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	<title>CentPapiers &#187; instincts</title>
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		<title>Laurent Gbagbo, le sauveur du panafricanisme</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 05:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allain Jules</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><a href="http://allainjules.files.wordpress.com/2011/02/gbagbo-tombe.jpg"><img title="GBAGBO TOMBE" src="http://allainjules.files.wordpress.com/2011/02/gbagbo-tombe.jpg?w=300&amp;h=204" alt="" width="300" height="204" /></a></strong></em><em><strong>Un intellectuel  est une personne dont l’activité repose sur l’exercice de  l’intelligence, de la vérité et des valeurs. Or, sur le dossier  ivoirien, on voit des « intellectuels » prendre leur plus belle plume  pour asséner des contrevérités abyssales, le mensonge étant devenu  leur acolyte.  Faire preuve de mauvaise foi en traficotant un incident  électoral, le déclinant en panafricanisme de pacotille ou de  souveraineté morbide sortie de nulle part, ce n’est pas être  intellectuel mais être ignorant ou menteur. C’est au choix. Jusqu’à  quand va-t-on laisser perdurer la plus grande imposture de ce début  d’année 2011 et arnaque électorale ?</strong></em></p>
<p><strong>La  forfaiture faite au peuple ivoirien semble être érigée en mode légalité  constitutionnelle. C’est le plus grand foutage de gueule du moment,  ultime syncrétisme d’un marivaudage à la con, pour égayer les instincts  les plus primaires cachés dans un amour bidon de l’Afrique. De quoi est  le nom de cette gouvernance ? C’est le règne entre le chaos, le hasard  et un déterminisme s’apparentant à un suicide. Ajouté à cela, la  propagande fonctionne à plein régime et à coup de millions versés à des  pseudo intellectuels qui salissent la mémoire de ceux qui sont morts  pour rien. Les partisans de Laurent Gbagbo aiment évoquer les exactions  passées des Forces nouvelles pour justifier les escadrons de la mort de  Laurent Gbabgo sans toutefois faire le distinguo entre rebelles et  forces étatiques. Si la légalité qu’on prône sur tous les toits autorise  ou donne un permis de tuer, alors, les soutiens du boucher d’Abidjan ne  sont que des monstres froids. Normal donc qu’ils ferment les yeux sur  la terreur à Abobo, Koumassi ou Treichville.</strong></p>
<p><strong>Les mensonges proférés et les  injustices causées par le clan de Laurent Gbagbo resteront marqués au  fer rouge sur la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Chaque jour qui passe,  le zèle du président autoproclamé ressemble de plus en plus à ce dernier  soupir d’un animal asphyxié, d’un homme qui se noie  mais qui s’agrippe  sur les autres pour ne pas mourir seul. Le triste record de cette  filouterie est la mort lente du système financier ivoirien dont il tente  de redéployer via l’Afrique du Sud. Sur place, de nombreuses <a href="http://allainjules.com/2011/02/11/cote-divoire-gare-a-votre-argent/" target="_blank">banques privées sentant le danger d’un hold-up</a> gbagbiste comme ce fut le cas à la Banque Centrale des Etats de  l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ou plus prosaïquement de réquisition,  ferment. C’est ce que la BNP Paribas notamment, a fait. Laurent Gbagbo a  réussi au moins une chose, c’est de faire croire à des nigauds que tout  le monde en veut à la Côte d’Ivoire alors que c’est lui le problème. On  peut comprendre certains illuminés dits chrétiens et les membres de son  ethnie et les xénophobes qui croient vraiment qu’Alassane Ouatarra  n’est pas Ivoirien.</strong></p>
<p><strong>A Abidjan, on assiste à un  vaudeville ridicule. Laurent Gbagbo a saisi un tribunal ouest-africain  pour contester la décision de la Communauté économique des Etats  d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui exige son départ de la présidence de  Côte d`Ivoire, et aussi contre les banques qui ferment leurs portes. Le  même a décidé de ne pas accepter les visas délivrés par l’ambassadeur de  Côte d’Ivoire à Paris nommé par Alassane Dramane Ouatarra. Evidemment,  gesticuler n’est pas gouverner. Il faut avoir les moyens de sa politique  pour oser dire qu’on est président d’un pays alors que dans le même  temps on est obligé d’accepter la présence de l’ONUCI ou des forces  françaises de la  Licorne, cette dernière qui a permis au quidam de se  maintenir au pouvoir ne l’oublions pas, sinon les Forces nouvelles  seraient aujourd’hui au pouvoir. Saint Evremond disait: <em>« La raison d’état est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raisons. »</em> Or, que se passe-t-il en Côte d’Ivoire ? De l’esbroufe.</strong></p>
