisation de leurs pertes, Lehmann Brother mis à part. Dans une deuxième phase, des pays périphériques de l’UE furent entraînés sur une pente savonneuse du fait que le niveau de leur endettement ne permettait plus d’imaginer qu’ils s’en sortiraient. On tenta de stabiliser par des plans de sauvetage qui devaient être financés, et le furent, par les retraités et d’autres groupes dépendant des Etats, ainsi que par les pays du nord de l’UE, économiquement plus solides. Dans une troisième phase, le doute quant à la solvabilité des pays s’est étendu aux pays phares de l’économie mondiale, notamment les Etats-Unis, mais aussi l’Italie, en dernier la France, tous ces pays étant entraînés dans le tumulte.</strong></p>
<p>Ces différentes étapes de la crise font apparaître un système de gestion de la confiance dans lequel la perte de confiance de certains acteurs d’un niveau donné est récupérée par les garanties données par les acteurs d’un niveau plus élevé. Mais au lieu que la situation se stabilise, ces garanties provoquent un doute quant à la confiance qu’on peut accorder aux sauveteurs. En fait, il n’y a plus de marges de manœuvre dans le domaine de la confiance.</p>
<p>Le doute qui s’empare de la confiance à accorder aux obligations des Etats-Unis est particulièrement dramatique, du fait de l’étendue du marché américain de l’endettement public, mais aussi parce que cette insécurité s’étend à l’ensemble des marchés financiers. Cela est perceptible suite à la spéculation apparue contre la France dès que les agences de notation eurent procédé à une rétrogradation. L’Allemagne sera également touchée, dans la mesure où elle accordera d’autres garanties, provoquant de nouvelles dettes et une coresponsabilité des dettes des autres pays de l’UE. Les achats d’emprunts d’Etats par la Banque centrale européenne et la discussion concernant les eurobonds préparent déjà une intervention allemande.</p>
<p>Après quatre années de crise, on n’en voit toujours pas le bout. Le mal s’étend à toujours plus de pays en lesquels on a perdu toute confiance. Le monde politique apparaît dépassé par les événements. Les marchés financiers n’ont pas été régulés, le système bancaire est toujours affaibli, le développement économique stagne. Tout ceci interpelle quant à la prochaine étape de la crise. Quant à nous, nous n’envisageons pas que la crise se résorbe bientôt. Pour cela il faudrait assainir sérieusement les budgets publics, notamment en redonnant confiance aux créanciers, en relançant la croissance dans les pays de l’Union européenne et aux Etats-Unis. Mais, rien n’apparaît à l’horizon. Et il faut être bien conscient que cette crise financière qui n’en finit pas va déclencher une crise sociale et politique.</p>
<p>Quatre solutions se présentent pour en finir avec cette crise de l’endettement. I. : En réduisant les dépenses publiques et en augmentant la croissance économique on réduirait le montant des dettes, redonnant aux créanciers une confiance dans les capacités de remboursement des débiteurs étatiques. II. : En prélevant des impôts on améliorerait l’état des finances publiques et l’on diminuerait le montant des dettes. III. : Les débiteurs étatiques mettent un terme au service de la dette et négocient avec les créanciers en vue d’une cessation de paiement. IV. : Les Etats renoncent à la stabilité monétaire et se lancent dans une période d’inflation qui leur permettrait de faire fondre leurs dettes. Toutefois ces quatre scénarios ne resteraient pas sans conséquences et ne s’en tiendraient pas qu’au système économique et financier, mais conduiraient dans une étape ultérieure à une déstabilisation sociale et politique.</p>
<p>En ce qui concerne la première solution, on préfère remettre en selle la croissance économique en réduisant les dépenses publiques. Mais le succès est improbable. La politique d’économie, telle qu’elle est imposée à des pays comme l’Irlande, le Portugal et la Grèce, diminue les impulsions primordiales de la demande. Les conséquences sont visibles en Grèce par la faible performance économique. Cette dernière cause une réduction des rentrées fiscales et, de ce fait, il n’y a pas de diminution de la dette publique.</p>
