<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>CentPapiers &#187; histoire du Québec</title>
	<atom:link href="http://www.centpapiers.com/mot-cle/histoire-du-quebec/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.centpapiers.com</link>
	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 Feb 2012 14:52:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Renouer avec l&#8217;Amérique</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/renouer-avec-lamerique/10166</link>
		<comments>http://www.centpapiers.com/renouer-avec-lamerique/10166#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 20:47:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Casimir</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[Général-(EN-RECLASSEMENT)]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[OPINIONS]]></category>
		<category><![CDATA[Américanité]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique française]]></category>
		<category><![CDATA[Canadiens français]]></category>
		<category><![CDATA[histoire du Québec]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=10166</guid>
		<description><![CDATA[De nombreux Québécois francophones ont un problème avec l’Amérique. Comme si nous ne pouvions appartenir pleinement à ce continent, comme si adossés à l’élément anglo-saxon nous ne pouvions que tourner les yeux vers la France. Il y a une dizaine d’années environ, je débutais mon appropriation du continent. Première étape de cette décolonisation mentale : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux Québécois francophones ont un problème avec l’Amérique. Comme si nous ne pouvions appartenir pleinement à ce continent, comme si adossés à l’élément anglo-saxon nous ne pouvions que tourner les yeux vers la France.</p>
<p>Il y a une dizaine d’années environ, je débutais mon appropriation du continent. Première étape de cette décolonisation mentale : la lecture de certains ouvrages de Gérard Bouchard dont <a href="http://www.hst.ulaval.ca/revuemens/BouchardSeguin.html">Genèse des nations et cultures du Nouveau Monde</a>. Le concept d’américanité proposé par Bouchard m’ouvrait à l’Amérique. Je découvrais, ce qui paraîtra une évidence pour plusieurs, que je suis un Américain (ne pas lire Étasunien) parlant français et non un Français d’Amérique.</p>
<p>La redécouverte de la Franco-Amérique, cette Amérique à peine aperçue lors d’un travail de baccalauréat portant sur la rébellion des Métis de la rivière Rouge, fut la deuxième étape de ma décolonisation. Je dus faire un détour par les États-Unis. La lecture d’<a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=325">America</a> (Denis Vaugeois) et de <a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=94">Les Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre</a> (Yves Roby) me permit de découvrir la participation de mes ancêtres, les Canadiens puis les Canadiens français, à la construction des États-Unis. Avec le recul, ce détour me paraît inévitable. Ma québécitude me rendait l’exploration de la francophonie canadienne excessivement pénible en raison du rappel constant de l’identité canadienne-française. Il faut dire que cette dernière nous est régulièrement servie pour nous rappeler notre statut ethnique à l’intérieur du Canada.</p>
<p>Mais se sont les travaux d’Éric Waddell et de Dean Louder qui me firent pleinement découvrir l’expérience franco-américaine. Je fis mes devoirs avec méthode et m’attaquai à la lecture de <a href="http://books.google.ca/books?id=0YiGS6xtjKMC&amp;dq=%22vision+et+visages+de+la+franco-am%C3%A9rique%22&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=z2UPhCLX7u&amp;sig=ce6MaHHvLTDjXGx8OWXP8uYk5f0&amp;hl=fr&amp;ei=qi3WSpaBEcGSlAfp082cCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=3&amp;ved=0CA0Q6AEwAg#v=onepage&amp;q=&amp;f=false">Vision et visages de la Franco-Amérique</a>, <a href="http://books.google.ca/books?id=-qC0jwU7JP8C&amp;dq=Du+continent+perdu+%C3%A0+l%E2%80%99archipel+retrouv%C3%A9&amp;printsec=frontcover&amp;source=bl&amp;ots=FQACUUZsE7&amp;sig=Sj7AOHlP-QY2NVwrdnHLH8htshQ&amp;hl=fr&amp;ei=-y3WSsvTNMqTlAe1wrCcCQ&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=2&amp;ved=0CAoQ6AEwAQ#v=onepage&amp;q=&amp;f=false">Du continent perdu à l’archipel retrouvé</a> et <a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=2292">Franco-Amérique</a>. Je vous invite à lire ces trois ouvrages qui offrent le panorama le plus précis à ce jour de la francophonie nord-américaine. Vous découvrirez l’expérience acadienne, louisianaise, mais aussi comment nos ancêtres se sont appropriés l’Amérique dans ses moindres recoins.</p>
<p>Lire l’Amérique racontée en français, découvrir le rôle des Canadiens français dans l’exploration de l’Ouest américain, la fondation de Chicago ou la politique municipale de San Francisco, m’a été grandement bénéfique.</p>
<p>Il ne manque plus que notre indépendance politique afin que la nation québécoise participe pleinement à ce continent au même titre que le Canada, les États-Unis, le Mexique ou le Brésil.</p>