<p><strong>Laurent Gbagbo, sauveur du  panafricanisme : c’est évidemment une boutade. Quand on sait que ses  avoirs ont été gelés aux Etats-Unis et dans l’espace de l’Union  Européenne, il faut vraiment être un peu timbré pour oser parler de  panafricanisme accolé à un nom qui triture, souille et insulte les vrais  panafricanistes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Lumumba" target="_blank">Patrice Emery Lumumba</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kwame_Nkrumah" target="_blank">Kwame Nkrumah</a>.  Quelle hérésie de faire même ce genre de comparaison ? Ce  panafricanisme à la hussarde, de circonstance, ne fait qu’enfoncer la  Côte d’Ivoire. Et que dire de la pseudo indépendance dont on se réclame  alors qu’aucune société ivoirienne ou même africaine ne détient les clés  de l’économie ivoirienne ? La filière cacao que Laurent Gbagbo veut  refourguer à la Chine ou à la Russie voit le porte-monnaie des paysans  du Cameroun, planteurs de cacao,  se remplir de façon exponentielle.  Comment peut-on ainsi tuer son pays simplement pour son pouvoir  personnel ?</strong></p>
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		<title>Justice : de Monchal à Hortefeux</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 04:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Faire appel à des jurés populaires* est une belle chose. Qui mieux que les citoyens d’une nation est à même de juger les justiciables pour les fautes qu’ils ont commises. Certes, mais il serait illusoire de croire qu’il s’agit là de la panacée en matière de justice. Pour une raison simple : les jurés sont des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;">Faire appel à des jurés populaires* est une belle chose. Qui mieux que les citoyens d’une nation est à même de juger les justiciables pour les fautes qu’ils ont commises. Certes, mais il serait illusoire de croire qu’il s’agit là de la panacée en matière de justice. Pour une raison simple : les jurés sont des êtres humains, terriblement humains, confrontés à leur raison mais aussi à leurs instincts et leurs passions, à leurs forces mais aussi à leurs faiblesses, confrontés parfois aux manipulations de tous ordres, au bruit médiatique, à la pression sociale. En un mot, des femmes et des hommes faillibles.</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Christophe Monchal a été acquitté, et les parents de sa victime, Joseph Guerdner, constitués en partie civile ne pourront pas faire appel de ce verdict. Le gendarme Monchal est par conséquent libre, les jurés de la Cour d’assises du Var ayant estimé qu’il était légitime de la part de ce militaire de tirer sept fois dans le dos d’un fuyard désarmé, menotté et partiellement entravé des jambes. Un fuyard qui constituait à l’évidence une menace grave et imminente pour la société ! Au point qu’il s’est avéré nécessaire d’atteindre Joseph Guerdner de deux nouvelles balles dans le corps alors qu’une première l’avait d’ores et déjà blessé.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">La loi est ainsi faite : si un policier ne peut faire usage de son arme de service qu’en état de légitime défense, un gendarme peut, tout en restant dans son droit, tirer un fuyard comme un lapin et même le cribler de balles. Tout juste lui demande-t-on, dans la mesure du possible, de viser les jambes pour neutraliser l’individu. Mais sans obligation de résultat. Et si, par une malchance insigne, ce fuyard est atteint de trois balles dans le dos, il n’y a pas là de quoi fouetter un chat, les règlements ayant été scrupuleusement respectés comme l’a confirmé la Cour d’assises de Draguignan.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Faute d’avoir eu accès au dossier, d’avoir assisté aux débats, d’avoir entendu les parties et les experts, d’avoir écouté le réquisitoire et les plaidoiries, il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de porter un regard totalement objectif sur le verdict de ce procès. Certes. Mais cela n’empêche pas d’énoncer des faits et de déduire des conséquences possibles, non sur cette affaire particulière mais sur le contexte plus général d’un procès d’assises.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>Les faits.</strong> 1) Contrairement aux États-Unis où l’unanimité des 12 jurés est nécessaire pour rendre une décision de culpabilité d’un accusé, il suffit en France d’une majorité qualifiée de 8 voix sur 12 pour emporter cette décision. 2) Contrairement aux États-Unis où les 12 jurés sont tous des citoyens tirés au sort, ne siègent en France que 9 jurés tirés au sort encadrés par 3 magistrats professionnels : le président de la Cour d’assises et ses 2 assesseurs. 3) Ni aux États-Unis ni en France les jurés populaires n’ont accès au dossier d’instruction et leur conviction doit se faire sur les seuls éléments évoqués durant les audiences. Les 3 magistrats ont, eux, bien évidemment un accès total à l’ensemble des pièces de la procédure.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>Les conséquences possibles.