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	<title>CentPapiers &#187; indépendance</title>
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		<title>ON N’A JAMAIS VOTE LE PARTAGE DE LA PALESTINE</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 04:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>evolspir</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/on-n%e2%80%99a-jamais-vote-le-partage-de-la-palestine/77491/poing-3" rel="attachment wp-att-77497"><img class="alignleft size-medium wp-image-77497" title="poing" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/07/poing1-510x367.jpg" alt="" width="510" height="367" /></a>    </strong><em>« Si plus de gens s&#8217;estimant intelligents avaient le souci d’utiliser systématiquement     le juste    mot pour la juste chose ou le juste concept, et d’en tenir compte quand il y a traduction, cette planète (qui n’est ni  le Monde, ni l’Univers ) serait moins irrationnelle et suicidaire </em>».</p>
<p>Trop de gens  lisent ou entendent superficiellement,  sans attention critique, avant éventuellement de mémoriser  fallacieusement sans réagir. Et, quand il s’agit du drame des patriotes palestiniens, militants pro-patriotes palestiniens  logiques ou non pour beaucoup, hélas, inclus, c’est souvent le cas en l’occurrence  pour  la classique « sentence »  suivante :  « Le 29 novembre 1947, l’ONU vote le partage  de la Palestine en deux Etats, un juif et un arabe ». Seuls certains auteurs  (ou commentateurs sur des forums) moins mauvais ajoutant tout de même «<em> et l’internalisation de Jérusalem </em>». Alors qu’ultra peu d’auteurs, sauf erreur,  précisent dans la même phrase « et une union économique <em>(</em><em>avec un conseil économique mixte</em><em>)</em> entre les deux Etats ». (1)</p>
<p>Or, même si, vraiment très rarement,  on mentionne bien les quatre « clauses », parler de « <em>vote le partage</em> » c’est strictement faux, qu’on considère la lettre ou l’esprit du texte en question.  Et pour de nombreuses raisons, ce qui est évident lorsqu’on connaît suffisamment le dit-texte, le contexte du mois de novembre 1947  Palestiniensà New-York  et la qualité (au sens liberté)  des votes ou des abstentions des 56 membres « présents ». Les guillemets étant ici apposés  à l’intention  tout particulière, outre la vôtre, de deux célèbres comparses français qui en 21 ans et en quatre éditions ont étrangement conditionnés, dès la première page,  leurs lecteurs à croire que le vote avait obtenu « la majorité requises des deux tiers des Etats  présents »,  ce qui est en soi bien mieux et plus démocratique, à première vue trompeuse,  qu’uniquement  la moitié ; mais alors que ce fut seulement deux tiers des voix des seuls pays répondant « <em>Yes</em> » ou « <em>No</em> », ce qui est vraiment et psychologiquement très différent ; car les dix pays s’étant abstenus n’avaient évidemment pas quitté la salle et  devaient bien être « présents » pour s’abstenir parmi les 56 « présents », seul le délégué du Siam étant absent.  Un enfant de fin d’école primaire sait calculer que deux tiers de 56, ça fait 37,333 arrondi à 38 et pas 30,666. On a beau retourné la  formulation dans tous les sens, ça reste inexplicable et injustifiable rationnellement.</p>
<p>Hélas une observation quotidienne amène à affirmer que de nombreux militants, y compris probablement une partie de ceux qui rêvaient avec ou sans illusions  d’aller à Gaza ou à Bethléem au sein d’une flottille,  ont une connaissance insuffisante et même parfois  erronée, y compris  en ayant à la légère fait confiance à certains  « bons auteurs »,   de ce qui s’est passé en Palestine ne serait-ce qu’entre 1945 et 1950, et, pire ignorance pour bien défendre la cause des patriotes palestiniens, à New-York du 1er au 30 novembre 1947. Alors qu’il leur faudrait  pour ne pas gaspiller leur argent, leur temps et leur énergie,  être aussi sinon plus capables de réfuter didactiquement et efficacement l’agit-prop hasbariste quotidienne dans les commentaires des médias français et autres. Surtout qu’en face les petits soldats de la FDII (2), eux, se relayent méthodiquement, sur consignes organisées  du département spécialisé de la Hasbara (service de propagande plus performant que Goebbels),  pour veiller et radoter leur catéchisme  à la moindre occasion.</p>
<p>Aux irréfléchissants qui rétorquent «<em> C’est du passé intangible. Il est trop tard. Parlons plutôt du présent </em>», n’est il pas logique de répondre « Oui, mais  les sionistes s’appuient quotidiennement, eux, encore en 2011,  sur ce passé falsifié et mal connu, et tout  particulièrement sur cette recommandation,   pour justifier  l’existence actuelle de leur pseudo-état et leurs actions quotidiennes, nuit et jour, de destruction psychique, sinon matérielle et physique » ? Surtout alors que  de nombreux vecteurs d’opinons et/ou de décisions politiques ou non, ignorent ou préfèrent ignorer des « détails-clés » du passé. Ce qui les amènent souvent à vous rétorqué que la « Communauté internationale » (qui n’a pourtant jamais existé et n’existera jamais, sauf référendum planétaire)  ayant décidé la création d’Israël en 1947 ou 48 (selon leur niveau de culture)  « Les Israéliens juifs  habitent un état légitime reconnu par l’ONU et  donc  ils se défendent ».  Or, outre que c’est faux,  il n’y a pas de prescription pour une occupation invasive méthodique grignotante et « politique » depuis plus de 75 ans (1935-36 avec les Juifs allemands). Et encore moins pour ce qu’on pourrait à la limite appeler un « génocide doux » qui altère quasi définitivement au moins le psychisme, surtout des jeunes générations, sinon le physique, quand  il n’y a pas mort. Comment prétendre avoir un sens moral  normal et trouver, même au nom d&#8217;un pseudo-réalisme,  que, fut-il  &laquo;&nbsp;relativement&nbsp;&raquo;  innocent lui-même et miraculeusement  hostile à ses gouvernements sionistes  successifs, le petit-fils d&#8217;un voleur ou receleur de maison ne doit pas la rendre au fils ou petit-fils du volé,  avec mise à disposition de  la terre possédée ou louée qui  nourrissait alors l’ascendant peut-être encore survivant  dans les plus de 400 (500 ?) villages palestiniens rapidement rasés ?</p>
<p>Et, de plus,  il y a malheureusement fort à parier, observation là encore aidant,  que l’ignorance de suffisamment de précisions utiles à la réfutations des mensonges sionistes  quotidien est aussi le cas de trop de nombreux Palestiniens même diplômés de leurs universités qui, eux aussi, n’ont  regrettablement pas suffisamment connaissance des « détails importants » de leur Histoire. Comment  gagner dans ces conditions et enfin écourter le  drame plus que sexagénaire des Palestiniens patriotes qui, en fait n’ont pas besoin de  «  paix » puisqu’il n’y a pas deux états avec deux  armées de forces plus ou moins égales en présence. Mais qui, par contre,  ont totalement droit à ce que Justice élémentaire leur soit rendue par les états acteurs et/ou  complices et/ou lâches, dans le passé comme à l’instant,  de l’injuste partage territorial entre des envahisseurs et des envahis qu’aucune déclaration ou décisions postérieures du « machin onusien » ou autre ne peut avaliser. Et qu’aucune version vraie ou fausse de l’Histoire biblique ou non ne peut justifier.</p>
<p>La pédagogie étant parfois affaire de  répétition, si le titre déjà vous a étonné, voyons  pourquoi ci-dessous ça ne devrait pas être le cas ; parce que <em>« </em>le choix des justes  mots pour les justes choses est didactiquement capital pour entraîner des conceptualisations  justes, utiles  et performantes ».</p>
<p>Déjà ça n’est pas l’ONU dans son large ensemble qui a voté les quatre clauses interdépendantes et indissociables, mais seulement moins  de 24 pays ; les 9 autres (3) parmi les 33 officiellement dénombrés votant soit sous pression, soit après avoir été achetés comme l’expliquent déjà, nommément,  le toujours immoralement sioniste  et père des « nouveaux historiens » Benny Morris, mais encore le Juif né en Palestine en 1930 Claude Brzozowski dans « Du foyer national juif à l’état d’Israël. Analyse d’une spoliation »,  ou encore  « le Juif non juif » (comme il dit de  lui-même)  et historien luxemburgo-usaméricain Arno Meyer dans « De leurs socs ils ont forgé  des glaives. Histoire critique d’Israël ».</p>
<p>Evidemment si ça ne vous interpelle pas de lire   « <em>En ???? (telle année)  les Français ont élu Untel président de la république </em>», alors que tous les présidents de la république de la V°,  De Gaulle inclus, ont seulement obtenu moins de 50 % des voix des Français inscrits sur les listes électorales, vous serez d’accord avec « L’ONU  a voté …. <em>». </em>   Enorme différence pour ce qui est de la légitimité, non ? Et de la vérité surtout .</p>
<p>Mais même ces moins de 24 délégations n’ont pas littéralement voté le partage. Elles ont voté, entre autres, avec deux autres clauses à mettre en œuvre à leurs yeux simultanément, une recommandation de partage, ce qui n’est pas du tout pareil (4). Et il est absolument sûr  que certains l’ont fait, après l’avoir publiquement exprimé avec plein d’appréhension, et que d’autres ont voté « Yes » sur/pour l’ensemble du texte ; autrement dit à condition que les quatre clauses, et particulièrement celle de l’internalisation de Jérusalem soient, répétons-le,  mise en œuvre simultanément.</p>
<p>Et hHélas , parmi eux, il y a eu finalement  la France – dont seul, étrangement, le vote fut applaudi  &#8211;  suite, en dernière minute, outre des menaces usaméricaines,  à l’influence d’un agent sioniste français  sur son camarade socialiste le président de la  république Vincent  Auriol, malgré l’opposition du ministre des affaires étrangères Georges Bidault. Un agent – avouant par écrit  l’influence qu’eut sur lui ChaÏm Weizmann, futur premier président d’Israël qui lui donna son nom de code Lebel Tsvet (5)  - qui avait un kibboutz à son nom des 1943,  en reconnaissance d’éminents services rendus à la cause sioniste ;  mobilisant pour elle des heures qu’il aurait dû exclusivement logiquement consacrées au gouvernement « populaire » de son pays natal et nourricier.  Il est bon que les militants pro-patriotes palestiniens français, a fortiori s’ils ne sont pas d’ascendance arabe, connaissent le regrettable rôle non négligeable qu’a joué  leur pays  dans la légitimation a fortiori truquée de l’anomalie étatique raciste qui opprime quotidiennement, nuit et jour, les Palestiniens.</p>
<p>Il est incontestable que,  si certains votants « <em>Yes </em>» n’ont pas voulu savoir, d’autres auraient pu être au courant que les sionistes n’avaient absolument pas  plus l’intention de respecter  la clause de l’internalisation de Jérusalem  (dont ils étaient totalement conscients  de  l’importance pour certains pays) que les trois autres. Il est vrai que, sur ordre du président Truman, le FBI avait mis sur écoute, au profit des dits sionistes, au moins toutes les délégations « sensibles » arabes ou non lors des épiques journées de la fin novembre 1947, à  propos desquelles trop peu de militants semblent avoir fait une lecture attentive et critique de la  relation des faits et dits d’après des auteurs de qualités diverses; alors que les plus recommandables en français sont  sans doute, répétons le volontairement,  le Juif né en Palestine en 1932 Claude Brzozowki et le Juif luxemburgo-usaméricain Arno Meyer historien de son état. Comme quoi on peut trouver des auteurs d’ascendance juive et/mais honnêtes,  ne ménageant pas plus ou moins subtilement et explicitement ou subrepticement, l’anomalie étatique sioniste dont la création est éthiquement et juridiquement indéfendable, y compris, voir avant tout,  à cause de ce qui est ici exprimé et, malheureusement révélé à certains lecteurs. Etant bien souligné qu’on ne peut pas logiquement être à la fois  pour la perdurance de cette entité monstrueuse mortifère et un état  palestinien souverain non confessionnel   environnementalement et économiquement viable ; entre autres, parce que c’est supposé  encourager à faire renoncer les survivants des Palestiniens expulsés en 1948 et  1967 et/ou leurs descendants à l’inaliénable droit effectif au retour. Etrange sens éthique, surtout lorsqu’on n’est pas concerné. Facile de dire « <em>Vous n’êtes pas juif, allez vous faire voir ailleurs  que dans l’état reconnu comme juif internationalement et même par le pouvoir palestinien</em> ». Des personnalités sionistes ont  déjà annoncé cette « douleur ».</p>