<p>Il reste toutefois l’espoir d’améliorer à moyen terme la compétitivité économique des pays en cause au travers de réformes structurelles. Mais il y a de forts doutes quant à la réussite de telles réformes – il suffit d’observer l’échec des efforts entrepris depuis des décennies, et à grands prix, par l’Etat italien dans sa tentative de moderniser le Mezzogiorno. Un pays ne peut se développer si sa couche sociale supérieure n’est pas disposée à investir son argent dans le pays plutôt qu’à l’étranger. L’Irlande n’a pas besoin de réformes structurelles en dehors de son système bancaire. La Grande Bretagne et les Etats-Unis souffrent des conséquences de leur désindustrialisation et de leur concentration, voulue politiquement, sur les services qui ont failli provoquer l’effondrement du capitalisme en 2008. Dans les deux pays il faudrait, pour remettre à flot la compétitivité industrielle, engager d’importants investissements publics, à long terme, tant dans la formation que dans les infrastructures – mais il n’y a pas d’argent pour cela.</p>
<p>Dans tous les pays concernés, il s’agit de coupures importantes dans les institutions de l’Etat social, mais aussi dans les dépenses pour la formation et la santé, ainsi que dans les investissements publics. Cette politique se manifeste aux Etats-Unis par une stagnation des salaires réels et une situation dans laquelle le maintien d’un niveau de vie décent se paie par de l’endettement privé et une augmentation constante des heures de travail dans les familles. En Grèce, en Espagne, mais aussi en Angleterre, on entrevoit la venue de conflits sociaux, dus aux mesures d’économie. Les pays qui ont bénéficié des mesures de secours perdent une bonne part de leur souveraineté. Les institutions centrales et démocratiques de la politique économique et fiscale se trouvent neutralisées pour longtemps. On peut donc s’attendre à ce qu’une bonne part de la population se détourne des instruments politiques et économiques fondés sur les constitutions.</p>
<p>Une deuxième solution consisterait en une augmentation des impôts. En fait, il semble que ce soit la seule voie possible – dans la mesure où ce serait politiquement possible. Les conflits nés dans l’affrontement à propos du niveau de dettes aux Etats-Unis a démontré que la volonté de ne pas augmenter les impôts est bien ancrée, alors même que les taux fiscaux dans ce pays sont toujours bien bas.</p>
<p>Il semble bien que de riches propriétaires, comme les frères Koch, soient en mesure de mettre sur pied un mouvement tel que le «Tea Party Movement», lequel empêche les républicains de tenter d’augmenter les impôts, voire de supprimer des diminutions d’impôts accordées sur un court terme. En fait, et dans un souci d’équité, il faudrait imposer des augmentations d’impôts aux couches les plus favorisées – celles qui ont le plus profité des baisses d’impôts au cours des décennies précédentes, mais aussi des intérêts de l’argent placé dans les titres des rentes publiques. Elles ont le plus profité et concentrent toutes les augmentations des revenus sur elles.</p>
<p>On ne peut pas non plus imaginer une augmentation des impôts indirects au vu de la diminution du standard social de la grande masse du peuple américain. En général, les augmentations de l’imposition fiscale pour rembourser des dettes ne peuvent pas être populaires, car il s’agit de payer des biens déjà consommés et des services déjà fournis. Finalement, on tente de nous faire gober que les augmentations d’impôts, surtout dans les couches supérieures, pourraient entraver la croissance économique. Il faudrait aussi s’attendre à des fuites, surtout dans l’imposition des fortunes.</p>
<p>La troisième solution consistant en la suspension des paiements, voire une remise partielle des dettes fut, dernière en date, pratiquée par l’Argentine qui bénéficia d’un désendettement partiel. La Grèce a obtenu pratiquement une remise partielle grâce aux dernières décisions de l’UE. Dans ce cas, il s’agit en fait d’une économie nationale de relativement petite taille, dont les dettes apparaissent énormes comparées aux performances économiques, mais qui ne le sont pas en chiffres absolus. Ce qui fait que les dettes pourraient être supportées par les autres Etats et en partie même par les créanciers privés. Ce qui n’est pas le cas des grandes économies européennes ou de l’américaine. Un défaut de paiement de ces pays ruinerait non seulement leur système bancaire, mais aussi celui d’autres pays. Les budgets publics épuisés ne pourraient plus accorder un plan de sauvetage comme celui de 2008.</p>