</strong> Disons-le tout net : dans l’écrasante majorité des procès d’assises, au-delà de la protection de la société défendue par l’avocat général, seuls des intérêts privés sont en cause : ceux de la partie accusée d’une part, ceux de la partie victime d’autre part. Il en résulte des débats plus ou moins sereins, mais non (ou très peu) pollués par des influences, voire des pressions extérieures, et rarement relayés par les médias au niveau national. Cela cesse d’être le cas pour les procès mettant en scène des caciques politiques, des grands patrons ou les membres de corps constitués bénéficiant d’un fort soutien syndical ou de l’appui de puissants lobbies comme on le constate très souvent dans les affaires qui mettent en cause des policiers ou des gendarmes poursuivis pour des homicides commis dans des circonstances troubles ou en possible violation des règles d’usage de leur arme de service.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Inutile de se voiler la face, les pressions directes ou indirectes sont presque toujours présentes dans de tels cas, qu’elles émanent de la classe politique, des syndicats ou de la <em>vox populi</em>. Des pressions qui devraient en principe laisser de marbre un jury réputé totalement indépendant. Et c’est là que le bât peut blesser dans certaines affaires sensibles, non seulement dans la conduite des débats, parfois visiblement orientés, mais surtout dans la délibération.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Le législateur a voulu que les jurés populaires soient encadrés par des magistrats pour structurer cette délibération et lui permettre de se dérouler dans la sérénité et la méthode. Il a aussi voulu tempérer les éventuelles dérives qui pourraient résulter d’un climat de passion peu propice à rendre une justice sereine. Ce noble objectif a pourtant son revers : la possible manipulation par des magistrats plus ou moins téléguidés, sinon par des consignes (évidemment non écrites) de la Chancellerie, du moins par des considérations politiques fortement incitatives visant à prévenir des frondes syndicales ou à brosser tel ou tel électorat dans le sens du poil</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">La délibération peut alors prendre un tour particulier sous la conduite d’un président autoritaire qui use de toutes les ficelles pour obtenir le verdict qu’il a pour mission de délivrer. Á ses côtés, les assesseurs, pourtant théoriquement indépendants, ne sont la plupart du temps dans de tels procès, que des supplétifs zélés. Et pour cause : ces magistrats subalternes n’ont, en terme de carrière, aucun intérêt à s’aliéner la sympathie d’un président de Cour puissant et influent. Il ne reste plus, dès lors, qu’à convaincre 5 des 9 jurés tirés au sort pour obtenir les 8 voix nécessaires. La chose est d’autant moins difficile qu’il y a toujours dans un jury des personnes dont les opinions vont dans le sens recherché, et d’autres qui se révèlent très influençables et sur qui la personnalité du président mais également son impressionnant habit de Cour exercent une forte impression. Tout ne se passe évidemment pas aussi simplement et il peut arriver que la présence d’un ou deux jurés peu enclins à se laisser manipuler, ou d’une majorité de jurés bien décidés à aller au fond des choses en dehors de toute influence, mette le président en échec. Mais la chose est probablement rare, et c’est ainsi que, régulièrement, certains verdicts, particulièrement décalés par rapport aux faits dans des affaires sensibles, font polémique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">Les jurys populaires ne sont donc pas la panacée, mais ils valent bien les jurys de magistrats professionnels dont le fonctionnement peut être perverti par des considérations de carrière et de fortes pressions politiques. En cela, le système français est probablement sinon la meilleure, du moins la solution la moins mauvaise pour rendre une justice équitable.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;">De là à élargir, comme le propose Brice Hortefeux hors de son champ de compétence, le recours à des jurés tirés au sort pour certaines affaires correctionnelles, pourquoi pas ? L’idée n’est pas forcément mauvaise, même si elle risque de se heurter à d’évidentes difficultés budgétaires. Mettre en place en revanche des JAP (juges d’application des peines) élus par les citoyens relève de la provocation pure et simple et vise manifestement à cliver le pays en relançant les dissenssions entre police et magistrature d’une part, et en brossant dans le sens du poil un électorat en demande d’une répression toujours plus grande d’autre part. Mais on est là dans la politique politicienne, loin de la sérénité qui devrait s’imposer à tous les acteurs de la justice, et cela, c’est une calamité ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: small; font-family: Times New Roman;"> </span></p>
<p><em><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">* L’introduction de jurés populaires dans les procès d’assises date de 1791. Depuis 1978, les jurés populaires sont tirés au sort sur les listes électorales.</span></em></p>