<p>Il est vrai que, ignorant le sage point de vue réaliste et éthique  des sionistes pacifiques tels  le rabbin Judah Magnes ou Chaïm Kalvarisky, ou Martin Buber  ou   Ernst Simon ou Henrietta Szold ou Shmuel Yossef Shai Agnon ou d’autres Juifs à cœur humain,  les sionistes fanatiques racistes et avides de pouvoirs politiques étatiques ont fait vraiment le maximum pour obtenir ce texte,  « <em>avec sa grande valeur morale et politique</em> », avait dit Ben Gourion le 20 mars 1948.  Mais donc  comme cache-sexe, sans la moindre intention de le respecter, tout en affirmant hypocritement la larme à l’œil, le mouchoir dans la main gauche – et le fusil déjà « armé » dans le dos dans la main droite ! -  qu’ils condescendaient généreusement à se contenter d’une partie seulement de la « <em>Terre de leurs aïeux</em> ». Ce qui leur permet  de répéter depuis en rengaine hypocritement  « <em>Les Juifs ont accepté le plan voté,  les Arabes l’ont refusé</em> ». Réaction arabe pourtant absolument normale, vu déjà la réputation de beaucoup de Juifs regrettablement globalisée, vu aussi le non respect de la Charte de l’ONU (voir plus bas) et, surtout,  vu l’inadmissible injustice. Alors qu’un état bi-national était la moins mauvaise et inéthique  solution préconisait par les sus-dits sionistes pacifiques. Car bien des citations authentiques prouvent sans ambiguïté qu’il y a eu seulement apparence d’acceptation, et depuis  longtemps volonté d’expulser un maximum de ces méprisables Arabes, sinon tous. Y compris avec l’aide du traître à la cause arabe et palestinienne le néo-roi par la volonté des Britanniques  Abdullah 1<sup>er</sup> de Jordanie en contact régulier avec l’Agence juive depuis longtemps.</p>
<p>Etant souligné à cette occasion que les Juifs ou supposés de vieille ascendance trimillénaire tels  étaient et restent évidemment incapables de prouver qu’ils n’étaient pas essentiellement, sinon exclusivement,  descendants de Khazars ; et aussi alors que, pour eux,  l’étendue de  la « terre de leur aïeux » correspond aux territoires qu’occupaient onze des fils de Jacob et deux fils de leur frère Joseph qui, pas plus que le rebaptisé « Israël » né Jacob, n’ont existé. Et ça va jusqu’à l’Est de la Jordanie – incluse effectivement au départ du mandat dans l’ex-Palestine britannique &#8211; pour ces morphales  sur d’eux-mêmes et dominateurs. Certains actuels généraux à kippa ultra-religieux vivant ou non dans les « colonies » en rêvant encore ; tout comme Sharon qui l’exprimait dans la préface d’une publication partisane de Paris Match en 1958,  et en 1936 la carte du  tract de recrutement du Léhi des révisionnistes de droite.</p>
<p>Qu’on soit ou non défenseurs logiques de la cause palestinienne  ou qu’on trouve simplement logique d’appeler un chat un chat et de  choisir les justes  mots pour les justes choses afin d’entraîner des conceptualisations  justes et performantes, ne laissons plus dire ou écrire, même, voire surtout quand il y a contrainte de succinctivité, sans réagir efficacement  <em>« L’ONU  a voté le partage</em> ». Simplement  parce que c’est  faux dans la lettre et dans l’esprit du texte.  Alors que, de plus,  l’article 12 de sa propre Charte empêchait l’ONU – non héritière juridiquement de la  Société des Nations et du sus-évoqué mandat sur la Palestine -   de mettre au  vote cette recommandation sans consultation préalable pas seulement de quelques  notables arabes,  mais de type référendaire, donc  de tous les autochtones  arabes, juifs ou autres. Ce que soulignèrent de nombreuses délégations arabes derrière leur principal porte parole attitré, l’avocat palestinien  arabe Henri Cattan.  Les mêmes devant alors se résigner à ce  que vote aussi tout  le « <em>matériel humain</em> » (séfarade surtout)  selon la formulation mêmes des leaders sionistes azkhénazes qu’ils avaient plus ou moins subrepticement importé depuis 1945. Un « matériel (juif)  » considéré à la fois comme de la chair à canon vitale, de la main d’œuvre indispensable et des précieux reproducteurs qui ne s’attendaient pas à être durablement hébergés sous des tentes à l’exception de quelques  élites.</p>
<p>Alors qu’il n’était malheureusement pas possible, pour ne pas s’avérer trop long, d’être encore plus précis et démonstratif ci-dessus dans un tel contexte, on voudra bien dispenser l’auteur de ces lignes (disposant de nombreuses pages de divers livres francophones pour étayer certaines précisions souvent étonnantes parce que peu  connues) d’expliquer,  ici ensuite cette fois-ci, avec suffisamment de « détails »   édifiants, la suite des évènements qui étayent  le titre étonnant pour beaucoup de ce propos.  Et d’abord les atermoiements, sinon regrets du président  Truman constatant les dégâts de son entêtement à visée électoraliste, et sa relative volonté le 18 mars 1948,   paniquant les sionistes,  de demander à l’ONU la suspension de ce texte de recommandation, ce qui en limite  encore la teneur  et la valeur historique et l’autorité ; et ce sous l’influence du célèbre général Marshall, son « ministre des affaires étrangères » . Et c’est cela  surtout qui fit accélérer l’application du terrible plan Dalet d’expulsion, qui entraîna entre autres le massacre de Deir Yassin,  qui fit voter à la va-vite le 12 mai 1948 au soir le nom de l’état au dépens du choix qui eut été plus explicite de Sion (comme le souhaitent quatre  votants (dont trois rabbins) sur les  onze membres présents du Minhelet Haam (Administration nationale provisoire)   Une panique qui également  fit  déclarer tout  aussi hâtivement, malgré le relativement plus long délai initial  britannique théorique restant,  l’indépendance d’Israël – terme onusien maladroit &#8211; le 14 mai, veille du Shabat,  à 16H 00, avec signature 36 minutes après par 38 membres du Moezet Haam (Conseil national)  - d’ailleurs pas tous d’accord sur les choix de Ben Gourion  ! &#8211; sur un célèbre parchemin (mais)  vierge, ce que ne virent pas les caméras de cinéma ;  faute d’avoir eu le temps d’y calligraphier le discours pétri  de contrevérités rédigé par Ben Gourion, expert ès-propos  pour la galerie et les naïfs peu ou prou sous-informés des réalités du terrain  et des cœurs.</p>
<p>C’est pourquoi,  pour les Palestiniens patriotes et leurs  vrais amis, car il y en a de faux et/ou d’illogiques,  ce qui  est légitime et éthique, donc réaliste &#8211;  car, mesdames et messieurs les « réalistes »,  l’inéthique  n’est pas plus durable qu’admissible -, c’est, répétons-le, au maximum en un deuxième temps,  la disparition non violente le plus  vite possible de l&#8217;anomalie étatique sioniste,  encore  plus de 63 ans après  sans nationalité unique, sans constitution, sans frontières, sans .., sans .. et encore sans &#8230;   et  un état palestinien non confessionnel souverain et &laquo;&nbsp;démocratique&nbsp;&raquo;, de la Méditerranée au Jourdain pour le moins,  environnementalement et économiquement viable, donc réellement indépendant &#8211;  grâce essentiellement à des réparations financières  juives ? &#8211; incluant &laquo;&nbsp;évidemment&nbsp;&raquo; et généreusement, entre autres,  des ex-Israéliens non racistes ou repentis  de plus ou moins vieille et prouvée ascendance juive,  avec très exactement et effectivement les mêmes droits que les Palestiniens d&#8217;ascendance arabe.</p>
<p>Tahish Falastine al koubra</p>
<p>1) <a href="http://www.un-echo-israel.net/Resolution-181-sur-le-partage-de">http://www.un-echo-israel.net/Resolution-181-sur-le-partage-de</a>     ou  <a href="http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/181(II)&amp;Lang=F">http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/181(II)&amp;Lang=F</a></p>
<p>(2) <a href="http://www.juif.org/fdii/">http://www.juif.org/fdii/</a>, ex-Forces de Défense d’Israël par Internet , appellation francophone initiale et fanfaronne explicite, mais moins ridicule que l’actuelle,  avec ce  premier des deux I  « pris » au milieu d’un mot, ce qui ne se fait jamais ; mais certains  Juifs osent tout,  comme dirait Audiard</p>
<p>(3) Pour Haïti, le Libéria (avec M. Firestone)  et les Philippines, c’est quasiment écrit partout. Pour ce qui est des quatre  pays de l’Est, il faut être pro-communiste primaire pour ne pas croire qu’ils ont été « conseillés » par le petit  père des peuples devenu acharné défenseur du partage. Il faut ajouter le Guatémala, le Costa-Rica et le Paraguay dont de bons ou même mauvais  auteurs disent que la voix fut carrément  achetée par une partie d’un pactole sioniste d’un million de dollars de l’époque ; les autres bénéficiaires ne s’en étant pas vantés, tout comme des cadeaux que reçurent leur épouse dont on parle ça et là avec plus ou moins de précisions et de prise en « compte ».</p>
<p>(4) Le début du texte dit bien « <em>Recommande au Royaume-Uni, en tant que Puissance mandataire pour la Palestine, ainsi qu’à tous les autres États membres de l’Organisation des Nations unies …</em> »  et cet article à garder précieusement pour diffusion de la juriste Mme Chemillier-Gendreau est très éclairant  <a href="http://www.cetim.ch/fr/documents/05-onu2-Chemillier.pdf">http://www.cetim.ch/fr/documents/05-onu2-Chemillier.pdf</a>. Considérant toutefois que ce n’était pas la légitimité relative  du pas très « clair » Arafat qui doit prédominer, malgré l’ambiguë  déclaration d’indépendance de la Palestine à  Alger le 15 novembre 1988, mais la consultation dès que  possible de l’ensemble des Palestiniens majeurs de la planète.</p>
<p>(5)  « J’ai jugé de l’empire  extraordinaire qu’ Haïm Weizmann exerçait sur les autres hommes par celui qu’il exerçait sur moi moi-même. Je n’ai jamais rien pu lui refuser ». Et il écrivit  encore «  <em>Dès le lendemain de la première guerre mondiale, il m’enrôla au service de ses desseins .C’est  un grand orgueil et une grande satisfaction pour moi de penser que j’ai pu l’aider  dans la difficile négociation dont dépendait la création du Home national juif …. </em>».</p>
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		<title>La défense du français comme catégorie de racisme</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Apr 2011 04:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Renart Léveillé Le sujet de la défense du français est clairement un sujet glissant. Parce que dans la défense, il faut absolument prendre parti, avoir un parti-pris, et ainsi en quelque sorte délaisser. Mais est-ce que ce délaissement, cet &#8230; <a href="http://les7duquebec.wordpress.com/2011/04/21/la-defense-du-francais-comme-categorie-de-racisme/">Continuer la lecture <span>&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&#38;blog=4489966&#38;post=9713&#38;subd=les7duquebec&#38;ref=&#38;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-9714" href="http://www.centpapiers.com/?attachment_id=9714"></a><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-67881" href="http://www.centpapiers.com/la-defense-du-francais-comme-categorie-de-racisme/67877/speakwhite"><img class="alignnone size-full wp-image-67881" title="speakwhite" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/04/speakwhite.jpg" alt="" width="500" height="248" /></a></p>
<p>Par <a href="http://www.renartleveille.com/"><strong>Renart Léveillé</strong></a></p>
<p>Le sujet de la défense du français est clairement un sujet glissant. Parce que dans la défense, il faut absolument prendre parti, avoir un parti-pris, et ainsi en quelque sorte délaisser. Mais est-ce que ce délaissement, cet abandon est pour autant un aveu de « détestation »?</p>
<p>C’est ce que semblent penser beaucoup de gens, dont l’attaché politique Pierre Morin, très présent sur Twitter, déclarant que le Parti Québécois (dont on connaît son implication pour la défense du français) « <a href="http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2011/04/20110419-233452.html">fait de la détestation des anglos un dogme </a>».</p>