<p>Pour plus de détails, voir <a href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">le carnet web de Dean Louder</a> qui contient plusieurs billets sur ses voyages en Franco-Amérique à la recherche de communautés peu connues et parfois même inconnues.</p>
<p>Je suis d’Amérique !</p>
<p>Bonne lecture&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/renouer-avec-lamerique/10166/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le chêne et le roseau</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/le-chene-et-le-roseau-pourquoi-l%e2%80%99epanouissement-identitaire-serait-il-un-communautariste-pourquoi-le-repli-identitaire-serait-il-un-multiculturalisme/10091</link>
		<comments>http://www.centpapiers.com/le-chene-et-le-roseau-pourquoi-l%e2%80%99epanouissement-identitaire-serait-il-un-communautariste-pourquoi-le-repli-identitaire-serait-il-un-multiculturalisme/10091#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 01:12:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ysengrimus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[OPINIONS]]></category>
		<category><![CDATA[S O C I E T É]]></category>
		<category><![CDATA[FRANCE]]></category>
		<category><![CDATA[histoire du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration et Integration]]></category>
		<category><![CDATA[interculturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[multiculturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Québec Canada]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=10091</guid>
		<description><![CDATA[pourquoi l’épanouissement identitaire serait-il un communautariste? Pourquoi le repli identitaire serait il un multiculturalisme?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10133" class="wp-caption alignnone" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-10133" title="400px-Chauveau_-_Fables_de_La_Fontaine_-_01-22" src="/wp-content/uploads/2009/10/400px-Chauveau_-_Fables_de_La_Fontaine_-_01-22.png" alt="Photo : wikimedia.org" width="400" height="312" /><p class="wp-caption-text">Photo : wikimedia.org</p></div>
<p>L’un dans l’autre, la question de l’intégration multiculturelle ou interculturelle ou pluriculturelle rencontre deux traitements, celui du chêne et celui du roseau.</p>
<p><strong><em>Le chêne</em></strong> : la France. La république se réclame d’un certains nombre de valeurs de base qui fonctionnent comme des principes axiomatiques. Tous les citoyens étant égaux devant la loi française (dont l’extraterritorialité est fondée et légitimée dans la ci-devant universalité -voulue ou réelle- des fameux <strong><em>droits humains</em></strong> – valeurs de 1789 que les ricains implémentèrent… en 1776) et il faut se conformer. L’immigrant est une sorte d’accident de parcours, un apport toléré s’il s’intègre, un candidat  serein ou rebelle à l’assimilation. <strong><em>Politique identitaire</em></strong> est un terme péjoratif en France. Le concept central pour eux, c’est le <strong><em>communautarisme</em></strong>, synonyme de replis identitaire, de résistance indue face aux exigences élémentaire de la vie publique.</p>
<p><strong><em>Le roseau</em></strong> : le Canada. Terre d’immigration dotée de deux peuples fondateurs égaux en droits et en valeurs… sinon dans les faits. Décontraction très Nouveau Monde, ouverture (non exempte d’un type tout particulier de condescendance bienveillante). Toutes les religions, tous les restos, tous les langages. Port des couvre-chefs religieux autorisés partout, sans problème particulier. <strong><em>Tolérance</em></strong> est le maître mot, le calcul étant qu’une intégration saine et effective ne se fait pas sous la contrainte des lois mais par le serein exemple. Le Canada se réclame de la notion cardinale de <strong><em>multiculturalisme</em></strong> et l’épanouissement identitaire est une valeur endossée et promue. Huit personnes sur dix rencontrées sur la rue ignorent purement et simplement le sens glauque du mot <strong><em>communautarisme</em></strong>.</p>
<p><strong><em>Attention important! Notez qu’il ne s’agit pas ici de reprendre le jugement de valeur porté par la fable de Lafontaine. Si le chêne de la fable se déracine tandis que le roseau plie et reste indemne, la moindre promenade auprès d’un de nos beaux lacs canadiens vous montrera des roseaux ayant cassé d’avoir été trop flexibles et des chênes ayant parfaitement résisté à l’orage…</em></strong></p>