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		<title>L’éducation comme arme contre le capitalisme sauvage</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 17:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator>
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<p><img class="alignnone size-full wp-image-8665" title="398255973_94d637d2c4" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/07/398255973_94d637d2c4.jpg" alt="398255973_94d637d2c4" width="349" height="475" /></p>
<p>Sur le blogue de <a href="http://anarchopragmatisme.wordpress.com/">David Gendron</a>, je suis tombé sur le terme « PARECON », via un <a href="http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/06/17/retour-sur-le-merite-reponse-a-chantal-beaupre/#comment-5434">commentaire</a> de <a href="http://francoistremblay.wordpress.com/">François Tremblay</a>. J’ai cherché un peu et j’ai trouvé un texte sur <a href="http://www.zombiemedia.org/spip.php?article31">Zombie</a> qui en explique les grandes lignes. En gros, c’est un système économique basé sur des principes anarchistes (pas libertariens); « y sont bannis le marché (capitalisme), la planification centrale (social-démocratie, communisme centralisé, etc.), toute hiérarchie du travail (patron vs employé) et le profit. » C’est « un système décentralisé, démocratique, participatif et égalitaire. » Et c’est en fait une réponse aux critiques de la pensée anarchiste (du côté libertaire), question de donner du concret, de la chair autour de l’os.</p>
<p>À la suite de ce billet, il y a quelques commentaires. Un de ceux-là m’a beaucoup parlé :</p>
<blockquote><p><em><strong>Je trouve louable l’initiative PARECON, née d’une recherche d’équité dans un esprit anarchiste. Je n’y adhère pas pour 2 raisons : 1) cette construction idéologique va à l’encontre de la tendance naturelle humaine à systématiquement se laisser guider par ses instincts, lesquels nous poussent vers la facilité et l’individualisme. 2) L’individualisme débridé que nous connaissons aujourd’hui détruira peut-être le monde qui l’a vu naître, mais il ne sera jamais remplacé par un système intellectualisé trop complexe. Le résultat de la destruction du système actuel résulterait plutôt d’une copie neuve et identique de lui-même, condamné à se répéter tant qu’il n’aura pas appris à se transformer de l’intérieur. Le capitalisme n’est pas une création de l’intellect, mais bien une “herbe sauvage” qui ne veut que croître sans cesse, tel l’ogre affamé dont l’estomac à été remplacé par une pompe au mouvement perpétuel. Le capitalisme ne demande pas l’éradication, mais seulement d’être bridé et contre-balancé (sic) par une force d’opposition. La solution ? Instaurons un système d’éducation publique qui donnera la chance à chacun de développer son plein potentiel sans limite (sic) aucune, qui développera l’indépendance d’esprit et la critique constructive, et qui permettra à tous de devenir ce qu’ils veulent vraiment, à l’intérieur d’un cocon protecteur, à l’abri (sic) des interventions extérieures de la société jusqu’à, disons, 25 ans. N’essayons pas d’imposer nos vues sur la jeunesse, laissons là (sic) plutôt contrôler sont destin seule. Faites ça, et je vous garantis un monde meilleur en 2 générations. Ceux qui d’entre-nous (sic) valorisent l’appât du gain et l’amas de capitaux comme seuls moteurs de la vie quotidienne sont déjà trop atteints pour changer d’eux-mêmes. Et comme la nature s’opposera, et triomphera TOUJOURS des solutions forcées et compliquées, PARECON restera une autre belle idéologie condamnée à mort le jour même de sa naissance, et qui si elle se développe, le fera tel le cancer sur l’organisme qu’est la société, comme le communisme pur et dur avant elle.</strong></em></p></blockquote>
<p>Tout revient à ça, encore et toujours : l’éducation. Et qui dit éducation, dit évolution. Si on regarde en gros l’histoire, on remarque une lente évolution des systèmes qui régissent la société. La démocratie qui semble aujourd’hui prendre toujours de plus en plus d’ampleur était considérée par beaucoup de philosophes d’antan comme étant un des pires systèmes. Notre époque est propice à la démocratie, même si cet idéal est loin d’être atteint. Et pour ce qui est de l’anarchie, c’est du futurisme, ce vers quoi nous devons tendre.</p>
<p>Pour faire une comparaison simple avec la vie d’un humain, je crois que l’humanité est dans son adolescence. Elle est excitée par les gadgets, a encore besoin de se faire dire quoi faire par ses parents, et surtout, il lui manque encore un peu d’éducation pour s’affranchir. Donc, qui se demande encore quel devrait être le programme numéro un des anarchistes de toutes les tendances? Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que l’État lâchera prise sur l’éducation.</p>
<p>Il faudra faire avec.</p></div>
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