<p>De l’accusation de détestation à l’accusation de racisme, il n’y a qu’un pas. Et il a presque franchit ce pas dans la mesure où il a fait un rapprochement pas même subtil entre le PQ et le Front national (parti à l’aura raciste, s’il faut le préciser). À mon avis, nous ne sommes pas loin de ce que j’ai appelé dernièrement la « <a href="http://www.renartleveille.com/a-lere-de-la-godwinisation-des-debats">godwinisation des débats</a> », « l’aveuglement volontaire », « la lecture assistée par la mauvaise foi ». S’il faut que je le décrive aujourd’hui autrement, j’irais avec cette formule : la triste pratique de l’« extrémisation » des positions de l’adversaire.</p>
<p>Mais le plus bel exemple de ce glissement, c’est une discussion que j’ai eu sur Twitter à la suite du passage des deux natifs montréalais unilingues anglophones d’Epic Meal Time à TLMEP, que j’ai vertement critiqué dans mon billet « <a href="http://www.renartleveille.com/2-unilingues-anglophones-tlmep-epic-meal-time">Epic Fail Time</a> ». En réaction aux réactions très négatives des gens sur le fil #TLMEP face à ces unilingues anglos, une « <a href="https://twitter.com/#!/lyne_ouellette">Franco-Ontarienne contre l’indépendance du Québec!</a> » a essayé de me convaincre que c’était du racisme :</p>
<blockquote><p><a href="https://twitter.com/#!/lyne_ouellette/status/57267961311924224">ceux qui se pensent supérieurs aux anglais (dont une majorité de Québécois) sont racistes</a></p></blockquote>
<p>Ce à quoi j’ai rétorqué, pour pointer le ridicule de la chose :</p>
<blockquote><p><a href="https://twitter.com/#!/renartleveille/status/57268331694145536">À ce compte-là, est raciste quiconque est en désaccord avec un autre.</a></p></blockquote>
<p>La discussion a durée assez longtemps, mais, entre autres, pour tenter de gagner son point, elle m’a référé à une partie de la définition du racisme selon l’Office Québécois de la langue française (ce qui est assez ironique, puisque, en arrivant sur <a href="http://www.oqlf.gouv.qc.ca/">la page d’accueil du site</a>, à la Une il y a un article s’intitulant « Faire du français « la langue prioritaire »). Finalement, après quelques recherches, je me suis rendu compte que la partie qu’elle me copiait-collait (visiblement de ses notes de cours) ne se retrouve plus dans <a href="http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp">la définition du grand dictionnaire terminologique de l’OQLF</a> (?), mais seulement sur le site du Mouvement estrien pour le français, sur une page qui date de 2001 :</p>
<blockquote><p><a href="http://www.mef.qc.ca/racisme.htm">on qualifie de raciste toute personne qui ne croit pas à l’égalité en droit des êtres humains</a></p></blockquote>
<p>Il serait intéressant de savoir pourquoi cela ne se retrouve plus dans le dictionnaire terminologique. Cela serait-il donc sujet à caution? À la place, on pointe une remise en question du concept même de « <a href="http://www.renartleveille.com/race-humaine-racisme-afrocentriste-toronto">race humaine</a> », ce qui dirige un peu, il faut l’avouer, les suppositions. (<strong>Màj</strong> : finalement, le passage en question se retrouve dans la section « Note(s) » à la suite de la définition du terme « <a href="http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp">hégémoniste</a> ».) Quand même, il faut vraiment faire une extrême contorsion mentale pour réussir à faire un lien entre cette définition et la critique contre l’unilinguisme anglophone au Québec, ce qui n’est vraiment pas une critique générale contre les anglophones, et il faut vraiment que je le spécifie encore pour ceux qui n’auront pas encore compris. Si je voulais me faire un peu d’argent, je parierais que je vais encore me faire dire en commentaire que je suis anti-anglophone…</p>
<p>Je ne dis pas, s’il était question de faire la promotion du retrait du droit de vote des anglophones (ce qui serait bien sûr une absurdité), mais là, il est seulement question de donner son opinion, de ne pas être d’accord avec un état de fait. Est-ce que la notion de « l’égalité en droit des êtres humains » empêcherait toute possibilité de critique, même très négative, envers les Québécois anglophones qui ne parlent ni ne comprennent le français? Non. Parce que la notion de « l’égalité en droit des êtres humains » concerne seulement la discrimination, ce que la critique n’est pas, étant assujettie à la liberté d’expression. De toute façon, les francophones n’ont pas besoin d’ostraciser les unilingues anglophones, ils le font très bien par eux-mêmes dans un sens.</p>
<p>Et, bien sûr, je ne joue pas à l’autruche en niant qu’il existe des gens que l’on peut réellement traiter de « racistes» envers les anglophones. Je sais très bien qu’ils existent, et je ne me gênerai jamais pour les dénoncer. Mais il faut savoir de quoi on parle. Et de ne pas mélanger les cartes. Par exemple, qu’on soit d’accord ou non avec l’idée d’étendre les dispositions de la loi 101 aux cégeps, cette idée n’est pas du racisme dans le sens linguistique.</p>
<p>En fait, la sauvegarde du français ne prend pas du tout sa source du racisme, d’un rejet de l’autre. Mais c’est bien pratique d’essayer de le faire croire pour ceux qui sont contre l’idée d’être proactif dans ce sens. Ça me surprend toujours de le constater, parce que la défense du fait français est un projet positif. C’est ce qui devrait tous nous lier. C’est ce que nous devrions tous défendre jalousement pour espérer durer dans ce monde carré qui tend à nous avaler tout rond.</p>
<p>L’anglais comme langue mondiale commune est une bonne chose. Mais comme toute bonne chose, il y a de mauvais côtés. Est-ce que de les pointer est pour autant raciste?</p>
<p><a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/les7duquebec.wordpress.com/9713/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/les7duquebec.wordpress.com/9713/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/les7duquebec.wordpress.com/9713/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/les7duquebec.wordpress.com/9713/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/les7duquebec.wordpress.com/9713/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/les7duquebec.wordpress.com/9713/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/les7duquebec.wordpress.com/9713/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/les7duquebec.wordpress.com/9713/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/9713/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/9713/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/9713/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/9713/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/9713/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/9713/" border="0" alt="" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=9713&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" border="0" alt="" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Pierre Falardeau, le méprisant</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 00:12:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Luc Autret</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pierre Falardeau est décédé récemment, déjà la mouvance souverainiste s&#8217;en ennuie et est en deuil. J&#8217;ai chez moi plusieurs de ses films, je respecte son œuvre cinématographique, par contre, l&#8217;homme a su dans les dernières années nous démontrer sa hargne envers les gens qui ne pensaient pas comme lui. Pour certains c&#8217;est un homme de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pierre Falardeau est décédé récemment, déjà la mouvance souverainiste s&#8217;en ennuie et est en deuil.</p>
<p>J&#8217;ai chez moi plusieurs de ses films, je respecte son œuvre cinématographique, par contre, l&#8217;homme a su dans les dernières années nous démontrer sa hargne envers les gens qui ne pensaient pas comme lui.</p>
<p>Pour <a href="http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Septembre2009/26/c9250.html" target="_blank">certains</a> c&#8217;est un<em> homme de coeur, un homme de convictions</em> qui disparaît. Pour moi, c&#8217;est un homme qui n’avait aucune retenue dans ses propos et qui mettait beaucoup plus d&#8217;huile sur le feu que de tenter d&#8217;aider le Québec à grandir comme société.</p>
<p>Pour lui rendre hommage, je vous offre le <a href="http://www.pierrefalardeau.com/content/view/21/2/" target="_blank">texte qu&#8217;il a écrit suite au décès de Claude Ryan</a>. Prenez le temps de le lire, ça vaut la peine.</p>
<p>Pourrait-on imaginer, un instant, une personnalité publique qui  rendrait un tel hommage aujourd&#8217;hui à Pierre Falardeau !!!</p>
<p>C’est une belle démonstration de la profondeur de l&#8217;âme du récent disparu.</p>
<p><em><strong>L&#8217;enterrement du Bonhomme Carnaval<br />
</strong>Pierre Falardeau</em></p>
<p><em>Voilà enfin une bonne chose de faite! Claude Ryan vient de mourir. Ne reste plus qu&#8217;à l&#8217;embaumer et à fermer le couvercle. Avec sa belle tête de sous?diacre empaillée et mangée par les mites, il n&#8217;aura fait, en mourant, qu&#8217;officialiser une situation de fait qui perdurait depuis longtemps.</em></p>
<p><em>Les journalistes de service, qu&#8217;on a plutôt tendance à confondre avec des amuseurs publics, racontent que Ryan avait sombré dans le coma six jours avant de rendre l&#8217;âme. Ces chiens de garde du pouvoir, qui se prennent parfois pour le quatrième pouvoir, sont sûrement les seuls au Québec à ne pas s&#8217;être aperçus que le pape du journalisme était déjà dans un coma profond depuis au moins quarante ans. Faut avoir soi?même un encéphalogramme à plat pour participer à une telle campagne médiatique de béatification. Faut pas craindre de se salir les mains pour oser transformer en immense penseur ce politicien encore plus ridicule dans la vraie vie que le meilleur de ses imitateurs.</em></p>
<p><em>À écouter le chœur unanime des pleureuses professionnelles, on a l&#8217;impression de nager en plein carnaval. Quoi? Un grand intellectuel ce préfet de discipline de couvent, ce père-économe de communauté de bonnes soeurs, ce petit aumônier des Dames de Sainte?Aune? On se croirait à « Juste pour rire »</em></p>
<p><em><img class="alignleft" title="Pierre Falardeau" src="http://montrealaisorigine.wordpress.com/files/2009/09/pierre-falardeau.jpg" alt="Pierre Falardeau" width="283" height="413" />Faut les voir pour le croire, ces spécialistes?maison de l&#8217;éloge funèbre pompeux. Comme chez tous les mauvais comédiens, leur voix étranglée par l&#8217;émotion sonne faux quand ils nous parlent de la « rigueur intellectuelle » et de « l&#8217;esprit de synthèse » du petit frère?directeur du journal « Le Devoir ». Ils confondent rigueur et rigorisme, synthèse, bricolage et liste d&#8217;épicerie. Faut les voir avec leurs fausses gueules d&#8217;enterrement, empreintes d&#8217;une tristesse étudiée, nous présenter ce petit gérant d&#8217;estrade pontifiant sous les traits d&#8217;un intellectuel incontournable. À grands coups d&#8217;enflures verbales et de boursouflures stylistiques, ils nous le dépeignent le plus sérieusement du monde comme un des plus brillants penseurs du Québec. C&#8217;est vrai que dans ce milieu journalistique on règne une majorité de deux?de?pique et de sous?doués congénitaux, on passe facilement pour un génie quand on peut aligner deux idées, l&#8217;une à la suite de l&#8217;autre, dans un style aussi ennuyant que le bottin de téléphone, surtout si ce sont des idées reçues ou des idées archi?convenues.</em></p>
<p><em>Non mais! Vous nous prenez pour des caves ou quoi? Il n&#8217;y a pas une personne sur dix mille au Québec capable de me citer une seule ligne de ce pape du journalisme québécois. Si c&#8217;était un génie, ça se serait su, non? je lis « Le Devoir » depuis quarante ans et je crois bien n&#8217;avoir jamais lu un seul de ses éditoriaux au style fadasse qui puaient l&#8217;eau bénite croupie et le canneçon?à?grands?manches mal lavé.</em></p>