<p>Même s’il était possible d’éviter un effondrement de l’économie mondiale, on aurait affaire à une crise sociale démesurée. En effet, une grande part des dettes des Etats sont tenues par les caisses de retraite et les assurances, qui assurent leurs prestations sur la base de ces capitaux. Le changement d’orientation vers les retraites capitalisées, au cours de ces dernières décennies, a rendu un grand nombre de retraités dépendants du marché des capitaux. La faillite, ne serait-ce que d’un pays, aurait pour conséquence assurée une augmentation des coûts de refinancement pour la plupart des pays. Vu l’énorme volume actuel de dettes publiques, la part des budgets publics pour honorer le service de la dette prendrait des dimensions telles que la nécessité d’économiser serait de plus en plus forte. C’est bien pourquoi les Etats peu touchés mettent tout en œuvre pour éviter une faillite de la Grèce ou de l’Irlande.</p>
<p>En quatrième lieu, on peut imaginer une baisse de la valeur réelle du volume des dettes par le déclenchement d’une inflation voulue. Dans ce but, le gouvernement peut emprunter des crédits auprès de la banque centrale et ainsi augmenter la masse monétaire au-delà de la croissance réelle. Mais cette option devrait affronter des coûts sociaux considérables. Une dévaluation de la fortune amoindrit aujourd’hui les prestations des systèmes de pension pour une large part de la population. De plus, l’inflation provoque une baisse des revenus de toutes les personnes dépendant d’un salaire ou bénéficiant d’un revenu de transfert. Ce qui signifie que presque toute la population serait touchée. Il faudrait donc s’attendre à des protestations sociales et à l’exigence d’une indexation des salaires et des prestations sociales. La suite possible serait une augmentation «galopante» du taux d’inflation. Par ailleurs, toute dévaluation monétaire provoque des coûts de refinancement des dettes publiques plus élevés sur les marchés.</p>
<p>Jusqu’à présent on a tenté de maîtriser les crises en les reportant à un niveau plus élevé, bénéficiant de plus de confiance. Les banques furent sauvées par les Etats, les petits pays par les grands. Mais cette stratégie a atteint sa fin. La perte de confiance est largement répandue. Dans la prochaine étape, la crise se répandra sur le système social tout entier. On le remarque déjà dans l’augmentation du taux de chômage, l’accroissement de l’émigration et l’amplification de la violence dans les pays particulièrement touchés. Que cela arrive à travers une politique d’économies, la réduction du montant des dettes ou l’inflation, la réduction massive imminente des fortunes et des revenus provoquera des conflits. De là au conflit politique, il n’y a qu’un pas qui poussera la population à accorder sa confiance à des mouvements populistes, tels le Front national en France ou le Tea Party aux Etats-Unis.</p>
<p>Il apparaît donc que la solution de la crise de l’endettement passe par la question de la répartition. Qui paiera les dépenses déjà engagées, mais jamais remboursées, dans une situation où les créanciers ont perdu toute confiance et réclament le remboursement de leurs avoirs? Ce dont il est question, c’est du produit brut intérieur de toute une année, voire beaucoup plus, dans un certain nombre de pays. Etant donné que les fruits de la croissance sont allés, au cours des trente dernières années, au bénéfice des couches sociales riches, il se pose la question, dans cette crise d’endettement, de savoir si cette partie de la population est déterminée à défendre ses privilèges, même au prix d’une crise sociale et politique massive. On ne peut pas exclure, qu’elle ne veuille toujours pas comprendre les signaux d’alarme évidents qui s’inscrivent actuellement sous nos yeux.</p>
<p><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/" target="_blank"><em><strong>Horizons &amp; Débats</strong></em></a></p>
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		<title>Vers la faillite de la France ? Peut-elle échapper à un scénario grec ?</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 04:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Blog Eva</dc:creator>
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<div id="attachment_79188" class="wp-caption alignnone" style="width: 520px"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/vers-la-faillite-de-la-france-peut-elle-echapper-a-un-scenario-grec/79187/france-2" rel="attachment wp-att-79188"><img class="size-medium wp-image-79188" title="France" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/08/France-510x384.jpg" alt="" width="510" height="384" /></a><p class="wp-caption-text">Flickr Dolbi 303</p></div>
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<p><strong>- La France peut-elle encore échapper à un scénario grec ?</strong></p>
<p><strong>La machine infernale est en train de s&#8217;enclencher. Il est désormais possible que la France suive la Grèce, le Portugal, l&#8217;Irlande, l&#8217;Italie et l&#8217;Espagne dans le club peu enviable des pays dont la dette publique est considérée comme toxique par les marchés financiers. </strong></p>