<p>Ceci dit, ces deux modèles gagneraient chacun à s’inspirer un peu de l’autre. L’exemple historique du Québec est ici particulièrement parlant. Au moment de la conquête anglaise de 1760, une population française de 60 000 âmes, implantée depuis plus de 150 ans se retrouve encadrée par un occupant n’alignant pas 20 000 gogos. Le cas est savoureux et fort utile à la réflexion car ici, c’est l’immigrant minoritaire qui a le pouvoir économique et politique… Spontanément communautaristes, les canadiens français du temps voyaient à leurs affaires, leur religion, leur cadastre rural, le mariage de leurs fils et de leur filles, leurs corvées villageoises, leur pot-au-feu selon leur loi traditionnelles. Le conquérant a vite vu qu’il ne pouvait pas réformer et angliciser tout ça. Il a donc fait la part du feu. Les crimes, impliquant notamment mort d’homme, seraient traités selon les lois de l’occupant. Pour le bazar de litiges de cadastre, de récoltes et de mariages, arrangez-vous entre vous avec vos lois françaises. Le Québec a, encore aujourd’hui, un code civil français et un code criminel de <em>common law</em> britannique. Il tient aux deux, comme il tient fermement à son parlement de type britannique, où il traite ses affaires en français. En 1774, deux ans avant la révolution américaine, craignant que les français de la vallée du Saint Laurent ne veuillent s’associer à la république américaine naissante, les britanniques du Canada produisent la première loi multiculturelle ou interculturelle en terre nord-américaine, <strong><em>L’Acte de Québec</em></strong>. En un mot: <em>OK les copains, vous pouvez rester catholiques, vous pouvez conserver la langue française, vous ne devez plus prêter explicitement serment au roi d’Angleterre</em>. Les autres ont répondu <strong><em>Vive le Roi George!</em></strong> (en français) et les bataillons canadiens français eurent un rôle important à jouer pour empêcher la révolution américaine de s’exporter dans nos arpents de neige…</p>
<p>Peut-on donner tort aux Québécois d’avoir continué de faire cuire leur couscous et portés leurs voiles? Peut-on les accuser de replis identitaire pour avoir perpétué ainsi leur existence nationale, produisant une des cultures francophones les plus originale au monde hors de France, et imposant de facto à toute l’entité canadienne la notion profonde de multiculturalisme dont elle se serait bien passé autrement? La culture arabe de France ne pourrait-elle pas, modulo les ajustements requis, produire un résultat lumineux similaire? Par la force des faits, les britanniques paniqués des premières décennies de la conquête nous donnent <strong><em>la leçons du roseau</em></strong>. Mais 250 plus tard, cette société québécoise se rend compte soudain que cette souplesse anglo-saxonne qui fonda son existence commence à sérieusement gripper. Les québécois et les québécoises sont profondément féministes, le droit de la femme est pour eux un enjeu cardinal. Peuvent-ils reprocher à nos jacobins de français dans leur raideur et leur grandeur de vouloir dire <strong><em>ça suffit!</em></strong> quand des pratiques juridiques inégalitaires grugent et compromettent de partout l’égalité républicaine? Sur le droit des femmes, la fermeté française en matière de replis identitaire (de ghetto, de combines maritales louches, de magouilles d’immigration, d’oppression occulte de l’immigrante par l’immigrant) nous donne indubitablement <strong><em>la leçon du chêne</em></strong>.</p>
<p><em> </em></p>
<p>Pourquoi l’épanouissement identitaire serait-il un communautariste? Pensez au Québec, de plus en plus ouvert sur le monde et épanoui. Pourquoi le repli identitaire serait il un multiculturalisme? Pensez aux femmes immigrantes ne bénéficiant pas effectivement des lois nationales et vivant incarcérées dans leur propre communauté, coupées du monde.</p>
<p>Il faut doser ces deux apports, au cas par cas. Voile, bouffe, mariage, musique, héritage, patrimoine, tout doit y passer. Il faut patiemment  tamiser. Chêne ici, roseau, là, Chêne pour ceci, roseau, pour cela, Il y en a pour une bonne génération. Des syncrétismes de grande valeur en émergerons, si c’est fait proprement… Je suis optimiste.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/le-chene-et-le-roseau-pourquoi-l%e2%80%99epanouissement-identitaire-serait-il-un-communautariste-pourquoi-le-repli-identitaire-serait-il-un-multiculturalisme/10091/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Réédition d&#8217;une oeuvre historique : Voyage au Canada de Joseph-Charles Bonin</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/reedition-dune-oeuvre-historique-voyage-au-canada-de-joseph-charles-bonin/6082</link>
		<comments>http://www.centpapiers.com/reedition-dune-oeuvre-historique-voyage-au-canada-de-joseph-charles-bonin/6082#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 15:05:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>-</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[ebook gratuit]]></category>
		<category><![CDATA[histoire du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph-Clarles Bonin]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Bonin]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage au Canada dans le nord de l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à 1761]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=6082</guid>