<p><em>Si « Le style c&#8217;est l&#8217;homme » comme disait l&#8217;autre, seul un esprit « drabe » pouvait oser écrire un livre « beige », même un peu « grisâtre » et pourquoi pas un peu « jaunasse ». Une « grande synthèse » que ce ramassis de toutes les patentes-à-gosses constitutionnelles mises au point par les nationalistes mous et les fédéralistes fatigués des cinquante dernières années. Fédéralisme renouvelé. Fédéralisme rentable. Fédéralisme coopératif. Fédéralisme asymétrique. À une vitesse. À deux vitesses. À trois vitesses. Automatique, power brake, power stering. Alouette. Des projets mort?nés recyclés l&#8217;année suivante sous une nouvelle marque de commerce. Aujourd&#8217;hui, on parle d&#8217;arrangements administratifs.</em></p>
<p><em>Et les spécialistes des notices nécrologiques qui élèvent ce bêtisier « brun » au rang de bible nationale. C&#8217;est vraiment à s&#8217;ouvrir les veines avec une pelle à neige. Un insignifiant traité de science?fiction politique qu&#8217;on tente de faire passer pour une oeuvre majeure, pour la contribution essentielle d&#8217;un grand cerveau. Ce grand cerveau sent le formol à plein nez. C&#8217;est celui d&#8217;un nationaliste d&#8217;Ancien Régime incapable de saisir l&#8217;ABC du système néo?colonial canadien qui a remplacé le vieux colonial­isme britannique en 1867.</em></p>
<p><em>Claude Ryan aura passé sa vie à vouloir simplement aménager le statut de protectorat canadien qui est celui du Québec à l&#8217;intérieur de la Confédération. Et ces aménagements, même mineurs, même essentiellement cosmétiques, le Canada les aura refusés, à Claude Ryan et à ses disciples purs et durs, les uns après les autres depuis cinquante ans. Niet. Niet. Niet. Le statu quo, à prendre ou à laisser. Et plutôt que de tirer les conclusions politiques d&#8217;un tel refus, Ryan se sera accroché à son minable catalogue de voeux pieux jusque dans sa tombe. Son testament politique, sans doute écrit dans ses six jours de coma, en fait foi.</em></p>
<p><em>Finalement, le seul souvenir que nous laissera Claude Ryan est celui du petit politicien, mesquin et provincial, qui dirigea le camp du NON en 1980. Celui d&#8217;un homme de main chargé de nous faire prendre notre trou. Comme Stéphane Dion. On s&#8217;est servi de lui et de son vernis d&#8217;intellectuel paroissial pour couvrir les saloperies de Trudeau, de Chrétien, de Camil Samson et du Conseil du Patronat. Et quand il a eu fini la sale job, ce puissant cerveau, on s&#8217;est débarrassé de lui et de son fédéralisme renouvelé comme d&#8217;une vulgaire chaussette épiscopale. Exit le Bonhomme Sept Heures. Au chômage l&#8217;épouvantail à moineaux. Comme Stéphane Dion. Des intellectuels tellement brillants qu&#8217;ils sont incapables de comprendre le rôle qu&#8217;on leur fait jouer. Désolant et minable.</em></p>
<p><em>Claude Ryan emporte dans son cercueil sa pensée politique provincialiste et criminelle. Son livre « brun » finira bien par pourrir lui aussi. Ryan aura au moins réussi sa mort coincé dans les faits divers entre les scandales financiers du gouvernement fédéral et le racisme ordinaire de ses « partenaires » canadiens. Salut pourriture.</em></p>
<p><em>« Il est si commode d&#8217;être rigoriste dans ses discours! Cela ne nuit jamais qu&#8217;aux autres et ne nous gêne aucunement »</em> -Laclos</p>
<p><em>Publié à l&#8217;origine dans <a href="http://www.lequebecois.org/">le journal Le Québécois</a>, volume 4, numéro 1, février-mars 2004.</em></p>
<p><em>Article préalablement publié sur le blogue <a href="http://montrealaisorigine.wordpress.com/" target="_blank">Montréalais d’origine</a>.</em></p>
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		<title>Démocratie en Afrique : Oui, avec le temps!</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2009 16:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Solange Upar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La junte militaire qui se cramponne au pouvoir en Guinée Conakry, l’élection contestée d’Ali Ben Bongo au Gabon, l’élection présidentielle qui n’en finit plus d’être reportée en Côte d’Ivoire, autant de raisons qui font dire à certains que la démocratie ne convient peut-être pas aux Africains. Une question à un million de dollars qui impose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9870" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-9870" title="219293549_fdb62aaef7" src="/wp-content/uploads/2009/09/219293549_fdb62aaef7.jpg" alt="Flickr: Stig Nygaard" width="500" height="375" /><p class="wp-caption-text">Flickr: Stig Nygaard</p></div>
<p>La junte militaire qui se cramponne au pouvoir en Guinée Conakry, l’élection contestée d’Ali Ben Bongo au Gabon, l’élection présidentielle qui n’en finit plus d’être reportée en Côte d’Ivoire, autant de raisons qui font dire à certains que la démocratie ne convient peut-être pas aux Africains. Une question à un million de dollars qui impose réflexion.</p>
<p>Fonder un tel jugement sur l’expérience des pays occidentaux qui comptent des siècles de pratique démocratique est une prémisse qui fausse tout. La démocratie est aussi bonne pour l’Occidental que pour l’Africain. Mais elle ne s’injecte pas comme une cure antipaludéenne. Elle s’apprend, se vit et se peaufine au fil des décennies. Le Ghana n’est-il pas un exemple convaincant à ce jour? Malgré un taux d’illettrisme avoisinant 50%, le pays de Kwame Nkrumah est un modèle incontestable du progrès de la démocratie dans le continent noir. L’alternance politique n’est pas à ses balbutiements au Sénégal.</p>
<p>La jeunesse des nations africaines plaide en leur faveur. La plupart d’entre elles ont vu le jour dans les années 1960. Et à peine affranchies du joug colonial, elles ont été appelées à choisir entre le communisme et le capitalisme. Inexpérimentés, les présidents africains se sont retrouvés dans les ligues majeures sans trop comprendre les règles du jeu. Manipulés à coup de millions de dollars, ils n’ont pas mis de temps à se détourner de l’intérêt du peuple pour servir religieusement celui des parrains étrangers. Ayant découvert les délices du pouvoir, ils en sont devenus accros à l’os, oubliant les promesses des discours des indépendances. Le démon de la dérive dictatoriale s’est finalement emparé d’eux avec les tristes conséquences que nous connaissons aujourd’hui.</p>
<p>M. Pascal Boniface, Directeur de l’Institut français de relations internationales et stratégiques (IRIS) rappelle qu’il ne faut pas occulter la responsabilité de l’Occident dans le retard que connaît l’Afrique dans l’apprentissage de la démocratie. « Les démocraties occidentales, affirme-t-il, ont accepté des liens très développés avec des dictatures tout simplement parce qu’il s’agissait d’une aide dans la lutte contre l’Union soviétique. »</p>
<p>N’allez pas croire que je tiens les Blancs responsables du malheur de l’Afrique. Loin de là. À chacun ses culottes. Est-il toujours qu’une fois la guerre froide dégelée, les parrains occidentaux ont poussé les régimes dictatoriaux à prendre sagement le sentier de la démocratie. Ben là! s’écrierait le Québécois… On parle ici d’un mode de vie qui ne tombe pas avec la pluie au gré de la météo.</p>
<p>« Nous avons appris que la démocratie commence autour de la table familiale, que le pouvoir doit être partagé au foyer, entre les femmes et les hommes et, de là, jusqu’aux échelons les plus élevés de l’État et de la communauté internationale», a déclaré M. Koffi Annan à l’occasion de la quatrième Conférence internationale des démocraties nouvelles et rétablies en décembre 2000 au Bénin. Faut-il encore avoir une table autour de laquelle se rassembler.</p>
<p>Ce nouveau mode de vie importé de l’Occident requiert de nous, Africains, une remise en question de certaines valeurs héritées de nos aïeux. Sommes-nous prêts, par exemple, à réformer le fameux concept du respect des adultes (les sages) qui cantonne les rapports entre les générations à une relation de subordination du plus jeune au plus âgé? Sommes-nous prêts à laisser place au débat d’idées dans nos communautés et à accepter que l’autre puisse émettre librement une opinion différente sans que cela ouvre la porte aux règlements de comptes? Et le rôle conféré à la femme par les coutumes ancestrales. Sommes-nous prêts à le changer pour qu’il corresponde davantage aux valeurs démocratiques?</p>
<p>La démocratie a certainement sa place et un avenir certain en Afrique. Toutefois, nous avons plusieurs étapes à franchir avant de nous rendre aux urnes. D’où l’importance d’éviter le piège de la précipitation. Et pour aider la démocratie à éclore, à progresser et à s’enraciner, prescrivons-nous collectivement une thérapie comportementale afin de nous dépouiller de nombreuses tares qui l’étouffent.</p>
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		<title>L’heure est au ralliement indépendantiste</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Aug 2009 10:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les 7 du Québec</dc:creator>
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<div id="attachment_9253" class="wp-caption alignnone" style="width: 496px"><img class="size-full wp-image-9253" title="221941723_72b3e61d40" src="/wp-content/uploads/2009/08/221941723_72b3e61d404.jpg" alt="Photo : Flickr www.civilization.ca" width="486" height="361" /><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr www.civilization.ca</p></div>
<p>Je parcours les sites souverainistes, je m’attarde sur des forums où j’interviens avec passion et où les indépendantistes de différentes tendances déchirent leurs chemises et accusent de traîtrise tous ceux qui ne pensent pas comme eux dans leurs chapelles sectaires…et ça me désole de constater qu’encore une fois nous sommes victimes du colonialisme dans lequel on s’enlise depuis quatre cents ans.</p>
<p>Nos boss d’Ottawa doivent bien rire dans leur barbe de blokes impassibles, car ils ont depuis des siècles compris qu’il fallait diviser pour régner. Ils y réussissent fort bien, merci. Car la plupart des interventions dont je prends connaissance comportent des attaques mesquines et vicieuses contre tous ceux qui ont le malheur de militer encore au PQ.</p>
<p>Je veux bien croire que la direction et l’establishment de ce parti n’ont aucune ferveur indépendantiste et ne savent pas mobiliser la population pour inciter les citoyens du Québec à lutter pour l’abolition du poste de Lieutenant Gouverneur et l’avènement de la République française d’Amérique. Et qu’ils sont toujours en retard d’un combat ( voir l’affaire des Plaines d’Abraham).</p>
<p>Mais comment certaines grandes gueules, complètement déconnectées de la réalité, arrivent-elles à pourfendre les militants de la base qui, eux, poursuivent les mêmes objectifs que les nôtres.</p>
<p>On est loin de l’esprit révolutionnaire qui doit animer et motiver les combattants de la liberté, car les vrais héros savent s’effacer et faire preuve d’humilité devant la grandeur de la cause commune qu’ils disent défendre.</p>
<p>D’autres esprits obtus se plaisent à jeter l’anathème sur tous ceux qui, en tant qu’entrepreneurs dynamiques, font des affaires au Québec. Comme si on pouvait donner naissance à un pays en mettant de côté ces créateurs d’emploi et de richesse collective…L’indépendance devra se faire tant avec la gauche, le centre que la droite. C’est l’affaire de tout un peuple. Et moi, je suis là avec quelques autres illuminés, à préconiser de tout mon coeur une vaste coalition arc-en-ciel de tous les indépendantistes québécois- de quelque parti politique soient-ils- pour former un Front commun et régler une fois pour toutes cette question nationale qui demeure un boulet au pied d’un Québec qui se dégrade de jour en jour sous la gouverne de Jean Charest, le conservateur libéral fédéraliste qui joue le rôle de premier ministre et de marionnette de Paul Desmarais. Non mes amis, nous ne sommes pas sortis du bois. Mais sachez que des fous, se moquant des sondages et de l’indifférence, poursuivent le combat avec acharnement et qu’ils le feront jusqu’à leur dernier souffle.</p>