<p>Le scénario est bien rodé. La pression monte lentement mais inexorablement, la notation par les agences est abaissée, la panique s&#8217;installe et, au bout du chemin&#8230;</p>
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<p><strong>&laquo;&nbsp;Un mot sur le chômage, spécifiquement en France. Si l&#8217;on connaitrait le vrai taux, qui comptabilise: les chômeurs non inscrits ou découragés, les RMIstes, les gens en formation, ceux à mi-temps, les jeunes sortant de l&#8217;école qui peuvent s&#8217;inscrire mais qui ne sont pas  comptabilisé car n&#8217;ayant jamais travaillé, les chômeurs inscrits mais pas indemnisés, les radiés, les précaires n&#8217;ayant pas de CDI&#8230;<a href="http://minuit-1.blogspot.com/2010/08/chomage-en-france-vous-ne-pourrez-plus.html">le chiffre doublerait au minimum</a> et l&#8217;on comprendrait subitement que nous assistons a une crise sans équivalent dans l&#8217;histoire&#8230;&nbsp;&raquo;</strong><br />
<strong>14/08/2011 &#8211; La France peut-elle encore échapper à un scénario grec ?</strong></p>
<p><strong>La machine infernale est en train de s&#8217;enclencher. Il est désormais possible que la France suive la Grèce, le Portugal, l&#8217;Irlande, l&#8217;Italie et l&#8217;Espagne dans le club peu enviable des pays dont la dette publique est considérée comme toxique par les marchés financiers. </strong></p>
<p>Le scénario est bien rodé. La pression monte lentement mais inexorablement, la notation par les agences est abaissée, la panique s&#8217;installe et, au bout du chemin, il faut se résoudre à aller quémander de l&#8217;aide au FMI, aux partenaires européens et à la BCE, qui prennent le contrôle de la politique économique. La purge exigée en contrepartie des prêts est sévère. C&#8217;est le grand traumatisme national.</p>
<p>Ce processus est lent. Il a duré six mois pour la Grèce, l&#8217;Irlande et le Portugal. Il durera sans doute moins longtemps pour l&#8217;Italie et l&#8217;Espagne. Pour la France, le point de non-retour n&#8217;est pas encore franchi, mais les prémices sont là. Une fois le point de non-retour franchi, le gouvernement ne peut plus rien faire pour empêcher le rouleau compresseur d&#8217;avancer.</p>
<p>Les marchés sont-ils fous et méchants ? La réaction de la classe politique est toujours la même : dénégation des risques et propos vengeurs à l&#8217;égard des spéculateurs et autres financiers sataniques qui veulent faire fortune sur le dos de la mère patrie. Mais les marchés ne sont ni fous ni méchants. Ils détiennent une grosse part de la dette publique de la France, quelque 1 700 milliards d&#8217;euros, soit 85 % de notre PIB, et ils sont effrayés de perdre une partie de leurs patrimoines. La panique n&#8217;est pas bonne conseillère, mais elle est très humaine. Faut-il leur en vouloir, voire les cadenasser ? Il fallait y penser plus tôt, avant de leur demander de nous prêter ces sommes colossales. Nous avons eu besoin d&#8217;eux et nous en aurons encore besoin, quoi que nous fassions. Les insulter et les attaquer peuvent nous soulager, mais cela ne changera rien à la situation.</p>
<p>Car la France est impardonnable. Nos budgets ont été en déficit chaque année depuis 1974. En 2006, avant la crise, la dette publique représentait déjà 64 % du PIB. Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis presque quarante ans ont superbement ignoré la notion de discipline budgétaire. Tous. <strong>Les déficits sont devenus une routine, une facilité pour dépenser plus que ce dont ils disposaient,</strong> et personne n&#8217;y a trouvé à redire. Ils sont tous coupables et nous, les électeurs, le sommes tout autant. Les marchés, par contre, n&#8217;y sont pour rien. La sagesse, dont nous allons avoir besoin dans les années qui viennent, doit commencer par un grand mea culpa national.</p>
<p>Au lieu de cela, nous allons assister à des accusations réciproques. La gauche va répéter que la dette a augmenté de 20 % du PIB depuis l&#8217;arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir ? C&#8217;est exact, mais 2007 est aussi le début de la plus grave crise depuis les années 1930. S&#8217;il y a de bons déficits, ce sont ceux tolérés durant les années de crise, car ils servent à en atténuer la sévérité. On aurait pu se passer du Grand Emprunt. Comme toujours, les objectifs étaient nobles, mais ils auraient du être financés sans recours à l&#8217;emprunt. La droite va noter que la dette s&#8217;est accrue sous tous les gouvernements de gauche. Certes, il y a aussi eu de mauvaises passes sous les gouvernements de gauche, qui justifiaient elles aussi des déficits. <strong>Mais ces déficits auraient dû être temporaires, compensés par des surplus les bonnes années, ce qui ne s&#8217;est jamais produit</strong>. Nous ne gagnerons rien à ces récriminations, c&#8217;est toute la classe politique qui s&#8217;est fourvoyée.</p>