		<description><![CDATA[Grande première à la Fondation littéraire Fleur de Lys, pionnier québécois de l’édition en ligne avec impression à la demande : l’édition d’une première œuvre historique du domaine public. L’honneur revient au journal d’un soldat de la Compagnie de canonniers-bombardiers du Canada, Joseph-Charles Bonin, publié pour la première fois en 1887 par l’éditeur imprimeur Léger Brousseau de Québec, sous le titre «Voyage au Canada dans le nord de l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à 1761».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Grande première à la Fondation littéraire Fleur de Lys, pionnier québécois de l’édition en ligne avec impression à la demande : l’édition d’une première œuvre historique du domaine public. L’honneur revient au journal d’un soldat de la Compagnie de canonniers-bombardiers du Canada, Joseph-Charles Bonin, publié pour la première fois en 1887 par l’éditeur imprimeur Léger Brousseau de Québec, sous le titre «Voyage au Canada dans le nord de l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à 1761». Le document est exceptionnel car il s’agit «du seul exemple connu de mémoires écrits par un simple soldat stationné en Nouvelle-France» selon l’historien militaire René Chartrand, auteur du patrimoine militaire canadien, D’hier à aujourd’hui, Tome 1, (1000-1754).</p>
<p>La réédition de la Fondation littéraire Fleur de Lys a le mérite d’être la première de cette œuvre publiée sous le nom véritable de l’auteur, Joseph-Charles Bonin. En effet, dans l’«Avertissement» intégré à l’édition originale et signé par l’abbé H.R. Casgrain, celui-ci écrit : «Cette dernière circonstance fait supposer que l&#8217;auteur pourrait bien être M. Bonnefons, qui servit sous Pouchot et paraît avoir eu sa confiance ; c&#8217;est l&#8217;opinion de nos érudits, particulièrement de l&#8217;abbé Verreault.» L’historien militaire René Chartrand révélera que l’auteur véritable est Joseph-Charles Bonin, dit Jolicoeur, dont le nom est inscrit sur une liste nominative dans les Papiers Contrecoeur, conservés à l’université Laval, à Québec. Quant à M. de Bonnefous et non de Bonnefons, officier au Royal-Artillerie, l’auteur présumé, il ne vint au Canada qu’en 1757 alors que le voyage au Canada dont il est question dans cet ouvrage a commencé en 1751.</p>
<p>À la fin de la première édition, l’éditeur sert une mise en garde aux lecteurs : «Ce manuscrit a été imprimé d&#8217;abord dans le Courrier du Canada avant d&#8217;être mis en volume. Son impression n&#8217;a pu, en conséquence, être surveillée avec autant de soin que s&#8217;il avait été publié plus à loisir. Il s&#8217;y est glissé un certain nombre de fautes typographiques qui auraient pu être évitées sous de meilleures circonstances ; mais il y en a peu d&#8217;assez importantes pour que le lecteur intelligent ne puisse y suppléer.» Une mission très difficile compte tenu de la multitude de coquilles typographiques et orthographiques, selon le réviseur et directeur de cette nouvelle édition pour la Fondation littéraire Fleur de Lys, monsieur Pierre Bonin. La densité du texte dans sa mise en page initiale et les nombreuses notes augmentent également la difficulté de lecture. Enfin, ces difficultés sont amplifiées à la lecture du document à l’écran d’ordinateur ou en ligne sur Internet, comme c’est le cas de la numérisation de l’édition originale de ce livre sur le site Google Books. Pierre Bonin a donc profité de cette réédition pour épurer cet ouvrage de ses multiples coquilles et reporter les notes dans une section appropriée à la fin du récit, l’exercice ayant pour but d’alléger la lecture du texte. Il a préservé le style original de l’auteur dans son entièreté, respectant ainsi l’authenticité du manuscrit tel que rédigé en son temps. Il a modernisé l’orthographe tout en conservant certains mots obsolètes en s’assurant qu’ils ne constituaient pas une entrave à la compréhension du texte.</p>
<p>La réédition de cet ouvrage s’avère d’autant plus d’actualité que les mois de septembre de cette année et de l’an prochain évoquent à la fois le 250e anniversaire de la bataille des plaines d’Abraham à Québec et la capitulation de Montréal, deux événements majeurs ayant changé le cours de l’Histoire de la nation canadienne-française. Publier ce livre constitue un devoir de mémoire, d’autant plus qu’il s’agit d’un témoignage exceptionnel sur les dernières années de la Nouvelle-France, durant la guerre de Sept Ans, avant la conquête du Canada par les Britanniques.</p>
<p>Pour en savoir plus et télécharger votre exemplaire numérique (PDF) gratuit, visitez cette page du site Internet de la Fondation littéraire Fleur de Lys:</p>
<p><a href="http://manuscritdepot.com/a.pierre-bonin.4.htm" target="_blank">http://manuscritdepot.com/a.pierre-bonin.4.htm</a></p>
<p>Serge-André Guay, président éditeur<br />
Fondation littéraire Fleur de Lys</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/reedition-dune-oeuvre-historique-voyage-au-canada-de-joseph-charles-bonin/6082/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