<p>Depuis plus de 45 ans, le mouvement indépendantiste en a vu de toutes les couleurs et il a été victime d’une horde d’assoiffés de pouvoir, des carriéristes professionnels qui mangent à tous les râteliers. Mais, même si la situation ne semble pas rose à cause de la dispersion et de la dilution des forces ainsi que du manque de leadership et de charisme de nos leaders, il ne faut pas baisser les bras comme le font trop souvent les hommes et les femmes de ma génération.</p>
<p>Il faut se remettre en question et opposer énergiquement la défense de la République française d’Amérique à la Monarchie constitutionnelle canadienne. Plus nous préconiserons un régime québécois républicain, plus le ROC deviendra agressif à notre égard. Ça pourrait bien provoquer la crise qui nous précipitera vers la rupture.</p>
<p>Je suis de ceux qui croient qu’un vote majoritaire de l’Assemblée nationale en faveur du rapatriement de tous nos pouvoirs vaudrait mieux qu’un référendum-bidon où les dés sont pipés par les interventions illégales d’Ottawa et a sa puissante machine à broyer nos rêves.</p>
<p>D’ailleurs, y a-t-il eu référendum pour faire entrer le Québec dans cette fédération artificielle basée sur un chemin de fer est-ouest, contraire à toute tendance géopolitique voulant que les affaires se transigent du nord au sud ?</p>
<p>Je salue bien bas tous ceux qui ne baissent pas les bras et qui poursuivent dans l’ombre la lutte pour notre indépendance. Je salue bien bas tous ceux qui n’ont pas jeté aux orties leurs rêves de jeunesse. Et qui continuent de travailler très fort au rassemblement de tous les indépendantistes québécois sous une bannière commune.</p>
<p>Dès le début des années soixante, Pierre Bourgault nous avait prévenus que la route serait longue et parsemée d’embûches…et que cinquante années de lutte, qui nous semblent une éternité, ne sont qu’une poussière de seconde dans l’histoire de l’humanité.</p>
<p>Quand j’entends certains d’entre nous déclarer <em>“ça ne vaut plus la peine, car je ne verrai pas l’Indépendance de mon vivant”</em>, leur attitude “d’après moi le déluge” me démontre à quel point ils ne sont pas de vrais révolutionnaires.</p>
<p>Le combat doit se poursuivre inlassablement, malgré toutes les avanies. Nous devons reconstruire pierre après pierre. Sinon, nous sommes irrémédiablement condamnés à la régression. De peuple, nous deviendrons peuplade. Et il n’y aura plus qu’un pas à franchir pour que nous devenions une tribu folklorique, comme l’ont été avant nous nos compatriotes de la Louisiane et des provinces de l’ouest.</p>
<p>Je ne verrai probablement pas la naissance officielle du pays, mais je continuerai néanmoins à y consacrer le meilleur de mes énergies, car l’abandon, c’est la mort. Et que je refuse notre extinction collective.</p>
<p>PIERRE SCHNEIDER<a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/les7duquebec.wordpress.com/3201/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/les7duquebec.wordpress.com/3201/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/3201/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/3201/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/3201/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/3201/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/3201/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/3201/" border="0" alt="" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=3201&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" border="0" alt="" /></div>
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		<title>FIER : une fierté qui a une odeur de fumier</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2009 10:04:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les 7 du Québec</dc:creator>
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<div id="attachment_7508" class="wp-caption alignnone" style="width: 504px"><img class="size-full wp-image-7508" title="1594411528_1512b1aad52" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2009/05/1594411528_1512b1aad52.jpg" alt="Photo : Flickr Aidan Jones" width="494" height="342" /><p class="wp-caption-text">Photo : Flickr Aidan Jones</p></div>
<p>Quel cafouillis, mes amis, que cette histoire des FIER dont on a abondamment parlé toute la semaine à l’Assemblée nationale, un réseau que le premier ministre Jean Charest a qualifié de “réussite”, tandis que son ministre des Finances et du développement économique, le suave Raymond Bachand était propulsé dans l’eau bouillante par les questions pointues de l’opposition.</p>
<p>Au moment où Charest se pétait les bretelles, son ministre annonçait pourtant une enquête interne sur ces sociétés de capital de risque financées aux deux tiers par notre argent. Mais cette enquête, on la confie non pas à un vérificateur indépendant, mais à Investissement Québec où siègent Lisa Frula et Sébastien Lamoureux, deux libéraux inconditionnels,ce qui a fait dire à Pauline Marois que Bachand demande à l’IQ d’enquêter sur eux-mêmes parce que Investissements Québec avait dans un premier temps innocenté tout le monde.</p>
<p>Et François Legault qui menait la charge du côté de l’opposition devait retourner le fer dans la  plaie en revenant sur le cas du FIER Boréal 02 et du FIER Ville-Marie, dirigés tous deux par les très libéraux Pietro Perrino et Valier Boivin. Or, ces deux FIER ont investi 375 000$ et 1 million dans les systèmes BUS, dont Boivin était à la fois administrateur et actionnaire. La même compagnie, largement subventionnée par vous et moi, a par la suite été revendue à perte pour un demi-million. Or, selon le PQ, Valier Boivin (toujours lui) avait entre-temps perçu des honoraires de 200 000$, en tant qu’avocat de la jeune entreprise  en 2006 et 2007!</p>
<p>Pour ne pas être en reste, Agnès Maltais en a rajouté en rendant public l’investissement du FIER Monrestrie dans une auberge de grand luxe pour chiens et chats…Quel investissement visionnaire! Succédant à Monique Jérôme Forget, les temps sont donc difficiles pour M. Bachand dont la rumeur veut qu’il soit le successeur de Jean Charest. Il n’en menait pas large cette semaine et on dit que François Legault jouait avec lui comme un chat qui fait durer le plaisir avant d’attraper une souris.</p>
<p>Le prétendant n’avait de toute évidence pas fait ses devoirs. Il a même demandé au député de Rousseau de signaler à Investissements Québec les cas qu’ils jugeait irréguliers. Voudrait-il que l’opposition fasse son boulot ? Depuis le début de cette autre affaire nébuleuse, Raymond Bachand s’est empressé d’embrouiller les choses. Et qu’en est-il des FIER ID, de Montréal, Anges Québec, ID Capital et Télésystèmes, une société de Charles Sirois et de sa famille, dont les quatre entités partagent la même adresse?</p>
<p>Est-ce qu’un investisseur peut démarrer un fier, obtenir deux fois son investissement de l’argent des contribuables, siéger au conseil d’administration de ce FIER et réinvestir ces fonds dans ses propres entreprises?, a demandé François Bonnardel , député adéquiste de Shefford.</p>
<p>Toute cette bouillie pour les chats, qui a culminé avec l’exemple de l’hôtel VIP Muso aux abords du canal Lachine, démontre une fois de plus que ce gouvernement gère le Québec comme s’il administrait une étable, odeur de fumier en prime. De toute évidence, Jean Charest s’en fout. Il joue le rôle pour lequel il est payé et n’oublie surtout pas de favoriser les amis du régime.<br />
Quant à Raymond Bachand, ancien “souverainiste circonstanciel ”, il a été directeur de cabinet du ministre du Travail Jacques Couture (PQ), de 79 à 81 avant de devenir, tenez-vous bien, secrétaire particulier de René Lévesque de 1979 à 1981. On peut donc dire de lui qu’il a défroqué pour se ranger du côté du pouvoir et de l’argent… Comme son grand ami Pierre-Marc Johnson, ancien premier ministre du PQ, qui est maintenant dans les bonnes grâces de Jean Charest, qui lui a encore une fois confié cette semaine un important contrat pour négocier avec l’Union européenne. Le pouvoir…et l’argent, mais nous sommes loin de la gloire, car l’Histoire retiendra de ces deux larrons qu’ils ont abandonné l’indépendance de leur pays pour arriver à leurs fins personnelles en pactisant avec le diable.</p>
<p>PIERRE SCHNEIDER</p>
<p><a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/les7duquebec.wordpress.com/2480/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/les7duquebec.wordpress.com/2480/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/les7duquebec.wordpress.com/2480/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/les7duquebec.wordpress.com/2480/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/les7duquebec.wordpress.com/2480/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/les7duquebec.wordpress.com/2480/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/les7duquebec.wordpress.com/2480/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/les7duquebec.wordpress.com/2480/" border="0" alt="" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/les7duquebec.wordpress.com/2480/"><img src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/les7duquebec.wordpress.com/2480/" border="0" alt="" /></a> <img src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=les7duquebec.wordpress.com&amp;blog=4489966&amp;post=2480&amp;subd=les7duquebec&amp;ref=&amp;feed=1" border="0" alt="" /></div>
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		<title>Vous êtes dans l&#8217;erreur, l&#8217;ami Pierre</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 00:39:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Monette</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pierre Dubuc a produit dans le journal qu'il dirige un long éditorial dont le but évident est de convaincre les souverainistes qui ont voté Québec solidaire de retourner dans le bercail du PQ. Je suis un de ceux-là. Pour la seconde fois en un an, j'ai voté QS alors que jusqu'à présent je n'avais voté que PQ. Je n'ai ni renoncé à l'indépendance du Québec, ni l'intention de voter à nouveau pour le Parti Québécois.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pierre Dubuc a produit dans le journal qu&#8217;il dirige un long éditorial dont le but évident est de convaincre les souverainistes qui ont voté Québec solidaire de retourner dans le bercail du PQ. Je suis un de ceux-là. Pour la seconde fois en un an, j&#8217;ai voté QS alors que jusqu&#8217;à présent je n&#8217;avais voté que PQ. Je n&#8217;ai ni renoncé à l&#8217;indépendance du Québec, ni l&#8217;intention de voter à nouveau pour le Parti Québécois.</p>
<p>Pierre s&#8217;en prend aux médias commerciaux qui dominent le paysage médiatique du Québec. Je suis entièrement d&#8217;accord avec lui quand il parle de «déséquilibre flagrant» de l&#8217;information en faveur du parti libéral du Québec. Pour ma part, je trouve cela scandaleux. Les médias ont le devoir moral de couvrir de façon équilibrée non pas tous les partis politiques, mais du moins ceux qui sont porteurs d&#8217;une aspiration d&#8217;une partie non négligeable de la population.</p>
<p>Où placer la barre? Ce sera toujours un arbitrage difficile, mais je pense que cinq partis méritaient de se partager l&#8217;attention des médias de masse : l&#8217;Action démocratique du Québec, le parti libéral du Québec, le Parti Québécois, Québec solidaire et le parti Vert.</p>
<p>[En passant, L'Aut'journal fait de l'information de gauche certes, mais qui demeure de l'information traditionnelle. Il n'y a pas moyen de la commenter. C'est le même bon vieux modèle unidirectionnel dans lequel aucun dialogue n'est possible.]</p>
<p>Pierre a raison aussi de souligner l&#8217;étrange coïncidence entre la fin de la campagne électorale et les annonces de mises à pied. Les grands actionnaires privés et les hauts dirigeants des corporations privées ont eu la gentillesse de ne pas embarrasser le premier ministre Jean Charest. Cette délicatesse de leur part méritait d&#8217;être soulignée pour ce qu&#8217;elle est : une complicité avec le pouvoir en place.</p>
<p>Mon accord avec Pierre s&#8217;arrête là. Le reste de son analyse est tellement «cheap» que je lui suggère bien amicalement de s&#8217;excuser auprès des membres de Québec solidaire.</p>
<p>Je tiens à préciser que je suis un sympathisant de QS, non un de ses membres.</p>