<p><strong>Ces erreurs répétées ne sont pas l&#8217;apanage de la France. La plupart des démocraties les ont commises, à un moment ou à un autr</strong>e. Avant la crise, en 2006, les dettes publiques des pays de l&#8217;OCDE s&#8217;élevaient déjà à 74 % de leurs PIB. Partout on retrouve le même mécanisme. Chacun veut recevoir la manne de l&#8217;Etat, et chacun s&#8217;imagine que ce sont les autres qui paieront les impôts, mais personne ne veut payer plus d&#8217;impôts. Pour être élus, ou réélus, les gouvernements payent sans lever les impôts correspondants. Toutes ces dépenses sont présentées comme indispensables : santé, défense, éducation, justice, culture, aides aux démunis, transports. Rien que des bonnes causes auxquelles il serait politiquement suicidaire de s&#8217;opposer. C&#8217;est ainsi qu&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;Etat dépense la moitié du PIB de la France. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle <strong>vivre au-dessus de ses moyens</strong>, et ça ne peut que mal se finir. Nous y sommes.</p>
<p>Est-il trop tard ? Probablement, mais pas nécessairement. Car, contrairement à une opinion bien ancrée, les marchés financiers ne fonctionnent pas à courte vue. Ils ne pensent pas que les Etats sont en faillite irrémédiable, un pays ne peut pas être vraiment en faillite. Par contre, ils se demandent si les Etats rembourseront leurs dettes, pas cette année ni l&#8217;année prochaine, mais dans dix ou vingt ans. Ils sont prêts à attendre, mais ils veulent des preuves solides que les budgets seront en surplus dans les années qui viennent, lorsque tout ira mieux. Ce sont <strong>les gouvernements qui sont coupables de courte vue, eux qui font des déficits chaque année parce que chaque année est spéciale et qu&#8217;on verra plus tard pour les surplus.</strong></p>
<p>La seule chance, et elle est maigre, qui reste à la France d&#8217;échapper au couperet est de s&#8217;engager sur la voie de la vertu budgétaire. <strong>L&#8217;Allemagne l&#8217;a fait il y a deux ans en inscrivant dans sa Constitution non seulement le principe que le budget doit être en équilibre, mais une date butoir (2016) et un mécanisme clair, net et précis pour s&#8217;en assurer</strong>. De manière à préserver de la souplesse et éviter que la politique budgétaire ne soit contractionniste dans les mauvaises années, le mécanisme allemand comporte un compte qui enregistre les déficits et les surplus. Lorsque le compte est déficitaire, le gouvernement est tenu de combler le trou en quelques années. Plus l&#8217;Etat accumule de surplus, plus il a de marge de manoeuvre pour les mauvaises années.</p>
<p>La commission Camdessus, dont j&#8217;ai fait partie, a été chargée l&#8217;an passé par le président de la République <strong>de proposer d&#8217;inscrire l&#8217;équilibre budgétaire dans la Constitution</strong> (la règle d&#8217;or). A la quasi-unanimité, elle a rejeté la règle allemande, parce que &laquo;&nbsp;nous ne sommes pas des Allemands&nbsp;&raquo;, comme si la discipline budgétaire était une affaire de culture nationale.</p>
<p>Politiques et hauts fonctionnaires ont préféré une usine à gaz non contraignante, sans objectif précis, et sans date butoir. Apparemment, même cette règle flasque ne convient pas à la gauche, parce qu&#8217;elle veut avoir les mains libres si elle devait arriver au pouvoir en 2012. La droite n&#8217;est pas plus vertueuse. Visiblement, députés et sénateurs veulent aussi se garder d&#8217;être enfermés dans une règle vertueuse, sans doute parce que la vertu implique d&#8217;arrêter de se voter chaque année l&#8217;autorisation de distribuer des cadeaux impayés. Les marchés ont bien raison de s&#8217;inquiéter.</p>
<p>Le monde</p>
<p>http://minuit-1.blogspot.com/2011/04/france-vers-la-faillite.html?utm_source=feedburner&#038;utm_medium=email&#038;utm_campaign=Feed%3A+MinuitMoinsUne-LeBlogDeLaCriseQuiArrive+%28Minuit+Moins+Une+-+Le+blog+de+la+crise+qui+arrive%29&#038;utm_content=Yahoo!+Mail</p>
<p>http://sos-crise.over-blog.com/article-vers-la-faillite-de-la-france-peut-elle-echapper-a-un-scenario-grec-81569343.html</p>
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