<p>La quête de l&#8217;indépendance du Québec n&#8217;est pas la propriété intellectuelle du Parti Québécois. Une partie non négligeable des membres de QS sont souverainistes et l&#8217;affichent ouvertement. Certains voudraient que QS abandonne la souveraineté du Québec dans le programme de QS? Ils peuvent bien le vouloir, comme d&#8217;ailleurs les partisans de Pierre-Marc Johnston l&#8217;ont voulu à une certaine époque pour le PQ.</p>
<p>La question fondamentale en jeu n&#8217;est pas la volonté plus ou moins souverainiste des membres de QS, mais plutôt leur volonté de faire du Québec une société fondamentalement solidaire.</p>
<p>Cette volonté repose sur une conception du peuple québécois qui dépasse une vision étroitement nationaliste. On peut être indépendantiste sans être pour autant nationaliste. On peut même cesser de croire ces histoires de Bonhomme Sept Heures voulant que la langue et la culture québécoises soient en danger, sans pour autant cesser de vouloir l&#8217;indépendance du Québec.</p>
<p>On peut même vouloir établir un dialogue constructif avec les progressistes du Canada anglais, sans renoncer pour autant à l&#8217;indépendance du Québec.</p>
<p>On peut même marcher et mâcher de la gomme en même temps.</p>
<p>Des dizaines de milliers de Québécois ouverts sur le monde, ouverts sur un Québec riche de ses solidarités, ont voté Québec solidaire. Pourquoi leur reprocher d&#8217;avoir fait ce choix?</p>
<p>Pierre Dubuc. <a href="http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&amp;NewsId=1263">L&#8217;élection de 51 députés péquistes et d&#8217;Amir Khadir.</a></p>
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		<title>Et si on se fédérait ?</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 08:48:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre JC Allard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chaque année, comme le Premier de l&#8217;An suit Noël, la fête du Canada suit celle du Québec, apportant un deuxième long week-end et permettant un sondage annuel des opinions des Québécois. Malgré des hauts et des bas &#8211; et l&#8217;évidence d&#8217;une tendance lourde qui laisse prévoir que, tôt ou tard, c&#8217;est l&#8217;été qui remportera tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton1695.jpg" border="0" />
<p>Chaque année, comme le Premier de l&#8217;An suit Noël, la fête du Canada suit celle du Québec, apportant un deuxième long week-end et permettant un sondage annuel des opinions des Québécois. Malgré des hauts et des bas &#8211; et l&#8217;évidence d&#8217;une tendance lourde qui laisse prévoir que, tôt ou tard, c&#8217;est l&#8217;été qui remportera tous les suffrages &#8211; la Saint-Jean reste le plus populaire des deux événements. Au Québec francophone, on est indiscutablement, en grande majorité, Québécois d&#8217;abord et (parfois) Canadien ensuite.</p>
<p>Ceci est vrai même des fédéralistes convaincus, de telle sorte qu&#8217;on peut s&#8217;étonner que les référendums n&#8217;aient pas joué cette carte en préambule. &nbsp;&raquo; Québécois d&#8217;abord, je confie au gouvernement du Québec, selon son jugement, le pouvoir de négocier&#8230;.&nbsp;&raquo; Croyez-vous que les Québécois n&#8217;auraient pas dit OUI&nbsp;? Bon, ce n&#8217;est pas de ca que je vais parler aujourd&#8217;hui. En ce jour de la Confédération, je veux parler de se fédérer. De revoir les pouvoirs et les délégations de pouvoir à tous les paliers. De redistribuer les tâches selon les compétences, pas seulement entre Québec et Ottawa, mais entre tous les intervenants responsables.</p>
<p>Et il n y en a pas que deux, des intervenants responsables, il y en a des tas. Commençant par vous et moi et tous les autres adultes sains d&#8217;esprit qui prennent chaque jour, comme individus, plus de décisions les concernant que toutes les instances qui les gouvernent réunies. En prenons-nous trop ou pas assez&nbsp;? En d&#8217;autres mots, ne faudrait-il pas faire le point et se demander si nous ne sommes pas sous ou sur-gouvernés, compte tenu de ce que le monde est devenu depuis la dernière fois où l&#8217;on a fait sérieusement l&#8217;exercice, il y a environ deux siècles&nbsp;?</p>
<p>Et ce qu&#8217;on ne veut pas faire soi-même, ne devrait-on pas, dans une large mesure, pouvoir le déléguer à des corps intermédiaires de son choix, famille, regroupements professionnels, associations de co-assurance, comités de quartier, etc&nbsp;? Les villes, les MRC, les régions ne devraient-elles pas assumer beaucoup plus de responsabilités et de pouvoir, à commencer par le droit de se définir comme ville, MRC ou région selon leur spécificité&nbsp;?</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le pouvoir de décision&nbsp;&raquo; &#8211; disait Stafford-Beer, consultant à la mode des années &laquo;&nbsp;70 &#8211; &laquo;&nbsp;devrait se situer au palier le plus près de ceux que cette décision concerne où toute l&#8217;information est disponible&nbsp;&raquo;. La responsabilité d&#8217;exécuter la décision devrait aussi être confiée à ceux qu&#8217;elle concerne, dans toute la mesure où ils en ont la compétence et acceptent de le faire à un prix concurrentiel.</p>
<p>Le Québec&nbsp;? Il faudrait prendre au palier du Québec toutes les décisions qui nous concernent tous comme collectivité et qui dépassent le cadre de ce qui peut être réglé au palier des régions. Tout ce qui a trait à notre identité culturelle, par exemple, mais en interprétant largement les variations que suggérerait le caractère propre dont chaque région se réclame.</p>
<p>Le Canada&nbsp;? En bonne logique, il semblerait opportun que soient confiées à ce palier les responsabilités touchant la monnaie, la défense, la sécurité publique, les relations internationales, le commerce interprovincial&#8230; Y a-t-il autre chose&nbsp;? En bonne logique, non, mais peut-être conviendrait-il de maintenir un contrôle canadien sur les critères de base de gratuité en matière de santé et d`éducation ainsi que sur les normes minimales de sécurité sociale. Par opportunité, pour garantir un &laquo;&nbsp;espace de compassion&nbsp;&raquo; de taille suffisante face à la menace du désert social que sont les Etats-Unis.</p>
<p>Mais n&#8217;arrêtons pas là. Tout le mal que j&#8217;ai dit &#8211; comme tant d&#8217;autres &#8211; de l&#8217;Accord Multilatéral sur les Investissements (AMI) ne doit pas faire oublier que l&#8217;heure est venue de poser les assises d&#8217;un gouvernement mondial. Un gouvernement qui a déjà ses &laquo;&nbsp;ministères&nbsp;&raquo; &#8211; OMS, FMI, OIT, Interpol, Unesco, etc. &#8211; et auquel il ne reste qu&#8217;à donner des pouvoirs et des responsabilités réelles&#8230; ainsi qu&#8217;une légitimité qui lui viendra quand on en aura assuré la représentativité démocratique.</p>
<p>Ce gouvernement mondial viendrait se poser au faîte de la pyramide, coiffant les États jusque là souverains qui lui délégueront &#8211; on l&#8217;espère &#8211; celles de leur responsabilités qu&#8217;il est dans l&#8217;intérêt de l&#8217;humanité qu&#8217;un gouvernement mondial assume&nbsp;: le maintien de la paix, le respect de l&#8217;environnement, la lutte contre le crime. Les responsabilités et les moyens concrets de s&#8217;en acquitter, bien sûr.</p>
<p>Pourquoi parler de &laquo;&nbsp;fédérer&nbsp;&raquo; quand nous appelons à cette redistribution des pouvoirs et des compétences&nbsp;? Parce que les trois (3) principes premier qui présideront à cette nouvelle distribution des pouvoirs devraient être&nbsp;: a) que toute autorité vient d&#8217;en bas, de l&#8217;individu&nbsp;; b) que tout pouvoir n&#8217;existe que par délégation de l&#8217;individu ou délégation du corps intermédiaire auquel l&#8217;individu l&#8217;a délégué, et c) que tout ce qui n&#8217;est pas spécifiquement délégué &#8211; donc tout pouvoir résiduel &#8211; est présumé ne pas l&#8217;avoir été. OR C&#8217;EST CETTE FAÇON DE PROCÉDER QUI EST L&#8217;ESSENCE MÊME D&#8217;INE FÉDÉRATION..</p>
<p>Ceux qui l&#8217;oublient, ceux qui s&#8217;appuyant sur la lettre contre l&#8217;esprit feignent de croire &#8211; ou font en sorte &#8211; que l&#8217;autorité et le pouvoir se situent en haut et non en bas de la pyramide de délégation, ceux-là n&#8217;ont à s&#8217;en prendre qu&#8217;à eux-mêmes de l&#8217;impopularité de ce qui n&#8217;est qu&#8217;une caricature de ce que devrait être une fédération.</p>
<p>Mais quoi qu&#8217;on pense de la répartition des pouvoirs entre Québec et Ottawa, ce ne sont pas les errements de notre système qui empêcheront que la &laquo;&nbsp;fédération&nbsp;&raquo; à tous les niveaux soit le mode de gouvernement de l&#8217;avenir. Pourquoi ne pas mettre à profit notre expérience canadienne, reprendre l&#8217;exercice à zéro et distribuer les pouvoirs à tous les paliers selon le bon sens et ce que les gens veulent&nbsp;? Pourquoi ne pas nous nous permettre à tous d&#8217;être à la fois Montréalais ou Gaspésiens, ET Québécois ET Canadiens&#8230;, sans oublier que nous sommes tous les habitants d&#8217;une seule planète où certaines règles devraient être universellement appliquées&nbsp;?</p>
<p>.</p>
<p>Pierre JC Allard</p>
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		<title>L&#8217;acharnement des sondages</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jun 2007 03:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Renart Léveillé</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique française]]></category>
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		<description><![CDATA[À la lecture du dernier sondage CROP sur l&#8217;avis des Québécois en ce qui a trait à la politique québécoise et canadienne, il est évident que le fossé se creuse entre le nationalisme revendicateur, par le poids cumulé du PQ et de l&#8217;ADQ, et le fédéralisme éculé du PLQ. Pourtant, La Presse fait ses choux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton1684.jpg" border="0" />
<p>À la lecture du dernier sondage <a href="http://www.cyberpresse.ca/assets/pdf/CP780627.PDF">CROP</a> sur l&#8217;avis des Québécois en ce qui a trait à la politique québécoise et canadienne, il est évident que le fossé se creuse entre le nationalisme revendicateur, par le poids cumulé du PQ et de l&#8217;ADQ, et le fédéralisme éculé du PLQ. Pourtant, La Presse fait ses choux gras de la perte de vitesse de l&#8217;option souverainiste et de la popularité de Mario Dumont pour tenter de faire oublier la piètre performance de Jean Charest et de son parti (que même un changement de chef avec Philippe Couillard ne semblerait pas beaucoup aider).Quant aux résultats sur l&#8217;appui à la souveraineté, nous devons aller plus loin que les simples chiffres qui réjouissent les uns et dépriment les autres.</p>
<p>Au départ, la question de faire l&#8217;indépendance du Québec sans partenariat est biaisée puisqu&#8217;il serait hypothétiquement impossible que ce nouveau pays se referme sur lui-même au lendemain d&#8217;un OUI assez fort pour démontrer une réelle volonté populaire. Il s&#8217;agirait simplement d&#8217;un suicide collectif. Donc, pour relativiser encore plus les choses au niveau de l&#8217;économie, cela prendrait vraiment une mauvaise volonté générale, ainsi qu&#8217;un désir pathétique de perdre de l&#8217;argent pour que les entreprises des autres pays et du Canada cessent unanimement, du jour au lendemain, de faire affaire avec un pays émergeant dont le PIB fait déjà concurrence, comme simple province, avec des pays comme l&#8217;Italie et l&#8217;Espagne.</p>
<p>Aussi, le discours mondialisant a été tellement répété depuis le dernier référendum qu&#8217;il est difficile de comprendre pourquoi cet enjeu est encore enchâssé dans le raisonnement collectif, si ce n&#8217;est que par la faute de la stratégie fédéraliste. Pourtant, il est facile de se rendre compte que cette question de la souveraineté pure n&#8217;est là que pour faire peur et donner l&#8217;opportunité aux antisouverainistes de sauter au plafond en voyant des chiffres si encourageants.</p>
<p>En fait, ce résultat de 32% pour un OUI, avec cette question ne représente que la portion des &#171;&nbsp;purs et durs&nbsp;&#187; dans la population.  Dans ce cas, il suffit d&#8217;être logique et regarder seulement les résultats sur la même question au référendum de 1995. Nous obtenons donc un résultat qui accorde 42% au OUI et 58% au non, pour le sondage effectué du 19 au 29 avril 2007.</p>
<p>Malgré la réelle perte de vitesse de l&#8217;option souverainiste, mais dans un sens plus réaliste (avec une perte de sept points en 12 ans), on constate en général qu&#8217;une majorité de Québécois espère encore que tous les problèmes pourront se régler sans risquer d&#8217;avoir à casser des oeufs et surtout à investir dans un autre coûteux référendum, tant au niveau monétaire que du déchirement social que cela occasionnerait.</p>
<p>Malgré cela, le sondage démontre que la popularité de Mario Dumont et de Pauline Marois, ainsi que l&#8217;impopularité de Jean Charest sont quand même serties d&#8217;une poussée nationaliste prudente mais éloquente&nbsp;: les Libéraux ont failli à satisfaire le peuple et presque 3/4 des citoyens préféreraient donner leurs appuis aux deux autres partis, qui sont, à la base, nationalistes. Les Québécois veulent donner une chance au Canada, mais dans un sens affirmatif, et non assujetti&nbsp;: comme l&#8217;éternelle position aplatventriste du PLQ.</p>
<p>Étant donné l&#8217;impopularité d&#8217;un référendum sur la souveraineté, la joute politique tournera autour de possibles gains que pourrait obtenir le Québec dans un Canada ouvert &#8212; ce qui permettrait ensuite de l&#8217;unir &#8212; avec toujours quand même un risque de mettre le feu aux poudres bleues si les négociations sont vaines, d&#8217;où l&#8217;utilité d&#8217;avoir un mouvement souverainiste qui est un contrepoids dynamique au statu quo. Par conséquent, il serait possible qu&#8217;un règlement total de toutes ces demandes puisse faire mourir ce mouvement subversif, mais les positions de Stephen Harper et Stéphane Dion sont loin de donner des signes prometteurs.</p>
<p>Finalement, dans le cadre d&#8217;un autre sondage récent sur la fierté des Québécois, on dénote un total de 90% de répondants qui sont fiers d&#8217;être québécois et 86% qui sont fiers d&#8217;être canadiens. Il est évident que ces résultats ne sont pas représentatifs des intentions de vote pour les partis ou pour un futur référendum, sinon, nous ne serions pas en situation de gouvernement minoritaire, situation qui semble vouloir se répéter à l&#8217;avenir. Ces résultats sont même tellement surprenants qu&#8217;il est difficile de les analyser sans tomber dans le parti pris, puisqu&#8217;ils se contredisent et concerneraient donc plus la sociologie. Laissons ces résultats aux fédéralistes pour qu&#8217;ils puissent, maladroitement, s&#8217;y accrocher comme à une bouée de sauvetage.</p>
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		<title>L&#8217;Inde fête ses 60 ans</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jun 2007 08:38:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine-Aimée Roy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bien entendu, il serait faux de croire que l&#8217;abandon colonial de l&#8217;Inde par la Grande-Bretagne s&#8217;est fait sur un coup de tête des Britanniques, ou qu&#8217;il s&#8217;est fait en un jour. En effet, l&#8217;analyse de plusieurs faits historiques nous révèle que c&#8217;est une série d&#8217;évènements et de circonstances qui sont à l&#8217;origine de la libération [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton1649.jpg" border="0" />
<p>Bien entendu, il serait faux de croire que l&#8217;abandon colonial de l&#8217;Inde par la Grande-Bretagne s&#8217;est fait sur un coup de tête des Britanniques, ou qu&#8217;il s&#8217;est fait en un jour. En effet, l&#8217;analyse de plusieurs faits historiques nous révèle que c&#8217;est une série d&#8217;évènements et de circonstances qui sont à l&#8217;origine de la libération du &#171;&nbsp;joyau de la Couronne&nbsp;&#187;. Ces causes et explications sont à la fois politiques, économiques ainsi que sociales, et elles agissent autant au niveau du territoire qui compose le sous-continent indien, qu&#8217;à l&#8217;échelle planétaire.</p>
<p><strong>Les conjonctures européennes et mondiales</strong></p>
<p>À partir de la Première Guerre mondiale, on assiste à un &#171;&nbsp;reflux de l&#8217;influence européenne&nbsp;&#187;[1] . En effet, les massacres commis dans le cadre de ce conflit entachent le prestige et la crédibilité des pays colonisateurs, malgré la victoire. À la demande de la Grande-Bretagne, l&#8217;Inde fournit plusieurs milliers de soldats pour contribuer à l&#8217;effort de guerre. Puis, dans le cadre du second conflit mondial, les Indiens concluent une entente pour une participation aux combats en échange d&#8217;une promesse d&#8217;indépendance. Au total, la colonie fournit 2,5 millions d&#8217;hommes aux troupes alliées et cette contribution aura un impact certain sur l&#8217;issu des affrontements. La fin des hostilités marque une recrudescence des questionnements concernant la légitimité de la Grande-Bretagne à diriger ses colonies. De plus, malgré le refus de Churchill, les Indiens continuent à clamer qu&#8217;on doit leur permettre, tel que promis, de former un pays libre. C&#8217;est sans compter le fait qu&#8217;en 1941, l&#8217;Inde prend conscience que sa demande est légitime lorsque paraît la Charte de l&#8217;Atlantique, qui stipule le &#171;&nbsp;droit de tous les peuples à choisir la forme de gouvernement sous laquelle ils veulent vivre&nbsp;&#187;[2].</p>
<p>Puis, un tout nouveau climat politique s&#8217;installe dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Les puissances colonisatrices européennes ont certes remporté la victoire, mais ils ont subi de trop grands dommages, autant sur le plan physique, économique et social, pour continuer à rayonner comme auparavant. Ainsi, le globe se scinde en deux pôles, dirigés d&#8217;une part par les États-Unis capitalistes et, d&#8217;autre part, par l&#8217;URSS communiste. Bien que ces deux nouveaux géants s&#8217;objectent l&#8217;un à l&#8217;autre, ils partagent leur opposition au colonialisme[3]. Quoiqu&#8217;il faille considérer ces idéaux, c&#8217;est surtout la philosophie soviétique qui influencera les penseurs de la souveraineté indienne, et ce, avant même que l&#8217;URSS devienne une grande puissance. En effet, &#171;&nbsp;dans la propagande du début du siècle, le parallèle entre l&#8217;Inde et la Russie tsariste était très répandu&nbsp;&#187;[4]. En outre, le mouvement de contestation non violente, introduit par Gandhi, est largement influencé par les idées et théories de Léon Nikolaïevitch Tolstoï, grand penseur et pacifiste radical soviétique du début du 20e siècle.</p>
<p><strong>La politique britannique en Inde</strong></p>
<p>D&#8217;entrée de jeu, les Indiens sont exclus des postes importantes de l&#8217;administration de la colonie. De cette façon, les élites instruites se trouvent injustement pénalisées et on assiste à la formation du Congrès national indien et à divers mouvements indépendantistes. De plus, on reproche aux autorités coloniales d&#8217;appliquer des principes non anglais pour assurer leur domination sur les peuples indiens. C&#8217;est en effet le cas lorsqu&#8217;en 1919, le parlement britannique adopte le Rowlatt Act, une série de lois qui restreignent les libertés individuelles[5].</p>
<p>Néanmoins, l&#8217;Inde doit à la Grande-Bretagne la mise en place de structures et d&#8217;institutions démocratiques. Par exemple, entre 1917 et 1919, on pourrait croire que l&#8217;Inde obtiendra son indépendance sous peu, mais les mesures du Rowlatt Act viennent briser les plus belles illusions.</p>
<p><i>En 1917, le secrétaire d&#8217;État pour l&#8217;Inde Lord Montagu lit devant la Chambre de communes une déclaration annonçant le développement futur de certaines formes d&#8217;autonomie. L&#8217;année suivante, le même Montagu et le vice-roi Chelmsford présentent ensemble un rapport qui constitue la base du Government of India Act, promulgué en 1919. Cette loi réforme les rapports entre les gouvernements des provinces et le gouvernement central, en augmentant l&#8217;autonomie des premiers.</i>[6]</p>
<p>De plus, l&#8217;unification du territoire sous une seule domination représente la &#171;&nbsp;condition essentielle du développement d&#8217;une conscience nationale indienne et sa consolidation dans la lutte pour l&#8217;indépendance&nbsp;&#187;[7]. Finalement, en 1947, le parlement britannique vote l&#8217;Indian Independance Act et envoie Lord Mountbatten, &#171;&nbsp;qui, à titre de vice-roi, prépare l&#8217;ascension de la colonie à l&#8217;indépendance&nbsp;&#187;[8].</p>
<p><strong>Le Congrès national indien</strong></p>
<p>C&#8217;est en 1885 qu&#8217;est institué le Congrès national indien. Celui-ci &#171;&nbsp;n&#8217;était pas à l&#8217;origine un véritable parti, mais un rassemblement de notables de toutes les régions de l&#8217;Inde [et] se tenait à chaque année dans une ville différente&nbsp;&#187;[9]. Au cours de ses premières années d&#8217;existence, les requêtes du Congrès sont modérées. Par exemple, on réclame une meilleure intégration des Indiens à l&#8217;administration de la colonie[10]. Ainsi, le principal mandat de cette formation est de &#171;&nbsp;lutter par des moyens constitutionnels pour introduire des institutions représentatives où les Indiens seraient admis&nbsp;&#187;[11]. Puis, quelques années après la formation du Congrès national, ses principaux chefs affichent leur opposition au &#171;&nbsp;drainage&nbsp;&#187;, par les Britanniques, des ressources naturelles et des diverses richesses du territoire indien. Toutefois, il faudra attendre les années 1920 avant que le Congrès se transforme en parti politique.</p>
<p><i>Sous l&#8217;impulsion de Gandhi, le Congrès a consolidé ses propres forces et s&#8217;est transformé en un véritable parti. Les idées et les pratiques de Gandhi, du satyagraha, au boycottage et au khadi, ont été amplement expérimentées et sont devenues populaires. La mobilisation de masse a touché le pays tout entier, des pentes de l&#8217;Himalaya aux régions dravidiennes du sud. Enfin, pour la première fois, les Anglais ont reçu un avertissement très clair concernant leur avenir en Inde.</i>[12]</p>
<p>De cette manière, le Congrès national indien s&#8217;est radicalisé pour devenir un véritable parti oeuvrant pour la souveraineté du territoire indien. C&#8217;est finalement pendant la Seconde Guerre mondiale, dans l&#8217;optique d&#8217;une promesse d&#8217;indépendance, que le Congrès adopte la résolution Quit India, qui somme la Grande-Bretagne de quitter la région.</p>
<p><strong>L&#8217;émergence de nouveaux mouvements</strong></p>
<p>Vers la fin du 19e siècle, nous assistons la renaissance de diverses formes de l&#8217;hindouisme, accompagné par une réaction traditionaliste de rejet a l&#8217;égard du processus de modernisation[13]. Ce phénomène se propage grâce à la formation de mouvements politico-religieux et à l&#8217;unification de l&#8217;Inde, déjà présente depuis l&#8217;arrivée des Britanniques.</p>
<p>Conséquemment, au tournant du 20e siècle, le mouvement dirigé par Bal Gagandhal Tilak connaît beaucoup de succès. Pour contester l&#8217;occupation britannique, il utilise la renaissance hindouiste à des fins nationales. D&#8217;emblée, il s&#8217;oppose aux lois et aux méthodes anglaises qui vont à l&#8217;encontre des traditions et coutumes indiennes et ne réclame rien d&#8217;autre que l&#8217;autodétermination politique de son pays. Par sa vocation à la cause souverainiste, Tilak est considéré comme &#171;&nbsp;le principal inspirateur et théoricien de l&#8217;extrémisme indien&nbsp;&#187;[14].</p>
<p>Ensuite, en 1919, c&#8217;est l&#8217;émission des Rowlatt Acts qui permet au mouvement de contestation non violente du Mahatma Gandhi de se généraliser. En effet, cette nouvelle loi limite les libertés individuelles et permet, entre autres, aux autorités anglaises d&#8217;effectuer des &#171;&nbsp;arrestations sur la base d&#8217;une simple suspicion et la détention dans procès jusqu&#8217;à deux ans de tout individu considéré comme potentiellement subversif&nbsp;&#187;[15]. De cette façon, pendant la période de l&#8217;entre-deux-guerres, on assiste à l&#8217;apogée du mouvement indépendantiste guidé par Gandhi. En effet, &#171;&nbsp;la haine raciale s&#8217;ajoutant au mécontentement général aboutit à un nationalisme dont seule la présence de Gandhi pouvait contenir la violente explosion&nbsp;&#187;[16].</p>
<p>Ce rejet de la domination coloniale est également alimenté par l&#8217;émergence de nouveaux concepts, notamment celui de la nation et des droits de l&#8217;homme. C&#8217;est monté de la cause nationale conduit à l&#8217;adoption, par le Congrès, de la résolution Quit India en 1942[17].</p>
<p><strong>L&#8217;européanisation des élites</strong></p>
<p>Devant son infériorité numérique pour diriger l&#8217;Inde, la Grande-Bretagne décide de former une élite indienne pour obtenir une certaine aide et légitimer son pouvoir. Toutefois, ces Indiens instruits sont toujours exclus des postes importants de l&#8217;administration, ce qui crée une situation plutôt paradoxale. En effet, &#171;&nbsp;il y avait de plus en plus de jeunes instruits auxquels ni les structures économiques, ni les institutions civiles n&#8217;offraient de débouchés adaptés&nbsp;&#187;[18].</p>
<p>Ces élites, largement influencées par la philosophie des lumières et les concepts utilitaristes reprochent aux Britanniques d&#8217;appliquer en Inde des principes non anglais pour assurer leur domination sur la colonie. Bref, ce rejet de la domination coloniale européenne conduit cette élite européanisée à réclamer l&#8217;autonomie totale de l&#8217;Inde.</p>
<p><strong>L&#8217;économie industrielle</strong></p>
<p>Au début du 20e siècle, on voit apparaître de petites entreprises industrielles semi-modernes. Dans la majorité des cas, la production est dérivée de l&#8217;artisanat traditionnel. Par exemple, on retrouve des &#171;&nbsp;forgerons qui ouvrent un atelier de mécanique, [des] artisans du cuir qui se lancent dans la chaussure, [des] petites entreprises de tricots, de chemises&nbsp;&#187;[19].</p>
<p>Ensuite, c&#8217;est surtout dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale qu&#8217;apparaissent les plus importantes industries du pays, qui sont surtout composées de manufactures de textile de coton, d&#8217;industries alimentaires, d&#8217;aciéries, et d&#8217;usines de produits chimiques. En fait, &#171;&nbsp;si les Anglais ont tardivement favorisé l&#8217;industrialisation &#8211; entre autre au cours des deux guerres mondiales &#8211; le fait demeure qu&#8217;une base relativement large et différenciée existait en 1947&nbsp;&#187;[20].</p>
<p>Puis, la Grande-Bretagne crée un réseau de banques et de commerces qui vont de pair avec l&#8217;éclosion de métropoles modernes, comme Ahmedabad, Bombay, Calcutta et Madras. De plus, les Britanniques ouvrent l&#8217;Inde aux investissements étrangers. Ainsi, le développement industriel de l&#8217;Inde laisse croire aux élites indiennes formées en Europe qu&#8217;elles peuvent elles-mêmes diriger le pays et son économie.</p>
<p><strong>L&#8217;économie agricole</strong></p>
<p>Certes, la mise en place d&#8217;infrastructures , par les Britanniques, contribue à l&#8217;épanouissement de l&#8217;économie rurale. Ce phénomène est attribuable à l&#8217;installation de vastes systèmes de canaux d&#8217;irrigation au nord-ouest et au sud-est du pays, à l&#8217;encouragement de nouvelles cultures, tel que le thé et la jute, ainsi qu&#8217;à la construction de routes et de voies ferroviaires[21].</p>
<p>Subséquemment, les progrès au niveau de l&#8217;hygiène et de la prévention de la famine provoquent une augmentation démographique notable. Cette situation a pour conséquence que les variations entre  l&#8217;exploitation des ressources et le marché du travail connaissent de trop grands écarts, notamment parce que les villes n&#8217;arrivent pas à absorber un nombre suffisant de ruraux. Ainsi, au 20e siècle, le prolétariat rural prend des proportions inquiétantes, tandis que nous assistons à une hausse du nombre des exploitations agricoles et à une baisse de la taille de ces exploitations. Par conséquent, en 1947, &#171;&nbsp;le paysage rural est marqué par de profondes disparités, en fonction du milieu physique, d&#8217;un entrelacs de facteurs historiques, sociopolitiques, économiques et de castes agricoles plus ou moins dynamiques&nbsp;&#187;[22].</p>
<p>Bref, après l&#8217;indépendance, les nouveaux dirigeants doivent apporter d&#8217;importantes corrections au déséquilibre en les hommes et l&#8217;économie. Ils doivent également trouver des moyens d&#8217;accélérer l&#8217;expansion de l&#8217;économie pour augmenter le niveau de vie général[23]. En livrant l&#8217;Inde aux Indiens, la Grande-Bretagne prenait-elle conscience de son échec au niveau économique&nbsp;?</p>
<p><strong>Les moyens de contestation pacifique</strong></p>
<p>C&#8217;est surtout le contexte politique qui provoque la révolte chez les peuples indiens. D&#8217;abord, en 1905, le vice-roi décide d&#8217;imposer le partage du Bengale pour diminuer les risques de turbulences dans cette grande circonscription indienne. Avec à sa tête Tilak, le mouvement de protestation qui s&#8217;en suit est violent, mais on y retrouve également des mesures pacifiques, telles que le boycottage de la marchandise anglaise.</p>
<p>Puis, en 1919, les lois Rowlatt créent pour Gandhi la situation idéale pour lancer sa &#171;&nbsp;campagne de non-collaboration non violente. Elle doit s&#8217;ouvrir par un hartal, c&#8217;est-à-dire une journée nationale de cessation de toute activité économique, une journée de jeûne et de prières&nbsp;&#187;[24]. Dans la même veine, plusieurs activités de contestation sont organisées, notamment la marche du sel, les grèves de la faim et l&#8217;abstention au droit de vote. Malgré les fortes répressions, que nous aborderons plus loin, l&#8217;effet dissuasif de ces mesures, visant à démontrer que la minorité anglaise ne peut plus gouverner, est à considérer dans le choix de la Grande-Bretagne d&#8217;octroyer l&#8217;indépendance à l&#8217;Inde.</p>
<p><strong>Les révoltes et les massacres</strong></p>
<p>À priori, on identifie la révolte des Cipayes comme étant la première guerre d&#8217;indépendance menée en Inde sous le régime colonial de la Grande-Bretagne. Bien qu&#8217;elle ait été infructueuse, cette rébellion a été perpétrée par des soldats indiens, les Cipayes, travaillant pour les Britanniques. Rapidement, cet évènement prend des proportions inespérées et se transforme en soulèvement populaire contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales[25].</p>
<p>Puis, à la suite de la partition du Bengale en 1905, on assiste à une explosion du terrorisme en territoire indien. Suivant le modèle soviétique, les principaux chefs extrémistes de l&#8217;époque considèrent que le terrorisme est la seule voie possible vers la liberté[26]. Ces actes violents sont également inspirés par les concepts de l&#8217;hindouisme et le l&#8217;anarchisme et ils cherchent principalement à paralyser les institutions gouvernementales[27]. Dans ce cadre, plusieurs hauts fonctionnaires, magistrats et miliaires anglais sont assassinés.</p>
<p>Toutefois, les répliques des autorités anglaises ne se font pas trop attendre. En effet, &#171;&nbsp;la répression s&#8217;abattit très durement&nbsp;: interdiction des réunions, même pacifiques, lourdes peines à l&#8217;encontre de directeurs de journaux et de journalistes pour délit d&#8217;opinion, déportations massives, de jeunes surtout, au motif de sédition et de conspiration&nbsp;&#187;[28].</p>
<p>D&#8217;ailleurs, le massacre d&#8217;Amritsar de 1919 témoigne de ce climat violent présent en Inde. On raconte que c&#8217;est une manifestation non violente, dans la ville d&#8217;Amritsar, qui tourne au vinaigre lorsque les contestataires commencent à s&#8217;agiter. Ce rassemblement public visait à dénoncer la situation de sous-emploi et les conséquences de la Grande Guerre sur l&#8217;économie de l&#8217;Inde[29]. Les Britanniques, n&#8217;ayant rien fait pour interdire la manifestation, ouvrent le feu sur la foule pendant une dizaine de minutes. Le bilan s&#8217;élève à 379 morts et près 1200 blessés[30]. Cet évènement témoigne de l&#8217;agonie de l&#8217;Empire britannique en Inde. Les répressions suivantes ne feront qu&#8217;alimenter les tensions des peuples indiens.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>En résumé, ce qu&#8217;il faut retenir de l&#8217;expérience indépendantiste indienne, c&#8217;est qu&#8217;elle ne s&#8217;est pas réalisée du jour au lendemain. Il ne faut pas non plus croire qu&#8217;elle était calculée. En réalité, c&#8217;est une série d&#8217;évènements d&#8217;ordres politiques, sociaux et économiques, ainsi que l&#8217;impulsion de certains mouvements et de leurs chefs charismatiques, qui sont à l&#8217;origine de la décolonisation de l&#8217;Inde. Bien entendu, en concluant une entente de participation à la guerre contre indépendance, l&#8217;Empire britannique se compromettait, mais les installations et infrastructures mises en place au cours des années précédentes permettaient de croire que la frontière ne serait pas trop difficile à franchir. Finalement, nous pouvons supposer qu&#8217;en libérant l&#8217;Inde, les Anglais savaient qu&#8217;ils se dissociaient également des querelles religieuses et territoriales entre hindous et musulmans, ce qui, lorsqu&#8217;on observe la situation actuelle, constitue un moindre mal dans toute cette histoire.</p>
<p><strong>Sources</strong></p>
<p>[1] Marc Simard. <i>Histoire du XXe siècle, affrontements et changements.</i> Montréal, Chenelière/McGraw-Hill, 2002, 2e éd, (1997). Page 229.</p>
<p>[2] Marc Simard. <i>Histoire du XXe siècle</i> [...] Page 230.</p>
<p>[3] Marc Simard. <strong>Histoire du XXe siècle</strong> [...] Page 230.</p>
<p>[4] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde, XXe siècle</i>. Firenze, Casterman, 1996. Page 47.</p>
<p>[5] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 82.</p>
<p>[6] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 80.</p>
<p>[7] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 43.</p>
<p>[8] Marc Simard. <i>Histoire du XXe siècle</i> [...] Page 235.</p>
<p>[9] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 44.</p>
<p>[10] Marc Simard. <i>Histoire du XXe siècle</i> [...] Page 234.</p>
<p>[11] Gianni Sofri.<i> Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 45.</p>
<p>[12] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 93.</p>
<p>[13] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 46.</p>
<p>[14] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 47.</p>
<p>[15] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 82.</p>
<p>[16] Encyclopaedia Universalis. Amritsar [en ligne] Page consultée le 12<br />
avril 2007. Adresse URL&nbsp;: http://www.universalis-edu.com.ezproxy.usherbrooke.ca/corpus2.php&nbsp;?napp=&amp;nref=T228698</p>
<p>[17] Marc Simard. <i>Histoire du XXe siècle</i> [...] Page 231.</p>
<p>[18] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 46.</p>
<p>[19] Encyclopaedia Universalis. Page&nbsp;: Inde&nbsp;: l&#8217;économie contemporaine.</p>
<p>[20] Encyclopaedia Universalis. Page&nbsp;: Inde&nbsp;: l&#8217;économie contemporaine.</p>
<p>[21] Encyclopaedia Universalis. Page&nbsp;: Inde&nbsp;: l&#8217;économie contemporaine.</p>
<p>[22] Encyclopaedia Universalis. Page&nbsp;: Inde&nbsp;: l&#8217;économie contemporaine.</p>
<p>[23] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 49.</p>
<p>[24] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 83.</p>
<p>[25] Encyclopaedia Universalis. Indépendance de l&#8217;Inde et du Pakistan [en ligne] Page consultée le 9 avril 2007. Adresse URL&nbsp;: http://www.universalis-edu.com.ezproxy.usherbrooke.ca/corpus2.php&nbsp;?napp=&amp;nref=Z010021</p>
<p>[26] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 47-48.</p>
<p>[27] Gianni Sofri. <i>Gandhi et l&#8217;Inde</i> [...] Page 49.</p>
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